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Road Trip en Espagne 4ème partie et fin

Cette carte est un petit résumé de nos point d’arrêt du mois de mars

Aujourd’hu i: Une journée sous le signe du vautour

jeudi 11 avril

Aprés une nuit très douce 15°, nous quittons Cacéres pour prendre la direction du parc national de Monfragüe

L’union du fleuve Tage et de la rivière Tiétar dans la région de Cáceres a créé ces paysages de chênes verts, chênes-lièges, collines et énormes rochers qui sont l’habitat de l’une des plus grandes colonies de vautours moines du monde. Le seul parc national d’Estrémadure est ainsi devenu l’un des meilleurs endroits d’Espagne pour observer des oiseaux. 

Le parc national de Monfragüe

Au cœur du parc national de Monfragüe se trouvent les ruines de ce qui était autrefois un point clé des travaux d’observation d’armes à l’époque musulmane,- le château de Monfragüe a été construit par les Arabes sur les vestiges d’une ancienne fortification principalement utilisé pour leur défense face aux Romains et plus tard utilisé par les Romains eux-mêmes comme point de guet stratégique.

Une petite marche jusqu’au château nous permet d’observer outre un paysage sublime dans les bras du Taje, une colonie populeuse de vautours fauves et moines .

Un mini bus gratuit fait la navette entre le parking et le château: très utile quand on a oublié son zoom!

Nous posons CW au camping de Monfragûe trés calme , bon accueil 19€ tout compris ASCI. Le centre d’interprétation du parc jouxte le camping et est très intéressant.

Vendredi 12 avril

Nous quittons le petit camping de Monfragüe pour le monastère de Yuste

Le monastère de Yuste 

le monastère est un couvent situé sur le territoire de la commune de Cuacos de Yuste, dans la province de Cáceres en Estrémadure. Niché dans le massif de Tormantos et sur la colline du Salvador, il se trouve éloigné de quelques kilomètres de la ville, implantée plus à l’est. Il est célèbre pour avoir servi de résidence à l’empereur Charles Quint, de 1556 à sa mort en 1558.

la chambre et le lit de Charles Quint.

Après déjeuner , nous mettons le cap sur Salamanque pour poser CW sur le camping Don Quijote, en bordure de la rivière Tormes affluent du Duero.

Samedi 13 avril

Après le petit déjeuner, nous commandons un taxi qui nous emmène à la ville historique.

Le Mercado :

La plaza Mayor

Au cœur de Salamanque, c’est un espace urbain construit comme une Grand-Place castillane qui, avec le temps, est devenu le centre de la vie sociale de la ville. C’est aussi le monument le plus caractéristique de cette ville. Sa forme est trapézoïde et non carrée, « un quadrilatère irrégulier mais étonnamment harmonieux ».

Les deux cathédrales de Salamanque :

La cathédrale de Salamanque est en fait formée de deux édifices assemblés : d’une part, l’ancienne cathédrale qui date du XII-XIIIesiècle, et d’autre part la nouvelle, du XVIe. L’ancienne cathédrale, de style roman, se distingue par la tour du Coq.

Les deux cathédrales, situées l’une à côté de l’autre. La nouvelle, est de style gothique et la vieille, permet de profiter d’un beau monument roman.

La nouvelle cathédrale

C’est une cathédrale grandiose et il est conseillé de s’abandonner à l’intérieur sans regarder la montre. À signaler les larges piliers et la monumentale coupole baroque qui se lève sur la croisée à 80 mètres de hauteur.

La vieille Cathédrale

La Catedral Vieja de Salamanca est un des monuments romans les plus beaux d’Europe, couronné par le célèbre tambour, ou tour du coq. La ville monumentale par excellence ne pouvait pas se passer d’une cathédrale romane.

Simple et sobre, son intérieur est inondé de petits détails sculpturaux qui font d’elle un point de répère grâce à la force expressive de ses compositions. Son ensemble est harmonieux, chaque coin nous épate pour un détail.

Parcours par les Tours de la Cathédrale de Salamanca (IERONIMUS)

Les tours de la cathédrale constituent l’un des emblèmes les plus importants de la ville de Salamanque. De loin, la ligne de l’horizon dessine son profil, et de près, ses 110 mètres de haut s’imposent catégoriquement.

Le parcours à l’ intérieur ouvre la possibilité de connaître l’histoire de sa construction, il y a plus de 900 ans et propose un parcours entre les créneaux, les pinacles, et les gargouilles, ce qui permet de contempler la vieille cathédrale et son merveilleux retable et la nouvelle cathédrale depuis son balcon inférieur. Ses terrasses et la tour de guet sont un belvédère privilégié sur la ville, sur l’ensemble de la cathédrale et sur la vallée fertile de la rivière Tormes. Le passage d’une cathédrale à l’autre est tout simplement magique.

Depuis la tour , nous avons une jolie vue sur Salamanque et le fleuve Tormes.

Un déjeuner en terrasse pour nous redonner des forces et nous repartons dans les ruelles.

Nous allons visiter l’université :

L’université de Salamanque  est la deuxième plus ancienne université d’Espagne (après celle de Palencia), mais la plus ancienne qui demeure, puisque l’université de Palencia n’existe plus, et la plus ancienne du monde hispanique ; elle est aussi la cinquième plus ancienne en Europe (après Bologne, Paris, Oxford et Cambridge). C’est en revanche la première qui a obtenu en Europe le titre d’université.

Le pas de sa porte d’entrée est connu pour ses motifs en relief finement sculptés parmi lesquels est dissimulée une grenouille posée sur un crâne humain. Certains élèves parient même réussir leurs examens après l’avoir trouvée.

Une petite visite au Pont Romain et nous retournons au camping en taxi. Il fait chaud : 31°C !

Dimanche 14 avril

385 km

Nous quittons Salamanque pour nous rapprocher de la France. La météo annonce une dégradation sur les Pyrénées et du froid en montagne, ce qui nous laisse l’option du passage par l’Ouest..

Nous remontons jusqu’à Laredo où nous avons beaucoup de mal à trouver un camping : ce sera le Carlos V où nous passerons la nuit.

Lundi 15 avril

La pluie arrive vers 9h00 : nous mettons le cap vers la France que nous atteignons vers 11h30 malgré une circulation très dense, surtout autour de Bilbao.

Nous nous arrêtons au premier supermarché sur notre route, même un Leclerc fera l’affaire… qu’il est bon de retrouver des produits français!

Bien fatigués, nous posons CW sur l’aire de Saint Pee sur Nivelle au bord d’un lac; nous en faisons le tour pour nous dégourdir les jambes et surtout les pattes de YouToo. La pluie s’est arrêtée mais les prévisions ne sont pas excellentes .

Mardi 16 avril

11°C, pluie : nous faisons une large traversée de la France, départ à 9h00 de Saint Pee sur Nivelle près de Saint Jean de Luz -arrivée à 17h à Vichy sur l’aire de Bellerive sur Allier.

Mercredi 17 avril

Après quelques gouttes de pluie, le soleil se montre avec 17°. Nous passons la journée à Vichy.

Nous allons flâner dans les rues de la ville … Quelques derniers achats avant le retour puis nous nous promenons au bord de l’Allier, dans Le Parc Napoléon III.

Jeudi 18 avril

5° au lever, ciel couvert et de la pluie.

Nous quittons Vichy pour Saint Eusèbe, rejoindre nos amis Françoise et Jean Paul.

Sur une aire d’autoroute : Serapia lingua (orchidée) et Muscaris comosum…

Jeudi 21 avril

Après un bon déjeuner, Jean Paul et Françoise nous font visiter Le Creusot :

La commune est située au cœur d’un important bassin houiller exploité dès le Moyen Âge, puis de façon industrielle à partir du XIXe siècle et ce jusqu’en 2000, permettant l’essor de l’industrie sidérurgique et mécanique dans la région.

L’économie du Creusot est aujourd’hui dominée par les techniques de pointe dans le domaine des aciers spéciaux (ArcelorMittal Industeel), de l’énergie (Framatome, General Electric Oil & Gas, Siag), des transports (Alstom, Safran-Snecma), etc…

L’histoire du Creusot a été marquée par la famille Schneider

L’industrie métallurgique était implantée dans la région du Creusot-Montcenis depuis la fin du xviiie siècle. Plusieurs maîtres des forges, Ignace de Wendel, Jean-François Chagot puis Manby et Wilson, se sont succédés sans parvenir à pérenniser cette activité.

Les Schneider s’y intéressent dès 1835 : leur entreprise prospère au Creusot grâce à leurs compétences financières et avec l’opportunité apportée par les débuts du développement du chemin de fer, inventé en Angleterre, dont le potentiel permet d’espérer un développement en France, puis à l’étranger.

L’entreprise se diversifie avec les activités minières (charbon, notamment le bassin houiller de Blanzy et minerai de fer), sidérurgiques (fonderie et forge) puis de matériels (locomotives, armement, moteurs, turbines…) et d’équipement (ponts, charpentes…). Elle a constitué le premier groupe industriel français significatif au niveau international.

L’emblème de la ville est le marteau pilon

Doté d’un marteau de 100 tonnes, construit en 1875 et mis en service en 1877 par Schneider et Cie . Il a été le plus puissant du monde jusqu’en 1891

Lorsqu’il était en action, on entendait le choc sur la pièce à 10 km à la ronde. Il est alors le plus puissant du monde et symbolise longtemps la suprématie de l’industrie creusotine.

Une visite du musée Schneider s’offre à nous!

L’ancienne cristallerie, le château de la Verrerie, a été la résidence de la famille Schneider. De nos jours, le corps central du bâtiment abrite le musée de l’Homme et de l’Industrie (cristaux, histoire de la dynastie Schneider, peintures, maquettes).

Nos hôtes nous proposent de passer la soirée et la nuit chez eux.

Une partie de skyjo clôture cette très agréable journée et également notre périple de 7423 km à travers la péninsule Ibérique.

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