Mardi 2 Avril
Bien, je reprends l’écriture du blog après ces quelques jours de Black out…
Tout d’abord le très mauvais temps qui nous a confiné ou presque pendant 2 jours dans CW qui en a vu de toutes les couleurs: vent tempétueux et impétueux, pluie tambourinante… j’en passe et des meilleures, CW était transformé en machine à laver avec nous dans le tambour. Une expérience!
A cela s’est ajouté un problème de batterie qui nous a occupé pendant notre séjour à Cadix.
Cet incident à peine résolu, un voyant moteur orange fait son apparition sur le tableau de bord de CW ! Ce qui se traduit par « faites contrôler votre moteur »
Un lundi de Pâques en Espagne : Quelle idée!! Nous voilà donc à la recherche d’un garage Fiat dans Séville – une galère! Même le GPS ne savait plus ou donner de la tête!
Le 1er garage nous indique un deuxième garage, ce deuxième déclarant son incompétence nous envoie dans un troisième garage où nous retrouvons deux autres camping car : des Français avec des pannes diverses – les Bretons nous avouent être coincés depuis 4 jours à côté de ce garage qui ne rouvre que aujourd’hui, le second se sent aussi perdu que nous.
Il m’a fallu usé de tout mon charme encore existant auprès d’une jeune et jolie Andalouse pour être écouté, compris et pris en compte; Chantal même pas jalouse de mon andalouse, c’était pour la bonne cause!
Donc après avoir établi mon profil sur le réseau du garage, je fais valoir l’existence de la garantie de CW et puis CW passe au diagnostic en branchant la valise: la sonde détecteur de NoX en carafe. Il en existe une seule sur le réseau du garage mais il faut attendre sa livraison le lendemain au mieux, peut être plus longtemps.
Une nuit sur un grand parking à coté du garage où nous retrouvons nos camping caristes malheureux.
Mardi matin : ce matin vers 10 H coup de téléphone du garage qui nous annonce que la pièce est arrivée.
Nous nous précipitons, mais il nous a fallu attendre 13H00 pour récupérer CW en bon état . Nous repartons sans rien payer … Ouf! aventure terminée!
Direction El Rocio le village Western.
El Rocío est un hameau bordé par les marais du Parc national Doñana et il n’est pas rare d’y observer des flamants roses, à quelques mètres des habitations.
Pendant une grande partie de l’année, El Rocío est un hameau peu habité. Le village a gardé un aspect très particulier où la modernité n’a pas sa place et qui n’est pas sans rappeler l’Ouest américain de la fin du xixe siècle. Les rues sont de terre et de sable, aucune n’est pavée ou asphaltée. Devant chaque maison à véranda se trouvent des poteaux pour attacher les chevaux.
L’existence même du hameau est due à la présence, dans son église, de la Vierge del Rocío, qui attire en pèlerinage chaque année à la pentecôte un million de fidèles, à l’occasion de la romeria qui lui est propre : la Romería de El Rocío, ou pèlerinage d’El Rocío.
Nous allons ensuite retrouver Oscar qui gère une petite aire de CC sur la plage des Matalacanas. Il y entasse des CC dans une ambiance sympa.
Une petite promenade s’impose.
Mercredi 3 avril
Nous quittons Oscar de bon matin pour essayer de voir des oiseaux , des lynx , et autres… en fait on aperçoit quelques cerfs au loin , quelques flamants roses, un guêpier, quelques Tariers pâtres, quelques Pies grièches à tête rousse, quelques Pies bleues, une tourterelle turque et quelques cochevis de Thekla…
Un peu déçus, nous décidons de quitter l’Espagne pour le Portugal.
Il est 16h00 quand nous posons CW au campismo de Olhao : 14€ par jour avec électricité. Le Portugal a 1h de décalage horaire avec l’Espagne.
Le temps de décharger les vélos et nous voilà partis avec You Too sur le front de mer pour réserver une sortie bateau de 5h30 demain. Espérons que You Too n’ait pas le mal de mer.
Enfin de retour , nous songeons à nous poser.
Jeudi 4 avril
Nous avons rendez vous avec Rota Das Ihlas pour notre sortie bateau dans la lagune.
Imaginez un lagon océanique entouré d’îles. Les petites îles sortent de l’eau à marée basse et sont invisibles à marée haute. En raison de la faible profondeur de l’eau, les conditions de vie de la faune et de la flore sont très favorables, ce qui en fait une zone protégée et un parc célèbre. De nombreux oiseaux trouvent leur habitat dans les lagunes calmes de Ria Formosa. C’est un point de passage pour des milliers d’oiseaux pendant les périodes de migration du printemps et de l’automne.
Notre bateau fait une escale à Armona puis à l’île Santa Maria à Culatra où nous calmons notre faim devant une assiette de Calamars frits avec un rosé du Douro offert par nos voisines suisses.
Nous poursuivons avec une halte au phare de Santa Maria avant de rejoindre le port d’Olhao en fin d’après-midi.
Une bien bonne journée !
Quelques images…
Vendredi 6 avril
Il est temps de faire quelques courses alimentaires, nous allons donc au marché : le 1er hall est dédié aux produits frais, légumes et fruits, le second est un grand marché aux poissons . Pour nous Franc-comtois, la grande inconnue : comment celui-là se cuisine? Comment s’appelle t’il?.
Finalement , nous revenons avec 2 tranches de thon rouge, des oeufs de merlu , et une assiette d’anchois prêts à cuire.
L’après-midi, nous allons randonner dans le parc naturel qui jouxte le camping.
Quinta de Marim est un domaine d’environ 60 ha. La Quinta présente les valeurs naturelles les plus significatives de la ria, et c’est un lieu d’excellence pour l’observation de passereaux et d’oiseaux aquatiques.
Nous arrivons à une passerelle qui suit la transition entre l’environnement terrestre et le système lagunaire. Ici, entre les terres inondables et la pinède, s’est formée une petite dune où domine l’aromatique hélichryse. Outre les crêtes dunaires, à marée basse l’on observe des viviers de culture de bivalves.
Le moulin à marées de Marim a été opératif jusqu’en 1970, c’est le dernier moulin à avoir fonctionné dans la Ria Formosa. L’on peut actuellement visiter cet aménagement hydraulique qui utilise les marées pour moudre les céréales. Cela vaut la peine de monter sur la terrasse du bâtiment et de profiter de la magnifique vue sur les environs.
À l’abri de la pinède pousse une garrigue dense où dominent l’arbousier, le mastic, l’ajonc, la sargasse et le palmier-nain.
Les postes d’observation sont des endroits privilégiés pour regarder de nombreux oiseaux des zones humides, des passereaux typiques des pins et des vergers, jusqu’aux espèces qui utilisent la lagune et les salines. L’un des postes d’observation est proche d’une saline, où l’on aperçoit des limicoles à la recherche de nourriture dans la vase. L’autre poste d’observation permet d’examiner un lac d’eau douce qui abrite une grande diversité d’oiseaux aquatiques, et la nidification locale de la foulque, de la poule d’eau, des aigrettes et des martins-pêcheurs.
Dimanche 7 avril
Nous quittons Olhao et notre voisin potier qui fabrique des imitations d’antiquités pour des galeries du Portugal.
Nous rejoignons la Quinta do Lago , Algarve, Portugal et ses passerelles en bois.
Nous avons un peu de mal pour poser CW au milieu des hôtels de luxe et des golfs
Et nous voilà partis à la recherche de l’oiseau rare!
Il est temps de quitter le bord de mer pour remonter à Alcoutim et les vestiges de son château médiéval.
Nous passons par Loulé que des français nous ont recommandé : aucun intérêt en tout cas pour nous!
La petite ville d’Alcoutim dans l’Algarve est nichée sur le flanc d’une colline dans une courbe du fleuve frontalier, le Guadiana et en face, toute proche, l’Espagne. et le village de Sanlúcar de Guadiana qui fait la fête.
Une aire de CC nous accueille, gratuitement.
Lundi 8 avril
Après une déambulation dans les ruelles d’Alcoutim, nous faisons coucou aux espagnols de l’autre côté du fleuve : ils sont déjà bien réveillés malgré la fête qui les a occupés une bonne partie de la nuit.
Les environs d’Alcoutim que nous parcourons en prenant la direction de Serpa valent vraiment le détour : des vallons fleuris et colorés vraiment reposants
De l’Algarve à l’Alentejo
Nous rejoignons le camping municipal de Serpa vers 13h30 – un risotto aux petits pois et tomates, puis nous flânons dans le centre historique intra muros et au pied de son viaduc.
Sur une élévation à quelques kilomètres de la rive gauche du Guadiana, le grand fleuve du sud du Portugal, se dresse la ville de Serpa .
Mercredi 9 avril
Après une nuit plutôt fraiche, nous nous rendons au mercado, hélas fermé le mardi, alors nous reprenons la route vers Vila Viçosa (ville fertile).
Occupée par les Romains et les Musulmans., Vila Viçosa, une ville-musée connue pour son abondance de marbre, est également dotée d’un patrimoine riche et enviable créé par l’homme au fil des siècles.
Le palais des Ducs, une visite incontournable !
Ce splendide palais royal se trouve au centre de la ville, un exemple unique d’architecture. Sa construction exhibe une façade de style néoclassique entièrement recouverte de marbre de la région de 110 mètres de longueur.
Dans le palais, où les photos sont interdites, on peut admirer de magnifiques collections de peintures, sculptures, tapisseries, mobilier…ainsi que des azulejos du XVIIe siècle.
La cuisine, avec ses ustensiles en cuivre est remarquable et l’armurerie
constitue une collection tout aussi remarquable.
Le pilori, style gothique-manuelin
Le musée du marbre
Le marbre a longtemps joué un rôle clé dans l’économie du pays. Le marbre de qualité supérieure de la région, réputé dans le monde entier, abonde dans la région. On y compte quelques 160 carrières.
Nous posons CW au pied des remparts
Mercredi 10 avril
Une Huppe fasciée rend une petite visite à CW
Encore une nuit fraîche 9°, mais grand bleu à notre départ pour Cacéres en Espagne.
En sortant de Villa Viçosa, nous passons entre les mines de marbre
Je l’ai déjà marqué mais le réseau routier espagnol est remarquable .
Nous utilisons beaucoup les autovistas pratiquement l’équivalent des autoroutes en France mais celles çi sont gratuites, les quelques autopistas sont par contre trés chères mais il y en a très peu.
La circulation d’une ville à l’autre est très peu dense et ainsi il n’y a jamais de surprise en terme de durée de trajet.
Cáceres est une ville de la région espagnole ouest d’Estrémadure. Fondée par les Romains, elle conserve de multiples traces de son occupation par de nombreuses cultures différentes qui se sont succédées. Sa vieille ville, Ciudad Monumental, mêle des architectures gothique et de la Renaissance, avec des rues médiévales pavées, des maisons fortifiées et des palais. Entourée de remparts mauresques du XIIe siècle, elle abrite environ 30 tours, certaines occupées par des cigognes nicheuses.
Nous posons CW sur une aire gratuite pour 24 h prés de la Plaza Mayor.
Nous y déjeunons au restaurant La Minerva, pour 36,50 € :
Entrée
Las Migas al Pastora, plat traditionnel dans les régions d’Aragon et d’Estrémadure se compose d’aliments simples, mais délicieux. Las migas del pastor, que l’on traduit littéralement par les miettes du berger est un plat qui se cuisine avec du pain, du chorizo, du lard et de l’ail sur lequel on vient ajouter des œufs fris.
2ème plat
Bacalao monacal pour l’une et Punta de solomillo pour l’autre
Dessert
Mini ragout de Fresas
La cathédrale Santa Maria fut construite pendant les xve et xvie siècles sur les bases d’une construction mudéjare du xiiie siècle.
Les trois nefs gothiques, presque d’égale hauteur, ont des voûtes à liernes et tiercerons qui se prolongent dans les fines colonnes engagées des piliers. Le retable sculpté du maître-autel (xvie siècle), peu mis en valeur et très sombre, se révèle à l’examen être de bonne facture.
