Dans un hameau chantait Sherlock,
Un fier coq roi de son paddock.
Il sonnait l’aube à chaque toc,
Et réveillait tous les vieux schnocks.
Très loin, nageait le doux Haddock,
Un phoque enjoué, roi du roc.
Il glissait vif, roulait sa loque
Sous l’eau gelée, parmi les blocs.
Lassé de son rustique bloc,
Sherlock rêvait d’un autre choc.
« Fini le chant, le ton baroque !
Je veux du vent, du sel qui choque ! »
Il quitta donc son vieux paddock,
Et prit le train vers un grand dock.
Là, tout à coup, surgit Haddock :
« Salut, beau coq, prince de froc !
Tu veux danser dans mon époque ?
Viens partager ma vie qui croque »
Le coq répondit : « Cher vieux phoque,
Ton monde est doux, ton ciel m’évoque …
Ici, nul bruit, nul cri qui bloque,
Pas même un glas, un seul vieux toc. »
Haddock rit fort, d’un rire loufoque
« Grimpe avec moi sur le grand foc !
Je te ferai voir ma bicoque,
Où l’air est pur, vif comme un roc. »
Mais sous le vent, frileux, Sherlock
Trembla, gela, fit un grand bloc.
« Ami, ton monde est fait de roc,
Trop froid pour moi et mes breloques ! »
Le phoque hocha, fit un p’tit troc,
Lui tendit pulls en laine en stock.
Depuis ce jour, sur l’eau qui croque,
Navigue un coq, ami d’un phoque.
Sherlock le coq, le fier Haddock,
Unis pour rire, dansant le rock.
GE-Juillet 2025

