C’était un 11 mars…

Elle était là, douce, en robe fine et légère,

Un sourire coquin, un peu sage à la fois.

Lui, tout sourire aussi, sans la moindre manière,

Une caresse, un trouble, il l’embrasse, un émoi…

Noces de cachemire, eh bien, c’est pas banal !

Faut pas croire que c’est pour riches ou aristos,

C’est une histoire d’amour, sans luxe ni cristal,

La tendresse des baisers, quel scenario !

On parle cachemire, pas or ni trésor…

Non, juste un doux tissu, comme un vieux souvenir,

Quand l’amour façonne son nid, sans grand décor,

Chacun des fils tissés nous ouvre son empire.

Les invités, tranquilles, s’étaient installés.

Les yeux brillent, les mains se cherchent et se mêlent,

Ils savaient alors, que tout pouvait arriver.

Mais lui, ce qu’il veut, c’est être auprès de sa belle. 

Le cachemire, ce n’est pas qu’un bel habit,

C’est un cœur qui s’emballe et jamais ne s’endort,

Pour écrire une histoire qui ouvre vers la vie,

Comme la rose se colore avant d’éclore.

Pour ces noces-là, y’avait pas besoin de feu,

Pas de bling ni drapeaux, juste un peu de folie,

Un peu de douceur pour se souvenir à deux,

De ces baisers tendres sous un ciel tout épris.

Le cachemire, c’est pas le plus précieux,

Mais c’est comme un rêve que l’on partage à deux,

Ni fioritures, ni grands lieux fastueux,

Juste l’amour, la vie, c’est ce qui rend heureux.

GE 11 mars 2025

Dire sans rien dire…

Le soir est complice des ombres caressantes,

Deux âmes se frôlent, en une danse vibrante.

Les silences murmurent des mots doux et lourds,

Où les corps promettent, et tissent des détours.

.

L’onde se fait désir, frémissante elle s’étend,

Ses vagues caressent des rivages brûlants,

Des mains hésitantes, se cherchent et se lancent.

La passion dessine quand la raison dispense.

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La lumière adoucie, complice de l’instant,

Étreint le silence en un chemin troublant.

Chacun se perd en l’autre, ivre d’un souffle profond,

Jusqu’à ce que les mondes s’effacent à l’horizon.

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Le temps suspend son vol, à l’orée du désir,

Où le souffle se mêle à la brise et chavire.

Dans cet instant volé aux heures trop pressées,

Les âmes se consument, sans jamais se brûler.

.

Tout tend vers l’union, tout devient fusion,

Dans l’ombre douce d’une tendre illusion.

Vertige du désir d’un éclair partagé,

Naît l’extase secret, instant d’éternité.

G.E – février 2025

Que tu te souviennes…

pink and blue sky at sunset

Oh ! Je voudrais tant que tu te souviennes, 

Je t’ai aimée avant que tu ne viennes. 

Comme l’étoile brille avant la nuit, 

Déjà ton nom s’inscrivait dans ma vie. 

Dessinant sur le sable notre préface,

Je marchais avec toi en suivant ta trace.

Oh ! je voudrais tant que tu te souviennes, 

Je t’ai aimée avant que tu ne viennes. 

.

Mes yeux t’ont cherchée au fil des ans. 

Enivré par les effluves des champs   

Et sans que les pétales ne m’effleurent, 

Je sentais déjà le parfum des fleurs.

.

Oh ! Je voudrais tant que tu te souviennes, 

Je t’ai aimée avant que tu ne viennes. 

.

Bien avant que le feu ne s’allume, 

Épris, avant que le monde t’assume. 

Ta voix résonnait d’un écho lointain. 

Déjà, je te suivais sur mon chemin. 

.

Oh !  Je voudrais tant que tu te souviennes, 

Je t’ai aimée avant que tu ne viennes. 

.

Je te rencontrais sans même te voir, 

Tu habitais mes rêves, chaque soir. 

Il fallait que tu en sois ma raison. 

Tu lisais mes poèmes d’Aragon. 

.

Oh ! Je voudrais tant que tu te souviennes, 

Je t’ai aimée avant que tu ne viennes. 

.

Le destin a croisé nos chemins.

En tes yeux, j’ai reconnu mes refrains.

Mais déjà, mon cœur avait deviné

Que tu étais là, pour l’éternité.

.

Oh ! Je voudrais tant que tu te souviennes, 

Je t’ai aimée avant que tu ne viennes. 

Rappelle toi,

Je ne me souviens plus d’où je viens

Je ne me souviens plus d’où je viens,

Des chemins sillonnés, des rivières sans fin,

De ces rires d’enfants, et des rêves câlins,

De ces ombres fugaces venues d’échos lointains

.

Je ne me souviens plus d’où je viens,

Des visages aimés, et des mains qui me tiennent,

Des promesses murmurées sous un ciel serein,

Des saisons qui passent, des instants qui retiennent.

.

Je ne me souviens plus d’où je viens,

Des ruelles étroites, des odeurs de pain,

Des histoires racontées autour d’un grand festin,

Quelques leçons de la vie, et des signes incertains.

.

Je ne me souviens plus d’où je viens,

De ces pas où résonne cet éternel refrain,

Du fil invisible qui tisse mon destin,

De l’écho des années qui résonne sans fin.

.

Je ne me souviens plus d’où je viens,

Mais je sais maintenant cette vie que j’étreins,

Que j’aime avec passion, et à chaque moment,

Que ce regard épris colore mon présent.

GE- septembre 2024

La mort et l’amour

Il était une fois, dans un monde lointain

L’amour et la mort se croisèrent en chemin.

L’amour, doux sentiment, plein de vie et lumière,

La mort, mystérieuse, et sa faux meurtrière.

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Alors que, joyeux, l’amour dansait dans les prés,

La mort, en silence, suivait ses pas pressés,

En se regardant, se fixèrent un instant,

Et se lancèrent dans un étrange tournoiement.

.

L’amour, débordant de tendresse et de chaleur,

Enveloppa la mort de toute sa douceur,

Lui offrit des fleurs, des baisers et des caresses…

Mais la mort, détachée, se montra sans faiblesse.

.

Et dit : « Cher amour, ta passion est bien belle,

Mais c’est dans ma nature de couper les ailes.

Je suis le seul destin pour un fatal passage,

Nul ne peut échapper à mon triste message. »

.

L’amour, déterminé, refusa de se résigner,

Voulant séduire la mort, la faire changer,

En jurant un amour éternel, infini…

Mais celle -ci, immuable, répondit « C’est ainsi. »

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Reprenant leur chemin, chacun de leur côté,

L’amour continua de briller, la mort de passer.

Mais parfois, au cœur d’une nuit étoilée,

On dit que l’amour et la mort aiment se retrouver.

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Ils dansent ensemble, dans un éternel ballet,

Unissant leurs forces, leurs contraires assemblés.

Car l’amour sans la mort n’aurait pas de valeur,

Et la mort sans l’amour serait une erreur.

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Ainsi va notre vie et ses joies et ses peines,

L’amour et la mort, ces deux forces souveraines.

Et dans cette fable, une leçon est à retenir :

Profiter de l’amour, avant que la mort ne vienne vous saisir.

GE- février 2024

La mer est triste

La mer est triste…

Ce soir, j’ai vu la mer, le cœur à marée basse,

Dans le soleil couchant, le ciel pleure et s’efface. 

Il fait gris sur la grève, la lune n’est pas venue !

Le ciel tombe et sombre, la brume est revenue !

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Le jour verse sa peine et la vague se brise.

Que cette onde est triste, sous ce ciel, sans surprise !

La mer au loin s’enfuit et nous laisse sans rêve,

Sans un espoir tandis que cette nuit s’achève.

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Demain il fera beau, sous un soleil nouveau.

La lumière forcera le réveil sans fardeau.

Le vent nous soufflera de ces mots sans pareil,

Ces quelques traits d’amour chuchotés au réveil.

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Il suffit de ce rien pour chasser les nuages :

Pas à pas, le soleil a doré le rivage,

Caresse d’une vague qui part en maraude ;

Ce matin voit la mer, le cœur à marée haute.

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Guy E – janvier 2022

Givré d’amour

Givré d’amour,

Ce froid matin d’hiver a délaissé son voile,

Transparence cristal semée de tant d’étoiles.

Perles translucides que le givre abandonne

Lorsqu’au soleil levant, la lumière rayonne.

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Hier encor dénudés, les bras du cerisier,

Chargés de ces bourgeons aux cent-mille reflets,

Colorent le vallon en un jardin de fleurs ;

Un monde féérique où le froid est Seigneur.

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Voyant en ce bouquet un éden enchanté,

J’en ai alors chipé quelques strass irisés,

Reflets de ma passion, en fis don à ma Mie

En même temps que cette douce poésie.

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Qu’il était beau ce bouquet fleurs de diamant,

Rosée virginale capturée dans l’air glaçant

Que son cœur brûlant, divine alchimie des temps,

Fit fondre d’un regard en un si court instant.

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Il en est ainsi de ces présents éphémères 

Qui s’évanouissent et fondent dans les airs.

D’une trace humide, en cette flaque d’eau,

Mon amour se rappelle et c’est là mon cadeau.

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Guy E – Décembre 2021

L’amour et la vie

L’amour et la vie

Votre vie si courte, vos serments si faciles !

Écoutez-vous vos cœurs qui battent, si fragiles,

Pour croire sans vous perdre à l’amour éternel ?

Éclair d’illusion, un espoir sentinelle.

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L’aube sépare les cœurs quand la nuit s’échappe :

Que reste-t-il alors des rêves qui nous drapent

Dans cet espoir confus d’un bonheur immortel,

Une autre lumière prolongeant cet appel.

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Éblouis par la flamme qui brule votre esprit,

Vous semblez ignorer des années, le mépris

Qui efface la vie que l’amour ne retient.

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Le souffle de l’infini n’est alors qu’un abîme 

Dans lequel on se jette, en un espoir sublime,

Au nom de cet amour que plus rien ne retient.

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Guy E – octobre 2021

Quand je serai jeune…

Quand je serai jeune

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Ah! quand je serai jeune, que je te rêverai,

Marchant dans la lumière d’un soleil printanier.

Je serai en émoi à ton premier sourire,

Ne pouvant maitriser le frisson du désir.

.

Quand je serai jeune et pas encore amoureux,

Mais déjà transporté, je cueillerai radieux

Quatre pétales roses que tu accepteras ;

Je lirai un accord en ce geste délicat.

.

Quand je serai jeune mais déjà soupirant,

Je déroberai ta main posée innocemment :

Nous nous regarderons, nos joues bien colorées,

Un sourire gêné pour voler ce baiser.

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Quand je serai jeune et follement amoureux,

Nous formerons un couple et nous serons heureux.

Embrassant notre vie, nous nous enlacerons,

En gardant ce cadeau en toutes les saisons.

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Guy E – Août 2021

Les dés de la vie

Les dés de la vie

Je ne suis que le fruit singulier du hasard 

Qu’un courant d’air joueur, farceur et sans égard

A décroché de l’arbre ce matin d’été, 

En lui insufflant cette étrange vitalité.

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A l’aube de mes jours, j’ai habité un corps.

Comment l’ai-je trouvé ? Je l’avoue, je l’ignore.

La loterie du jour ou un lancer de dés ?

En ce vaste monde, aurais-je été demandé ?

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Étrange métamorphose, jour après jour

J’apprends la vie : celle que l’on pense pour toujours ;

Une réelle histoire, dans un décor qui s’enfuit.

Il n’y a pas de lendemain sans espoir fortuit.

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L’aube ne vient pas deux fois, il faut s’en souvenir..

Pourtant, chaque année voit les coteaux refleurir,

Chaque saison connait ses joies et ses tristesses.

Mais il n’y a qu’Amour que la brise caresse.

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Guy E – juillet 2021

L’aube d’un rêve

L’aube d’un rêve

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Il est trop tôt pour que l’aube se lève.

Le sommeil recouvre la vie et ses rêves.

Mystère de la nuit, il n’y a que des songes

Pour lever le désir, point de mensonges.

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Au seuil de ce jour, le bonheur s’éveille, 

Illumine tes yeux à l’ombre du soleil.

Un geste réchauffe mon cœur, une ritournelle, 

Douceur d’un sourire, richesse du rituel.

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Éveille-toi mon ange et faisons un roman.

Souviens-toi de ce jour, celui de ton serment ;

Une page s’ouvre, il nous faut l’écrire.

Laisse ce beau soleil éclairer ton sourire.

.

La lumière nous guide vers de nouveaux rivages.

Nos rêves ne sont pas un mythe ou un mirage.

Une évasion à deux, n’est-ce pas audacieux ?

Rendors-toi ma mie, ce jour est merveilleux.

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Guy E – mai 2021