Homme

Homme

Est-ce un appel divin ou le fruit du hasard ?

Je viens de l’inconscient pour un premier regard

Un enfant du grand bang, j’émerge du néant

Ainsi ce grand vaisseau perdu dans l’océan.

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L’esprit se faisait jour à l’aube de ma vie :

Prendre la matière, réelle stratégie !

Espérant peut-être combler l’éternité

De mes vœux, de mes sens, enfin l’humanité.

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Je me mets à penser, m’étonne à dire : Moi !

Connaissant de la vie que ce précieux émoi.

Hier est un souvenir, demain une espérance :

Celle d’un long parcours sans aucune souffrance.

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Et je poursuis l’instant, redoutant l’éphémère.

Le battement du cœur n’est pas une chimère. 

Je cherche l’infini comme on cherche sa voie :

Ici-bas j’en suis sûr, l’univers est en moi.

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Guy E – janvier 2022

La mer est triste

La mer est triste…

Ce soir, j’ai vu la mer, le cœur à marée basse,

Dans le soleil couchant, le ciel pleure et s’efface. 

Il fait gris sur la grève, la lune n’est pas venue !

Le ciel tombe et sombre, la brume est revenue !

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Le jour verse sa peine et la vague se brise.

Que cette onde est triste, sous ce ciel, sans surprise !

La mer au loin s’enfuit et nous laisse sans rêve,

Sans un espoir tandis que cette nuit s’achève.

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Demain il fera beau, sous un soleil nouveau.

La lumière forcera le réveil sans fardeau.

Le vent nous soufflera de ces mots sans pareil,

Ces quelques traits d’amour chuchotés au réveil.

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Il suffit de ce rien pour chasser les nuages :

Pas à pas, le soleil a doré le rivage,

Caresse d’une vague qui part en maraude ;

Ce matin voit la mer, le cœur à marée haute.

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Guy E – janvier 2022

Genèse

Genèse

C’est l’heure du matin, celle d’un nouveau jour

Alors que les rêves s’en repartent à rebours.

L’oiseau chante la vie, un refrain de nature

Qui offre la rosée de ce nouveau baptême.

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Divine harmonie entre la brume et soleil…

Mes pensées se tournent vers ce suprême éveil,

Cet instant mystère -pensée irrationnelle-

Où je me sentirais prêt à voir l’éternel.

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Les rayons de cet astre illuminent ma vie,

Éclaboussent mon corps et cela me ravit …

En oubliant les ans, je n’ai alors plus d’âge…

Essence de l’âme, j’en retrouve l’usage.

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Le monde reflète sur les eaux aquarelles

Les ombres colorées de douceurs irréelles,

Délivrant un message sublime et mystique.

Origine des temps : l’écriture biblique ?

.Guy E – octobre 2021

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L’amour et la vie

L’amour et la vie

Votre vie si courte, vos serments si faciles !

Écoutez-vous vos cœurs qui battent, si fragiles,

Pour croire sans vous perdre à l’amour éternel ?

Éclair d’illusion, un espoir sentinelle.

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L’aube sépare les cœurs quand la nuit s’échappe :

Que reste-t-il alors des rêves qui nous drapent

Dans cet espoir confus d’un bonheur immortel,

Une autre lumière prolongeant cet appel.

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Éblouis par la flamme qui brule votre esprit,

Vous semblez ignorer des années, le mépris

Qui efface la vie que l’amour ne retient.

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Le souffle de l’infini n’est alors qu’un abîme 

Dans lequel on se jette, en un espoir sublime,

Au nom de cet amour que plus rien ne retient.

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Guy E – octobre 2021

Dérive

Dérive

Regarde l’horizon, rêve d’éternité,

Sous un ciel azuré pas assez éclairé !

Guidé par l’espérance et ses contre-courants,

J’ai jeté une ancre dans l’océan du temps.

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Entre ciel et terre, l’étrange escroquerie !

Déjà les vents malins s’essoufflent sur ma vie,

En rythment jours et nuits chacun des battements,

Érodent sans cesse les rives du présent.

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Point de port ni de quai pour enfin accoster.         

Sans jetée, point de havre pour se reposer.

J’affale les voiles de mon frêle radeau.

Espoir d’une pause. Quel étrange credo !

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Illusion du pouvoir, j’évite un naufrage

En reprenant un cap. Emporté par la vague,

Je fixe la ligne relative du temps.

L’océan de mes jours n’est donc pas assez grand.

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Guy E – octobre 2021

L’aube et ses rêves

L’aube et ses rêves

Lorsque le ciel flamboie en allumant l’aurore,

L’ombre de mes rêves s’echappe dans la brume

Ne laissant qu’un parfum, une image posthume,

Que j’oublie, délaissant de la nuit son trésor.

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Éphémère moment, irréel ou réel.

Je jette alors l’ancre dans l’océan des songes,

Espérant un sursis, peut-être une rallonge,

Avant que le soleil sur mon âme ruisselle.

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Une onde submerge mes sens et mon éveil.

Alors je n’entends plus tout ce temps qui s’efface,

Ne me laissant bientôt qu’un souvenir fugace,

Tandis que mon esprit émerge du sommeil.

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Guy E – octobre 2021

Remonter le fleuve de la vie

Remonter le fleuve de la vie

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Quel que soit le ciel – temps, force et gravité-

Nous cheminons… contraints, sans espoir de retour,

Vers ce grand estuaire, sans fuite ni détour

Où des eaux empressées et souvent agitées

Se fondent, diluées dans l’océan infini,

En brouillant nos âmes et dispersant nos vies.

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De ce très long fleuve, guidé par son rivage

Oh ! comme je voudrais en remonter le cours !

Sous ces ponts de pierre me glisser sans esquive,

Traverser les remous où l’onde se fait vive.

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Faire fi des digues, courir ses vertes rives.

Essoufflé mais joyeux, aller à contre-courant !

Maintes fois hésiter, puis choisir l’affluent 

Qui en rejoint le ruisseau et sa source vive :

De son eau virginale, m’abreuver à l’ivresse,

Le temps de renaître en ressentant sa caresse.

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Guy E – Septembre 2021

L’autre e(s)t moi

L’autre e(s)t moi

Je suis cet étranger, celui que je regarde,

Celui que je découvre comme par mégarde.

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Quand je le rencontre, point de reconnaissance,

Je tourne la tête sans autre complaisance.

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Je suis un inconnu que dans la vie je croise ;

Et aussi celui que, peu à peu, j’apprivoise.

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Dans le temps et l’espace, parfois je m’appelle, 

Aussi je me recherche et même m’interpelle.

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Une voix résonne en moi, alors je sursaute :

Qui est-il ? Est-ce lui ? Est-ce moi ? Est-ce un autre ?

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Enfin, me découvre. Est-ce la force d’écrire ?

Alors, Je rencontre l’Autre, et l’Autre c’est Moi.

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Guy E-septembre 2021

Les ancêtres, notre vie…

Les ancêtres, notre vie…

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Sur la trace appuyée de nos chers disparus.

Leur voix s’est éteinte mais résonne encore, ténue.

Quelque rumeur, photo d’un nom pour une vie,

Le poids de leur passé nous aurait-il suivi ?

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Une histoire se perd dans le sang de nos veines.

À travers le temps, l’horloge est souveraine.

Notre vie rayonne, notre mémoire veille.

Le présent se disperse, las, à chaque réveil.

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De leur racine, ils tissent la trame de notre course 

Nous en puisons alors la sève des ressources.

De nouvelles semailles pour une autre moisson,

Le grain de nos anciens appelle la fenaison.

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Guy E- Août 2021

C’était avant…

C’était avant…

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Je ne me souviens plus ni où, quand, ni comment.

C’était ce matin, c’était hier, c’était avant…

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Le monde s’éveillait, à l’aube, rêveries…

Une genèse, un souffle respire, irradie. 

.vie

Une page s’ouvrait, une infinie nature. 

Déjà un mystère : plus bas, une signature ;

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Le futur s’embrasait, écrire le présent

Et franchir sans crainte cet espace et le temps !

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Suivre le chemin vers ses terres inconnues.

Voler du temps au temps enfin sans retenue.

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Alors l’esprit s’ouvre…l’âme nouvelle enfante… 

La conscience apparait, les lendemains chantent !

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      Ce matin, j’ai rencontré ma vie !

Quand je serai jeune…

Quand je serai jeune

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Ah! quand je serai jeune, que je te rêverai,

Marchant dans la lumière d’un soleil printanier.

Je serai en émoi à ton premier sourire,

Ne pouvant maitriser le frisson du désir.

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Quand je serai jeune et pas encore amoureux,

Mais déjà transporté, je cueillerai radieux

Quatre pétales roses que tu accepteras ;

Je lirai un accord en ce geste délicat.

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Quand je serai jeune mais déjà soupirant,

Je déroberai ta main posée innocemment :

Nous nous regarderons, nos joues bien colorées,

Un sourire gêné pour voler ce baiser.

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Quand je serai jeune et follement amoureux,

Nous formerons un couple et nous serons heureux.

Embrassant notre vie, nous nous enlacerons,

En gardant ce cadeau en toutes les saisons.

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Guy E – Août 2021

In memoriam

In Memoriam

Le soleil s’efface, l’ombre se cache pour pleurer.

Les cieux tournent la page, décrivant la destinée.

Les bruits de la vie s’effacent, nos pas hésitent,

Les mots d’espoir se cherchent, le temps nous évite.

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Encore une fois, le sablier se renverse,

Ébranlant nos vies, en dissipant la détresse.

Le vide apparait, ne laissant rien qu’une trace,

Peut-être un espoir qu’il n’y ait pas de disgrâce.

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Toujours, la terre se fait sourde aux cris des hommes,

Dont les funestes deuils éclairent les ténèbres,

Dans une démarche autant vide que funèbre.

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La vie et la mort se livrent un duel, en somme.

D’un dernier regard en direction de la vie,

Vers un autre futur, le présent nous convie.

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Guy E – 4 août 2021

Prisonnier du temps.

Prisonnier du temps.

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De passage en ce monde, 

Mon esprit vagabonde.

Je suis un rebelle !

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Le temps est ma prison

Qui n’admet aucune trahison.

Je suis un rebelle !

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Vigile de mon existence,

Il est le gardien de mon essence.

Je suis un rebelle !

Jamais le temps ne passe.

Je m’échappe avec audace.

Je suis un rebelle !

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Il me rattrape et me replace,

M’enferme dans sa carapace.

Je suis un rebelle!

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Alors, je m’échoue sur une plage 

Pour regarder l’ombre des nuages .

J’étais un rebelle!

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Et me dis alors : la vie est belle !

A quoi bon être rebelle ! 

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Guy E- août 2021

Inspiration

Inspiration

Quand du simple et pesant silence 

Qui n’autorise plus l’espérance, 

Les mots se vaporisent.

Ce vide me terrorise.

Plus la raison s’arrange, 

Plus la mémoire se dérange,

Qui se brouille et s’assèche.

En vain, la muse prêche,

La plume devient lourde.

Calliope devient sourde.

Alors les mots se cachent,

De mon expression point de panache.

Mon regard divague, l’esprit se perd.

Devant la page, je tempère.

Je tente etrecherche la rime,

Mais là encore, rien ne s’exprime.

Je suis à la recherche d’un sens

Et n’en trouve aucune réjouissance. 

Je n’ai donc point de souffrance, 

Point d’amertume, que des absences.

Guy E – juillet 2021

L’éternité est bien trop longue !

L’éternité est bien trop longue !

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J’aimerais tant briser le miroir de l’éternité :

Celui qui renvoie l’image de ma pensée,

Avant de s’égarer dans le labyrinthe 

Des vaines espérances et de quelques craintes.

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Mensonge de la vie, illusion contrainte,

Que l’Éternel pardonne ce manque d’étreinte.

Sans trouble, je m’écrie contre ces cieux ingrats

Qui défient cette vie, en ouvrant grand leurs bras.

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Sentinelle de l’esprit, mon âme s’indigne,

Envisageant l’ennui de ce temps rectiligne.

Faut-il faire semblant et rêver à demain,

En se quittant pour ce voyage sans témoin ?

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Un jour, je partirai où le corps ne peut aller.

J’irai à ma rencontre sous un ciel voilé.

Et tout s’effacera dans un suprême oubli,

Pour une éternité d’une vie aboutie.

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Guy E – juillet 2021