Dérive

Dérive

Regarde l’horizon, rêve d’éternité,

Sous un ciel azuré pas assez éclairé !

Guidé par l’espérance et ses contre-courants,

J’ai jeté une ancre dans l’océan du temps.

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Entre ciel et terre, l’étrange escroquerie !

Déjà les vents malins s’essoufflent sur ma vie,

En rythment jours et nuits chacun des battements,

Érodent sans cesse les rives du présent.

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Point de port ni de quai pour enfin accoster.         

Sans jetée, point de havre pour se reposer.

J’affale les voiles de mon frêle radeau.

Espoir d’une pause. Quel étrange credo !

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Illusion du pouvoir, j’évite un naufrage

En reprenant un cap. Emporté par la vague,

Je fixe la ligne relative du temps.

L’océan de mes jours n’est donc pas assez grand.

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Guy E – octobre 2021

L’aube et ses rêves

L’aube et ses rêves

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Lorsque le ciel flamboie en allumant l’aurore,

L’ombre de mes rêves s’echappe dans la brume

Ne laissant qu’un parfum, une image posthume,

Que j’oublie, délaissant de la nuit son trésor.

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Éphémère moment, irréel ou réel.

Je jette alors l’ancre dans l’océan des songes,

Espérant un sursis, peut-être une rallonge,

Avant que le soleil sur mon âme ruisselle.

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Une onde submerge mes sens et mon éveil.

Alors je n’entends plus tout ce temps qui s’efface,

Ne me laissant bientôt qu’un souvenir fugace,

Tandis que mon esprit émerge du sommeil.

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Guy E – octobre 2021

Remonter le fleuve de la vie

Remonter le fleuve de la vie

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Quel que soit le ciel – temps, force et gravité-

Nous cheminons… contraints, sans espoir de retour,

Vers ce grand estuaire, sans fuite ni détour

Où des eaux empressées et souvent agitées

Se fondent, diluées dans l’océan infini,

En brouillant nos âmes et dispersant nos vies.

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De ce très long fleuve, guidé par son rivage

Oh ! comme je voudrais en remonter le cours !

Sous ces ponts de pierre me glisser sans esquive,

Traverser les remous où l’onde se fait vive.

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Faire fi des digues, courir ses vertes rives.

Essoufflé mais joyeux, aller à contre-courant !

Maintes fois hésiter, puis choisir l’affluent 

Qui en rejoint le ruisseau et sa source vive :

De son eau virginale, m’abreuver à l’ivresse,

Le temps de renaître en ressentant sa caresse.

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Guy E – Septembre 2021

L’autre e(s)t moi

L’autre e(s)t moi

Je suis cet étranger, celui que je regarde,

Celui que je découvre comme par mégarde.

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Quand je le rencontre, point de reconnaissance,

Je tourne la tête sans autre complaisance.

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Je suis un inconnu que dans la vie je croise ;

Et aussi celui que, peu à peu, j’apprivoise.

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Dans le temps et l’espace, parfois je m’appelle, 

Aussi je me recherche et même m’interpelle.

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Une voix résonne en moi, alors je sursaute :

Qui est-il ? Est-ce lui ? Est-ce moi ? Est-ce un autre ?

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Enfin, me découvre. Est-ce la force d’écrire ?

Alors, Je rencontre l’Autre, et l’Autre c’est Moi.

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Guy E-septembre 2021

Les ancêtres, notre vie…

Les ancêtres, notre vie…

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Sur la trace appuyée de nos chers disparus.

Leur voix s’est éteinte mais résonne encore, ténue.

Quelque rumeur, photo d’un nom pour une vie,

Le poids de leur passé nous aurait-il suivi ?

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Une histoire se perd dans le sang de nos veines.

À travers le temps, l’horloge est souveraine.

Notre vie rayonne, notre mémoire veille.

Le présent se disperse, las, à chaque réveil.

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De leur racine, ils tissent la trame de notre course 

Nous en puisons alors la sève des ressources.

De nouvelles semailles pour une autre moisson,

Le grain de nos anciens appelle la fenaison.

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Guy E- Août 2021

C’était avant…

C’était avant…

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Je ne me souviens plus ni où, quand, ni comment.

C’était ce matin, c’était hier, c’était avant…

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Le monde s’éveillait, à l’aube, rêveries…

Une genèse, un souffle respire, irradie. 

.vie

Une page s’ouvrait, une infinie nature. 

Déjà un mystère : plus bas, une signature ;

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Le futur s’embrasait, écrire le présent

Et franchir sans crainte cet espace et le temps !

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Suivre le chemin vers ses terres inconnues.

Voler du temps au temps enfin sans retenue.

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Alors l’esprit s’ouvre…l’âme nouvelle enfante… 

La conscience apparait, les lendemains chantent !

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      Ce matin, j’ai rencontré ma vie !

Quand je serai jeune…

Quand je serai jeune

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Ah! quand je serai jeune, que je te rêverai,

Marchant dans la lumière d’un soleil printanier.

Je serai en émoi à ton premier sourire,

Ne pouvant maitriser le frisson du désir.

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Quand je serai jeune et pas encore amoureux,

Mais déjà transporté, je cueillerai radieux

Quatre pétales roses que tu accepteras ;

Je lirai un accord en ce geste délicat.

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Quand je serai jeune mais déjà soupirant,

Je déroberai ta main posée innocemment :

Nous nous regarderons, nos joues bien colorées,

Un sourire gêné pour voler ce baiser.

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Quand je serai jeune et follement amoureux,

Nous formerons un couple et nous serons heureux.

Embrassant notre vie, nous nous enlacerons,

En gardant ce cadeau en toutes les saisons.

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Guy E – Août 2021

In memoriam

In Memoriam

Le soleil s’efface, l’ombre se cache pour pleurer.

Les cieux tournent la page, décrivant la destinée.

Les bruits de la vie s’effacent, nos pas hésitent,

Les mots d’espoir se cherchent, le temps nous évite.

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Encore une fois, le sablier se renverse,

Ébranlant nos vies, en dissipant la détresse.

Le vide apparait, ne laissant rien qu’une trace,

Peut-être un espoir qu’il n’y ait pas de disgrâce.

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Toujours, la terre se fait sourde aux cris des hommes,

Dont les funestes deuils éclairent les ténèbres,

Dans une démarche autant vide que funèbre.

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La vie et la mort se livrent un duel, en somme.

D’un dernier regard en direction de la vie,

Vers un autre futur, le présent nous convie.

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Guy E – 4 août 2021

Prisonnier du temps.

Prisonnier du temps.

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De passage en ce monde, 

Mon esprit vagabonde.

Je suis un rebelle !

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Le temps est ma prison

Qui n’admet aucune trahison.

Je suis un rebelle !

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Vigile de mon existence,

Il est le gardien de mon essence.

Je suis un rebelle !

Jamais le temps ne passe.

Je m’échappe avec audace.

Je suis un rebelle !

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Il me rattrape et me replace,

M’enferme dans sa carapace.

Je suis un rebelle!

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Alors, je m’échoue sur une plage 

Pour regarder l’ombre des nuages .

J’étais un rebelle!

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Et me dis alors : la vie est belle !

A quoi bon être rebelle ! 

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Guy E- août 2021

Inspiration

Inspiration

Quand du simple et pesant silence 

Qui n’autorise plus l’espérance, 

Les mots se vaporisent.

Ce vide me terrorise.

Plus la raison s’arrange, 

Plus la mémoire se dérange,

Qui se brouille et s’assèche.

En vain, la muse prêche,

La plume devient lourde.

Calliope devient sourde.

Alors les mots se cachent,

De mon expression point de panache.

Mon regard divague, l’esprit se perd.

Devant la page, je tempère.

Je tente etrecherche la rime,

Mais là encore, rien ne s’exprime.

Je suis à la recherche d’un sens

Et n’en trouve aucune réjouissance. 

Je n’ai donc point de souffrance, 

Point d’amertume, que des absences.

Guy E – juillet 2021

L’éternité est bien trop longue !

L’éternité est bien trop longue !

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J’aimerais tant briser le miroir de l’éternité :

Celui qui renvoie l’image de ma pensée,

Avant de s’égarer dans le labyrinthe 

Des vaines espérances et de quelques craintes.

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Mensonge de la vie, illusion contrainte,

Que l’Éternel pardonne ce manque d’étreinte.

Sans trouble, je m’écrie contre ces cieux ingrats

Qui défient cette vie, en ouvrant grand leurs bras.

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Sentinelle de l’esprit, mon âme s’indigne,

Envisageant l’ennui de ce temps rectiligne.

Faut-il faire semblant et rêver à demain,

En se quittant pour ce voyage sans témoin ?

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Un jour, je partirai où le corps ne peut aller.

J’irai à ma rencontre sous un ciel voilé.

Et tout s’effacera dans un suprême oubli,

Pour une éternité d’une vie aboutie.

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Guy E – juillet 2021

Les dés de la vie

Les dés de la vie

Je ne suis que le fruit singulier du hasard 

Qu’un courant d’air joueur, farceur et sans égard

A décroché de l’arbre ce matin d’été, 

En lui insufflant cette étrange vitalité.

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A l’aube de mes jours, j’ai habité un corps.

Comment l’ai-je trouvé ? Je l’avoue, je l’ignore.

La loterie du jour ou un lancer de dés ?

En ce vaste monde, aurais-je été demandé ?

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Étrange métamorphose, jour après jour

J’apprends la vie : celle que l’on pense pour toujours ;

Une réelle histoire, dans un décor qui s’enfuit.

Il n’y a pas de lendemain sans espoir fortuit.

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L’aube ne vient pas deux fois, il faut s’en souvenir..

Pourtant, chaque année voit les coteaux refleurir,

Chaque saison connait ses joies et ses tristesses.

Mais il n’y a qu’Amour que la brise caresse.

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Guy E – juillet 2021

Un oiseau chante

Un oiseau chante,

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Attrape son chant, il s’échappe dans les airs.

Place-le dans ta poche, il n’est pas ordinaire.

Ce chant de liberté, le refrain de la vie.

Ce sont quelques notes que le ciel te confie.

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Écoute encore ce chant : il colore ton ciel,

Il fait battre les cœurs d’un seul battement d’aile ;

C’est une offrande, précieuse à ton oreille,

Une sérénade qui le matin t’éveille.

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Chante mon bel oiseau, à rompre ce silence !

Soit la voix de l’amour et de la confiance,

Tes couplets mélodieux ravissent l’esprit

Et exaltent les âmes sans besoin d’écrit.

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Cet hymne céleste est porteur de la sagesse.

Il éclaire les hommes sans autre noblesse.

Lors de ces temps ingrats, puissent tes jolies strophes

Éviter sur terre toutes les catastrophes.

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Guy E – juillet 2021

la sève de la vie 

la sève de la vie 

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Quand au petit matin de ce jour de printemps,

Je regarde les fûts de ces êtres vétérans

Qui me disent leur vie, témoins de notre histoire,

Des faits et des gestes, trace de la mémoire.

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Ces arbres impérieux réveillent en moi

Quelques souvenirs, les jalons de mon émoi.

Attentif à leur son, j’écoute leur silence,

Respirant les senteurs qui vers le ciel s’élancent.

De leur forêt natale, ils sont âme et raison.

Ils abritent la vie au rythme des saisons.

Dans leur cœur de bois, j’entends la sève chanter

Un hymne à la joie, un rêve d’éternité.

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J’envie de ces arbres la force de leurs années.

Bravant le temps qui passe, ils dévoilent leur beauté.

De leur âge, ils n’ont pas eu ces pâles faiblesses

Que chaque homme vit en délaissant sa jeunesse.

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Guy E-Juillet 2021

.Guy E-

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Ma montagne

Ma montagne

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À ma porte, trois sommets aux dents acérées,

C’est une ligne brisée sur fond azuré.

Ici, point de marée pour nous faire voyager,

Un regard suffit et nous laisse imaginer…

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Des nuages cotonneux languissent sur les sommets,

Couronne royale sur des têtes escarpées ;

Ce sont des vaisseaux blancs et sans voiles

Qui nous emmènent indolents vers les étoiles.

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Nous avons une montagne comme horizon,

Des vagues de sapins sur une mer émeraude

Parfois saupoudrée par une écume neigeuse.

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Sur les cimes, ballons ou pics, le chant du torrent 

Remplace avantageusement le fracas des brisants.

Le vent soupire entre les vallées bienheureuses.

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Guy E – juin 2021