Invitation au voyage… Cap au Nord !

Invitation au voyage… Cap au Nord !

Te souviens-tu déjà de ce futur voyage ?

Nous nous dépasserons au-delà de notre âge

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Vers les confins du jour où la nuit disparait.

Périple singulier décrit dans tes carnets :

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Simple navigation, parcours de l’esprit

Qui décrit les versants de ce monde infini.

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Une marche de l’âme, pour une fantaisie,

Nous nous égarerons lors de nos flâneries.

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Nous prendrons ce chemin, poussés par l’espérance,

Que nous emprunterons avec grande assurance.

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A deux, pour écumer l’ennui du temps qui passe,

Nous garderons ce vif défi plein d’audace.

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En s’écoutant vivre sous le regard des cieux,

Je saisirai ta main pour apaiser les dieux.

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Guy E – avril 2022

Le vent de la jeunesse

Le vent de la jeunesse

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Le vent de la jeunesse en attise les braises.

Soufflant sur les berceaux, il chante sa genèse.

Il s’emballe, virevolte, court et s’empresse

Pour caresser de la vie toutes ses richesses.

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Le vent de la jeunesse m’a fait tourner la tête.

Il glisse sur le temps pour faire sa conquête,

Il court sur les plaines pour fleurir les prairies. 

Le cœur ardent, se rit de ses intempéries.

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Le vent de la jeunesse fuit sans prévenir,

Fait ressurgir le temps à travers le désir :

Les souvenirs d’une jeunesse dépassée.

Au-delà des années, un écran de fumée.

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Ici encore, ce vent porte cette image :

Oui ! Je reconnais en ce fabuleux voyage,

Celui que j’ai suivi à travers ses promesses ;

Il passe sur ma vie, pareil à la jeunesse.

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Guy E – avril 2022

La dune du Pilat

La dune du Pilat

Traversant la pinède, j’ai marché sur la dune.

Foulant le sable d’or, j’ai cherché la fortune.

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Soufflé par la brise, j’ai trouvé l’océan –

Vagues déferlantes, les marées et le vent.

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Déjà l’horizon flambe sous un dôme empourpré.

Mouettes et goélands s’échappent vers d’autres prés.

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Les bateaux fatigués se hâtent vers le port –

Marins, fils et maris ramènent leur trésor.

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Le soleil s’est caché, laissant place à la lune

Allongeant les ombres, spectres de la lagune.

Demain devant la dune, un astre renaîtra,

Ainsi un oiseau d’or sur sable mimosa.

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Guy E- mars 2022

En musique

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En musique

Solfège de ce temps qui égrène ses notes,

Une rengaine pour un refrain qui dénote.

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En mesure, mon cœur arpège son accord.

Alors, en mon âme, je pose mon décor.

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Entre ces silences, quel est donc ce soupire 

Qui sonne à contre temps : comme un vieux souvenir ? 

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Une fugue en cadence m’entraine sans merci,

Une valse enivrante vers une prophétie.

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Les blanches et noires accrochent mes serments,

Arabesque sonore, effaçant mes tourments.

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Je suis chorégraphe d’une partition,

Une onde, un frisson où surfe mon émotion. 

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La musique résonne en moi sans démesure.

Mélodie et symphonie, cet hymne rassure.

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Guy E – mars 2022

Immortalité

Immortalité

Nos jours raccourcissent, blanchissent à l’aurore :

Triste annonce des ans que les heures dévorent.

Sans plainte ni soupir, partir sans un regret,

Pour un ultime départ vers ce grand secret.

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L’ombre étend ses ailes comme un oiseau perfide,

Suspendu au-dessus du berceau de la vie.

Une fin de l’espoir dans un monde de foi,

La chair fatiguée s’accroche encore sans joie.

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Le corps chéri défie l’abandon de son âme

Comme la fière armée défend son oriflamme.

Liens sacrés dénoués par une main profane, 

Déjà ils se rompent, ne sont que filigrane…

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La destinée de l’homme n’est pas dans son temps –

Point ce puissant cours d’eau ne meurt dans l’océan.

Fondue dans la marée mais vive dans sa course,

L’onde coule sans fin depuis sa prime source.

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Guy E – février 2021

Homme

Homme

Est-ce un appel divin ou le fruit du hasard ?

Je viens de l’inconscient pour un premier regard

Un enfant du grand bang, j’émerge du néant

Ainsi ce grand vaisseau perdu dans l’océan.

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L’esprit se faisait jour à l’aube de ma vie :

Prendre la matière, réelle stratégie !

Espérant peut-être combler l’éternité

De mes vœux, de mes sens, enfin l’humanité.

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Je me mets à penser, m’étonne à dire : Moi !

Connaissant de la vie que ce précieux émoi.

Hier est un souvenir, demain une espérance :

Celle d’un long parcours sans aucune souffrance.

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Et je poursuis l’instant, redoutant l’éphémère.

Le battement du cœur n’est pas une chimère. 

Je cherche l’infini comme on cherche sa voie :

Ici-bas j’en suis sûr, l’univers est en moi.

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Guy E – janvier 2022

La mer est triste

La mer est triste…

Ce soir, j’ai vu la mer, le cœur à marée basse,

Dans le soleil couchant, le ciel pleure et s’efface. 

Il fait gris sur la grève, la lune n’est pas venue !

Le ciel tombe et sombre, la brume est revenue !

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Le jour verse sa peine et la vague se brise.

Que cette onde est triste, sous ce ciel, sans surprise !

La mer au loin s’enfuit et nous laisse sans rêve,

Sans un espoir tandis que cette nuit s’achève.

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Demain il fera beau, sous un soleil nouveau.

La lumière forcera le réveil sans fardeau.

Le vent nous soufflera de ces mots sans pareil,

Ces quelques traits d’amour chuchotés au réveil.

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Il suffit de ce rien pour chasser les nuages :

Pas à pas, le soleil a doré le rivage,

Caresse d’une vague qui part en maraude ;

Ce matin voit la mer, le cœur à marée haute.

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Guy E – janvier 2022

Genèse

Genèse

C’est l’heure du matin, celle d’un nouveau jour

Alors que les rêves s’en repartent à rebours.

L’oiseau chante la vie, un refrain de nature

Qui offre la rosée de ce nouveau baptême.

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Divine harmonie entre la brume et soleil…

Mes pensées se tournent vers ce suprême éveil,

Cet instant mystère -pensée irrationnelle-

Où je me sentirais prêt à voir l’éternel.

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Les rayons de cet astre illuminent ma vie,

Éclaboussent mon corps et cela me ravit …

En oubliant les ans, je n’ai alors plus d’âge…

Essence de l’âme, j’en retrouve l’usage.

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Le monde reflète sur les eaux aquarelles

Les ombres colorées de douceurs irréelles,

Délivrant un message sublime et mystique.

Origine des temps : l’écriture biblique ?

.Guy E – octobre 2021

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L’amour et la vie

L’amour et la vie

Votre vie si courte, vos serments si faciles !

Écoutez-vous vos cœurs qui battent, si fragiles,

Pour croire sans vous perdre à l’amour éternel ?

Éclair d’illusion, un espoir sentinelle.

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L’aube sépare les cœurs quand la nuit s’échappe :

Que reste-t-il alors des rêves qui nous drapent

Dans cet espoir confus d’un bonheur immortel,

Une autre lumière prolongeant cet appel.

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Éblouis par la flamme qui brule votre esprit,

Vous semblez ignorer des années, le mépris

Qui efface la vie que l’amour ne retient.

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Le souffle de l’infini n’est alors qu’un abîme 

Dans lequel on se jette, en un espoir sublime,

Au nom de cet amour que plus rien ne retient.

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Guy E – octobre 2021

Dérive

Dérive

Regarde l’horizon, rêve d’éternité,

Sous un ciel azuré pas assez éclairé !

Guidé par l’espérance et ses contre-courants,

J’ai jeté une ancre dans l’océan du temps.

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Entre ciel et terre, l’étrange escroquerie !

Déjà les vents malins s’essoufflent sur ma vie,

En rythment jours et nuits chacun des battements,

Érodent sans cesse les rives du présent.

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Point de port ni de quai pour enfin accoster.         

Sans jetée, point de havre pour se reposer.

J’affale les voiles de mon frêle radeau.

Espoir d’une pause. Quel étrange credo !

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Illusion du pouvoir, j’évite un naufrage

En reprenant un cap. Emporté par la vague,

Je fixe la ligne relative du temps.

L’océan de mes jours n’est donc pas assez grand.

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Guy E – octobre 2021

L’aube et ses rêves

L’aube et ses rêves

Lorsque le ciel flamboie en allumant l’aurore,

L’ombre de mes rêves s’echappe dans la brume

Ne laissant qu’un parfum, une image posthume,

Que j’oublie, délaissant de la nuit son trésor.

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Éphémère moment, irréel ou réel.

Je jette alors l’ancre dans l’océan des songes,

Espérant un sursis, peut-être une rallonge,

Avant que le soleil sur mon âme ruisselle.

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Une onde submerge mes sens et mon éveil.

Alors je n’entends plus tout ce temps qui s’efface,

Ne me laissant bientôt qu’un souvenir fugace,

Tandis que mon esprit émerge du sommeil.

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Guy E – octobre 2021

Remonter le fleuve de la vie

Remonter le fleuve de la vie

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Quel que soit le ciel – temps, force et gravité-

Nous cheminons… contraints, sans espoir de retour,

Vers ce grand estuaire, sans fuite ni détour

Où des eaux empressées et souvent agitées

Se fondent, diluées dans l’océan infini,

En brouillant nos âmes et dispersant nos vies.

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De ce très long fleuve, guidé par son rivage

Oh ! comme je voudrais en remonter le cours !

Sous ces ponts de pierre me glisser sans esquive,

Traverser les remous où l’onde se fait vive.

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Faire fi des digues, courir ses vertes rives.

Essoufflé mais joyeux, aller à contre-courant !

Maintes fois hésiter, puis choisir l’affluent 

Qui en rejoint le ruisseau et sa source vive :

De son eau virginale, m’abreuver à l’ivresse,

Le temps de renaître en ressentant sa caresse.

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Guy E – Septembre 2021

L’autre e(s)t moi

L’autre e(s)t moi

Je suis cet étranger, celui que je regarde,

Celui que je découvre comme par mégarde.

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Quand je le rencontre, point de reconnaissance,

Je tourne la tête sans autre complaisance.

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Je suis un inconnu que dans la vie je croise ;

Et aussi celui que, peu à peu, j’apprivoise.

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Dans le temps et l’espace, parfois je m’appelle, 

Aussi je me recherche et même m’interpelle.

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Une voix résonne en moi, alors je sursaute :

Qui est-il ? Est-ce lui ? Est-ce moi ? Est-ce un autre ?

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Enfin, me découvre. Est-ce la force d’écrire ?

Alors, Je rencontre l’Autre, et l’Autre c’est Moi.

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Guy E-septembre 2021

Les ancêtres, notre vie…

Les ancêtres, notre vie…

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Sur la trace appuyée de nos chers disparus.

Leur voix s’est éteinte mais résonne encore, ténue.

Quelque rumeur, photo d’un nom pour une vie,

Le poids de leur passé nous aurait-il suivi ?

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Une histoire se perd dans le sang de nos veines.

À travers le temps, l’horloge est souveraine.

Notre vie rayonne, notre mémoire veille.

Le présent se disperse, las, à chaque réveil.

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De leur racine, ils tissent la trame de notre course 

Nous en puisons alors la sève des ressources.

De nouvelles semailles pour une autre moisson,

Le grain de nos anciens appelle la fenaison.

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Guy E- Août 2021

C’était avant…

C’était avant…

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Je ne me souviens plus ni où, quand, ni comment.

C’était ce matin, c’était hier, c’était avant…

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Le monde s’éveillait, à l’aube, rêveries…

Une genèse, un souffle respire, irradie. 

.vie

Une page s’ouvrait, une infinie nature. 

Déjà un mystère : plus bas, une signature ;

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Le futur s’embrasait, écrire le présent

Et franchir sans crainte cet espace et le temps !

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Suivre le chemin vers ses terres inconnues.

Voler du temps au temps enfin sans retenue.

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Alors l’esprit s’ouvre…l’âme nouvelle enfante… 

La conscience apparait, les lendemains chantent !

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      Ce matin, j’ai rencontré ma vie !