Le marais

Le marais

Cheminement entre les reflets des saules,

Cheminement des rêves au milieu des chaumes.

Il en est de l’eau comme il en est de l’ombre :

Elle nous suit et se fond dans la pénombre,

Insaisissable, peut-être même sournoise,

Dans le fond que cache-t’elle : ombre chinoise…

.

Ici, point de berge et là, point de repère,  

On avance sans crainte et on s’y perd.

Seules quelques racines, serpents aquatiques

Sortent du marais, tentacules fantastiques.

Nos pas accrochés hésitent et s’enlisent,

Enfin se dégagent de cette nature insoumise.

.

Une croisée de joncs, barrière végétale,

Interdit la sortie de ce funeste dédale.

Devant notre désarroi, une foulque glousse

Tandis qu’une sarcelle nage à ses trousses.

Un héron gris aux longues pattes lustre ses plumes,

Une cigogne du haut de sa tour joue de l’enclume.

Sur la mare lentement s’étend un voile de brume.

.

Le marais somnole et revêt son sombre costume.

Du linceul funeste, il est temps de s’évader

Geôle sans barreaux, la délivrance est concédée.

.

Guy E – mars 2021

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