la sève de la vie 

la sève de la vie 

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Quand au petit matin de ce jour de printemps,

Je regarde les fûts de ces êtres vétérans

Qui me disent leur vie, témoins de notre histoire,

Des faits et des gestes, trace de la mémoire.

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Ces arbres impérieux réveillent en moi

Quelques souvenirs, les jalons de mon émoi.

Attentif à leur son, j’écoute leur silence,

Respirant les senteurs qui vers le ciel s’élancent.

De leur forêt natale, ils sont âme et raison.

Ils abritent la vie au rythme des saisons.

Dans leur cœur de bois, j’entends la sève chanter

Un hymne à la joie, un rêve d’éternité.

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J’envie de ces arbres la force de leurs années.

Bravant le temps qui passe, ils dévoilent leur beauté.

De leur âge, ils n’ont pas eu ces pâles faiblesses

Que chaque homme vit en délaissant sa jeunesse.

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Guy E-Juillet 2021

.Guy E-

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Ma montagne

Ma montagne

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À ma porte, trois sommets aux dents acérées,

C’est une ligne brisée sur fond azuré.

Ici, point de marée pour nous faire voyager,

Un regard suffit et nous laisse imaginer…

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Des nuages cotonneux languissent sur les sommets,

Couronne royale sur des têtes escarpées ;

Ce sont des vaisseaux blancs et sans voiles

Qui nous emmènent indolents vers les étoiles.

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Nous avons une montagne comme horizon,

Des vagues de sapins sur une mer émeraude

Parfois saupoudrée par une écume neigeuse.

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Sur les cimes, ballons ou pics, le chant du torrent 

Remplace avantageusement le fracas des brisants.

Le vent soupire entre les vallées bienheureuses.

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Guy E – juin 2021

Un chemin, une vie

Un chemin, une vie

Je m’en vais vers demain, mais ne peux m’arrêter..

Sous mes pas, la vie chante et me regarde passer.

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Le chemin, pas si long, m’est devenu trop court.

Alors pourquoi se perdre à chercher son parcours ?

Je ne me souviens pas avoir pris ce sentier,

Souvenir trop lointain- était-il balisé ?

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D’une marche peu hésitante, sans conducteur,

J’ai gravi sans peine mes sommets de bonheur,

J’ai chanté mon chemin comme tout voyageur.

Entre deux passages, j’ai dû ouvrir mon cœur.

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D’un regard optimiste, sagesse de l’esprit,

J’ai pris la liberté à laquelle j’ai souscrit.

Après de rares maux que j’ai subi à tort,

Quelques courtes pauses ont rassuré mon corps.

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Je laisse ces traces, celles de mon parcours   

Pas encore sinueux, qui en ces beaux jours, 

Dévoile une vie qui me donne des envies  

Et fait jouer les mots dans quelques poésies.

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Guy E – mai 2021

Bonjour jeunesse

Bonjour jeunesse

Il n’y aura jamais de seconde jeunesse ;

La terre tourne et en efface l’allégresse.

Les années s’écoulent et creusent nos sillons

Avec si peu d’égards pour nos émotions.

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Oh, j’aurais tant voulu détourner mon regard

Vers les cieux d’autrefois, que les années séparent !

Vivre sans crainte de devoir me souvenir ;

De l’avenir, ouvrir les portes sans repentir.

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Mon esprit apaisé a brulé son ivresse

Et s’emmène lentement hors de ses liesses.

Décidé à trouver des graines à semer,

Je fleuris ton jardin pour plaisir de t’aimer.

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Ta main dans la mienne, nous écoutons le ciel

Chanter notre jeunesse que nos cœurs recèlent.

Nous devons détourner la rivière du temps

Pour voguer aux quatre vents sur notre océan ! 

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Guy E – mai 2021

La nuit

La nuit

Le jour se penche sur le puits des ténèbres ;

La lumière se perd dans un songe funèbre

Peuplé d’ombres silencieuses, de génies

Qui frissonnent au souffle d’âmes endormies.

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Le ciel d’or et de cuivre se drape de noir,  

Accueille les sombres desseins du purgatoire

Qui précède la venue d’esprits égarés, 

Errant dans les reflets de modestes clartés.

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L’obscurité profonde est maintenant extrême ;

Cachant au monde son lumineux diadème,

Phèbé se perd dans un labyrinthe d’étoiles.

L’astre de la nuit se dérobe sous un voile.

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Les hommes sombrent dans un rêve salutaire,

Chaque maison gardée par un chien solitaire

Qui retient au loin les créatures nocturnes,

Laissant dans l’ombre leur présence inopportune.

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C’est l’heure où la terre tourne sans contentieux,

Reflète sans discorde dans l’ombre des cieux

Le mystère de la vie qui murmure aux témoins

Le destin de l’humanité et son chemin.

Guy E -mai 2021

Joli mois de mai

Joli mois de mai

Je dis adieu à cet inconstant mois d’avril

Qui aujourd’hui, ne s’accroche plus qu’à un fil.

J’ai vu en matinée, les premières clochettes

Qui carillonnent mai de toutes leurs paillettes.

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Le merle baigne et lisse ses plumes légères,

Pénétré par cette douce pluie de lumière.

Dans un essaim d’espoir, s’envolant sans frontière,

L’abeille abandonne la ruche nourricière.

Est-ce pour se moquer de la dernière neige

Que le verger, si heureux, lance en avalanche

Sur les gazons fleuris, mille corolles blanches ?

Les bourgeons impudiques éclatent leur gaine

Le potager fertile sourit sans retenue,

Dévoile au jardinier ses très jeunes laitues.

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Guy E – mai 2021

Heureux à deux

Heureux à deux

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Ce poème est pour toi qui partage ma vie.

Ces quelques mots d’amour pour cette fantaisie,

Le piment d’un bonheur qui imprègne mes sens,

Que tu as partagé sans autre redevance.

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De vies éphémères, à l’ombre des passions,

Un chemin dévoile l’avenir de notre union.

Tu es la poésie que je lis dans tes yeux,

Les notes qui composent ce chant mélodieux.

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Ainsi, ta présence enchante mes journées,

Apaise les doutes d’un esprit exalté, 

De mon cœur qui ne bat qu’au rythme de ta voix.

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Ton amour conjugue le passé au futur,

Et accorde ma vie sans aucune écorchure.

Invraisemblable, c’est le bonheur loin de toi !

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Guy E – avril 2021

Le goéland

Le goéland,

Dans le ciel azuré vogue le voilier blanc.

Il glisse sans bruit au-dessus de l’océan.

Ses ailes déployées, il plane sans effort.

Dessinant, sous les pâles nuages qu’il honore,

Ces amples arabesques savamment tracées

Du bout de ses ailes : c’est une écriture chiffrée,

Défi à la gravité, qui livre les secrets 

Des vents marins et de leurs courants éthérés.

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Immobile dans l’air, il se pose sans battement,

Digne et fier, regarde sur la plage ses habitants :

Prisonniers du sol, ils n’ont pas d’ailes pour voler ;

Puis tend ses bras argentés, par les airs porté,

Regarde d’en haut, se moquant d’un cri railleur.

Il se baigne dans les nuées, libre voltigeur.

Joue avec le soleil, tantôt gris parfois blanc.

Emporté par la brise, où vas-tu goéland ?

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Guy E – avril 2021

Mon ombre

Mon ombre

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A l’aurore, mon ombre a gagné ses couleurs : 

Hier encore, elle était effacée, sans lueur.

Mystère de la vie, elle marchait derrière,

Et pourtant, elle et moi, vibrons à la lumière.

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Elle suivait mes pas, loyale imitatrice.

Répétant mes gestes, talentueuse actrice,

Elle allait où j’allais : c’est donc son seul destin,

Un bâton de pèlerin sur chaque chemin.

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À l’aube, le soleil me réchauffait le dos :

Elle m’a dépassé, étrange silhouette.

Ne serai-je qu’une docile marionnette ?

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Attitude insolente, une atteinte à mon égo.

Sans se retourner, elle s’est illuminée.

A travers elle, un arc en ciel s’est révélé.

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Guy E -avril 2021

Univers

Univers

Mes rêves éveillés se tournent vers l’univers :

De son infinie vacuité, j’en imagine la frontière.

De son espace irradié, j’appréhende le vide

Animé par un monde d’intrépides sylphides.

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Exercice difficile de mon imagination :

Du temps et de l’espace, une conception

Qui en nie les limites et la démesure.

Sous ma chevelure, mon esprit se torture…

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L’univers serait-il une âme inaccessible,

Intrication de la matière et de l’esprit

Dont l’ultime finalité résume la vie,

Exercice du principe de l’entropie ?

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Derrière ce Macrocosme, une conscience ? 

De l’absolu, la vie n’est pas que l’existence.

Toute religion ramène l’homme à son égo.

Et si Dieu existait, faudrait-il un embargo ?

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Guy E – avril 2021

forêt

Forêt 

Forêt mystérieuse, forêt magnifique,

Peuplée d’ombres farouches, de lumières douces.

Je parcours tes sentes bordées de soyeuses mousses,

De troncs tourmentés sous des voûtes mystiques.

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Mon cœur insouciant s’emballe puis s’égare

Vers ce ruisseau bordé d’iris et de genêts.

L’onde égraine ses notes en chapelet,

Murmure cristallin que mon âme accapare.

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Le sous-bois me surprend d’un lourd battement d’ailes, 

Invisible présence, témoin qui me rappelle

Les contes fantastiques de sylphes et de lutins.

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L’arbre ancré sur le sol, la tête dans l’éther,

Passeur des âmes entre le ciel et la terre : 

Est-il le lien entre les esprits et les humains.

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Guy E -avril 2021

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Entre terre et mer

Entre terre et mer

Dessous ce ciel azuré, une mer turquoise,

Des galets polis roulés par la mer d’Iroise.

Je pose mon regard sur l’horizon lointain

Mon esprit s’évade vers un monde incertain.

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L’étrave haute et fière d’une goélette

Éclabousse les flots de mille gouttelettes.

Ses haubans dorés vibrant aux souffles d’Éole, 

Elle disparait sous la mer et son étole.

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À mes pieds les vagues sans fin courent la plage

Sur cette frange de la terre, elles voyagent

Sur un rythme lancinant qui traverse les temps.

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De leur refrain chanté qui caresse la grève,

Elles appellent l’oiseau comme dans un rêve

Qui vient se poser à mes côtés en chantant.

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Guy E – avril 2021

Sur les traces de ma vie

Sur les traces de ma vie

Je marche dans les pas incertains de ma vie.

Confiant ou inconscient, je la suis avec audace.

Ils me dessinent ce chemin que j’embrasse

Sans savoir si c’est une bonne stratégie.

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Je déambule au rythme lent de son tempo

A travers le brouhaha de mes errements.

De son ample foulée, j’écoute les craquements 

Et m’efforce de ne pas en perdre l’écho.

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Je chemine aveuglement dans son sillage,  

Ses empreintes m’empêchent de tourner en rond. 

J’évite mes écueils, méprise sur mes jalons.

Espérant un mouillage, j’erre sur une plage.

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Illusion ? Cheminent côte à côte deux traces.

Ma vie n’est plus seule, qui donc est avec elle ?

Pris d’un doute, je me retourne, tu m’appelles.

Depuis combien de temps es-tu sur ma trace ? 

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Guy E – avril 2021

Les flamants roses

Les flamants roses

Sur les marais salants, ils livrent leur aubade.

S’éveillent en ’une symphonie colorée. 

Bouquet changeant sur fond de lagune dorée,

Les flamants en mousseline rose paradent.

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Étirement, ils dévoilent leur rituel :

Saluent l’aube d’une gracieuse sérénade.  

Les têtes tournent, une charmante saccade,

Une marche synchrone, rythme leur gestuel.

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Premiers sautillements, quelques essais d’envol

Dévoilent sous leurs ailes, leurs rémiges noires.

Fidèle à un signal, ils quittent leur dortoir

Dans un joli ballet, danse leur farandole.

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Un vol en escadrille au-dessus de Vaccarès  

Entre ciel et sel, un camaïeux bleu blanc rose… 

Sur les eaux du delta, avec souplesse, se pose

Puis ils plongent leur bec, écumant ses richesses..

Guy E – avril 2021

J’ai rencontré le vent

J’ai rencontré le vent

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J’ai rencontré le vent, douce et légère brise 

Frivole et volage, celle qui frisonne sur ta peau.

Ondule tes cheveux, quel joli scenario ;

Fugitive aussi versatile qu’indécise.

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J’ai rencontré le vent : impétueux aquilon

Qui porte le tonnerre et abat le chêne

Sème la crainte en tournant dans la plaine

Il porte sa colère peu importe la saison.

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J’ai rencontré le vent, bruyante tempête,

Violente, autant que funeste pour les marins.

Une trombe aveugle et sourde aux sombres desseins

Transforme les hommes d’équipage en marionnettes.

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J’ai rencontré le vent, du Sud mistral gagnant ,

Qui brise les rameaux et agite les drapeaux. 

Joue dans les manades en excitant le taureau,

Écume la mer en soulevant son sable brûlant.

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J’ai rencontré le vent, d’hiver, bise glaciale,

Qui fige la source et le chant des oiseaux.

Souffle de givre, broderie au bord du ruisseau,

Venant de l’est, elle déferle sans cérémonial.

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Guy E – avril 2021