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L’eau d’ici court dans des tuyaux rouillés,
Elle murmure aux hommes des vérités.
Dans ses reflets, on voit les jours passés,
Des rires d’enfants qu’on n’a pas oubliés.
Au-delà, l’eau danse dans le silence,
Fait frissonner les murs de l’existence.
Elle n’a pas de nom, pas de chemin,
Juste un chant sourd qui flotte dans nos mains.
L’au-delà, c’est l’eau qu’on ne voit pas
Mais qui nous dilue après chaque pas.
Elle coule en douce entre nos idées,
Et lave l’oubli dans l’éternité.
Un jour viendra où l’eau nous parlera,
Avec la voix grave des anciens rois,
Ou celle d’un chien perdu sous la lune,
Peu importe, c’est la fin de l’infortune.
Abreuve-toi tant que ton verre est plein,
Qu’il vienne d’ici ou d’après-demain.
Chante l’eau vive dans tous ses éclats :
L’eau d’ici, l’eau de là, au-delà, c’est l’au-delà.
GE Avril 2025

Quand le vent du matin lèche sa cime austère,
Solutré se réveille en rêveur solitaire,
Sentinelle altière, dominant les vallons,
Où l’écho des âges murmure ses chansons.
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« Ô roche vénérable aux flancs drapés de lierre,
Que de pas frappèrent ton sentier millénaire !
Des chasseurs d’autrefois et leurs cœurs frémissants,
Des âmes en exil aux poètes errants.
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Le soleil en mourant d’un dernier feu l’embrase,
Comme un phare oublié dans une mer sauvage
Où la vigne en festons enlace le granit,
Donnant au sol sacré son doux vin infini
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J’y viens en pèlerin y poser ma prière,
Sentir sous mes pieds nus frémir la terre fière,
Écouter dans le vent, comme un chant d’autrefois,
Le soupir de l’histoire, un écho de sa voix.
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Et lorsque la nuit tombe en son manteau de braise,
Que la lune argentée sur la pierre s’apaise,
Je crois sentir dans l’ombre au détour d’un repli,
L’âme des temps passés qui veille et m’affranchit.
GE Avril 2025

Le temps de l’homme
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Dans le berceau des âges, l’homme a surgi,
Étincelle de vie, pour un rêve inouï.
Des cavernes sombres aux cieux étoilés,
Son esprit vagabonde, sans jamais se lasser.
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Des outils de silex aux machines d’acier,
A chacun de ses pas s’ouvre un nouveau sentier.
Il façonne son monde, il brave les tempêtes,
Cherchant la vérité, là où l’ombre s’arrête.
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Philosophes en quête, penseurs en déshérence,
Qui scrutent l’horizon, cherchant de la substance.
Que peut être un homme, sinon un voyageur,
Naviguant sans boussole de l’amour à la peur ?
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Oh, toi le peuple errant sur les routes du temps,
Tes larmes résonnent comme un chant déchirant.
Des enfants de la rue aux sages en prière,
Tous tissent un espoir dans une trame amère.
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Des rivières de sang aux promesses de paix,
Tu graves ton histoire, entre joie et regrets.
Évoluer, s’élever, c’est apprendre à aimer,
Dans le chaos du monde, savoir se relever.
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Des pyramides dressées aux étoiles lointaines,
L’homme fabrique des rêves, parfois même des chaînes.
Mais au cœur de l’obscur, une lueur demeure,
Un désir de justice, une quête de douceur.
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L’évolution hésite, dans un ballet sans fin,
Chaque génération est un nouveau refrain.
Et si la sagesse parfois est un mirage,
L’humanité avance, en marquant son passage.
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C’est dans le sillage de ce temps qui s’étire,
Que l’homme continue d’apprendre à se grandir,
Et même si la nuit semble parfois sans fin,
Toujours l’aube se lève, l’humanité se tient…
GE – octobre 2024