Une goutte d’eau

Une goutte d’eau

Es-tu une goutte d’eau ou perle de rosée ?

A l’aube, au cœur d’une rose tu t’es posée.

Éclat de lumière, trésor tombé du ciel,

Reflet tremblant d’un cycle providentiel.

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Tu vois les mers chaudes au-delà des nuages,

Sans jamais te perdre pendant tes longs voyages.

À la lueur du levant portée par ce zéphyr,

Tu nous reviens, chargée de riches souvenirs.

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D’un miroir diamant, je devine le monde.

Un papillon posé sur la corolle féconde :

De sa longue trompe, longuement il s’abreuve,

Ne laissant plus que cette larme comme preuve.

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Les ailes s’envolent, étincelles colorées,

Emmenant une goutte d’eau dans les nuées,

Pour un nouveau destin, ou un vagabondage,

Vers une autre contrée pour d’autres messages.

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Guy E – juillet 2021

Un oiseau chante

Un oiseau chante,

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Attrape son chant, il s’échappe dans les airs.

Place-le dans ta poche, il n’est pas ordinaire.

Ce chant de liberté, le refrain de la vie.

Ce sont quelques notes que le ciel te confie.

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Écoute encore ce chant : il colore ton ciel,

Il fait battre les cœurs d’un seul battement d’aile ;

C’est une offrande, précieuse à ton oreille,

Une sérénade qui le matin t’éveille.

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Chante mon bel oiseau, à rompre ce silence !

Soit la voix de l’amour et de la confiance,

Tes couplets mélodieux ravissent l’esprit

Et exaltent les âmes sans besoin d’écrit.

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Cet hymne céleste est porteur de la sagesse.

Il éclaire les hommes sans autre noblesse.

Lors de ces temps ingrats, puissent tes jolies strophes

Éviter sur terre toutes les catastrophes.

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Guy E – juillet 2021

la sève de la vie 

la sève de la vie 

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Quand au petit matin de ce jour de printemps,

Je regarde les fûts de ces êtres vétérans

Qui me disent leur vie, témoins de notre histoire,

Des faits et des gestes, trace de la mémoire.

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Ces arbres impérieux réveillent en moi

Quelques souvenirs, les jalons de mon émoi.

Attentif à leur son, j’écoute leur silence,

Respirant les senteurs qui vers le ciel s’élancent.

De leur forêt natale, ils sont âme et raison.

Ils abritent la vie au rythme des saisons.

Dans leur cœur de bois, j’entends la sève chanter

Un hymne à la joie, un rêve d’éternité.

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J’envie de ces arbres la force de leurs années.

Bravant le temps qui passe, ils dévoilent leur beauté.

De leur âge, ils n’ont pas eu ces pâles faiblesses

Que chaque homme vit en délaissant sa jeunesse.

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Guy E-Juillet 2021

.Guy E-

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Ma montagne

Ma montagne

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À ma porte, trois sommets aux dents acérées,

C’est une ligne brisée sur fond azuré.

Ici, point de marée pour nous faire voyager,

Un regard suffit et nous laisse imaginer…

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Des nuages cotonneux languissent sur les sommets,

Couronne royale sur des têtes escarpées ;

Ce sont des vaisseaux blancs et sans voiles

Qui nous emmènent indolents vers les étoiles.

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Nous avons une montagne comme horizon,

Des vagues de sapins sur une mer émeraude

Parfois saupoudrée par une écume neigeuse.

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Sur les cimes, ballons ou pics, le chant du torrent 

Remplace avantageusement le fracas des brisants.

Le vent soupire entre les vallées bienheureuses.

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Guy E – juin 2021

Le goéland

Le goéland,

Dans le ciel azuré vogue le voilier blanc.

Il glisse sans bruit au-dessus de l’océan.

Ses ailes déployées, il plane sans effort.

Dessinant, sous les pâles nuages qu’il honore,

Ces amples arabesques savamment tracées

Du bout de ses ailes : c’est une écriture chiffrée,

Défi à la gravité, qui livre les secrets 

Des vents marins et de leurs courants éthérés.

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Immobile dans l’air, il se pose sans battement,

Digne et fier, regarde sur la plage ses habitants :

Prisonniers du sol, ils n’ont pas d’ailes pour voler ;

Puis tend ses bras argentés, par les airs porté,

Regarde d’en haut, se moquant d’un cri railleur.

Il se baigne dans les nuées, libre voltigeur.

Joue avec le soleil, tantôt gris parfois blanc.

Emporté par la brise, où vas-tu goéland ?

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Guy E – avril 2021

Univers

Univers

Mes rêves éveillés se tournent vers l’univers :

De son infinie vacuité, j’en imagine la frontière.

De son espace irradié, j’appréhende le vide

Animé par un monde d’intrépides sylphides.

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Exercice difficile de mon imagination :

Du temps et de l’espace, une conception

Qui en nie les limites et la démesure.

Sous ma chevelure, mon esprit se torture…

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L’univers serait-il une âme inaccessible,

Intrication de la matière et de l’esprit

Dont l’ultime finalité résume la vie,

Exercice du principe de l’entropie ?

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Derrière ce Macrocosme, une conscience ? 

De l’absolu, la vie n’est pas que l’existence.

Toute religion ramène l’homme à son égo.

Et si Dieu existait, faudrait-il un embargo ?

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Guy E – avril 2021

forêt

Forêt 

Forêt mystérieuse, forêt magnifique,

Peuplée d’ombres farouches, de lumières douces.

Je parcours tes sentes bordées de soyeuses mousses,

De troncs tourmentés sous des voûtes mystiques.

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Mon cœur insouciant s’emballe puis s’égare

Vers ce ruisseau bordé d’iris et de genêts.

L’onde égraine ses notes en chapelet,

Murmure cristallin que mon âme accapare.

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Le sous-bois me surprend d’un lourd battement d’ailes, 

Invisible présence, témoin qui me rappelle

Les contes fantastiques de sylphes et de lutins.

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L’arbre ancré sur le sol, la tête dans l’éther,

Passeur des âmes entre le ciel et la terre : 

Est-il le lien entre les esprits et les humains.

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Guy E -avril 2021

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Entre terre et mer

Entre terre et mer

Dessous ce ciel azuré, une mer turquoise,

Des galets polis roulés par la mer d’Iroise.

Je pose mon regard sur l’horizon lointain

Mon esprit s’évade vers un monde incertain.

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L’étrave haute et fière d’une goélette

Éclabousse les flots de mille gouttelettes.

Ses haubans dorés vibrant aux souffles d’Éole, 

Elle disparait sous la mer et son étole.

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À mes pieds les vagues sans fin courent la plage

Sur cette frange de la terre, elles voyagent

Sur un rythme lancinant qui traverse les temps.

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De leur refrain chanté qui caresse la grève,

Elles appellent l’oiseau comme dans un rêve

Qui vient se poser à mes côtés en chantant.

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Guy E – avril 2021

Les flamants roses

Les flamants roses

Sur les marais salants, ils livrent leur aubade.

S’éveillent en ’une symphonie colorée. 

Bouquet changeant sur fond de lagune dorée,

Les flamants en mousseline rose paradent.

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Étirement, ils dévoilent leur rituel :

Saluent l’aube d’une gracieuse sérénade.  

Les têtes tournent, une charmante saccade,

Une marche synchrone, rythme leur gestuel.

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Premiers sautillements, quelques essais d’envol

Dévoilent sous leurs ailes, leurs rémiges noires.

Fidèle à un signal, ils quittent leur dortoir

Dans un joli ballet, danse leur farandole.

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Un vol en escadrille au-dessus de Vaccarès  

Entre ciel et sel, un camaïeux bleu blanc rose… 

Sur les eaux du delta, avec souplesse, se pose

Puis ils plongent leur bec, écumant ses richesses..

Guy E – avril 2021

J’ai rencontré le vent

J’ai rencontré le vent

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J’ai rencontré le vent, douce et légère brise 

Frivole et volage, celle qui frisonne sur ta peau.

Ondule tes cheveux, quel joli scenario ;

Fugitive aussi versatile qu’indécise.

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J’ai rencontré le vent : impétueux aquilon

Qui porte le tonnerre et abat le chêne

Sème la crainte en tournant dans la plaine

Il porte sa colère peu importe la saison.

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J’ai rencontré le vent, bruyante tempête,

Violente, autant que funeste pour les marins.

Une trombe aveugle et sourde aux sombres desseins

Transforme les hommes d’équipage en marionnettes.

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J’ai rencontré le vent, du Sud mistral gagnant ,

Qui brise les rameaux et agite les drapeaux. 

Joue dans les manades en excitant le taureau,

Écume la mer en soulevant son sable brûlant.

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J’ai rencontré le vent, d’hiver, bise glaciale,

Qui fige la source et le chant des oiseaux.

Souffle de givre, broderie au bord du ruisseau,

Venant de l’est, elle déferle sans cérémonial.

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Guy E – avril 2021

Nuit d’orage

Nuit d’orage

Alors que le jour s’achève sur les gazons,

Quelques éclairs électriques zèbrent l’horizon.

Changement de décor pour l’auditoire,

Les prés et forêts, théâtre du soir, 

S’illuminent d’une lumière irréelle,

Prélude à la soirée qui nous appelle.

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Déjà comme une répétition du mouvement,

Les acteurs préparent leurs instruments.

Jeu de lumière, la plaine est une scène.

Ainsi résonne une complainte lointaine.

L’orchestre débute enfin sa symphonie

Et lance cette lancinante litanie.

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Interprétation des premiers tambours :

Prélude de l’angoisse qui monte alentour

Et soudain se rapproche, et nous entoure.

Souffle des vents sur les chemins du bourg.  

En duo jouent la flûte et le hautbois, 

Les cors et trompettes donnent de la voix, 

Les tam-tams et timbales battent et grondent.

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En rythme, des vents puissants répondent.

Un frappement de cymbales retentit,

Alors que le roulement de tambours 

Se perpétue longuement dans les faubourgs.

Le public averti s’abrite, se terre.

L’air s’embrase à coup de tonnerre.

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De lourds nuages ont effacé la lune

Qui pleure un déluge sur son infortune.

Les gouttes d’eau jouent des maracas sur le toit.

L’eau ruisselle dans la rigole qui se noie.

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La grosse caisse redouble en cadence,

S’apaise, reprend, enfin tire sa révérence.

Derrière la colline, les vents se retirent.

Dans le village, les hommes respirent.

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Guy E – janvier 2021