Man in coat and hat walking on a rainy street with vintage military trucks

Rester debout !

Rester debout

Si j’avais vécu en quarante
Quand les rues parlaient à voix basse 
Le ciel tombait dans la tourmente
Et l’espoir changeait de place.

Si j’avais vu passer les bottes
Et les regards pleins de soupçons
Entre les murs, derrière les portes 
Et les silences sans pardon.

Aurais-je eu assez de courage
De dire non, de dire jamais
D’entrer dans l’ombre et le passage
De ceux que l’on applaudissait ?

Ou bien j’aurais fait comme tant
Protéger les miens avant tout
Baisser les yeux, suivre le vent
En me taisant surtout, sur tout.

Y’a ceux qui ont choisi la nuit
Pour allumer quelques flambeaux
Et ces autres qui ont dit “oui”
Pour rester vivants, pas héros !

Et moi, j’aurais été lequel ?
Un nom gravé, ou rien du tout
Un peu fidèle, un peu rebelle
Un peu courage… ou pas du tout

On se raconte des histoires
Puis on s’invente un cœur plus grand
Mais face à la peur et au noir
Qui sait ce qu’on devient vraiment ?

Si j’avais vécu en quarante
J’aurais voulu être debout
Mais entre vouloir et l’instant
Il y’a des failles… et c’est nous.

GE – Mai 2026

L’eau d’ici, l’eau de là…

GE Avril 2025

Au delà…

Derrière l’horizon, où le soleil s’endort,

Se cache l’avenir, un rêve sans décor.

Derrière cette ligne, où le jour se retire, 

Se cache un mystère, un monde qui soupire.

Derrière la terre, au-delà des frontières,

S’étend un univers, un océan de mystères.

Derrière l’univers, où les étoiles dansent,

Se trouve une lueur, l’étincelle de la vie.

Derrière la vie, où naît la conscience,

Il y a l’espérance d’un bonheur insouciant.

Derrière l’espérance, là où le doute s’efface,

Il y a l’homme et ses multiples volte-face.   

Derrière l’homme, et son cœur si changeant,

Il y a l’enfant, innocent et si charmant.

Cet enfant qui sourit, qui croit en l’avenir,

Qui voit la beauté, là où est son désir.

Il porte en son âme, une lumière pure,

Un éclat de vie, une douce aventure.

Derrière chaque voile, chaque ombre, chaque vent,

Il y a cet enfant, éternel et constant.

Retenons en nos cœurs ce trésor précieux,

Derrière l’homme, c’est l’enfant qui se fait Dieu.

Cet enfant qui rit, qui voit au-delà de l’invisible,

Qui trouve de la magie dans l’imperceptible.

Il porte en lui notre espoir, une douce lumière,

Un éclat de bonheur, une force singulière.

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Il nous faut en nos âmes, garder ce trésor caché,

Car derrière l’homme, c’est l’enfant qui fait rêver.

GE – juin 2024