Heureux à deux

Heureux à deux

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Ce poème est pour toi qui partage ma vie.

Ces quelques mots d’amour pour cette fantaisie,

Le piment d’un bonheur qui imprègne mes sens,

Que tu as partagé sans autre redevance.

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De vies éphémères, à l’ombre des passions,

Un chemin dévoile l’avenir de notre union.

Tu es la poésie que je lis dans tes yeux,

Les notes qui composent ce chant mélodieux.

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Ainsi, ta présence enchante mes journées,

Apaise les doutes d’un esprit exalté, 

De mon cœur qui ne bat qu’au rythme de ta voix.

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Ton amour conjugue le passé au futur,

Et accorde ma vie sans aucune écorchure.

Invraisemblable, c’est le bonheur loin de toi !

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Guy E – avril 2021

Sur les traces de ma vie

Sur les traces de ma vie

Je marche dans les pas incertains de ma vie.

Confiant ou inconscient, je la suis avec audace.

Ils me dessinent ce chemin que j’embrasse

Sans savoir si c’est une bonne stratégie.

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Je déambule au rythme lent de son tempo

A travers le brouhaha de mes errements.

De son ample foulée, j’écoute les craquements 

Et m’efforce de ne pas en perdre l’écho.

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Je chemine aveuglement dans son sillage,  

Ses empreintes m’empêchent de tourner en rond. 

J’évite mes écueils, méprise sur mes jalons.

Espérant un mouillage, j’erre sur une plage.

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Illusion ? Cheminent côte à côte deux traces.

Ma vie n’est plus seule, qui donc est avec elle ?

Pris d’un doute, je me retourne, tu m’appelles.

Depuis combien de temps es-tu sur ma trace ? 

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Guy E – avril 2021

Mon amie, mon amour

Mon amie, mon amour

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Mon amie, mon amour, vendange le moment !

La tourterelle est là, déjà elle t’appelle.

Les oiseaux devancent tes pas à tire d’ailes.

Parcours les allées, le bonheur t’attend.

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La vigne se colore : vendange cet instant !

Chaque grappe t’appelle, il te faut la goûter.

Dépêche-toi m’amie, il n’est plus temps de rêver.

Les passereaux te parlent, ton cœur est éclatant.

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Le soleil sucre le grain : vendange tes années !

Tu en as le temps. Tu peux les attraper,

Vis en chaque journée, cueilles-en chaque grain.

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Le raisin a muri : vendange ton bonheur !

Ton millésime est certes, une douce liqueur,

Dont nous devons nous enivrer chaque matin.

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Guy EDUS – mars 2021

Aurore

Aurore

Les premiers rayons de l’aube inondent le silence.

Une lumière adoucie éveille mes sens,

Ravive les rêves qui se souviennent de ma jeunesse,

Emportant les craintes de la nuit et ses faiblesses..

Des gouttelettes de rosée exhalent leur parfum,

Avivent mes pensées et l’âme des défunts.

Illusion de l’esprit, je me revois enfant  

À revivre mon passé sous les cieux d’antan.

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Un vieux chêne tourmenté, hôte de mon bonheur,

Baigné aux prémices dorées de cette lueur, 

Laisse de son feuillage tomber les larmes de la nuit

Sur un tapis de fleurs à peine épanouies.

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Il me plaisait de m’appuyer contre son bois,

Rêvant, plein d’espoir, de lumière et d’émoi,

Partageant ma future vie et mes années

Avec celle que j’aurai la chance de rencontrer.

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Guy E – Mars 2021

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Le retour du printemps

Le retour du printemps

Voilà enfin revenu le temps du solstice,

De la lumière vive et des myosotis.

Tant attendu, le temps est venu pour l’hiver  

De s‘en retourner et s’endormir en enfer.

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Le coucou gris cherche, dans la haie de charmille,

Un squat adéquat pour déposer sa famille.

Les bourgeons empourprés dégrafent leur corset,

Sous l’œil rayonnant de l’impatient jardinier.

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Par ses joyeux trilles, symphonie inédite

Lancée par le merle noir sur le lilas blanc,

L’oiseau chantant nous invite opportunément 

À profiter sans attendre d’un air de printemps.

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C’est aussi le temps des émois, des émotions,

Qui font vibrer tant d’âmes d’une douce passion.

En cette saison, point de potion ni de philtre,

Il n’y a que l’amour qui s’invite au chapitre.

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Guy E -mars 2021

Les amants du crépuscule

Les amants du crépuscule

Alors que le ciel du soir flamboie,

Puis sombre sans espoir et se noie

L’astre du jour peu à peu s’éteint,

Dans les eaux profondes du lac voisin.

Alors émergent des ombres intrigantes,

Fantasques créatures menaçantes,

Qui dévorent avidement la lumière,

Reflets dorés, faisant fi de nos prières ;

Leur souffle malicieux, brise insolente,

Écarte quelques feuillages denses

Dévoilant pudiquement l’astre de la nuit,

Et se croyant en l’instant à l’abri

Ces amants à jamais incompris.

Alors Le dôme céleste s’illumine

Reflétant l’amour dans leurs yeux

Leur doux serment insoucieux

Que même une nuit scélérate

Ne pourra effacer à cette date.

Un oiseau de nuit s’empresse

Témoin furtif de leur promesse.

Guy E – mars 2021

Trois chrysalides

Trois chrysalides

Lorsque nos deux âmes enivrées de jeunesse

Se reconnurent bercées par tant d’allégresse,

Guidé par Cupidon, j’ai reconnu dans ta voix,

L’accord majeur qui devait enchanter ma voie.

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Tes vingt ans fleurissaient à l’aube d’un serment.

J’en ai gardé un bouquet en mon cœur aimant :

Trois jeunes chrysalides s’y étaient abritées ;

Butinant notre amour, elles se sont transformées.

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Après leur envol, le vent les a dispersées :

Au gré des courants, elles se sont laissées bercer.

Vers d’autres horizons, elles cueillirent leur bouquet.

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Notre bonheur, fruit de ce hasard facétieux,

Illumine notre temps à la lumière de tes yeux,

Quand quelques papillons voltigent dans nos cieux.

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Guy E – février 2021.

Le bonheur du printemps

Le bonheur du printemps

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Déjà, le printemps revient, nos âmes s’enchantent.

Pendant que le soleil réveille les herbages,

Le froid tenace s’accroche aux lointains alpages

Et cède la place à cette saison qui chante.

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Les arbres nus s‘habillent de soie et de velours.

Nous partons dès l’aurore réveiller la tourterelle :

Baignée de lumière elle s’envole à tire-d’aile.

Respirons la rose et la violette, mon amour !

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Nous remplissons nos mains de blanches primevères.

Le coucou s’est caché, irons-nous le chercher ?

On s’égare en suivant le cours de cette rivière.

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La lumière nous livre de la terre ses pépites.

Nous nous sentons empli d’un bonheur exalté.

Le monde rit, il nous sourit, mon cœur palpite.

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Guy E – février 2021

Écrire ce n’est pas tout!

Poème pour la Saint Valentin

Écrire ce n’est pas tout!

Enfin, l’hiver passe,

De nos vies, il s’efface.

Pendant cette saison,

J’ai assouvi ma passion.

Sans état d’âme,

J’ai exploré mon âme,

Sondé ma mémoire,

Sans trop m’émouvoir.

À la recherche de l’enfance

J’ai fait un examen de conscience,

Puis appréhendé les temps :

Celui qui nous dépasse,

Nous rapproche de l’impasse,

Enfin celui qui fait les saisons,

Qui ramène les floraisons.

Je me suis émerveillé de la nature.

J’ai pleuré sur la planète qu’on dénature.

Enfin, J’ai éprouvé mon amour,

A la recherche de ton amour.

Et toujours fidèle à moi-même,

Je reste fidèle à toi-même,

En te disant : Je t’aime.

Guy E – février 2021

Petite fleur

Petite fleur

Une senteur, une couleur, petite fleur.

Dès l’aurore, tu ouvres à la première heure

Tes pétales parfumés, virginale corolle

Perlée d’une fine rosée. Et sans protocole,

Tu offres de ton calice le savoureux nectar.

Ton petit cœur battant, tu te prends pour une star.

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Frêle, tu te laisses bercer par ce doux zéphyr.

Alors tu exhales ta subtile fragrance, envoûtant élixir

A faire tourner la tête à plus d’une créature.

Aujourd’hui, tu ne jures plus que par Épicure.

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Jolie fleur bleue, innocente petite sotte !

Vois-tu ce séduisant bourdon en redingote

Qui se pose sur ton décolleté, en séducteur ?  

Serait-il amoureux ou habile maraudeur ?

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Dans un subtil ébat, il s’enivre de ton miel,

Te violente gentiment, péché véniel,

Puis s’envole lourdement vers d’autres hymens.

Il te laisse en partant quelques grains de pollen,

En ton sein, prochainement, ils fructifieront.

C’est ainsi que naît la vie de chaque fleuron.

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Guy E – février 2021

Étoile filante

Étoile filante

Je t’ai vue cette nuit-là, faiseuse de vœux,

Dans le ciel étoilé parmi tes semblables ;

Filante, tu étais bien la seule remarquable.

En cette soirée d’été, long trait lumineux,

Quel chemin divin désirais-tu nous montrer ?

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Nous étions l’un vers l’autre, pas encore enlacés,

Mais nos sens en émoi, des étoiles dans les yeux,

Timides et gênés, nous avons fait un vœu.

Nous avons fait le même vœu en cette soirée,

Silencieux, nous ne l’avons pas partagé.

Par Cupidon décochée, cette flèche acérée

Devant l’astre lunaire, sans se tromper est passée.

Vénus ne devait pas être loin pour cela !

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Je me souviens de la pleine lune ce soir-là :

En sa forme, je ne voyais qu’un cœur palpitant.

Cette étoile, diamant d’un soir, est passée devant ;

Ce fut déjà pour moi une constellation.

Alors, je fus ébloui par ce tourbillon :

Notre vœu se dévoilait, nous étions heureux,

Sous la voute éthérée, nous étions amoureux.

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Guy E – janvier 2021

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Mon amour

Mon amour

Te souviens-tu de cette saison délicieuse

Au bord de la fontaine moyenâgeuse,

La pierre était si fraiche et ta main si chaude,

Nous nous découvrions fait l’un pour l’autre.

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Ce baiser échangé mit nos cœurs en émoi,

Et tu frissonnais sous la pression de mes doigts.

Les roses les plus belles pouvaient bien éclore

 A la lumière de ton corps, bien terne décor.

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Tandis que l’esprit des sens nous habitait,

L’ivresse de l’amour infini nous transportait.

T’ai-je dit ce jour-là, la douceur de tes yeux,

Et le trouble certain de mes gestes audacieux.

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Alors vint le temps souriant des promesses,

Tu es devenue ma force aussi ma faiblesse.

Le fond de mes pensées, le guide de ma sagesse.

Nos cœurs à l’unisson sont notre forteresse.

Guy E – janvier 2021

Vivre

Vivre

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Vivre en écoutant la cascade 

Délivrant au matin clair son aubade.

Vivre en se désaltérant à la source azurée,

Jet limpide jaillissant du rocher.

Vivre au chant d’allégresse

De l’oiseau, promesse enchanteresse.

Vivre, bercé par l’incessant refrain

Des vagues de l’océan  souverain.

Vivre dans le bruissement 

D’un instant de recueillement.

Vivre du miel

Que l’on dispute à l’abeille.

Vivre au matin clair

Respirant une rosée salutaire.

Vivre sans autre caprice 

Que ton sourire complice.

Vivre sans autre  feu

Que celui de tes yeux.

Vivre ne connaisant qu’un bonheur

Celui que partage  ton coeur.

Vivre  de ton amour

Sans aucun autre recours.

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Guy E – janvier 2021

Songeries

Songeries

Vaisseau diaphane, voile de coton,

Tu voles vers de lointains horizons.

Au gré d’Éole, tu enflammes les nues, 

Dès l’aurore dans une course éperdue.

Irisant la toile céleste de nuances dorées,

Fuite sans bataille, tu cours les nuées.

Modelées par quelques dieux incompris,

C’est bien dans les courbes de mon esprit,

Formes aériennes, immatérielles et changeantes, 

Que visage ou animal tu enfantes.

Tu prolonges alors mes errances, rêveries.

Cupidon apparait, allégorie…

Fruits de ma conscience, je ne vois que toi

Ton reflet transporte mon cœur en émoi. 

Portés par l’onde limpide, sans compromis

Notre amour éternel nous réunit.

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Guy E – janvier 2021

Trois pâquerettes

Trois pâquerettes

J’ai rencontré en ce matin printanier,

Près de la clairière 

Au bord du sentier,

Cachées dans l’herbe, trois jolies pâquerettes

Fraîchement écloses encore couvertes de rosée.

Trois jolies pâquerettes,

Ouvrant innocemment leur collerette,

Dévoilant au promeneur derrière leur rosette

D’or et de velours leur petit cœur d’amourette.

La première toute timide

Se dépêcha de se refermer

Lorsqu’elle me vit approcher.

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La seconde très curieuse

Me demanda qui j’étais ;

Mais ne fut pas convaincue par mon air insouciant.

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La troisième plus délurée

Me prit la main

Pour que je l’effeuille.

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Je t’aime ma jolie pâquerette, un peu, beaucoup….

Alors ce matin-là, Je ne suis pas rentré seul.

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Et à chaque printemps,

Je te chante, ma jolie pâquerette, le refrain de nos amourettes.

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Guy E – janvier 2021