Safari en Namibie

Partir en Namibie, c’était un rêve un peu fou, un nom qui évoquait l’aventure et les grands espaces. Ce voyage s’est transformé en une expérience bouleversante, à la fois humaine et sensorielle. Dès notre arrivée, nous avons été frappés par la lumière. En Namibie, le soleil ne se contente pas d’éclairer: il sculpte les paysages. Les dunes rouges de sandwich Harbor, majestueuses et silencieuses, nous ont coupé le souffle. Gravir la dune 45 au lever du soleil reste un de nos souvenirs les plus marquants : chaque pas dans le sable brûlant était une petite victoire, chaque regard en arrière une peinture vivante. Le contraste entre les régions est saisissant. Des plaines d’Etosha au désert du Namib, nous avons découvert une faune incroyable : éléphants, lions, girafes, et surtout ces springsboks gracieux qui semblent danser dans la poussière. Observer les animaux autour d’un point d’eau au coucher du soleil, c’est entrer dans un autre rythme, plus lent, plus essentiel. Mais ce qui nous a le plus touchés, ce sont les rencontres. Les sourires des femmes et des enfants dans les villages Himba, l’accueil chaleureux des guides locaux, et les échanges autour du feu le soir… La Namibie nous a offert bien plus qu’un voyage: une connexion à la nature, aux autres, et à nous-mêmes. Nous sommes rentrés changés, comme si l’on se réveillait d’un rêve merveilleux et plus conscients de la beauté du monde.

La Namibie, est un pays situé en Afrique australe. Elle est bordée géographiquement à l’ouest par l’océan Atlantique, au nord par l’Angola, au sud par l’Afrique du Sud, à l’est par le Botswana et au nord-est par la Zambie. Largement désertique, le pays doit son nom au désert du Namib, qui recouvre sa côte atlantique. Ses frontières orientales sont largement recouvertes par le désert du Kalahari. La capitale, qui est la ville la plus peuplée du pays, est Windhoek.

Avec une population d’environ 3 millions d’habitants, sa densité de population est la plus faible d’Afrique et l’avant-dernière au niveau mondial.

Mardi 23 septembre

8119 km

Apres avoir confié notre chien avec un pincement au coeur à Jacques et Marie Jo , nous quittons la maison direction Frankfort. Nous laissons la voiture au parking « my parkos »(18 jours pour 110 € ), une navette nous conduit à l’aéroport, terminal 1, pour un vol direct vers Windhoek : nous décollons à 22 h 20 pour 10 heures de vol de nuit . Nous allons essayer de dormir…

Mercredi 24 septembre

250 km

Nous arrivons à 8 h 30 , il nous faut passer les différentes formalités : contrôle de visas, et de passeports puis récupérer nos bagages.

Notre correspondant local, Sylvain, nous attend pour nous donner le livret de voyage avec les différentes étapes, point d’intérêts touristiques , cartes des routes et des pistes, ainsi que les vouchers. Puis nous allons au comptoir Hertz pour louer notre véhicule: un Toyota Fortuner avec deux roues de secours , nous allons retirer des dollars namibiens et acheter une carte SIM .

Après avoir résolu le problème du fusible du branchement du GPS, nous partons vers notre premier Lodge: Otjiwa moutain Lodge dans la réserve d’Otjiwarongo, non sans nous être égarés un moment dans la favella de Windhoek.

Attention, nous roulons à gauche !

Nous découvrons notre première piste, nos premières girafes, phacochères et antilopes, autruches, koudous…

Puis notre lodge : son confort, sa bonne table et son personnel si attentionné…

Jeudi 25 septembre

455 km de pistes

Alors que des Koudous passent devant la terrasse de notre lodge, nous partons en direction du parc d’Etosha par la piste 31.

Un arrêt au lac Otjikoto au nord de Tsumed nous permet de découvrir le plus petit des deux lacs karstiques de la zone. en langue héréro Otjikoto signifie « trou profond ».

C’est un lac circulaire, de 102 mètres de diamètre avec des parois abruptes d’environ 20 m de hauteur, qui est le résultat de l’effondrement du toit rocheux de la doline, sous l’effet de la pression de l’eau du réseau aquifère de la région et du processus de karstification des roches calcaires[]. D’une profondeur moyenne de 45 mètres (environ 7 mètres en son centre), la profondeur maximale du lac Otjikoto, mesurée sur l’un des bords, est à ce jour de −58 mètres, sans que son fond soit connu.

La température est de 35°

Le guide nous montre l’arbre Python, Fockéa multiflora, dont la sève sert à enduire la pointe des flèches destinées à la chasse. Il subsiste la pompe dont les allemands se servaient pour produire de la vapeur d’eau qui servait d’énergie.

Nous arrivons en début d’après midi au Mushara Bush Camp :

Repos avant le repas buffet « barbecue » au bord de la piscine.

Vendredi 26 septembre

Le parc Etosha est unique en son genre en Afrique. L’énorme lac salé « le pan » qui le compose est visible depuis l’espace.

Le pan d’Etosha est un désert de sel situé dans le nord-ouest du bassin du Kalahari . Il fait partie du bassin Cuvelai-Etosha. Il est protégé au sein du parc national d’Etosha. En saison humide, le pan d’Etosha est inondé. L’eau présente dans son bassin est alors saturée de sel.

Le soleil se lève à 6h30, c’est l’heure de notre rendez-vous pour le départ de notre safari dans le parc d’Etosha.

Il a donc fallu se lever à 5H30 pour être prêts après un bon petit déjeuner.

Notre guide , Aurélie , environ 75 ans, nous attend au pied du véhicule que nous partageons avec 3 hollandais.

Nous rentrons à 11h30 pour déjeuner et prendre un peu de repos avant de repartir à 15h00 avec Aurélie, pour une autre partie du parc.

L’abondance de la faune dans le parc national d’Etosha est quelque peu surprenante. En hiver, le sol d’Etosha est très sec. Cette étendue blanche sans fin est un lieu improbable pour une réserve faunique. Pourtant, les régions avoisinantes regorgent de gazelles et de zèbres. Les zones avec une végétation épaisse abritent l’éléphant, le rhinocéros noir en voie de disparition et même le léopard. Les lions sont camouflés dans la couleur pâle dorée des prairies, tandis que les girafes se lèvent au-dessus de la plupart de la végétation sèche.

Nous rentrons émerveillés de cette journée fantastique au cours de laquelle nous avons cotoyé tellement d »animaux dans leur habitat.

Nous nous sommes familiarisés avec leur noms: Koudous, Impalas, Waterboks, Spingsboks, Oryx, chacals, hyènes, Rhinocéros blanc qui mange au sol, rhinocéros noir qui mange les feuilles des arbustes, des oiseaux: Serpentaires, Rolliers pourpres, Guépiers, Vautours.

On a eu plutôt de la chance en ayant pu voir les big 4 (éléphants, lion, léopard, rhinocéros),

Ainsi que des hyènes, des guépards, gnous et quantité d’antilopes, écureuil, et pléthore d’oiseaux et termitières.

Nous retrouvons notre bungalow bien fatigués mais avec des images plein les yeux, tellement fatigués que nous avons oublié de fermer la porte du bungalow, des animaux ont tourné autour toute la nuit….

Samedi 27 septembre

Environ 200 km

Après, le petit déjeuner, nous quittons Mushara Bush Camp pour traverser le parc d’Etosha en diagonale du Nord-Est au Sud-Ouest.

« Etosha » veut dire : grand espace blanc. Y vivent 114 espèces de mammifères , 340 variétés d’oiseaux et 11 espèces de reptiles.

Nous longeons le Pan (plan d’eau asséché) qui est le théâtre de nombreux mirages.

En cours de route, nous nous arrêtons dans une aire de pique-nique sécurisée; il faut être conscient que tous les animaux se promènent en liberté.

Après la visite aux principaux trous d’eau le long de la piste principale, nous nous trouvons face à un éléphant qui n’a pas l’intention de nous laisser passer. après quelques hésitations , j’enclenche la marche arrière pour éviter une confrontation qui ne tournerait pas en notre faveur.

En poursuivant , nous découvrons un zèbre mort le long de la piste:

Après s’être arrêtés, nous découvrons une lionne essoufflée, haletante couchée à quelques mètres.

Un peu plus loin…

En poursuivant notre route nous voyons l’horizon barré par une barre sombre, en approchant , nous voyons un immense feu de brousse.

Un feu de brousse s’est déclaré le 22 septembre 2025, affectant environ 38 % du parc national d’Etosha. L’incendie a été alimenté par la végétation sèche et des vents forts.

Nous longeons le feu sur 40 km, puis nous arrivons à Okaukuejo

Okaukuejo est le centre administratif du parc national d’Etosha. il s »agit d’un mini ville avec une poste, une épicerie, un magasin de souvenirs et un restaurant.

L’attraction majeure est le point d’eau permanent, éclairé la nuit, qui attire de nombreux animaux sauvages comme les éléphants, les lions et les rhinocéros noirs, surtout pendant la longue saison sèche.

Et la journée se termine par un joli coucher de soleil

Dimanche 28 septembre

départ 8h00 du parc où un chien renifleur s’assure que nous n’avons rien de prohibé .

Aujourd’hui, nous prenons la route pour rejoindre Twylfelfontein par la piste C38 pour rejoindre Outjo puis la C39 vers Khorixas.

Une étape nous emmène vers la forêt pétrifiée : le site regroupe d’énormes troncs d’arbres fossilisés, âgés de 250 millions d’années.

La Forêt Pétrifiée de Namibie est un site naturel situé dans la région du Damaraland, à environ 50 km à l’ouest de Khorixas. Il abrite plus d’une cinquantaine de troncs d’arbres fossilisés, âgés de 250 à 300 millions d’années, qui ont été transformés en pierre par la silice. Ce monument national est également remarquable pour ses troncs pouvant atteindre jusqu’à 30 mètres de long et 6 mètres de circonférence, les arbres ne présentant pas de racine, il est généralement admis que ceux-ci ont été charriés par les flots, en provenance d’Afrique centrale.

L’arbre à myrrhe de Namibie, Commiphora Wildii, est une espèce utilisée par les femmes de la tribu Himba. La résine, appelée « onumbiri », est récoltée manuellement après qu’elle a suinté naturellement de l’arbre. Cette résine est ensuite transformée en huile essentielle, utilisée traditionnellement pour protéger et hydrater la peau, notamment en la mélangeant avec de l’hématite en poudre et du lait de bétail.  

La myrrhe Omumbiri, est une matière première précieuse en parfumerie pour ses notes chaudes, balsamiques et légèrement épicées. Son parfum, souvent mis à l’honneur par des parfumeurs comme dans le parfum « Cache Myrrhe » ou « Myrrhe Impériale », est évoqué par des senteurs complexes mêlant résine, bois, vanille et parfois des notes florales ou d’encens. On l’associe à des fragrances sensuelles et mystérieuses. 

On peut aussi y voir des exemplaires de la plante fossile vivante Welwitschia mirabilis. Le désert du Namib (Afrique australe) est le seul endroit au monde où elle pousse naturellement.

La welwitschia, un des arbres les plus étranges de la planète peut survivre des centaines d’années dans le désert aride en absorbant l’eau du brouillard marin et des nappes phréatiques profondes . Welwitschia joue un rôle essentiel dans l’écosystème désertique, fournissant de la nourriture à divers animaux et aux populations locales.

Nous déjeunons d’un sandwich sur le site au milieu d’oiseaux et lézards

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Nous avons bien roulé et avant de rejoindre notre lodge, nous allons visiter le site de « la montagne. brulée ».

 Elle doit son nom à ses roches de schiste qui semblent avoir été carbonisées par du magma souterrain, créant un paysage d’un noir et d’un rouge sombre. 

A côté, un autre site , celui des Organ Pipes :

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Les « Organ Pipes » sont des  formations géologiques qui ressemblent à des tuyaux d’orgue en raison de colonnes de dolérite alignées.

Nous arrivons à notre lodge enchâssé au milieu d »énormes blocs rocheux rouges où nous pouvons déjà admirer quelques gravures rupestres.

Au cours de nos trajets , nous voyons d’innombrables mirages, ce qui m’inspire ce petit poème.

Eau de mirage —
un reflet fuit dans le sable,
soif sans visage.

L’image tremble,
miroitant d’illusions,
je bois le vide.

Reflet d’un mirage,
miroir noyé de lumière 
où suis‑je vraiment ?

Sous le sable lisse,
l’ombre s’abreuve d’absence,
image perdue.

Lundi 29 septembre

Lever à 6h30 , réveillés par un gardien du lodge venu nous dire que les feux de notre véhicule sont restés allumés toute la nuit; heureusement sans conséquence…

Nous partons visiter le site de Twyfelfontein. dans la région du Damarland.

Twyfelfontein signifie littéralement  » fontaine du doute où fontaine hésitante » et est un site archéologique important en Namibie, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il est célèbre pour ses milliers de gravures et peintures rupestres laissées par des peuples chasseurs-cueilleurs, il y a des milliers d’années. 

  • Gravures et peintures rupestres : Le site abrite la plus grande concentration d’art rupestre d’Afrique, avec plus de 2 500 gravures représentant des animaux (éléphants, rhinocéros, girafes) et des figures humaines. Ces œuvres témoignent des rituels et des pratiques des communautés de chasseurs-cueilleurs.

Nous découvrons ces gravures avec Raymond, notre guide.

De retour au lodge, nous attendons 15h00 pour la sortie éléphants du désert.

Nous sommes avec 5 Anglais. Notre guide, Stanley, nous emmène sur des pistes caillouteuses : nous traversons des oueds , beaucoup de sable, nous longeons la rivière Aba-Huab.

Les éléphants du désert de Namibie sont des éléphants africains (Loxodonta africana) qui ont développé des adaptations uniques pour survivre dans l’environnement aride du Kaokoland et du Damaraland. Ils sont plus élancés, possèdent des pieds plus larges et s’enfoncent moins dans le sable. Ces éléphants voyagent sur de longues distances pour trouver de l’eau, peuvent survivre plusieurs jours sans boire en se nourrissant de plantes du désert et creusent même des puits dans les lits de rivières asséchées pour accéder à l’eau souterraine. 

Notre guide nous conduit au dessus d’une colline rocheuse pour nous offrir l’apéritif au coucher du soleil.

Mardi 30 septembre

Départ 7h30

Aujourd’hui, nous prenons la route, enfin la piste, pour rejoindre la côte balnéaire ; environ 460 km.

Après quelques difficultés d’orientation, nous traversons le territoire des héréros puis des himbas qui tiennent quelques échoppes le long de la route.

Nous nous arrêtons devant l’une d’entre elles et sommes accueillis par une femme et ses trois enfants en tenue locale (c’est à dire assez dénudés). Nous lui achetons quelques bracelets et leurs laissons une bouteille d’eau, une pomme et quelques barres de céréales.

Nous poursuivons notre route jusqu’à Henties Bay avec seulement quelques 80 km de route asphaltées.

Lors d’un ravitaillement à une station essence, les pompistes nous font remarquer que nos pneus arrières sont un peu dégonflés . En versant de l’eau sur les deux roues, ils nous montrent des bulles d’air qui s’échappent : verdict un clou dans chaque pneu. En 10 mn, ils nous réparent cela et nous demandent 600 dollars namibiens, soit 30 €.

Nous nous rapprochons de l’océan atlantique et du courant froid de Benguela.

Le courant de Benguela est un rapide courant froid océanique qui coule depuis l’Afrique du Sud, remontant les côtes de Namibie et d’Angola, vers le nord-ouest pour rejoindre un courant chaud équatorial. Il est alimenté par une remontée d’eau froide des profondeurs le long de la côte Ouest de l’Afrique. En effet, la déviation des alizés vers le nord-ouest par la force de Coriolis repousse vers l’ouest les eaux de surface que les eaux des profondeurs viennent remplacer.

Ce courant refroidit considérablement la température (environ 16°) et génère un brume épaisse sur le littoral.

Nous remontons vers le Nord sur 60 Km par la route du sel.

Des étals de fleurs de sel où l’on laisse quelques dollars dans une boite.

Nous rejoignons la colonie d’otaries à fourrure: Arctocephalus tropicalis

L’otarie à fourrure subantarctique est un mammifère marin. Ses colonies de reproduction se trouvent dans les îles de l’Atlantique sud, au nord de la convergence antarctique. On peut estimer la population mondiale à 390 000 individus.

Les mâles mesurent jusqu’à 1,80 m mais continuent de grandir toute leur vie, tout comme la femelle, et pèsent jusqu’à 165 kg ; les femelles mesurent jusqu’à 1,45 m et pèsent jusqu’à 55 kg. L’âge maximal observé est de 11 ans pour les mâles, 23 ans pour les femelles.

Une odeur de mer, de poissons, de sel et autres … moins sympas ; un vacarme assourdissant , on se croirait dans une bergerie de 1000 moutons.

Une passerelle en bois nous permet de les approcher ; il fait 17° et du vent.

Nous reprenons la route : Un paysage désertique, quelques dunes, quelques buissons épineux, des lichens, une épaisse dune de mer, des tas de sel et des mirages.

Nous sommes entourés de mirages, les voitures roulent sur un miroir d’eau claire dans le lequel les phares de reflètent, le sommet des dunes forme un ilot dans un lac gris bleu, c’est surréaliste!

En chemin, nous nous arrêtons devant un bateau de pêcheur échoué: le Zeila

Nous arrivons enfin à notre lodge de Walvis Bay, une maison d’hôtes magnifique : The Rez

Mercredi 1er octobre

Couvert et frais au lever, mais la propriétaire de la Guest House nous assure qu’il va faire beau.

9h00, nous attendons notre navette pour rejoindre le port à Pélican Point au bord du Lagon.

Dès le départ, une otarie s’invite derrière puis dans notre bateau et se fait câliner sur les genoux des passagers pour quelques gourmandises.

Puis c’est le tour des pélicans qui viennent nous mordiller l’oreille.

Notre capitaine nous emmène rejoindre une colonie d’otaries à fourrure, une autre approche moins odorante est moins bruyante que celle d’hier.

C’est alors qu’une baleine à bosse émerge devant notre bateau.

Nous suivons cette baleine qui joue à cache cache avec nous et glisse doucement entre les bateaux . Un spectacle éblouissant!

II est temps alors de prendre la collation servie par l’équipage, accompagnée d’un pétillant d’Afrique du Sud. Un régal!

A peine descendus du bateau, nous sommes attendus par un chauffeur guide qui nous emmène à 60 Km de là, faire une partie de 4X4 à travers les dunes de Sandwich Harbour.

Nous longeons d’immenses marais salants et observons un joli mirage où les dunes semblent flotter.

En chemin, nous tombons hélas sur une baleine morte sur la grève.


Sandwich Harbour, fait partie du parc national du Namib Naukluft. Le lagon, les marais salants et la réserve ornithologique qui forment les zones humides de Walvis Bay, sont à juste titre considérés comme les plus importantes zones humides côtières d’Afrique australe. D’immenses dunes de sable se jettent directement dans l’océan, créant des paysages à couper le souffle et uniques. Ici, certaines des plus hautes dunes du monde plongent dans l’océan Atlantique froid pour former un lagon pittoresque.

Et la journée se termine par un splendide coucher de soleil à Walvis-Bay depuis le restaurant « the Raft »

Jeudi 2 octobre

12° à 8h00

275 km

Départ pour Sesriem par la piste C14 , notre GPS veut nous faire partir dans la mauvaise direction… et nous annonce plus de 1200 km.

Nous traversons un désert de sable et de brume épaisse sans rencontrer âme qui vive.

Puis nous renouons avec la chaleur en nous éloignant du bord de mer. 34°

Quelques melons du désert et une autruche sur les bords de piste

Passé le col de Ghaub, nous franchissons le tropique du Capricorne.

Nous traversons un paysage de montagne dans cette partie du désert du Namib

Après quelques heures de route, nous arrivons à Solitaire. Le nom suffit à lui seul pour décrire le lieu au milieu de nulle part : une pompe à essence , une boutique de produits de première nécessité et de souvenirs, bar et restauration et tout cela avec un petit air de Far West.

Un plein d’essence, quelques photos, quelques achats et nous voilà repartis

Encore 40 km et nous arrivons à notre Lodge : Agama lodge

Là, nous attendent la piscine et quelques phacochères.

Vendredi 3 octobre

Lever trés matinal : 5h15… une petite collation « tiré de notre breakfast bag » dans la chambre, puis nous partons pour 45 km de piste poussiéreuse et de nuit – c’est pire que le brouillard quand un véhicule devant soulève cette poussière qui ne retombe pas.

L’aube doucement nous rattrape et nous arrivons à Sesrien à 6h15. Il nous faut attendre le lever du soleil pour que le parc ouvre ses portes; nous sommes le 15 ème véhicule de la file d’attente.

Une fois la barrière ouverte, nous roulons 65 km de route asphaltée dans le désert du Namib jusqu’à Sossusvlei. De chaque côté de la route, les dunes se font de plus en plus hautes et colorées avec le jeu d’ombre et lumière du soleil levant.

À Sossusvlei, des navettes 4X4 avec chauffeur nous emmènent à travers le sable et les dunes vers la forêt pétrifiée.

Les « arbres fossilisés » de Sossusvlei sont en réalité les restes de troncs d’acacias morts dans le Deadvlei: une cuvette d’argile asséchée. Ils ne sont pas pétrifiés au sens minéral, mais ont été conservés grâce au climat sec, s’étant desséchés et noircis au soleil il y a environ 1000 ans, lorsque le cours d’eau qui les alimentait a été bloqué par l’avancée des dunes. Le paysage est célèbre pour le contraste saisissant entre le sol blanc, les dunes orange-rouge et les silhouettes noires des arbres. 

Il nous faut environ 1/2 h de marche dans le sable pour profiter de Deadvlei.

1/2 h pour le retour , la navette n’a pas attendu mais nous en prenons une autre! Nous renonçons à gravir BIG DADDY: Big Daddy Dune » est la plus haute dune de la région de Sossusvlei, en Namibie, et l’une des plus grandes dunes du monde, avec 325 m. L’ascension difficile nous effraie.

Nous nous décidons toutefois pour la dune 45:

La « Dune 45 » est une dune de sable célèbre située dans le désert du Namib. Son nom provient du fait qu’elle se trouve au 45e kilomètre de la route qui relie l’entrée du parc de Sesriem à Sossusvlei. C’est l’une des dunes les plus hautes et les plus photographiées, culminant à environ 170 mètres. 

Il nous faut maintenant sortir du parc sans oublier de régler les droits d’entrée… à la sortie, comme cela nous avait été conseillé pour profiter sans retard des lumières matinales rasantes.

Il nous reste à explorer le canyon de Sesriem, le thermomètre indique 38°.

Le canyon de Sesriem situé à quelques kilomètres seulement du village est un véritable chef-d’œuvre de la nature creusé au fil des siècles par la rivière Tsauchab. En raison du climat désertique Namibien, celle-ci ne s’écoule désormais que très rarement. Il est donc possible de se promener au fond de cette impressionnante gorge.

Quelques images sur le chemin de retour panneau Oryx , autruche et nid d’oiseaux : le Républicain social

Nous retrouvons notre lodge bien fatigués, écrasés par la chaleur: 38°

Samedi 4 octobre

Lever avec l’aube, puis départ à 7h30 pour AUS

Suite à une erreur de direction, un demi tour scabreux sur le bord de piste et nous nous enlisons sur la D845 – passage à 4 roues motrices, après avoir dégagé le sable devant et derrière les 4 roues.

Nous optons ensuite pour la route 707 réputée panoramique mais difficile, elle longe le parc de Namib-Naukluft entre collines rocheuses et désert, finalement la piste apparait moins difficile que certaines autres déjà prises.

Ce n’est en fait qu’à son embranchement, à Betta, que nous nous enlisons une deuxième fois mais nous maitrisons alors mieux les 4 roue motrices.

La 707 est ensuite surtout une piste recouverte de sable très fin et doux.

Nous passons devant notre Lodge sans nous arrêter pour aller au point d’observation des chevaux sauvages du désert du Namib. Dommage ils sont un peu trop loin.

Nous rejoignons enfin notre lodge  » Klein Aus Vista « 

Dimanche 5 octobre

Lever avec 16° Départ de Aus

Nous quittons l’hôtel à 8h pour retourner au point d’observation du Garub pour essayer de mieux voir les chevaux sauvages que la veille.

Cette fois-ci, les chevaux sont tout proches , un vrai régal !

Nous poursuivons vers Kolmanskop ghost Town, 8km avant Lüderitz, et attendons la visite guidée de 10h00. Dommage que notre guide parle anglais avec l’accent allemand.

Kolmanskop  est un village fantôme situé dans le désert du Namib à une dizaine de kilomètres de Lüderitz.

Bâtie en 1908 par des colons allemands, la ville a connu une prospérité fulgurante grâce à l’exploitation du diamant. Elle a atteint son apogée en 1920 puis s’est éteinte doucement au cours du xxe siècle. Durant sa période d’opulence, Kolmanskop importait l’eau potable depuis Le Cap en Afrique du Sud, distante de plus de 1 000 kilomètres. En dépit de l’environnement hostile, jusqu’à 400 personnes y ont vécu. De majestueuses maisons en pierre y ont été bâties sur le modèle allemand. L’hôpital de Kolmanskop, aujourd’hui en ruine, a été le premier hôpital d’Afrique équipé d’une machine à rayon X au début du xxe siècle, essentiellement pour vérifier si les mineurs n’avaient pas avalé des diamants. Les derniers habitants sont partis dans les années 1960.

Après avoir été un site prospère d’extraction de diamants, le lieu est devenu un village fantôme, envahi par le sable du désert du Namib. L’exploitation diamantifère se poursuit cependant. Quelques mineurs y travaillent et utilisent encore certaines infrastructures comme le théâtre ou la salle de jeu.

Est-ce le passé colonial des allemands ou le temps frais et venteux ? Nous sommes assez déçus.

Nous nous rendons à Lüderitz pour déjeuner dans un restaurant, mais encore une fois ne trouvant pas d’endroit agréable pour nous attabler nous repartons. Nous nous arrêtons quelques kilomètres plus loin pour grignoter notre breakfast bag.

Nous rentrons au lodge pour nous reposer : la piscine est trop froide, alors nous partons marcher autour du Lodge pour y découvrir quelques habitués.

Lundi 6 octobre

Départ de Aus, nous prenons la piste B4 pour le Fish River canyon.

Nous passons à Naute Dam, nous y trouvons de l’eau – quelques flaques – puis une rivière que nous passons par un pont à débordement et enfin un barrage.

Cette retenue d’eau permet la culture de dattes et de vignes. Il y a même une distillerie !

Nour retrouvons ensuite une zone aride.

Nous nous posons vers midi au bord de la Gaab river à sec enjambée par un pont ferroviaire.

Nous y remarquons la tombe de 3 allemands morts pendant la déroute allemande au pied d’un acacia.

Et à quelques pas de là, nous découvrons un four à chaux.

Le four d'Okambongora a été construit en 1948. M. Baerens a expliqué son fonctionnement. On posait d'abord une couche de pierres, puis une couche de bois, puis une autre couche de pierres dans la partie supérieure du four. On allumait ensuite le four. C'est dans cette partie que la température était la plus élevée ; la chaux brûlée tombait au fond, puis on l'enlevait à la pelle après refroidissement.

Le matériau était ensuite mélangé à du sable et de l'eau sur le chantier, puis utilisé pour fabriquer du ciment ou du plâtre. À cette époque, on l'appelait (monoko).

Le ciment à base de chaux offrait une bonne protection contre les termites. Grâce à l'utilisation de ce produit en Afrique du Sud, au début du XXe siècle, vers 1908, des bâtiments de deux étages furent construits, ce qui était auparavant impossible. M. Baerens se souvient que dans les années 1950, il n'y avait qu'une seule fabrique de chaux vive concurrente, située près d'Usakos.

Nous reprenons la route vers le Canyon village, notre lodge, où nous arrivons vers 13h00.

Un cadre étrange : un désert de sable où se dressent et s’empilent des rochers arrondis.

Nous profitons de la piscine et à 16 h00, nous partons pour une sortie Sunset dans le parc national du Gondwana.

Puis le soleil tombe sur le désert.

C’est l’heure de l’apéro… le soleil se couche

Attention ! là le soleil est couché , c’est la lune que l’on voit.

Mardi 7 octobre

Lever tôt, nous partons pour le Canyon Fish River. A Hobas, l’entrée est payante en cash.

La piste caillouteuse est difficile mais permet l’accès aux différents points de vue.

Le « canyon de la Fish River » est un site naturel situé dans le sud de la Namibie. C’est le deuxième plus grand canyon au monde, creusé par la rivière Fish sur une longueur de 160 km, une largeur de 27 km et une profondeur de 550 mètres. Il est considéré comme une merveille géologique, abritant une faune et une flore intéressantes et est accessible par deux points d’entrée principaux : Hobas au nord et Ai-Ais au sud. 

Nous reprenons la piste 324 en direction Ai-Ais :

Ai-Ais est un site de sources chaudes et un parc national en Namibie, dans le sud du pays, connu pour ses sources d’eau chaude sulfureuse et sa proximité avec le Fish River Canyon. Le nom  « AÏ-AÏS ». signifie brûlant dans la langue locale le Khoisan, en référence à la chaleur de ses sources qui peuvent atteindre 65 °c

Nous rejoignons notre lodge pour un repos mérité.

Agama agama est une espèce de sauriens de la famille des Agamidae.

En Afrique de l’ouest et centrale, il est également appelé « margouillat ».

Mercredi 8 octobre

Lever avec le soleil pour un départ à 7h30 pour une longue étape vers le Kalahari.

Il nous faut arriver au Lodge avant 15 h 00 , nous avons une visite guidée avec un départ à 16H00

Un petit arrêt dans la forêt d’arbres à carquois:  » Garas Rest Camp Park » :

Les bushmen utilisaient l’écorce de ces arbres pour fabriquer des porte-flèches.

Nous faisons ensuite une pause pique-nique au bord de la piste.

En chemin vers Mariental, nous longeons le cratère de Brukkaros qui s’élève à 1603 m.

Nous quittons la route asphaltée après Mariental et retrouvons une piste de 8 kms qui conduit à travers la réserve du Kalahari vers notre lodge.

Le désert de Kalahari étend son territoire de 900 000 km2 entre le Botswana, la Namibie et l’Afrique du Sud. Encadré par les bassins des fleuves Zambèze et Orange, frôlant au sud le désert du Namib, il est lui-même au cœur du bassin du Kalahari. Celui-ci s’étale sur 2,5 millions de km2 et comprend les terres d’Angola, de Zambie, du Zimbabwe et de la République démocratique du Congo. Le désert du Kalahari est aride et semi-aride. C’est un espace de vie sauvage préservé, qui abrite un peuple aux coutumes ancestrales.

A 16h, départ pour une sortie Sunset dans la réserve: springboks, waterboks, oryx, girafes, gnous du Kalahari, renards Otocyon (grandes oreilles), rhinocéros blancs qui touchent presque notre 4X4.

Notre chauffeur guide nous offre notre dernier apéritif au coucher de soleil dans les dunes du Kalahari.

Le désert du Kalahari est trés arboré et couvert de graminées jaunes suite à une saison des pluies généreuse après 3 années de sécheresse.

Jeudi 9 octobre

C’est le jour du retour…

Nous quittons le Kalahari et ses Bushmen, et prenons la route vers Windhoek avec la B1.

A Windhoek, nous faisons un arrêt shopping au Namibian arts and crafts center .

Puis nous faisons route vers l’aéroport :

Après la restitution de notre véhicule sans problème ( tout de même 4400km parcourus), commence la phase d’attente. Petit pique nique devant un groupe de Bushmen sorti du désert en attendant notre avion qui doit décoller à 18h50 .

Vol retour sans histoire, nous arrivons à Frankfort le matin à 6h00 mais nous devons attendre nos bagages plus d’1h! Une attente tout à fait normale à Frankfort selon les habitués… Une navette nous emmène au parking Parkos où nous récupérons notre voiture.

Et voilà !

Fin de l’aventure

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