Road trip en Espagne 2 ème partie

Nous avons quitté les plateaux entre Saragosse et Avila pour enfin trouver des températures confortables.

Samedi 16 mars

Aprés une nuit sur un immense parking au pied des murailles de Tolède ( nuit un peu bruyante!..) nous grimpons dans le Tolède intramuros grâce à un immense Escalator .

Dans un dédale de ruelles, nous découvrons enfin la cathédrale.

L’édifice actuel fut bâti en style gothique à compter de 1226, à l’emplacement de l’ancienne grande mosquée de la cité. Aujourd’hui encore, la cathédrale de Tolède domine la ville impériale de sa haute flèche et appartient au cercle des plus prestigieuses cathédrales espagnoles. Elle est classée sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1986, au même titre que l’ensemble du centre historique de la ville.

2ème étape, l’Alcazar qui domine le Tage /

L’Alcazar de Tolède est une bâtisse du xvie siècle de forme rectangulaire située dans la partie la plus haute de la ville de Tolède (Castille-La Manche, Espagne). Cet imposant édifice aux murs de granit possède une grande esplanade centrale et quatre tours d’angle carrées. Il aurait abrité le siège du protectorat romain de la cité avant de devenir un palais wisigothique au vie siècle puis une forteresse arabe au viiie siècle.

Nous retrouvons CW avant de poursuivre notre chemin vers la Mancha où nous avons rendez-vous avec Don Quichotte.

À la fois roman médiéval — un roman de chevalerie — et roman de l’époque moderne alors naissante, le livre est une parodie des mœurs médiévales et de l’idéal chevaleresque, ainsi qu’une critique des structures sociales d’une société espagnole rigide et vécue comme absurde. Don Quichotte est un jalon important de l’histoire littéraire et les interprétations qu’on en donne sont multiples : pur comique, satire sociale, analyse politique. Il est considéré comme l’un des romans les plus importants de la littérature mondiale et comme le premier roman moderne.

Au sommet de la colline, nous visitons le Castillo de Consuegra superbement bien situé à côté des moulins. Il vient d’être rénové et des panneaux explicatifs sont présents en français. Le personnel est accueillant.

Une nuit sur place pour un calme reposant.

Dimanche 17 mars

Une matinée ensoleillée, une température idéale nous incitent à faire du sur place: lessive, nettoyage , douche de You Too, et une raclette franc-comtoise avant de faire quelques km sur la route de Don Quichotte.

Nous posons CW à Puerto Lápice.

Nous nous arrêtons à l’auberge réputée de Puerto Lápice : c’est en effet ici que Cervantes s’est arrêté pour écrire le chapitre 2 de Don Quichotte. L’ auberge est située au bord de la vieille route. Elle a été utilisée comme cadre à la cérémonie d’adoubement du Chevalier à la Triste Figure. Elle n’a pas changé : la margelle du puits servant d’autel d’église, le livre grossier des livraisons de paille en guise de missel pour prêter serment, les armures et le patio à l’ombre duquel l’aubergiste vous offrira les mêmes plats que ceux servis à l’époque de Don Quichotte. A noter sa place centrale, à l’architecture typiquement manchega. 

Lundi 18 mars

Nous poursuivons notre voyage vers les lagunes du parc national de Daimiel et la lagune de Navaseca.

Le fait qu’il se trouve dans une région de La Manche qui est semi-aride en fait une espèce d’oasis pour les animaux et les plantes et un endroit parfait pour observer ses plus de 200 espèces d’oiseaux. Le mieux est donc de s’équiper de jumelles pour voir de près des oiseaux adaptés à l’eau comme le grèbe huppé, le grèbe castagneux ou le grèbe à cou noir. Étant donné qu’il s’agit d’un labyrinthe d’îles reliées entre elles par des passerelles en bois, nous y trouvons également des plantes aquatiques et des arbres de l’espèce tamarix canariensis, les seuls à peupler le parc.

La lagune de Navaseca fait partie de l’ensemble des lagunes dans la municipalité de Daimiel qui sont déjà décrites dès le 16ème siècle dans les rapports topographiques commandés par Philippe II .

Nous y ferons quelques observations d’ oiseaux , grenouilles, tortues…

Il nous reste 70 km pour atteindre Ruidera.

Nous sommes toujours sur les traces de Don Quichotte, les éoliennes remplacent les moulins pour être à l’heure du temps…. cela m’inspire ces quelques vers:

Dans la Mancha, Don Quichotte s’avance

Sur son destrier, l’âme vaillante.

Il voit des géants dans leur cadence,

Disciples d’Éole, en toute évidence. 

« En garde, vilains géants des vents ! 

Je vous défie, ô puissants tournoyants ! 

Je suis Don quichotte, chevalier vaillant, 

Et je vous terrasserai, maintenant ! »

Il charge, l’épée haute, vers les moulins, 

Mais la réalité n’est pas son dessein 

Car dans sa folie, il voit des fantassins, 

Menant un assaut au dénouement incertain.

Les ailes tournent, nullement se soucient

Du fou qui les prend pour ennemis.

Alors Don Quichotte, dans son délire

Combat les éoliennes sans jamais faiblir. 

Ainsi va ce monde et sa triste destinée,

Tel ce chevalier perdu dans ses pensées

Qui attaque des moulins, sans relâche,

Dans un monde où la folie se cache.

Lundi 18 mars

Nuit très calme sur l’aire autocaravane de Ruidera : 6 €

Nous prenons la route des lagunes: Les Lagunas de Ruidera sont un groupe de petits lacs situés dans le Campo de Montiel, en Castille-La Manche, entre la province d’Albacete et la province de Ciudad Real.

15 lagunes, chacune avec son propre charme et son propre attrait, qui sont parfaitement intégrées sur 30 kilomètres. Il ne s’agit pas seulement de beaux espaces naturels dans lesquels on peut se rafraîchir ou se promener. Nous devons toujours garder à l’esprit qu’il s’agit de formations uniques sur la péninsule. Ce groupe de lagunes est un complexe karstique modelé par l’action des eaux de la rivière Guadiana depuis des siècles. Les 15 lagunes sont reliées entre elles par des barrières tufacées, ce qui leur permet de communiquer entre elles par le biais de différentes chutes d’eau.

Après déjeuner, nous prenons la direction de Ubeda à 214 km : Située sur une hauteur dominant une plaine d’oliveraies, la ville compte 48 monuments et plus d’une centaine d’édifices présentant un intérêt artistique

Après avoir posé CW nous partons à pieds visiter le centre historique

Mercredi 20 Mars

Nous sommes toujours en Andalousie

Nous quittons Ubeda pour nous rendre dans la Sierra de Cazorla. Sur une centaine de kilomètres, nous traversons d’immenses oliveraies à perte de vue : une mer d’oliviers, c’est impressionnant et remarquable.

Notre objectif est de faire une randonnée dans la Sierra pour rejoindre le lit torrentiel du Guadalquivir : petite randonnée avec des forts dénivelés.

Nous redescendons à Cazorla pour déjeuner avant de visiter ses ruelles et les ruines de l’église inachevée Santa Maria.

L’église de Santa Maria était le bâtiment le plus important de la colonie de Cazorla. Construit dans le style Renaissance, il est attribué à Andrés de Vandelvira. L’église surplombe la rivière Cerezuelo : elle court dans un tunnel vouté construit pour elle sous l’église, son parvis et la place Santa Maria.

Le Parc Naturel des Sierras de Cazorla est l’espace protégé le plus grand d’Espagne: labyrinthe orographique de vallées, de calcaires , de précipices, de montagnes et de hautes plaines de grande importance hydrologique (grâce à la grande quantité de rivières et de ruisseaux qui courent dans cette zone); mais aussi botanique ( mélèse, pin d »Alep, pin de Bordeaux et beaucoup d’espèces endémiques ) et faunistique. Tout cela pour dire que c’est un des espaces naturels le plus visité du pays.

Le village, pittoresque et de grand intérêt touristique est situé à l’ombre du Peña de los Halcones, avec la sierra derrière lui et une immense oliveraie en face; il offre une vue panoramique spectaculaire et impressionnante. Au dessus de cet ensemble, se dresse le château de la Yedra, dominant le centre urbain aux rues étroites et aux habitations traditionnelles, aux maisons seigneuriales et aux monuments. Parmi eux, il faut remarquer le château de las Cinco Esquinas, la Mairie, la Place de Santa Marí­a, l »église de S. Francisco, celle de S. José et la Maison aux Sept Fontaines.

Nous visitons, avec un guide, le tunnel vouté réservé au passage du Rio Cerezuelo sous l’église Santa Maria : inattendu, surprenant et impressionnant!

Nous passons la nuit sur l’aire gratuite de Cazorla au dessus de la mer d’oliviers.

Jeudi 21 mars, lever avec 17°C

Petite marche pour une grande montée vers le château de Iruela.

La Iruela, à Jaén, est un village construit sur une pente, avec des rues escarpées et de vieilles traditions qui remontent à l’époque de la Reconquête. Au cœur du parc naturel de la Sierra de Cazorla, Segura et Las Villas, situé au sommet du rocher El Picacho, se trouve le château d’Iruela. Cette ville de Jaén possède dans ses murs une forteresse d’origine arabo-médiévale. Trois périodes de construction différentes allant des Templiers aux nobles castillans du XVIe siècle. Un château qui cache derrière ses murs une histoire fascinante et un patrimoine unique.

Le château de La Iruela est structuré sur trois niveaux. Dans la première enceinte, la partie la plus élevée de la forteresse, se trouve un donjon de forme rectangulaire d’origine chrétienne. On y accède par un escalier en bois. Sous cet accès, il est possible de voir les vestiges de la forteresse almohade originale.

La deuxième enceinte est entourée d’un mur, sous le donjon. Il servait de place d’armes et contient les restes d’une citerne, un élément architectural utilisé pour stocker l’eau. Enfin, la troisième enceinte est située entre ce qui reste du mur et un autre mur défensif aujourd’hui disparu. Cette forteresse possède également un espace extérieur où se trouve l’auditorium et une place intérieure entre le château et l’église.

Nour redescendons vers CW pour prendre la direction de Cordoue, 188km

Nous posons CW sur une aire payante à 11 min à pied de l’Alcazar : 1 Avenida dil Corregidor.

Nour partons en reconnaissance, nous avons rendez-vous avec notre guide demain à 10 h00.

Vendredi 23 mars

Nous rejoignons avec nos amis bourguignons vers le point de rendez vous en face de l’Alcazar sur la rive du Guadalquivir.

Notre guide, très volubile et expressive, nous explique les différentes étapes de l’occupation musulmane et de la reconquista.

Ces différentes étapes marquent l’architecture de l’Alcazar de Los Reyes Cristiano.

L’alcazar des rois chrétiens possède des caractéristiques islamiques, mais la quasi-totalité de la structure a été construite pendant l’époque chrétienne.

À l’origine, les Wisigoths avaient une forteresse sur le site. Après la conquête musulmane de la péninsule Ibérique, les Omeyyades de Damas reconstruisirent la structure : ce fut l’alcazar califal de Cordoue.

En 750, la dynastie des Omeyyades de Damas est renversée par les Abbassides. Le seul membre survivant de la dynastie omeyyade, Abd al-Rahman Ier, ayant une mère berbère, s’enfuit vers le Maghreb et, de là, passe en Espagne (al-Andalus). Il y établit l’émirat de Cordoue et utilise l’alcazar comme palais. Des moulins à eau à proximité du Guadalquivir alimentent un système de levage pour irriguer les jardins. Ces mécanismes existent jusqu’à ce que la reine Isabelle se plaigne qu’ils fassent trop de bruit et la tiennent éveillée.

En 1236, les forces chrétiennes s’emparent de Cordoue pendant la Reconquista. En 1328, Alphonse XI de Castille commence à construire la structure actuelle en ne gardant qu’une partie des ruines de l’ancienne forteresse maure. D’autres parties de l’alcazar mauresque sont données comme butin à l’évêque, les nobles et l’ordre de Calatrava.

Nous visitons ensuite l’ancien quartier juif, la Juderia et sa petite synagogue.

Et enfin, l’apothéose : la Mezquita-catedral.

La mosquée-cathédrale de Cordoue, également connue sous son ancien nom de « mosquée de Cordoue » (Mezquita de Córdoba) et sous son nom canonique et officiel de cathédrale Notre-Dame de l’Assomption (Catedral de Nuestra Señora de la Asunción), est un ancien temple romain qui devint basilique chrétienne, du ive au viiie siècle, du temps de la monarchie wisigothique, puis une mosquée, du viiie siècle jusqu’au 29 juin 1236, date à laquelle elle a été consacrée comme cathédrale, dans laquelle fut érigée plus tard, au début du xvie siècle, une chapelle dite majeure (en espagnol, Capilla Mayor) (pour la distinguer des nombreuses autres chapelles plus anciennes, situées le long des quatre murs intérieurs de l’édifice, à l’exception de la Capilla Real (Chapelle Royale), de la Capilla de San Pablo (Chapelle S. Paul) et de la Capilla de Villaviciosa (ancienne Chapelle majeure, du xiiie au xvie siècle, de la cathédrale), lesquelles ne s’adossent pas au quadrilatère formé par les murs nord, ouest, sud et est.

Vue vers l’Alcazar depuis le pont romain :

Epuisés, nous retrouvons CW et You too avant de repartir pour assister au spectacle équestre et flamenco produit par les Écuries royales de Cordoue.

Il est 21h à la sortie du spectacle, nous flânons dans les ruelles à la recherche d’un restaurant.

Nous dégustons des « beignets d’aubergines à la Chiquita » Excellents!!

Nous retrouvons enfin CW , 15 km pour la journée ça suffit.

Samedi 24 mars.

Nous quittons Cordoue et nos amis bourguignons et partons vers Antequera. Nous y serons vers 13h30 avec 31°C!

Après déjeuner nous montons vers El Torcal de Antequera pour marcher dans ce curieux décor par un sentier de 4km.

Nous y observons quelques bouquetins

La région du Torcal de Antequera est un espace naturel situé sur le territoire de la commune espagnole d’Antequera, en Andalousie (province de Malaga). Il est célèbre pour les formes que l’érosion a donné à ses roches calcaires. Il s’étend sur 20 km², et constitue un bel exemple de paysage karstique en Europe.

Nous posons CW sur un parking qui domine la ville d’Antequera.

Dimanche 24 mars

Cela fait quelques jours que nous avons un ciel brumeux et venteux…un vent en rafales qui nous réveille en secouant CW.

Ce matin, dimanche des rameaux, nous descendons les rues étroites de Antequera jusqu’à l’Alcazaba . Nous sommes au début de la semaine Sainte.

L’Alcazaba de la ville d’Antequera est situé au sommet de la colline de Malaga de la médina d’origine islamique.

Nous descendons jusqu’à l’église San Sebastian où les fidèles arrivent avec des rameaux d’olivier pour assister à la messe.

Nous rejoignons CW et reprenons la route vers Setenil de Las Bodegas.

C’est un petit village blanc blotti sous un rocher immense, au point que certaines maisons ont économisé la construction de leur toiture. La municipalité est traversée par la rivière Guadalporcún, affluent du Guadalete, qui a creusé une faille impressionnante dans des couches datant du miocène. Ce village est surmonté de la ruine du château de Morrish et se trouve à côté d’une église.

Une petite assiette de jambon ibérique nous redonne des forces pour rejoindre Ronda où nous posons CW .

Nous en profitons pour faire une petite lessive avant de descendre les vélos pour rejoindre le Pont Neuf, Ponte Nuevo.

Le Pont Neuf  est le plus récent et le plus imposant des trois ponts franchissant les gorges du Guadalevín qui coupe la ville andalouse de Ronda en deux.

L’idée de la construction d’un pont à cet endroit revient au roi Philippe V. En 1735, il ordonne la construction d’un ouvrage avec une arche de trente-cinq mètres de diamètre. Les travaux, qui devaient être achevés en huit mois, n’ont pas vu leur terme, le pont s’étant effondré en cours de construction.

La construction de l’actuel pont a débuté en 1751 pour s’achever quarante-deux ans plus tard.

L’arche centrale comprend un local qui a été utilisé à des fins très diverses, dont une prison en particulier pendant la Guerre Civile. Le pont héberge actuellement un musée.

Lundi 25 mars

Apres une nuit de pluie et une chute sévère des températures, nous montons dans la Sierra de Ronda.

Il aurait été dommage de passer à côté de  la région de la jolie ville de Ronda  parsemée de pueblos blanco (villages blancs), Mais surprise, ce n’est pas dans un village blanc que nous avons trouvé mais un village… bleu. C’était toutefois sans compter avec le brouillard , l’étroitesse de la route tortueuse et la pluie… enfin nous posons CW et partons à la rencontre de Grand Schtroumpf et de la Schtroumpfette.

Il nous faut maintenant reprendre la même route dans le brouillard et la pluie pour nous diriger vers Marbella dans la Costa Del Sol où nous espérons trouver une météo plus favorable.

Nous posons CW sur le camping de Cabopino .

Enfin une petite marche sur la plage permet à You Too de se dégourdir les pattes .

Mardi 26 mars

Il a plu cette nuit mais le ciel s’éclaircit et nous passerons toute la journée avec un vent très fort.

Nous quittons la zone balnéaire hyper urbanisée de Marbella en longeant le bord de mer en passant légèrement au dessus de Gibraltar et de son fameux roche pour poser CW à Tarifa.

Le détroit de Gibraltar est un bras de mer séparant l’Europe (au nord) de l’Afrique (au sud). Il permet le passage maritime entre l’océan Atlantique et la mer Méditerranée à laquelle il appartient. Ses extrémités orientales sont du côté africain la punta Almina (Ceuta, Espagne) et côté européen la punta de Europa (Gibraltar). C’est un des lieux les plus fréquentés par les navires dans le monde. Dans l’Antiquité, le détroit était appelé Colonnes d’Hercule, il a une largeur minimum de 14,4 km. Sa profondeur moyenne est de 300 m, mais elle atteint 900 m dans la partie la plus étroite. Deux ports importants se trouvent sur ce détroit : Algésiras (Espagne), premier port méditerranéen, et Tanger, sur la rive marocaine.

Tarifa est une ville fortifiée du sud de l’Espagne, située dans la province de Cadix, en Andalousie. C’est là que se trouve le point le plus méridional de l’Europe continentale avec la pointe de Tarifa. Cette pointe est parfois appelée « la pointe de l’Europe » mais aussi  » la pointe des vents ».

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Après déjeuner , nous marchons vers L’île des Colombes (Isla de las Palomas), reliée à Tarifa par une digue qui marque la séparation entre l’océan Atlantique et la mer Méditerranée. Elle constitue le point de départ d’une ligne bien visible depuis les hauteurs formée par la rencontre du très fort courant venant de la Méditerranée (8 nœuds soit 14 km/h) et son contre-courant créant une vague blanche déferlante caractéristique sur des kilomètres vers l’Atlantique.

Nous rentrons ensuite dans la ville historique par la Puerta de Jerez pour flâner dans les ruelles Andalouses très marquées par la proximité du Maroc.

Tarifa est un haut lieu de funboard et de kitesurf.

Mercredi 27 mars

Un vent très fort a bercé CW toute la nuit et nous aussi par la même occasion, à cela le martèlement de la pluie , c’est-à-dire que nous avons eu un sommeil chaotique.

Mais pourtant au lever , le ciel était bleu avec 15°. Nous longeons alors l’Atlantique trés agité pour arriver à Los Canos de Meca. C’est le début de la remontée…

Nous posons CW sur une aire en bordure de plage, Calle Galeon.

Un ciel bleu sur une mer agitée nous incite à une petite marche sur la plage jusqu’au Cabo Trafalgar.

Jeudi 28 mars

Réveil avec un ciel pluvieux et 16° , nous décidons de différer notre départ vers Cadix de 24 h et de s’accorder une journée de repos.

L’apres midi le ciel redevient bleu ce qui nous incite à sortir nos vélos et You Too…

Nous expérimentons you Too dans le porte bagage…

Vendredi 29 mars

Nous quittons l’aire de Cabo Trafalgar pour Cadix

Nous posons CW Au bout de la presqu’île de Cadix près du fort

Nous sommes à 15 min de la cathédrale mais hélas fermée pour cause de Vendredi Saint.

Nous retrouvons nos amis Bourguignons Jean Paul et Françoise avec qui nous flânons en bord de mer sur la digue du Castillo San Sébastien.

Mais très vite le mauvais temps nous rattrape

Nous nous rabattons sur une soirée pizza avec un peu de champagne dans le camping car…

You too qui du mangé quelque chose est complétement shooté , il a fallu attendre minuit pour qu’il commence à réémerger. avec le vent force 7 , la pluie force+++ , cela nous a laissé très peu d’heure de sommeil.

Autour de la péninsule Ibérique 5ème semaine

Lundi 3 avril

Nous entamons la cinquième semaine et nous avons parcouru 3984 km , CW a consommé 10,6 l /100 km.

Lever 14° grand bleu.

Nous quittons le cap pour rejoindre LISBONNE. Cela fait un peu peur à CW, mais nous avons opté pour un camping dans le parc Monsanto : un bel espace vert dans LISBONNE.

Le Lisboa Campismo est très accueillant, très arboré, et très bien équipé.

Après déjeuner, l’aventure commence..

Munis de nos Lisboa Card achetées au camping, il nous faut prendre le bus 714 devant le camping, oui mais c’est où devant?

Après 3/4 d’ heure de bus, nous arrivons CAIS DO SODRE, en bordure du TAGE.

Ce fleuve est le plus long de la péninsule ibérique, avec ses 1078 km répartis ainsi : 802 km en Espagne, avec une source dans la vallée de Fuente de Garcia ; 48 km de fleuve qui longent la frontière entre l’Espagne et le Portugal, puis 228 km à travers le Portugal. Il termine sa course dans l’Océan Atlantique à Lisbonne !

L’estuaire de Tejo,  entre Lisbonne et Almada, est surnommé la Mer de Paille en raison de la couleur jaune dont il se teinte, quand le soleil se couche.

Le temps de nous orienter, nous nous faisons alpaguer par un conducteur de Tuk-tuk inspiré de l’ASIE.

Le conducteur nous sert aussi un peu de guide en nous expliquant les différents monuments, églises.

Enfin, rien de mieux pour ressentir le rythme de la ville ainsi que celui de sa population. nous nous sentons immergés dans la fourmilière de Lisbonne et de ses ruelles étroites et très pentues.

Au fil de la visite , notre chauffeur nous fait remarquer beaucoup de street art.

Une première immersion bien sympathique dans cette ville avant de repartir vers le camping.

Mardi 4 avril

Lever avec 15°, grand ciel bleu. Nous atteindrons 25 dans la journée.

Nous partons de bonne heure par le bus 714. et nous descendons place du Commerce.

Il nous faut monter tout en haut de la colline Saint-Georges, la plus haute de Lisbonne, où se trouve le Château Saint-Georges, l’un des symboles renfermant le plus d’histoire de la ville.

Le Château Saint-Georges (Castelo de São Jorge en portugais) est l’un des monuments les plus célèbres de Lisbonne. De jour comme de nuit, on peut le voir au sommet de la colline Saint-Georges, la plus haute de Lisbonne et où se trouvent les quartiers de Castelo et de L’Alfama.

Nous redescendons la colline. c’est moins fatigant dans ce sens là! pour découvrir la cathédrale

La Cathédrale de Lisbonne, communément appelée Sé de Lisboa, est l’église la plus ancienne et importante de la ville. La construction de la Cathédrale de Lisbonne date du XIIe siècle et son style dominant est le roman. Son nom entier est Santa Maria Maior.

Un petit creux à l’estomac nous fait rentrer dans un restaurant libanais, le « Citrón ». Original, aller au Portugal pour manger libanais!

Mais nous n’avons pas regretté: nous avons choisi le Fatteh de Carne décrit ainsi sur la carte :

« musclo de vaca cozido lentamente, cebola, alho, mix de especiarias libanesas, vinagre, iogurte, tahine e croutons de pão (pode conter nozes) »

Il est à nouveau temps de reprendre de la hauteur avec le funiculaire de la BICA

Un peu de repos au bord du Tage

Mercredi 27 avril

Lever de bonne heure pour visiter la tour de BELEM sans avoir une grande file d’attente. 14° Grand ciel bleu.

La tour de Belém a été construite sur les bords du Tage, dans la freguesia de Santa Maria de Belém, entre 1514 et 1519 par le roi Manuel Ier du Portugal pour garder l’entrée du port de Lisbonne. Lisbonne revêtait une grande importance dans l’époque des découvertes en Europe, car elle servait à la fois de forteresse et de port d’origine aux explorateurs portugais pour établir ce qui serait le premier commerce européen avec la Chine et l’Inde. La tour de Belém a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1983, conjointement avec le monastère des Hiéronymites.

La tour de Belém est considérée comme étant l’une des œuvres majeures du style manuélin. Sous ses terrasses, ses balcons et ses échauguettes mauresques, cette citadelle, édifiée au xvie siècle par Francisco de Arruda pour abriter les capitaines du port, a vu passer les caravelles en partance pour les côtes de Guinée.

En rejoignant le monasterio de JERONIMOS, nous passons devant le monument dédié à VASCO DE GAMA.

Puis après une attente de 30 minutes nous accédons au monastère.

Le monastère des Hiéronymites : (Mosteiro dos Jerónimos) est un monastère portugais de l’Ordre de Saint-Jérôme, témoignage monumental de la richesse des découvertes portugaises à travers le monde. Comme la tour de Belém, il est un exemple significatif du style manuélin.

Il a été construit au XVIe siècle pour le retour de Vasco de Gama.

Il nous faut faire une deuxième queue pour accéder à l’église attenante où se trouve le tombeau de VASCO de GAMA.

En 1498, six ans après la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, Vasco de Gama fut le premier Européen à trouver la route de l’Inde en contournant l’Afrique. Il put ainsi fonder le premier comptoir portugais en Asie. La confrontation qui s’ensuivit entre l’Europe marchande et la présence arabe est un fait majeur de l’histoire.

Avant de reprendre notre bus 714, une petite pause resto puis nous ne résistons pas à visiter le grand café lumineux PASTEÏ de BELEM proposant des pâtisseries portugaises, des tartes et des pains mais surtout les réputés pastels de mata de Belém.

Nous retrouvons le camping, CW et Gaby puis prenons la direction de SINTRA où quelques châteaux nous attendent demain.

Nous nous posons à Sintra Vintage Caravan après avoir traversé des villages avec des rues trés étroites où CW a su se faufiler.

Jeudi 6 mars

10°au lever avec brume de mer, mais très vite grand bleu.

Nous commandons un Uber pour nous emmener au Palacio de PENA : 20 Euros

Arrivés sur place, nous apprenons qu’il y a grève et que tous les sites touristiques sont fermés. Il n’y pas qu’en France !

Super déçus, nous redescendons en taxi à SINTRA : 2,5 euros nous flânons dans les ruelles.

Sintra (anciennement Cintra) est une ville et un municipio  portugais située à 25 km au nord-ouest de Lisbonne dans le district de Lisbonne bet sous-région de la Grande Lisbonne). L’harmonie parfaite entre la nature et le patrimoine de la ville a conduit l’UNESCO à classer la ville au Patrimoine Culturel de l’Humanité, dans la catégorie paysage culturel, en 1995

Dans ce magasin, on peut acheter des boites de sardines et autre poissons.

L’Office de tourisme nous indique que le chateau PALACIO QUINTA da REGALEIRA est ouvert.

Nous y montons à pieds.

Le palais de la Regaleira est un ensemble architectural situé dans le Centre Historique de Sintra , ville classée au patrimoine mondial par l’UNESCO. Le palais et les jardins de sa Quinta (domaine) ont été créés par António Augusto Carvalho Monteiro (1848-1920) avec l’aide de l’architecte Luigi Manini (1848-1936) ; ils s’étendent aujourd’hui sur 4 hectares.

Les références à l’alchimie, à la franc-maçonnerie, et aux Templiers sont nombreuses aussi bien dans l’architecture du palais que dans la conception du parc qui l’entoure.

Et maintenant ce que nous aurions pu voir… le Palacion Nacional da Pena :

Il est 14 h 00, et il ne nous reste plus qu’à retrouver CW et GABY. Le taxi nous coûte 13€ 75.

Vendredi 7 avril

Lever avec 14° et grand ciel bleu.

Nous quittons SINTRA à 9h30 en direction de PENICHE : 80 km – mauvaises routes, beaucoup de circulation et de limitations de vitesse, arrêt GPL et gasoil (on ne s’est pas trompé cette fois ci ), nous arrivons enfin au phare de PENICHE à midi.

Peniche et la mer sont indissociables. C’est un des plus grands ports de pêche traditionnelle du Portugal et un grand centre atlantique d’activités maritimes et touristiques.

Nous partons après le repas à bicyclette pour faire le tour de la presqu’ile : 16km en passant par la ville, la petite presqu’île de PAPOA, les belvédères…

Enfin pour terminer la journée, nous avons droit à un splendide coucher de soleil…

Le soleil est couché, le phare s’allume!

Samedi 8 avril

Lever avec 14° et grand ciel bleu.

Nous prenons la route vers NAZARE : l’une des plus belles villes balnéaires de la « Costa de Prata » (Côte d’Argent) du Portugal. La ville se déploie sur une large baie de sable dominée par la falaise de SITIO.

NAZARE est aussi connue pour être le théâtre des plus hautes vagues du monde (jusqu’à 35 m) que des surfeurs intrépides essaient de chevaucher.

La dernière photo n’a pas été prise aujourd’hui

NAZARE nous laissera en mémoire l’image d’une station balnéaire sans autre intérêt particulier : mer bleue , sable doré, une route qui longe la plage bordée de magasins de souvenirs et de restos et beaucoup de monde.

Nous extirpons CW des ruelles étroites et pentues pour rejoindre BATALHA et son monastère.

Le monastère de Santa Maria da Vitória, plus connu sous le nom de monastère de Batalha, Édifié pour commémorer la victoire des Portugais sur les Castillans à la bataille d’Aljubarrota en 1385, il développe un style gothique national original, profondément influencé par l’art manuélin, dont le cloître royal, véritable chef-d’œuvre, est l’illustration parfaite. Le monument a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Nous arrivons juste pour la relève de la Garde qui a lieu devant les tombes de deux soldats anonymes:

Durant la première guerre mondiale, le Portugal a envoyé des bataillons dans le nord de la France. Mais des bataillons ont dû partir aussi pour défendre les colonies du Portugal en Afrique où les batailles faisaient rage avec les armées allemandes.

Une petite sangria en terrasse et nous posons CW à PORTO DE MOS au pied du château.

Dimanche 9 mars

Lever avec 11° et du brouillard qui se lève rapidement .

Nous quittons notre aire pour rejoindre Fatima.

Fátima est  située dans le district de Santarém, Le nom pourrait venir d’une princesse maure nommée Fatima, enlevée par un chevalier chrétien puis convertie au christianisme.

L’origine du mot est le prénom arabe Fatima (فاطمة) donné à la ville à l’époque de Gharb Al Andalus où une partie du Portugal était musulmane. Ce prénom est très utilisé dans les pays arabo-musulmans car il était porté par la fille de Mahomet.

La ville devient célèbre en 1917, quand trois jeunes bergers prétendent avoir été témoins à plusieurs reprises d’une apparition mariale.

La Vierge Marie leur a également délivré plusieurs messages. Francisco Marto et Jacinta Marto, qui moururent respectivement en 1919 et 1920, et furent béatifiés en 2000 par le pape Jean Paul II puis canonisés par le pape François en 2017. La troisième, Lúcia dos Santos, qui est devenue une religieuse carmélite, ne mourut qu’en 2005, et sa tombe est aussi dans la même basilique.

Le 13 octobre 1917, des milliers de personnes ont assisté au miracle du soleil tournoyant sur lui-même comme un disque d’argent.

Ces apparitions mariales ont justifié la création du sanctuaire de Notre-Dame de Fatima à Cova da Iria, lieu d’un célèbre pèlerinage catholique. En 2017, le pape François se rend à Fátima pour le pèlerinage.

Nous quittons Fátima pour rejoindre le Tage et le château de ALMOUROL.

Perché sur une petite île au milieu du Tage, le château d’Almourol avec son air de conte de fées est l’un des châteaux portugais les plus harmonieux et pittoresques. Le château existait déjà en 1129 lors de l’arrivée des chrétiens. Ce monument médiéval emblématique de la Reconquête a ensuite été confié aux chevaliers de l’ordre du Temple.

Avant de vous quitter, un petit mot sur les centres commerciaux: Intermarché est très largement représenté mais nous trouvons des LIDL des ALDI, AUCHAN et même des LECLERC. décidément Edouard est partout…! C’est un peu moins cher qu’en France, mais rien d’extraordinaire.

Le gasoil tourne autour de 1€60

Le Monastère de TOMAR étant fermé le dimanche de Pâques, nous posons CW dans un camping désaffecté mais très confortable et gratuit. coordonnées :39.607868 – 8.409809

Un petit résumé de nos étapes