La mort et l’amour

Il était une fois, dans un monde lointain

L’amour et la mort se croisèrent en chemin.

L’amour, doux sentiment, plein de vie et lumière,

La mort, mystérieuse, et sa faux meurtrière.

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Alors que, joyeux, l’amour dansait dans les prés,

La mort, en silence, suivait ses pas pressés,

En se regardant, se fixèrent un instant,

Et se lancèrent dans un étrange tournoiement.

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L’amour, débordant de tendresse et de chaleur,

Enveloppa la mort de toute sa douceur,

Lui offrit des fleurs, des baisers et des caresses…

Mais la mort, détachée, se montra sans faiblesse.

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Et dit : « Cher amour, ta passion est bien belle,

Mais c’est dans ma nature de couper les ailes.

Je suis le seul destin pour un fatal passage,

Nul ne peut échapper à mon triste message. »

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L’amour, déterminé, refusa de se résigner,

Voulant séduire la mort, la faire changer,

En jurant un amour éternel, infini…

Mais celle -ci, immuable, répondit « C’est ainsi. »

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Reprenant leur chemin, chacun de leur côté,

L’amour continua de briller, la mort de passer.

Mais parfois, au cœur d’une nuit étoilée,

On dit que l’amour et la mort aiment se retrouver.

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Ils dansent ensemble, dans un éternel ballet,

Unissant leurs forces, leurs contraires assemblés.

Car l’amour sans la mort n’aurait pas de valeur,

Et la mort sans l’amour serait une erreur.

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Ainsi va notre vie et ses joies et ses peines,

L’amour et la mort, ces deux forces souveraines.

Et dans cette fable, une leçon est à retenir :

Profiter de l’amour, avant que la mort ne vienne vous saisir.

GE- février 2024

Les notes du silence

dramatic starry sky over trees peaks at night

Les notes du silence

Dans l’obscurité du silence, les notes s’entremêlent,

Comme des ombres dansantes au clair de lune.

Les mots s’évanouissent dans l’écho du néant,

Et la mélodie du mystère résonne en mon âme.

Dans la profondeur du temps, les notes s’élèvent en douceur,

Comme des murmures célestes dans l’air immobile.

Elles dansent et tournoient, emportant les pensées

Vers des contrées lointaines, où le temps se fige.

Le soupir devient musique, et chaque note résonne

Comme un écho de l’âme, un frisson dans l’espace.

Puis les mots se taisent, laissant place à l’indicible,

Dans une symphonie du silence, où tout devient poésie.

GE – janvier – 2024

Immortalité

Immortalité

Nos jours raccourcissent, blanchissent à l’aurore :

Triste annonce des ans que les heures dévorent.

Sans plainte ni soupir, partir sans un regret,

Pour un ultime départ vers ce grand secret.

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L’ombre étend ses ailes comme un oiseau perfide,

Suspendu au-dessus du berceau de la vie.

Une fin de l’espoir dans un monde de foi,

La chair fatiguée s’accroche encore sans joie.

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Le corps chéri défie l’abandon de son âme

Comme la fière armée défend son oriflamme.

Liens sacrés dénoués par une main profane, 

Déjà ils se rompent, ne sont que filigrane…

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La destinée de l’homme n’est pas dans son temps –

Point ce puissant cours d’eau ne meurt dans l’océan.

Fondue dans la marée mais vive dans sa course,

L’onde coule sans fin depuis sa prime source.

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Guy E – février 2021

In memoriam

In Memoriam

Le soleil s’efface, l’ombre se cache pour pleurer.

Les cieux tournent la page, décrivant la destinée.

Les bruits de la vie s’effacent, nos pas hésitent,

Les mots d’espoir se cherchent, le temps nous évite.

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Encore une fois, le sablier se renverse,

Ébranlant nos vies, en dissipant la détresse.

Le vide apparait, ne laissant rien qu’une trace,

Peut-être un espoir qu’il n’y ait pas de disgrâce.

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Toujours, la terre se fait sourde aux cris des hommes,

Dont les funestes deuils éclairent les ténèbres,

Dans une démarche autant vide que funèbre.

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La vie et la mort se livrent un duel, en somme.

D’un dernier regard en direction de la vie,

Vers un autre futur, le présent nous convie.

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Guy E – 4 août 2021