
Il était une fois, dans un grand poulailler,
Un grand coq flamboyant, au jabot coloré.
Montrant sa crête rouge et son plumage d’or :
« Je suis roi, c’est un fait ! » clamait il haut et fort ».
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De son cri singulier et de ses grands discours,
Chantait à tue-tête, promettant de grands jours.
Dans cette basse-cour, les autres volatiles
Regardaient tous ce coq, pensant à une idylle.
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Les poules, les canards, les dindons et les oies
Écoutaient ses chansons, pleins d’éclat et d’émoi.
Il promettait grains et vers de terre à foison,
Et même un grand mur pour protéger la maison.
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« Oh! dit alors la poule, quel est ce mécompte ?
Des promesses ! la vérité n’est pas un conte. »
Le canard, un peu sage, acquiesça de la tête :
« Méfions-nous des bruits, des belles conquêtes.
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Il clame qu’il est fort et qu’il va tout changer,
Mais au fond, que fait-il, s’il veut nous protéger ? »
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Un jour, le vent tourna, l’orage s’annonça,
Le coq, tout en haut, se mit à chanter sans fin,
Mais les nuages noirs, dans un très grand fracas,
Furent témoins du fait que son chant était vain.
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Les autres animaux, tous unis dans la peine,
Se moquèrent du coq, de sa voix qui se traîne.
« Promets ce que tu veux, mais surtout n’oublie pas
Que les actes parlent plus que de vains éclats. »
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Ils se rassemblèrent pour construire un asile,
La tempête sévissant, ils étaient à l’abri.
Ainsi, dans leur enclos, la leçon en fut claire :
Les mots nous séduisent, mais l’action est mère.
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Le coq, déchu, voyant ses plumes d’or ternies,
Comprit que l’union n’est pas la tyrannie.
Les belles paroles, sans actes à l’appui,
Ne sont que des échos, s’envolant dans l’oubli.
G E – novembre 2024
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