Les ombres du soir

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Quand, fatigué, l’astre se replie en silence,

Les ombres s’étirent, dansent avec élégance.

Elles se déploient, mystérieuses et fines,

Comme des voiles sombres, sur la scène divine.

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Dans le crépuscule aux couleurs mystérieuses,

Les fantômes surgissent, mânes silencieuses,

Dansant dans les brumes, esprits en errance,

Révélant les secrets des ombres en transparence.

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Sous le voile du soir, les mystères s’éveillent

Et dans le ciel obscur, la scène émerveille.  

Les cieux sont le théâtre de ces âmes perdues,

Errant entre deux mondes, en quête de salut.

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Les murmures du vent colportent leur mémoire

Légendes oubliées, leurs chants et leur histoire.

Tandis que le soir dévoile ici-bas ses mystères,

Et laisse entrevoir l’au-delà, entre ciel et terre.

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Le ciel s’embrase de teintes éclatantes.

Les ombres se parent d’une aura étincelante :

Elles se fondent dans le décor éthéré,

Tissant un tableau magique, à méditer!

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En cet instant figé, les spectres errent en silence.

Le mystère s’intensifie, la magie agit en cadence, 

Et, dans les ténèbres profondes, l’âme se délivre, 

S’élevant vers l’inconnu, enfin trouve son équilibre.

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Le crépuscule alors révèle les secrets de la nuit.

Les étoiles s’éveillent, illuminant l’infini.

Les ombres se font complices, gardiennes du mystère,

Murmurant leurs souvenirs à des chimères éphémères.

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GE-mars 2024

Un soir dans les Vosges

Un soir dans les Vosges

Les cieux s’assombrissent à l’horizon des collines

Qui se dessinent sur la ligne bleue des Vosges.

Des sentiers serpentent vers les ravines voisines !

Les cimes des sapins coiffent leur chapeau jaune

Où s’accrochent les derniers rayons du soleil.

Un lac étale et étend son miroir vermeil,

Reflet féérique du ciel au soleil couchant.

Alors, envoûtement des elfes, le ciel s’efface.

Souffle enchanteur, la lumière vacille, lasse…

La lune se réfléchit au-dessus de l’étang ;

Enveloppée de son voile, elle passe sur le vallon.

Cette aube lunaire éveille le peuple nocturne.

Un autre ciel apparait, troué d’étoiles, infortune ?

Contrefaçon ? Des larmes brillent sur le gazon,

Perles de rosée sans couleur, les arbres pleurent.

Le lac s’endort, les nues glissent dans les profondeurs.

Guy EDUS – avril 2021