J’aimerais tant aller à Zanzibar

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J’aimerais tant aller à Zanzibar.

Là où le temps prend le temps
Où les soucis font leurs valises
Et s’envolent en riant dans le vent,
Souffle des marées parfumées d’épices

J’y boirais la mer à petites gorgées,
En chemise froissée de bonheur.
Le soleil me ferait les poches
Pour y glisser un peu de chaleur.

Plus de soucis, plus de réveil,
Juste des matins couleur safran
Et moi, sifflotant sous le soleil
Un air joyeux, presque en chantant.

Oh Zanzibar, doux mirage
Qui danse au bout de mon regard !
Même si je reste ici, sage…
J’aimerais tant aller à Zanzibar.

G.E – février 202

7 réflexions sur “J’aimerais tant aller à Zanzibar

  1. Violaine

    Paradis dans l océan indien, embaumé de clous de girofle, disait de Zanzibar l auteur du Lion
    On ne va pas à Zanzibar quand on est écrivain ou poète, on la rêve..comme A.R ou J.K….merci pour ce poème joyeux..maintenant pour moi il y aura le Zanzibar de G.E et ça me plaît
    Aucune interdiction de voyage cependant !!!

    1. Merci pour ce regard si généreux et si complice.
      Oui, Zanzibar est peut-être moins un lieu qu’un état de l’imaginaire : on la respire avant de la fouler, on la rêve avant de la voir. Si le poème a réussi à faire naître un Zanzibar de plus — le mien — et qu’il trouve sa place à côté de ceux des grands voyageurs de mots, alors j’en suis profondément heureux.
      Et rassurez-vous : rêver n’empêche jamais de partir… parfois, ça donne même très envie de faire les deux.

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