Je ne me souviens plus d’où je viens

Je ne me souviens plus d’où je viens,

Des chemins sillonnés, des rivières sans fin,

De ces rires d’enfants, et des rêves câlins,

De ces ombres fugaces venues d’échos lointains

.

Je ne me souviens plus d’où je viens,

Des visages aimés, et des mains qui me tiennent,

Des promesses murmurées sous un ciel serein,

Des saisons qui passent, des instants qui retiennent.

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Je ne me souviens plus d’où je viens,

Des ruelles étroites, des odeurs de pain,

Des histoires racontées autour d’un grand festin,

Quelques leçons de la vie, et des signes incertains.

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Je ne me souviens plus d’où je viens,

De ces pas où résonne cet éternel refrain,

Du fil invisible qui tisse mon destin,

De l’écho des années qui résonne sans fin.

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Je ne me souviens plus d’où je viens,

Mais je sais maintenant cette vie que j’étreins,

Que j’aime avec passion, et à chaque moment,

Que ce regard épris colore mon présent.

GE- septembre 2024

Ton destin

Ton destin

Ouvre ce livre étrange appelé destinée :

Il commence toujours par tes jeunes années.

C’est le canevas interactif de ta vie,

Futur roman que tu n’as pas encore écrit.

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Regarde et noircis ces jolies pages blanches

Sur lesquelles, chaque jour, chaque nuit, tu planches.

Ces feuillets vierges n’attendent que ton histoire ;

Point de recettes, ce n’est pas un grimoire.

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De ton destin, tu n’es ni captif ni otage,

Mais de ton existence tu en as le dessein.

Aucune esquisse, ton avenir t’appartient.

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C’est ainsi que, jour après jour, page après page,

Tu en es l’auteur, le copiste et le héros.

De tous ces acteurs, tu deviens l’alter ego.

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Qu’il soit heureux, triste ou tragique, ton destin,

Ce n’est que lorsque tu écriras le mot fin,

Et que, las, tu en signeras les dialogues,

Que tes lecteurs pourront en écrire l’épilogue.

Guy E – janvier 2021