Rappelle toi,

Je ne me souviens plus d’où je viens

Je ne me souviens plus d’où je viens,

Des chemins sillonnés, des rivières sans fin,

De ces rires d’enfants, et des rêves câlins,

De ces ombres fugaces venues d’échos lointains

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Je ne me souviens plus d’où je viens,

Des visages aimés, et des mains qui me tiennent,

Des promesses murmurées sous un ciel serein,

Des saisons qui passent, des instants qui retiennent.

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Je ne me souviens plus d’où je viens,

Des ruelles étroites, des odeurs de pain,

Des histoires racontées autour d’un grand festin,

Quelques leçons de la vie, et des signes incertains.

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Je ne me souviens plus d’où je viens,

De ces pas où résonne cet éternel refrain,

Du fil invisible qui tisse mon destin,

De l’écho des années qui résonne sans fin.

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Je ne me souviens plus d’où je viens,

Mais je sais maintenant cette vie que j’étreins,

Que j’aime avec passion, et à chaque moment,

Que ce regard épris colore mon présent.

GE- septembre 2024

Il pleut sur mon âme

Il pleut sur mon âme

Il pleut sur mes carreaux, il pleut sur mon âme.

Une pluie battante referme tristement ma sphère,

Enfermant tous ses démons derrière cette trame,

Empêchant la délivrance prochaine qu’on espère.

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Poussés, fouettés par ce vent complice en croisade,

Ils envoient leur armée, grains et gouttes par myriades.  

Ces barbares frappent indécemment à ma porte, 

Sous la tonnelle, brutalement s’invitent en cohorte.

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Cruelles, les larmes du ciel s’immiscent et ravinent

Sur le toit ; une horde de furies tambourine,

Cherchant en vain quelque interstice à pénétrer.

L’air devient obscur, la lumière est épaisse …

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Il pleut sur la terrasse, il pleut en rafales.

Cascade céleste ou sombre génie du mal ?

Dans un infernal mugissement, une trombe.

La plaine est inondée et mon esprit succombe.

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Guy E – février 2021

Nostalgie

Nostalgie

Quand vient le soir et que se fane le lys

Je regarde vers le ciel naitre les étoiles,

Âmes des vivants qui tapissent la toile

Souvenirs des anges qui brillent avec malice.

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Quand s’écoulent une à une nos années fuyantes,

Et comme les feuilles du chêne séculaire

Qui se détachent et tombent inexorables à terre.

Souvenirs du printemps et d’effluves enivrantes. 

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Quand la marée dans son incessant va et vient

Prend et ramène grains après grains sur l’estran,

Abandonne au pied de la falaise dans son élan

Coquilles et carapace, vestige qui advient.

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Alors seulement, je me souviens du temps qui fut,

Illusion de l’esprit, méprise du temps qui est,

Défit au présent que le temps ne retient plus.

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Guy E – janvier 2021