Et le ciel ?


Le ciel n’est qu’un vieux pardessus
Posé sur l’épaule du monde.
Mais ce soir,
On le secoue un peu,
Et la lumière en tombera
Comme un secret.

Ce soir, le vent devient plus doux.
Il glisse au bord des toits jaloux.
L’étoile hésite, puis s’élance,
Effleurant l’ombre en transparence.

Le monde écoute, encore une fois,
Les pas du ciel qui ploie sans voix.
Les arbres lèvent leurs ramures,
Prêts à toucher la couverture.

On ne sait plus si c’est la pluie
Ou si le ciel pleure d’ennui.
Une clarté fine et discrète,
Descend des plis, douce et secrète.

Elle murmure entre deux souffles :
« Le noir du ciel parfois s’essouffle.
Quand l’ombre ouvre une déchirure,
Naît une étoile à sa mesure. »

Alors regarde, marche encore !
La nuit s’effrange aux bords de l’aurore.
Quelqu’un, là-haut, tire un revers
Et sème un feu dans l’univers.

GE juillet 2025

La nuit

La nuit

Le jour se penche sur le puits des ténèbres ;

La lumière se perd dans un songe funèbre

Peuplé d’ombres silencieuses, de génies

Qui frissonnent au souffle d’âmes endormies.

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Le ciel d’or et de cuivre se drape de noir,  

Accueille les sombres desseins du purgatoire

Qui précède la venue d’esprits égarés, 

Errant dans les reflets de modestes clartés.

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L’obscurité profonde est maintenant extrême ;

Cachant au monde son lumineux diadème,

Phèbé se perd dans un labyrinthe d’étoiles.

L’astre de la nuit se dérobe sous un voile.

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Les hommes sombrent dans un rêve salutaire,

Chaque maison gardée par un chien solitaire

Qui retient au loin les créatures nocturnes,

Laissant dans l’ombre leur présence inopportune.

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C’est l’heure où la terre tourne sans contentieux,

Reflète sans discorde dans l’ombre des cieux

Le mystère de la vie qui murmure aux témoins

Le destin de l’humanité et son chemin.

Guy E -mai 2021

Crépuscule

Crépuscule

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J’aime ce moment indécis et déconcertant,

Quand le temps fuyant se dissout pour cet instant 

Où les créatures du jour se colorent en gris 

Et ainsi se fondent avec celles de la nuit.

La clarté rassurante du jour s’effondre. 

Il n’y a plus d’ombres, il n’y plus que des ombres.

Les couleurs bleuissent, les nuances s’emmêlent,

La lune se drape dans un halo de dentelles.

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Le sentier s’estompe ; j’hésite entre deux mondes.                                                                 

La forêt s’embrume et devient plus profonde.

Ma vision se trouble, je suis un clandestin.

Les arbres me tendent les bras, me montrent le chemin.

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Avant que la chouette et le hibou se saluent,

A l’approche des ténèbres, les oiseaux se sont tus.

Je goûte autant que je crains cet instant éphémère 

Où cet étrange silence s’impose sur la lumière.

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Mes sentiments affluent, mes craintes resurgissent

De mon âme d’enfant, souvenance ou malice,

Qui exhume ses démons et ses loups-garous.

Le soir tombe, je vagabonde entre chien et loup.

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Guy E – janvier 2021