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Le soir est complice des ombres caressantes,
Deux âmes se frôlent, en une danse vibrante.
Les silences murmurent des mots doux et lourds,
Où les corps promettent, et tissent des détours.
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L’onde se fait désir, frémissante elle s’étend,
Ses vagues caressent des rivages brûlants,
Des mains hésitantes, se cherchent et se lancent.
La passion dessine quand la raison dispense.
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La lumière adoucie, complice de l’instant,
Étreint le silence en un chemin troublant.
Chacun se perd en l’autre, ivre d’un souffle profond,
Jusqu’à ce que les mondes s’effacent à l’horizon.
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Le temps suspend son vol, à l’orée du désir,
Où le souffle se mêle à la brise et chavire.
Dans cet instant volé aux heures trop pressées,
Les âmes se consument, sans jamais se brûler.
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Tout tend vers l’union, tout devient fusion,
Dans l’ombre douce d’une tendre illusion.
Vertige du désir d’un éclair partagé,
Naît l’extase secret, instant d’éternité.
G.E – février 2025

Invitation au voyage… Cap au Nord !
Te souviens-tu déjà de ce futur voyage ?
Nous nous dépasserons au-delà de notre âge
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Vers les confins du jour où la nuit disparait.
Périple singulier décrit dans tes carnets :
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Simple navigation, parcours de l’esprit
Qui décrit les versants de ce monde infini.
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Une marche de l’âme, pour une fantaisie,
Nous nous égarerons lors de nos flâneries.
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Nous prendrons ce chemin, poussés par l’espérance,
Que nous emprunterons avec grande assurance.
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A deux, pour écumer l’ennui du temps qui passe,
Nous garderons ce vif défi plein d’audace.
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En s’écoutant vivre sous le regard des cieux,
Je saisirai ta main pour apaiser les dieux.
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Guy E – avril 2022

Remonter le fleuve de la vie
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Quel que soit le ciel – temps, force et gravité-
Nous cheminons… contraints, sans espoir de retour,
Vers ce grand estuaire, sans fuite ni détour
Où des eaux empressées et souvent agitées
Se fondent, diluées dans l’océan infini,
En brouillant nos âmes et dispersant nos vies.
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De ce très long fleuve, guidé par son rivage
Oh ! comme je voudrais en remonter le cours !
Sous ces ponts de pierre me glisser sans esquive,
Traverser les remous où l’onde se fait vive.
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Faire fi des digues, courir ses vertes rives.
Essoufflé mais joyeux, aller à contre-courant !
Maintes fois hésiter, puis choisir l’affluent
Qui en rejoint le ruisseau et sa source vive :
De son eau virginale, m’abreuver à l’ivresse,
Le temps de renaître en ressentant sa caresse.
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Guy E – Septembre 2021

La fuite du temps
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Je vole dans le temps, mon âme tourbillonne.
Le vent taquin souffle et chante la vie.
Passent les années ; les saisons carillonnent.
Les fruits mûrissent et se goûtent avec envie.
D’où vient cette ombre qui suit mes pas ?
Souvenirs périmés d’une vie accomplie,
Sur cet horizon, je ne me retourne pas.
Il n’est point de retour sans mélancolie.
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Les jours se pressent et les ombres restent.
Laissons le temps passer sans compter les lendemains,
Il nous devancera, dans sa course funeste,
Et peut- être se trompera-t-il de chemin.
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Sonne l’heure, il n’est jamais trop tard
Pour vivre et s’aimer. Le temps s’enfuit,
Laissons-le courir et jetons les amarres.
Le soleil se couche, mais il ne fait pas nuit.
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Guy E-Juin 2021

Ma montagne
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À ma porte, trois sommets aux dents acérées,
C’est une ligne brisée sur fond azuré.
Ici, point de marée pour nous faire voyager,
Un regard suffit et nous laisse imaginer…
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Des nuages cotonneux languissent sur les sommets,
Couronne royale sur des têtes escarpées ;
Ce sont des vaisseaux blancs et sans voiles
Qui nous emmènent indolents vers les étoiles.
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Nous avons une montagne comme horizon,
Des vagues de sapins sur une mer émeraude
Parfois saupoudrée par une écume neigeuse.
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Sur les cimes, ballons ou pics, le chant du torrent
Remplace avantageusement le fracas des brisants.
Le vent soupire entre les vallées bienheureuses.
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Guy E – juin 2021

Les ailes du temps
La vie s’envole, portée par les ailes du temps
Qui emmène avec lui, nos joies et nos peines.
Comme cet oiseau qui joue dans la fontaine,
Avant de s’élever dans l’azur éclatant.
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Comme ce papillon, elle voltige, fragile,
Tantôt volage ou parfois capricieuse.
Elle se pose puis s’échappe, gracieuse,
Butinant le temps à la recherche d’un asile.
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La peur de se perdre, ne plus avoir pied,
L’empêche d’avancer. Il lui reste le rêve
Pour enfin s’accorder un moment de trêve :
Un répit, une recherche de liberté.
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Quelques mots qui brillent, renaître pour avancer,
C’est l’espoir de la vie qui s’ouvre à l’avenir.
Le bonheur était là, il fallait s’en servir,
Pour croire sans tourment à sa destinée.
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Guy E- juin 2021

L’aube d’un rêve
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Il est trop tôt pour que l’aube se lève.
Le sommeil recouvre la vie et ses rêves.
Mystère de la nuit, il n’y a que des songes
Pour lever le désir, point de mensonges.
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Au seuil de ce jour, le bonheur s’éveille,
Illumine tes yeux à l’ombre du soleil.
Un geste réchauffe mon cœur, une ritournelle,
Douceur d’un sourire, richesse du rituel.
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Éveille-toi mon ange et faisons un roman.
Souviens-toi de ce jour, celui de ton serment ;
Une page s’ouvre, il nous faut l’écrire.
Laisse ce beau soleil éclairer ton sourire.
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La lumière nous guide vers de nouveaux rivages.
Nos rêves ne sont pas un mythe ou un mirage.
Une évasion à deux, n’est-ce pas audacieux ?
Rendors-toi ma mie, ce jour est merveilleux.
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Guy E – mai 2021

La cascade de ma vie
Une cascade de mots tombe en cadence,
L’histoire de ma vie et de ses carences.
Profitant de la pluie, quelques vers se souviennent
De ses escapades, celles qui me reviennent.
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Lettres et mots s’écoulent sans la notion du temps ;
Trop sauvages ou bruyants, je les ramène à néant .
Mes pensées réveillent des illusions, des deuils,
Des batailles perdues et bien trop d’écueils.
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Au soir venu, j’écris ce que j’ai fait de mieux :
Oublié le mal pour ne voir que le joyeux.
Mon cœur épanouit renouvelle ses vertus.
Des blessures du passé, rien ne se perpétue.
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J’aspire avidement à jouir du temps présent,
Des âmes joyeuses qui brillent dans mes yeux.
Je pense donc j’écris, et j’éprouve mon âge
En continuant à faire vivre mon personnage.
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Guy E- mai 2021

Un chemin, une vie
Je m’en vais vers demain, mais ne peux m’arrêter..
Sous mes pas, la vie chante et me regarde passer.
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Le chemin, pas si long, m’est devenu trop court.
Alors pourquoi se perdre à chercher son parcours ?
Je ne me souviens pas avoir pris ce sentier,
Souvenir trop lointain- était-il balisé ?
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D’une marche peu hésitante, sans conducteur,
J’ai gravi sans peine mes sommets de bonheur,
J’ai chanté mon chemin comme tout voyageur.
Entre deux passages, j’ai dû ouvrir mon cœur.
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D’un regard optimiste, sagesse de l’esprit,
J’ai pris la liberté à laquelle j’ai souscrit.
Après de rares maux que j’ai subi à tort,
Quelques courtes pauses ont rassuré mon corps.
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Je laisse ces traces, celles de mon parcours
Pas encore sinueux, qui en ces beaux jours,
Dévoile une vie qui me donne des envies
Et fait jouer les mots dans quelques poésies.
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Guy E – mai 2021

Effet miroir
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Je regarde ce miroir et ne vois que le soir
Qui ne me laisse du jour que ses accessoires.
Se souviendra-t-il de moi et de ces visages
Qui composent ma vie et bien d’avantage ?
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Quel est cet homme sur ce mur qui me dévisage ?
Il est peut-être le sage et moi le sauvage
Qui fuit son temps et son éphémère image,
Innocente complice à travers les âges.
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Je ne vois qu’un imposteur qui m’efface
En voulant simplement s’imposer à ma place.
Il est grand temps pour moi de briser la glace
Dans l’espoir de ne point perdre la face.
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Aussi devrais-je peut être en briser le verre
Pour voir enfin du cours de ma vie son envers.
Toutes ces années à fabriquer des souvenirs
Qui un jour s’effaceront dans un soupir.
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La vie n’est seulement qu’un mirage
Qui dans les cieux ne reflète que les nuages,
Comme ce miroir recouvert de buée
Pour mieux masquer notre destinée.
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Guy E – mai 2021

Bonjour jeunesse
Il n’y aura jamais de seconde jeunesse ;
La terre tourne et en efface l’allégresse.
Les années s’écoulent et creusent nos sillons
Avec si peu d’égards pour nos émotions.
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Oh, j’aurais tant voulu détourner mon regard
Vers les cieux d’autrefois, que les années séparent !
Vivre sans crainte de devoir me souvenir ;
De l’avenir, ouvrir les portes sans repentir.
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Mon esprit apaisé a brulé son ivresse
Et s’emmène lentement hors de ses liesses.
Décidé à trouver des graines à semer,
Je fleuris ton jardin pour plaisir de t’aimer.
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Ta main dans la mienne, nous écoutons le ciel
Chanter notre jeunesse que nos cœurs recèlent.
Nous devons détourner la rivière du temps
Pour voguer aux quatre vents sur notre océan !
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Guy E – mai 2021

Croches et pointes.
Quand cette frêle silhouette élastique
Rythme, en sauts de chat et jetées fantastiques,
Les accords d’une gracieuse symphonie
D’un corps juvénile qui danse en harmonie.
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Quand d’un violon qui pleure entre deux silences,
Une complainte qui résonne avec cadence,
Les notes s’envolent dans le puits de mon âme,
Et dansent un instant au timbre de ses gammes.
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Sur scène, où la lumière illumine son cœur,
Je vois fuser les mélopées du bonheur
D’une danseuse, prête à prendre son essor.
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De l’âme de l’alto à celle du cygne,
Il lui suffisait de tracer la droite ligne.
Deux chaussons de satin ont été son ressort.
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Guy E – mai 2021

Sur les traces de ma vie
Je marche dans les pas incertains de ma vie.
Confiant ou inconscient, je la suis avec audace.
Ils me dessinent ce chemin que j’embrasse
Sans savoir si c’est une bonne stratégie.
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Je déambule au rythme lent de son tempo
A travers le brouhaha de mes errements.
De son ample foulée, j’écoute les craquements
Et m’efforce de ne pas en perdre l’écho.
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Je chemine aveuglement dans son sillage,
Ses empreintes m’empêchent de tourner en rond.
J’évite mes écueils, méprise sur mes jalons.
Espérant un mouillage, j’erre sur une plage.
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Illusion ? Cheminent côte à côte deux traces.
Ma vie n’est plus seule, qui donc est avec elle ?
Pris d’un doute, je me retourne, tu m’appelles.
Depuis combien de temps es-tu sur ma trace ?
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Guy E – avril 2021

Ton destin
Ouvre ce livre étrange appelé destinée :
Il commence toujours par tes jeunes années.
C’est le canevas interactif de ta vie,
Futur roman que tu n’as pas encore écrit.
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Regarde et noircis ces jolies pages blanches
Sur lesquelles, chaque jour, chaque nuit, tu planches.
Ces feuillets vierges n’attendent que ton histoire ;
Point de recettes, ce n’est pas un grimoire.
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De ton destin, tu n’es ni captif ni otage,
Mais de ton existence tu en as le dessein.
Aucune esquisse, ton avenir t’appartient.
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C’est ainsi que, jour après jour, page après page,
Tu en es l’auteur, le copiste et le héros.
De tous ces acteurs, tu deviens l’alter ego.
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Qu’il soit heureux, triste ou tragique, ton destin,
Ce n’est que lorsque tu écriras le mot fin,
Et que, las, tu en signeras les dialogues,
Que tes lecteurs pourront en écrire l’épilogue.
Guy E – janvier 2021