Remonter le fleuve de la vie

Remonter le fleuve de la vie

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Quel que soit le ciel – temps, force et gravité-

Nous cheminons… contraints, sans espoir de retour,

Vers ce grand estuaire, sans fuite ni détour

Où des eaux empressées et souvent agitées

Se fondent, diluées dans l’océan infini,

En brouillant nos âmes et dispersant nos vies.

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De ce très long fleuve, guidé par son rivage

Oh ! comme je voudrais en remonter le cours !

Sous ces ponts de pierre me glisser sans esquive,

Traverser les remous où l’onde se fait vive.

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Faire fi des digues, courir ses vertes rives.

Essoufflé mais joyeux, aller à contre-courant !

Maintes fois hésiter, puis choisir l’affluent 

Qui en rejoint le ruisseau et sa source vive :

De son eau virginale, m’abreuver à l’ivresse,

Le temps de renaître en ressentant sa caresse.

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Guy E – Septembre 2021

La fuite du temps

La fuite du temps

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Je vole dans le temps, mon âme tourbillonne.

Le vent taquin souffle et chante la vie.

Passent les années ; les saisons carillonnent.

Les fruits mûrissent et se goûtent avec envie.

D’où vient cette ombre qui suit mes pas ?

Souvenirs périmés d’une vie accomplie,

Sur cet horizon, je ne me retourne pas.

Il n’est point de retour sans mélancolie.

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Les jours se pressent et les ombres restent.

Laissons le temps passer sans compter les lendemains,

Il nous devancera, dans sa course funeste,

Et peut- être se trompera-t-il de chemin.

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Sonne l’heure, il n’est jamais trop tard

Pour vivre et s’aimer. Le temps s’enfuit,

Laissons-le courir et jetons les amarres.

Le soleil se couche, mais il ne fait pas nuit.

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Guy E-Juin 2021

Ma montagne

Ma montagne

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À ma porte, trois sommets aux dents acérées,

C’est une ligne brisée sur fond azuré.

Ici, point de marée pour nous faire voyager,

Un regard suffit et nous laisse imaginer…

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Des nuages cotonneux languissent sur les sommets,

Couronne royale sur des têtes escarpées ;

Ce sont des vaisseaux blancs et sans voiles

Qui nous emmènent indolents vers les étoiles.

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Nous avons une montagne comme horizon,

Des vagues de sapins sur une mer émeraude

Parfois saupoudrée par une écume neigeuse.

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Sur les cimes, ballons ou pics, le chant du torrent 

Remplace avantageusement le fracas des brisants.

Le vent soupire entre les vallées bienheureuses.

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Guy E – juin 2021

Les ailes du temps

Les ailes du temps

La vie s’envole, portée par les ailes du temps 

Qui emmène avec lui, nos joies et nos peines. 

Comme cet oiseau qui joue dans la fontaine,

Avant de s’élever dans l’azur éclatant.

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Comme ce papillon, elle voltige, fragile,

Tantôt volage ou parfois capricieuse.

Elle se pose puis s’échappe, gracieuse,

Butinant le temps à la recherche d’un asile.

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La peur de se perdre, ne plus avoir pied,

L’empêche d’avancer. Il lui reste le rêve

Pour enfin s’accorder un moment de trêve :

Un répit, une recherche de liberté.

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Quelques mots qui brillent, renaître pour avancer,

C’est l’espoir de la vie qui s’ouvre à l’avenir.

Le bonheur était là, il fallait s’en servir,

Pour croire sans tourment à sa destinée.

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Guy E- juin 2021

L’aube d’un rêve

L’aube d’un rêve

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Il est trop tôt pour que l’aube se lève.

Le sommeil recouvre la vie et ses rêves.

Mystère de la nuit, il n’y a que des songes

Pour lever le désir, point de mensonges.

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Au seuil de ce jour, le bonheur s’éveille, 

Illumine tes yeux à l’ombre du soleil.

Un geste réchauffe mon cœur, une ritournelle, 

Douceur d’un sourire, richesse du rituel.

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Éveille-toi mon ange et faisons un roman.

Souviens-toi de ce jour, celui de ton serment ;

Une page s’ouvre, il nous faut l’écrire.

Laisse ce beau soleil éclairer ton sourire.

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La lumière nous guide vers de nouveaux rivages.

Nos rêves ne sont pas un mythe ou un mirage.

Une évasion à deux, n’est-ce pas audacieux ?

Rendors-toi ma mie, ce jour est merveilleux.

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Guy E – mai 2021

La cascade de ma vie

La cascade de ma vie

Une cascade de mots tombe en cadence,

L’histoire de ma vie et de ses carences. 

Profitant de la pluie, quelques vers se souviennent 

De ses escapades, celles qui me reviennent.

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Lettres et mots s’écoulent sans la notion du temps ;

Trop sauvages ou bruyants, je les ramène à néant .

Mes pensées réveillent des illusions, des deuils,

Des batailles perdues et bien trop d’écueils.

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Au soir venu, j’écris ce que j’ai fait de mieux :

Oublié le mal pour ne voir que le joyeux.

Mon cœur épanouit renouvelle ses vertus.

Des blessures du passé, rien ne se perpétue. 

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J’aspire avidement à jouir du temps présent,

Des âmes joyeuses qui brillent dans mes yeux.

Je pense donc j’écris, et j’éprouve mon âge

 En continuant à faire vivre mon personnage.

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Guy E- mai 2021

Un chemin, une vie

Un chemin, une vie

Je m’en vais vers demain, mais ne peux m’arrêter..

Sous mes pas, la vie chante et me regarde passer.

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Le chemin, pas si long, m’est devenu trop court.

Alors pourquoi se perdre à chercher son parcours ?

Je ne me souviens pas avoir pris ce sentier,

Souvenir trop lointain- était-il balisé ?

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D’une marche peu hésitante, sans conducteur,

J’ai gravi sans peine mes sommets de bonheur,

J’ai chanté mon chemin comme tout voyageur.

Entre deux passages, j’ai dû ouvrir mon cœur.

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D’un regard optimiste, sagesse de l’esprit,

J’ai pris la liberté à laquelle j’ai souscrit.

Après de rares maux que j’ai subi à tort,

Quelques courtes pauses ont rassuré mon corps.

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Je laisse ces traces, celles de mon parcours   

Pas encore sinueux, qui en ces beaux jours, 

Dévoile une vie qui me donne des envies  

Et fait jouer les mots dans quelques poésies.

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Guy E – mai 2021

Effet miroir

Effet miroir

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Je regarde ce miroir et ne vois que le soir

Qui ne me laisse du jour que ses accessoires.

Se souviendra-t-il de moi et de ces visages

Qui composent ma vie et bien d’avantage ?

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Quel est cet homme sur ce mur qui me dévisage ?

Il est peut-être le sage et moi le sauvage

Qui fuit son temps et son éphémère image,

Innocente complice à travers les âges.

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Je ne vois qu’un imposteur qui m’efface

En voulant simplement s’imposer à ma place.

Il est grand temps pour moi de briser la glace

Dans l’espoir de ne point perdre la face.

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Aussi devrais-je peut être en briser le verre 

Pour voir enfin du cours de ma vie son envers.

Toutes ces années à fabriquer des souvenirs

Qui un jour s’effaceront dans un soupir.

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La vie n’est seulement qu’un mirage

Qui dans les cieux ne reflète que les nuages,

Comme ce miroir recouvert de buée

Pour mieux masquer notre destinée.

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Guy E – mai 2021

Bonjour jeunesse

Bonjour jeunesse

Il n’y aura jamais de seconde jeunesse ;

La terre tourne et en efface l’allégresse.

Les années s’écoulent et creusent nos sillons

Avec si peu d’égards pour nos émotions.

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Oh, j’aurais tant voulu détourner mon regard

Vers les cieux d’autrefois, que les années séparent !

Vivre sans crainte de devoir me souvenir ;

De l’avenir, ouvrir les portes sans repentir.

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Mon esprit apaisé a brulé son ivresse

Et s’emmène lentement hors de ses liesses.

Décidé à trouver des graines à semer,

Je fleuris ton jardin pour plaisir de t’aimer.

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Ta main dans la mienne, nous écoutons le ciel

Chanter notre jeunesse que nos cœurs recèlent.

Nous devons détourner la rivière du temps

Pour voguer aux quatre vents sur notre océan ! 

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Guy E – mai 2021

Croches et pointes

Croches et pointes.

Quand cette frêle silhouette élastique

Rythme, en sauts de chat et jetées fantastiques,

Les accords d’une gracieuse symphonie

D’un corps juvénile qui danse en harmonie.

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Quand d’un violon qui pleure entre deux silences,

Une complainte qui résonne avec cadence,

Les notes s’envolent dans le puits de mon âme,

Et dansent un instant au timbre de ses gammes.

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Sur scène, où la lumière illumine son cœur, 

Je vois fuser les mélopées du bonheur

D’une danseuse, prête à prendre son essor.

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De l’âme de l’alto à celle du cygne,

Il lui suffisait de tracer la droite ligne.

Deux chaussons de satin ont été son ressort.

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Guy E – mai 2021

Sur les traces de ma vie

Sur les traces de ma vie

Je marche dans les pas incertains de ma vie.

Confiant ou inconscient, je la suis avec audace.

Ils me dessinent ce chemin que j’embrasse

Sans savoir si c’est une bonne stratégie.

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Je déambule au rythme lent de son tempo

A travers le brouhaha de mes errements.

De son ample foulée, j’écoute les craquements 

Et m’efforce de ne pas en perdre l’écho.

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Je chemine aveuglement dans son sillage,  

Ses empreintes m’empêchent de tourner en rond. 

J’évite mes écueils, méprise sur mes jalons.

Espérant un mouillage, j’erre sur une plage.

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Illusion ? Cheminent côte à côte deux traces.

Ma vie n’est plus seule, qui donc est avec elle ?

Pris d’un doute, je me retourne, tu m’appelles.

Depuis combien de temps es-tu sur ma trace ? 

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Guy E – avril 2021

Ton destin

Ton destin

Ouvre ce livre étrange appelé destinée :

Il commence toujours par tes jeunes années.

C’est le canevas interactif de ta vie,

Futur roman que tu n’as pas encore écrit.

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Regarde et noircis ces jolies pages blanches

Sur lesquelles, chaque jour, chaque nuit, tu planches.

Ces feuillets vierges n’attendent que ton histoire ;

Point de recettes, ce n’est pas un grimoire.

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De ton destin, tu n’es ni captif ni otage,

Mais de ton existence tu en as le dessein.

Aucune esquisse, ton avenir t’appartient.

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C’est ainsi que, jour après jour, page après page,

Tu en es l’auteur, le copiste et le héros.

De tous ces acteurs, tu deviens l’alter ego.

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Qu’il soit heureux, triste ou tragique, ton destin,

Ce n’est que lorsque tu écriras le mot fin,

Et que, las, tu en signeras les dialogues,

Que tes lecteurs pourront en écrire l’épilogue.

Guy E – janvier 2021

Parcours de vie

Parcours de vie

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J’ai marché pas à pas,

Pour un meilleur résultat.

J’ai cueilli fleur après fleur,

À la recherche du bonheur.

J’ai cherché la lumière

Pour que s’écrive ma prière.

Minute après minute, 

J’ai livré quelques luttes.

Chemin après chemin,

J’ai choisi mon destin.

Page après page,

J’ai dessiné mon image.

Désir après désir, 

J’ai assouvi mes envies.

Chagrin après chagrin,

J’ai récolté quelques grains.

Pluie après pluie,

J’ai lavé mes ennuis.

Cantate après cantate,

J’ai composé ma sonate.

C’est ainsi que défi après défi,

J’ai construit ma vie.

Guy E – janvier 2021

Danse la vie

Danse la vie

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Notre vie est une valse,

Une valse à trois temps 

Qui sont omniprésents.

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Temps passé, photos classées ;

Toujours aussi présents, 

Sont les souvenirs du passé.

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Temps présent, il est toujours temps,

Le temps de vivre au présent,

Et déjà c’est notre passé.

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Temps futur, que d’incertitudes,

Notre présent repose sur cette certitude:

Vivre en espérant le futur.

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Alors chaque jour créons le futur,

Alors chaque jour chantons le présent.

Alors dansons sans nous retourner.

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Guy E – Janvier 2021

Vivre

Vivre

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Vivre en écoutant la cascade 

Délivrant au matin clair son aubade.

Vivre en se désaltérant à la source azurée,

Jet limpide jaillissant du rocher.

Vivre au chant d’allégresse

De l’oiseau, promesse enchanteresse.

Vivre, bercé par l’incessant refrain

Des vagues de l’océan  souverain.

Vivre dans le bruissement 

D’un instant de recueillement.

Vivre du miel

Que l’on dispute à l’abeille.

Vivre au matin clair

Respirant une rosée salutaire.

Vivre sans autre caprice 

Que ton sourire complice.

Vivre sans autre  feu

Que celui de tes yeux.

Vivre ne connaisant qu’un bonheur

Celui que partage  ton coeur.

Vivre  de ton amour

Sans aucun autre recours.

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Guy E – janvier 2021