
L’eau d’ici court dans des tuyaux rouillés,
Elle murmure aux hommes des vérités.
Dans ses reflets, on voit les jours passés,
Des rires d’enfants qu’on n’a pas oubliés.
Au-delà, l’eau danse dans le silence,
Fait frissonner les murs de l’existence.
Elle n’a pas de nom, pas de chemin,
Juste un chant sourd qui flotte dans nos mains.
L’au-delà, c’est l’eau qu’on ne voit pas
Mais qui nous dilue après chaque pas.
Elle coule en douce entre nos idées,
Et lave l’oubli dans l’éternité.
Un jour viendra où l’eau nous parlera,
Avec la voix grave des anciens rois,
Ou celle d’un chien perdu sous la lune,
Peu importe, c’est la fin de l’infortune.
Abreuve-toi tant que ton verre est plein,
Qu’il vienne d’ici ou d’après-demain.
Chante l’eau vive dans tous ses éclats :
L’eau d’ici, l’eau de là, au-delà, c’est l’au-delà.
GE Avril 2025
Puisse-t-elle courir encore longtemps !
De bien jolis mots pour un bien si précieux… jusque dans l’au-delà
Majestueuse