J’ai acheté du temps au futur

GE- Novembre 2025

L’art de Vieillir

photo of an elderly man hugging a woman under leafless trees

À quoi sert de vieillir, bon sang,
Si c’est pour compter ses printemps,
Rapiéçant les bouts d’antan
Avec des « c’était mieux, avant » ?

Vieillir, c’est apprendre à se taire,
Souvenir d’un reflet dans l’eau,
Sourire d’un rien, d’un thé chaud,
À respirer les vents, la terre,

À quoi ça sert de tant savoir,
Si le cœur s’use à chaque ride ?
On devient sage, oui… mais lucide,
On ose plus, parfois moins tard.

Mais vieillir, c’est pas qu’un naufrage,
C’est un port qui sent la tendresse,
Où l’on dépose avec paresse
Morceaux d’âme et paysages.

Regarder les jeunes danser
Et s’dire, on a dansé plus fort,
C’est voir l’aurore, c’est rire encore,
Enfin vivre, sans se presser.

Et quand la fin fera sa belle,
En robe noire, au bras du temps,
On lui dira : « J’ai pris mon temps,
Mais j’ai vécu, ma demoiselle ! »

G. E. nov 2025

Safari en Namibie-suite et fin

Mardi 7 octobre

Lever tôt, nous partons pour le Canyon Fish River. A Hobas, l’entrée est payante en cash.

La piste caillouteuse est difficile mais permet l’accès aux différents points de vue.

Le « canyon de la Fish River » est un site naturel situé dans le sud de la Namibie. C’est le deuxième plus grand canyon au monde, creusé par la rivière Fish sur une longueur de 160 km, une largeur de 27 km et une profondeur de 550 mètres. Il est considéré comme une merveille géologique, abritant une faune et une flore intéressantes et est accessible par deux points d’entrée principaux : Hobas au nord et Ai-Ais au sud. 

Nous reprenons la piste 324 en direction Ai-Ais :

Ai-Ais est un site de sources chaudes et un parc national en Namibie, dans le sud du pays, connu pour ses sources d’eau chaude sulfureuse et sa proximité avec le Fish River Canyon. Le nom  « AÏ-AÏS ». signifie brûlant dans la langue locale le Khoisan, en référence à la chaleur de ses sources qui peuvent atteindre 65 °c

Nous rejoignons notre lodge pour un repos mérité.

Agama agama est une espèce de sauriens de la famille des Agamidae.

En Afrique de l’ouest et centrale, il est également appelé « margouillat ».

Mercredi 8 octobre

Lever avec le soleil pour un départ à 7h30 pour une longue étape vers le Kalahari.

Il nous faut arriver au Lodge avant 15 h 00 , nous avons une visite guidée avec un départ à 16H00

Un petit arrêt dans la forêt d’arbres à carquois:  » Garas Rest Camp Park » :

Les bushmen utilisaient l’écorce de ces arbres pour fabriquer des porte-flèches.

Nous faisons ensuite une pause pique-nique au bord de la piste.

En chemin vers Mariental, nous longeons le cratère de Brukkaros qui s’élève à 1603 m.

Nous quittons la route asphaltée après Mariental et retrouvons une piste de 8 kms qui conduit à travers la réserve du Kalahari vers notre lodge.

Le désert de Kalahari étend son territoire de 900 000 km2 entre le Botswana, la Namibie et l’Afrique du Sud. Encadré par les bassins des fleuves Zambèze et Orange, frôlant au sud le désert du Namib, il est lui-même au cœur du bassin du Kalahari. Celui-ci s’étale sur 2,5 millions de km2 et comprend les terres d’Angola, de Zambie, du Zimbabwe et de la République démocratique du Congo. Le désert du Kalahari est aride et semi-aride. C’est un espace de vie sauvage préservé, qui abrite un peuple aux coutumes ancestrales.

A 16h, départ pour une sortie Sunset dans la réserve: springboks, waterboks, oryx, girafes, gnous du Kalahari, renards Otocyon (grandes oreilles), rhinocéros blancs qui touchent presque notre 4X4.

Notre chauffeur guide nous offre notre dernier apéritif au coucher de soleil dans les dunes du Kalahari.

Le désert du Kalahari est trés arboré et couvert de graminées jaunes suite à une saison des pluies généreuse après 3 années de sécheresse.

Jeudi 9 octobre

C’est le jour du retour…

Nous quittons le Kalahari et ses Bushmen, et prenons la route vers Windhoek avec la B1.

A Windhoek, nous faisons un arrêt shopping au Namibian arts and crafts center .

Puis nous faisons route vers l’aéroport :

Après la restitution de notre véhicule sans problème ( tout de même 4400km parcourus), commence la phase d’attente. Petit pique nique devant un groupe de Bushmen sorti du désert en attendant notre avion qui doit décoller à 18h50 .

Vol retour sans histoire, nous arrivons à Frankfort le matin à 6h00 mais nous devons attendre nos bagages plus d’1h! Une attente tout à fait normale à Frankfort selon les habitués… Une navette nous emmène au parking Parkos où nous récupérons notre voiture.

Et voilà !

Fin de l’aventure

J’ai bu l’eau des mirages

J’ai bu l’eau des mirages, au creux d’un vent doré,

Là où dansent les songes que nul ne peut cerner.

Une goutte de brume au parfum d’horizon

S’est posée sur mes lèvres, une douce illusion.

J’ai tant aimé m’abreuver de l’eau des mirages,

Y lire le reflet d’un ailleurs, d’une image.

Recueillir sur la grève cette onde illusoire,

Tremper mes lèvres pour que naisse l’espoir.

Des oasis féconds brillaient dans mes pensées,

Chaque reflet du sable était une marée,

Et le ciel, alangui sur les dunes sans âge,

M’offrait le souvenir d’un ancien voyage.

Les pas que je traçais s’effaçaient aussitôt,

Comme un rêve trop pur qu’on garde sous la peau.

Mais cette eau que j’ai bue, fragile et passagère,

A laissé sur mon cœur des bulles de lumière.

J’ai aimé y noyer ma soif de paysages,

Mais parfois, l’illusion tient lieu de rivage.

J’ai appris à boire l’air et ses horizons. 

Ainsi la soif apprend à aimer sans raison.

J’ai bu l’eau des mirages, elle m’a transformé.

Je marche désormais sans vraiment m’arrêter,

Cherchant dans chaque aurore, en chaque paysage,

L’écho de cette soif, l’éclat de ce mirage.

G.E – oct 25

Ce poème est une métaphore du cheminement intérieur, spirituel ou émotionnel. Il parle de la quête d’un ailleurs, du désir de beauté, de sens, d’amour ou de vérité — et de la prise de conscience que ces choses sont souvent des mirages.l’illusion est valorisée. Elle nourrit l’espoir, elle transforme, elle fait avancer et si l’on ne trouve jamais vraiment ce qu’on cherche, la quête elle-même est ce qui donne un sens à la marche.

Safari en Namibie

Partir en Namibie, c’était un rêve un peu fou, un nom qui évoquait l’aventure et les grands espaces. Ce voyage s’est transformé en une expérience bouleversante, à la fois humaine et sensorielle. Dès notre arrivée, nous avons été frappés par la lumière. En Namibie, le soleil ne se contente pas d’éclairer: il sculpte les paysages. Les dunes rouges de sandwich Harbor, majestueuses et silencieuses, nous ont coupé le souffle. Gravir la dune 45 au lever du soleil reste un de nos souvenirs les plus marquants : chaque pas dans le sable brûlant était une petite victoire, chaque regard en arrière une peinture vivante. Le contraste entre les régions est saisissant. Des plaines d’Etosha au désert du Namib, nous avons découvert une faune incroyable : éléphants, lions, girafes, et surtout ces springsboks gracieux qui semblent danser dans la poussière. Observer les animaux autour d’un point d’eau au coucher du soleil, c’est entrer dans un autre rythme, plus lent, plus essentiel. Mais ce qui nous a le plus touchés, ce sont les rencontres. Les sourires des femmes et des enfants dans les villages Himba, l’accueil chaleureux des guides locaux, et les échanges autour du feu le soir… La Namibie nous a offert bien plus qu’un voyage: une connexion à la nature, aux autres, et à nous-mêmes. Nous sommes rentrés changés, comme si l’on se réveillait d’un rêve merveilleux et plus conscients de la beauté du monde.

La Namibie, est un pays situé en Afrique australe. Elle est bordée géographiquement à l’ouest par l’océan Atlantique, au nord par l’Angola, au sud par l’Afrique du Sud, à l’est par le Botswana et au nord-est par la Zambie. Largement désertique, le pays doit son nom au désert du Namib, qui recouvre sa côte atlantique. Ses frontières orientales sont largement recouvertes par le désert du Kalahari. La capitale, qui est la ville la plus peuplée du pays, est Windhoek.

Avec une population d’environ 3 millions d’habitants, sa densité de population est la plus faible d’Afrique et l’avant-dernière au niveau mondial.

Mardi 23 septembre

8119 km

Apres avoir confié notre chien avec un pincement au coeur à Jacques et Marie Jo , nous quittons la maison direction Frankfort. Nous laissons la voiture au parking « my parkos »(18 jours pour 110 € ), une navette nous conduit à l’aéroport, terminal 1, pour un vol direct vers Windhoek : nous décollons à 22 h 20 pour 10 heures de vol de nuit . Nous allons essayer de dormir…

Mercredi 24 septembre

250 km

Nous arrivons à 8 h 30 , il nous faut passer les différentes formalités : contrôle de visas, et de passeports puis récupérer nos bagages.

Notre correspondant local, Sylvain, nous attend pour nous donner le livret de voyage avec les différentes étapes, point d’intérêts touristiques , cartes des routes et des pistes, ainsi que les vouchers. Puis nous allons au comptoir Hertz pour louer notre véhicule: un Toyota Fortuner avec deux roues de secours , nous allons retirer des dollars namibiens et acheter une carte SIM .

Après avoir résolu le problème du fusible du branchement du GPS, nous partons vers notre premier Lodge: Otjiwa moutain Lodge dans la réserve d’Otjiwarongo, non sans nous être égarés un moment dans la favella de Windhoek.

Attention, nous roulons à gauche !

Nous découvrons notre première piste, nos premières girafes, phacochères et antilopes, autruches, koudous…

Puis notre lodge : son confort, sa bonne table et son personnel si attentionné…

Jeudi 25 septembre

455 km de pistes

Alors que des Koudous passent devant la terrasse de notre lodge, nous partons en direction du parc d’Etosha par la piste 31.

Un arrêt au lac Otjikoto au nord de Tsumed nous permet de découvrir le plus petit des deux lacs karstiques de la zone. en langue héréro Otjikoto signifie « trou profond ».

C’est un lac circulaire, de 102 mètres de diamètre avec des parois abruptes d’environ 20 m de hauteur, qui est le résultat de l’effondrement du toit rocheux de la doline, sous l’effet de la pression de l’eau du réseau aquifère de la région et du processus de karstification des roches calcaires[]. D’une profondeur moyenne de 45 mètres (environ 7 mètres en son centre), la profondeur maximale du lac Otjikoto, mesurée sur l’un des bords, est à ce jour de −58 mètres, sans que son fond soit connu.

La température est de 35°

Le guide nous montre l’arbre Python, Fockéa multiflora, dont la sève sert à enduire la pointe des flèches destinées à la chasse. Il subsiste la pompe dont les allemands se servaient pour produire de la vapeur d’eau qui servait d’énergie.

Nous arrivons en début d’après midi au Mushara Bush Camp :

Repos avant le repas buffet « barbecue » au bord de la piscine.

Vendredi 26 septembre

Le parc Etosha est unique en son genre en Afrique. L’énorme lac salé « le pan » qui le compose est visible depuis l’espace.

Le pan d’Etosha est un désert de sel situé dans le nord-ouest du bassin du Kalahari . Il fait partie du bassin Cuvelai-Etosha. Il est protégé au sein du parc national d’Etosha. En saison humide, le pan d’Etosha est inondé. L’eau présente dans son bassin est alors saturée de sel.

Le soleil se lève à 6h30, c’est l’heure de notre rendez-vous pour le départ de notre safari dans le parc d’Etosha.

Il a donc fallu se lever à 5H30 pour être prêts après un bon petit déjeuner.

Notre guide , Aurélie , environ 75 ans, nous attend au pied du véhicule que nous partageons avec 3 hollandais.

Nous rentrons à 11h30 pour déjeuner et prendre un peu de repos avant de repartir à 15h00 avec Aurélie, pour une autre partie du parc.

L’abondance de la faune dans le parc national d’Etosha est quelque peu surprenante. En hiver, le sol d’Etosha est très sec. Cette étendue blanche sans fin est un lieu improbable pour une réserve faunique. Pourtant, les régions avoisinantes regorgent de gazelles et de zèbres. Les zones avec une végétation épaisse abritent l’éléphant, le rhinocéros noir en voie de disparition et même le léopard. Les lions sont camouflés dans la couleur pâle dorée des prairies, tandis que les girafes se lèvent au-dessus de la plupart de la végétation sèche.

Nous rentrons émerveillés de cette journée fantastique au cours de laquelle nous avons cotoyé tellement d »animaux dans leur habitat.

Nous nous sommes familiarisés avec leur noms: Koudous, Impalas, Waterboks, Spingsboks, Oryx, chacals, hyènes, Rhinocéros blanc qui mange au sol, rhinocéros noir qui mange les feuilles des arbustes, des oiseaux: Serpentaires, Rolliers pourpres, Guépiers, Vautours.

On a eu plutôt de la chance en ayant pu voir les big 4 (éléphants, lion, léopard, rhinocéros),

Ainsi que des hyènes, des guépards, gnous et quantité d’antilopes, écureuil, et pléthore d’oiseaux et termitières.

Nous retrouvons notre bungalow bien fatigués mais avec des images plein les yeux, tellement fatigués que nous avons oublié de fermer la porte du bungalow, des animaux ont tourné autour toute la nuit….

Samedi 27 septembre

Environ 200 km

Après, le petit déjeuner, nous quittons Mushara Bush Camp pour traverser le parc d’Etosha en diagonale du Nord-Est au Sud-Ouest.

« Etosha » veut dire : grand espace blanc. Y vivent 114 espèces de mammifères , 340 variétés d’oiseaux et 11 espèces de reptiles.

Nous longeons le Pan (plan d’eau asséché) qui est le théâtre de nombreux mirages.

En cours de route, nous nous arrêtons dans une aire de pique-nique sécurisée; il faut être conscient que tous les animaux se promènent en liberté.

Après la visite aux principaux trous d’eau le long de la piste principale, nous nous trouvons face à un éléphant qui n’a pas l’intention de nous laisser passer. après quelques hésitations , j’enclenche la marche arrière pour éviter une confrontation qui ne tournerait pas en notre faveur.

En poursuivant , nous découvrons un zèbre mort le long de la piste:

Après s’être arrêtés, nous découvrons une lionne essoufflée, haletante couchée à quelques mètres.

Un peu plus loin…

En poursuivant notre route nous voyons l’horizon barré par une barre sombre, en approchant , nous voyons un immense feu de brousse.

Un feu de brousse s’est déclaré le 22 septembre 2025, affectant environ 38 % du parc national d’Etosha. L’incendie a été alimenté par la végétation sèche et des vents forts.

Nous longeons le feu sur 40 km, puis nous arrivons à Okaukuejo

Okaukuejo est le centre administratif du parc national d’Etosha. il s »agit d’un mini ville avec une poste, une épicerie, un magasin de souvenirs et un restaurant.

L’attraction majeure est le point d’eau permanent, éclairé la nuit, qui attire de nombreux animaux sauvages comme les éléphants, les lions et les rhinocéros noirs, surtout pendant la longue saison sèche.

Et la journée se termine par un joli coucher de soleil

Dimanche 28 septembre

départ 8h00 du parc où un chien renifleur s’assure que nous n’avons rien de prohibé .

Aujourd’hui, nous prenons la route pour rejoindre Twylfelfontein par la piste C38 pour rejoindre Outjo puis la C39 vers Khorixas.

Une étape nous emmène vers la forêt pétrifiée : le site regroupe d’énormes troncs d’arbres fossilisés, âgés de 250 millions d’années.

La Forêt Pétrifiée de Namibie est un site naturel situé dans la région du Damaraland, à environ 50 km à l’ouest de Khorixas. Il abrite plus d’une cinquantaine de troncs d’arbres fossilisés, âgés de 250 à 300 millions d’années, qui ont été transformés en pierre par la silice. Ce monument national est également remarquable pour ses troncs pouvant atteindre jusqu’à 30 mètres de long et 6 mètres de circonférence, les arbres ne présentant pas de racine, il est généralement admis que ceux-ci ont été charriés par les flots, en provenance d’Afrique centrale.

L’arbre à myrrhe de Namibie, Commiphora Wildii, est une espèce utilisée par les femmes de la tribu Himba. La résine, appelée « onumbiri », est récoltée manuellement après qu’elle a suinté naturellement de l’arbre. Cette résine est ensuite transformée en huile essentielle, utilisée traditionnellement pour protéger et hydrater la peau, notamment en la mélangeant avec de l’hématite en poudre et du lait de bétail.  

La myrrhe Omumbiri, est une matière première précieuse en parfumerie pour ses notes chaudes, balsamiques et légèrement épicées. Son parfum, souvent mis à l’honneur par des parfumeurs comme dans le parfum « Cache Myrrhe » ou « Myrrhe Impériale », est évoqué par des senteurs complexes mêlant résine, bois, vanille et parfois des notes florales ou d’encens. On l’associe à des fragrances sensuelles et mystérieuses. 

On peut aussi y voir des exemplaires de la plante fossile vivante Welwitschia mirabilis. Le désert du Namib (Afrique australe) est le seul endroit au monde où elle pousse naturellement.

La welwitschia, un des arbres les plus étranges de la planète peut survivre des centaines d’années dans le désert aride en absorbant l’eau du brouillard marin et des nappes phréatiques profondes . Welwitschia joue un rôle essentiel dans l’écosystème désertique, fournissant de la nourriture à divers animaux et aux populations locales.

Nous déjeunons d’un sandwich sur le site au milieu d’oiseaux et lézards

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Nous avons bien roulé et avant de rejoindre notre lodge, nous allons visiter le site de « la montagne. brulée ».

 Elle doit son nom à ses roches de schiste qui semblent avoir été carbonisées par du magma souterrain, créant un paysage d’un noir et d’un rouge sombre. 

A côté, un autre site , celui des Organ Pipes :

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Les « Organ Pipes » sont des  formations géologiques qui ressemblent à des tuyaux d’orgue en raison de colonnes de dolérite alignées.

Nous arrivons à notre lodge enchâssé au milieu d »énormes blocs rocheux rouges où nous pouvons déjà admirer quelques gravures rupestres.

Au cours de nos trajets , nous voyons d’innombrables mirages, ce qui m’inspire ce petit poème.

Eau de mirage —
un reflet fuit dans le sable,
soif sans visage.

L’image tremble,
miroitant d’illusions,
je bois le vide.

Reflet d’un mirage,
miroir noyé de lumière 
où suis‑je vraiment ?

Sous le sable lisse,
l’ombre s’abreuve d’absence,
image perdue.

Lundi 29 septembre

Lever à 6h30 , réveillés par un gardien du lodge venu nous dire que les feux de notre véhicule sont restés allumés toute la nuit; heureusement sans conséquence…

Nous partons visiter le site de Twyfelfontein. dans la région du Damarland.

Twyfelfontein signifie littéralement  » fontaine du doute où fontaine hésitante » et est un site archéologique important en Namibie, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il est célèbre pour ses milliers de gravures et peintures rupestres laissées par des peuples chasseurs-cueilleurs, il y a des milliers d’années. 

  • Gravures et peintures rupestres : Le site abrite la plus grande concentration d’art rupestre d’Afrique, avec plus de 2 500 gravures représentant des animaux (éléphants, rhinocéros, girafes) et des figures humaines. Ces œuvres témoignent des rituels et des pratiques des communautés de chasseurs-cueilleurs.

Nous découvrons ces gravures avec Raymond, notre guide.

De retour au lodge, nous attendons 15h00 pour la sortie éléphants du désert.

Nous sommes avec 5 Anglais. Notre guide, Stanley, nous emmène sur des pistes caillouteuses : nous traversons des oueds , beaucoup de sable, nous longeons la rivière Aba-Huab.

Les éléphants du désert de Namibie sont des éléphants africains (Loxodonta africana) qui ont développé des adaptations uniques pour survivre dans l’environnement aride du Kaokoland et du Damaraland. Ils sont plus élancés, possèdent des pieds plus larges et s’enfoncent moins dans le sable. Ces éléphants voyagent sur de longues distances pour trouver de l’eau, peuvent survivre plusieurs jours sans boire en se nourrissant de plantes du désert et creusent même des puits dans les lits de rivières asséchées pour accéder à l’eau souterraine. 

Notre guide nous conduit au dessus d’une colline rocheuse pour nous offrir l’apéritif au coucher du soleil.

Mardi 30 septembre

Départ 7h30

Aujourd’hui, nous prenons la route, enfin la piste, pour rejoindre la côte balnéaire ; environ 460 km.

Après quelques difficultés d’orientation, nous traversons le territoire des héréros puis des himbas qui tiennent quelques échoppes le long de la route.

Nous nous arrêtons devant l’une d’entre elles et sommes accueillis par une femme et ses trois enfants en tenue locale (c’est à dire assez dénudés). Nous lui achetons quelques bracelets et leurs laissons une bouteille d’eau, une pomme et quelques barres de céréales.

Nous poursuivons notre route jusqu’à Henties Bay avec seulement quelques 80 km de route asphaltées.

Lors d’un ravitaillement à une station essence, les pompistes nous font remarquer que nos pneus arrières sont un peu dégonflés . En versant de l’eau sur les deux roues, ils nous montrent des bulles d’air qui s’échappent : verdict un clou dans chaque pneu. En 10 mn, ils nous réparent cela et nous demandent 600 dollars namibiens, soit 30 €.

Nous nous rapprochons de l’océan atlantique et du courant froid de Benguela.

Le courant de Benguela est un rapide courant froid océanique qui coule depuis l’Afrique du Sud, remontant les côtes de Namibie et d’Angola, vers le nord-ouest pour rejoindre un courant chaud équatorial. Il est alimenté par une remontée d’eau froide des profondeurs le long de la côte Ouest de l’Afrique. En effet, la déviation des alizés vers le nord-ouest par la force de Coriolis repousse vers l’ouest les eaux de surface que les eaux des profondeurs viennent remplacer.

Ce courant refroidit considérablement la température (environ 16°) et génère un brume épaisse sur le littoral.

Nous remontons vers le Nord sur 60 Km par la route du sel.

Des étals de fleurs de sel où l’on laisse quelques dollars dans une boite.

Nous rejoignons la colonie d’otaries à fourrure: Arctocephalus tropicalis

L’otarie à fourrure subantarctique est un mammifère marin. Ses colonies de reproduction se trouvent dans les îles de l’Atlantique sud, au nord de la convergence antarctique. On peut estimer la population mondiale à 390 000 individus.

Les mâles mesurent jusqu’à 1,80 m mais continuent de grandir toute leur vie, tout comme la femelle, et pèsent jusqu’à 165 kg ; les femelles mesurent jusqu’à 1,45 m et pèsent jusqu’à 55 kg. L’âge maximal observé est de 11 ans pour les mâles, 23 ans pour les femelles.

Une odeur de mer, de poissons, de sel et autres … moins sympas ; un vacarme assourdissant , on se croirait dans une bergerie de 1000 moutons.

Une passerelle en bois nous permet de les approcher ; il fait 17° et du vent.

Nous reprenons la route : Un paysage désertique, quelques dunes, quelques buissons épineux, des lichens, une épaisse dune de mer, des tas de sel et des mirages.

Nous sommes entourés de mirages, les voitures roulent sur un miroir d’eau claire dans le lequel les phares de reflètent, le sommet des dunes forme un ilot dans un lac gris bleu, c’est surréaliste!

En chemin, nous nous arrêtons devant un bateau de pêcheur échoué: le Zeila

Nous arrivons enfin à notre lodge de Walvis Bay, une maison d’hôtes magnifique : The Rez

Mercredi 1er octobre

Couvert et frais au lever, mais la propriétaire de la Guest House nous assure qu’il va faire beau.

9h00, nous attendons notre navette pour rejoindre le port à Pélican Point au bord du Lagon.

Dès le départ, une otarie s’invite derrière puis dans notre bateau et se fait câliner sur les genoux des passagers pour quelques gourmandises.

Puis c’est le tour des pélicans qui viennent nous mordiller l’oreille.

Notre capitaine nous emmène rejoindre une colonie d’otaries à fourrure, une autre approche moins odorante est moins bruyante que celle d’hier.

C’est alors qu’une baleine à bosse émerge devant notre bateau.

Nous suivons cette baleine qui joue à cache cache avec nous et glisse doucement entre les bateaux . Un spectacle éblouissant!

II est temps alors de prendre la collation servie par l’équipage, accompagnée d’un pétillant d’Afrique du Sud. Un régal!

A peine descendus du bateau, nous sommes attendus par un chauffeur guide qui nous emmène à 60 Km de là, faire une partie de 4X4 à travers les dunes de Sandwich Harbour.

Nous longeons d’immenses marais salants et observons un joli mirage où les dunes semblent flotter.

En chemin, nous tombons hélas sur une baleine morte sur la grève.


Sandwich Harbour, fait partie du parc national du Namib Naukluft. Le lagon, les marais salants et la réserve ornithologique qui forment les zones humides de Walvis Bay, sont à juste titre considérés comme les plus importantes zones humides côtières d’Afrique australe. D’immenses dunes de sable se jettent directement dans l’océan, créant des paysages à couper le souffle et uniques. Ici, certaines des plus hautes dunes du monde plongent dans l’océan Atlantique froid pour former un lagon pittoresque.

Et la journée se termine par un splendide coucher de soleil à Walvis-Bay depuis le restaurant « the Raft »

Jeudi 2 octobre

12° à 8h00

275 km

Départ pour Sesriem par la piste C14 , notre GPS veut nous faire partir dans la mauvaise direction… et nous annonce plus de 1200 km.

Nous traversons un désert de sable et de brume épaisse sans rencontrer âme qui vive.

Puis nous renouons avec la chaleur en nous éloignant du bord de mer. 34°

Quelques melons du désert et une autruche sur les bords de piste

Passé le col de Ghaub, nous franchissons le tropique du Capricorne.

Nous traversons un paysage de montagne dans cette partie du désert du Namib

Après quelques heures de route, nous arrivons à Solitaire. Le nom suffit à lui seul pour décrire le lieu au milieu de nulle part : une pompe à essence , une boutique de produits de première nécessité et de souvenirs, bar et restauration et tout cela avec un petit air de Far West.

Un plein d’essence, quelques photos, quelques achats et nous voilà repartis

Encore 40 km et nous arrivons à notre Lodge : Agama lodge

Là, nous attendent la piscine et quelques phacochères.

Vendredi 3 octobre

Lever trés matinal : 5h15… une petite collation « tiré de notre breakfast bag » dans la chambre, puis nous partons pour 45 km de piste poussiéreuse et de nuit – c’est pire que le brouillard quand un véhicule devant soulève cette poussière qui ne retombe pas.

L’aube doucement nous rattrape et nous arrivons à Sesrien à 6h15. Il nous faut attendre le lever du soleil pour que le parc ouvre ses portes; nous sommes le 15 ème véhicule de la file d’attente.

Une fois la barrière ouverte, nous roulons 65 km de route asphaltée dans le désert du Namib jusqu’à Sossusvlei. De chaque côté de la route, les dunes se font de plus en plus hautes et colorées avec le jeu d’ombre et lumière du soleil levant.

À Sossusvlei, des navettes 4X4 avec chauffeur nous emmènent à travers le sable et les dunes vers la forêt pétrifiée.

Les « arbres fossilisés » de Sossusvlei sont en réalité les restes de troncs d’acacias morts dans le Deadvlei: une cuvette d’argile asséchée. Ils ne sont pas pétrifiés au sens minéral, mais ont été conservés grâce au climat sec, s’étant desséchés et noircis au soleil il y a environ 1000 ans, lorsque le cours d’eau qui les alimentait a été bloqué par l’avancée des dunes. Le paysage est célèbre pour le contraste saisissant entre le sol blanc, les dunes orange-rouge et les silhouettes noires des arbres. 

Il nous faut environ 1/2 h de marche dans le sable pour profiter de Deadvlei.

1/2 h pour le retour , la navette n’a pas attendu mais nous en prenons une autre! Nous renonçons à gravir BIG DADDY: Big Daddy Dune » est la plus haute dune de la région de Sossusvlei, en Namibie, et l’une des plus grandes dunes du monde, avec 325 m. L’ascension difficile nous effraie.

Nous nous décidons toutefois pour la dune 45:

La « Dune 45 » est une dune de sable célèbre située dans le désert du Namib. Son nom provient du fait qu’elle se trouve au 45e kilomètre de la route qui relie l’entrée du parc de Sesriem à Sossusvlei. C’est l’une des dunes les plus hautes et les plus photographiées, culminant à environ 170 mètres. 

Il nous faut maintenant sortir du parc sans oublier de régler les droits d’entrée… à la sortie, comme cela nous avait été conseillé pour profiter sans retard des lumières matinales rasantes.

Il nous reste à explorer le canyon de Sesriem, le thermomètre indique 38°.

Le canyon de Sesriem situé à quelques kilomètres seulement du village est un véritable chef-d’œuvre de la nature creusé au fil des siècles par la rivière Tsauchab. En raison du climat désertique Namibien, celle-ci ne s’écoule désormais que très rarement. Il est donc possible de se promener au fond de cette impressionnante gorge.

Quelques images sur le chemin de retour panneau Oryx , autruche et nid d’oiseaux : le Républicain social

Nous retrouvons notre lodge bien fatigués, écrasés par la chaleur: 38°

Samedi 4 octobre

Lever avec l’aube, puis départ à 7h30 pour AUS

Suite à une erreur de direction, un demi tour scabreux sur le bord de piste et nous nous enlisons sur la D845 – passage à 4 roues motrices, après avoir dégagé le sable devant et derrière les 4 roues.

Nous optons ensuite pour la route 707 réputée panoramique mais difficile, elle longe le parc de Namib-Naukluft entre collines rocheuses et désert, finalement la piste apparait moins difficile que certaines autres déjà prises.

Ce n’est en fait qu’à son embranchement, à Betta, que nous nous enlisons une deuxième fois mais nous maitrisons alors mieux les 4 roue motrices.

La 707 est ensuite surtout une piste recouverte de sable très fin et doux.

Nous passons devant notre Lodge sans nous arrêter pour aller au point d’observation des chevaux sauvages du désert du Namib. Dommage ils sont un peu trop loin.

Nous rejoignons enfin notre lodge  » Klein Aus Vista « 

Dimanche 5 octobre

Lever avec 16° Départ de Aus

Nous quittons l’hôtel à 8h pour retourner au point d’observation du Garub pour essayer de mieux voir les chevaux sauvages que la veille.

Cette fois-ci, les chevaux sont tout proches , un vrai régal !

Nous poursuivons vers Kolmanskop ghost Town, 8km avant Lüderitz, et attendons la visite guidée de 10h00. Dommage que notre guide parle anglais avec l’accent allemand.

Kolmanskop  est un village fantôme situé dans le désert du Namib à une dizaine de kilomètres de Lüderitz.

Bâtie en 1908 par des colons allemands, la ville a connu une prospérité fulgurante grâce à l’exploitation du diamant. Elle a atteint son apogée en 1920 puis s’est éteinte doucement au cours du xxe siècle. Durant sa période d’opulence, Kolmanskop importait l’eau potable depuis Le Cap en Afrique du Sud, distante de plus de 1 000 kilomètres. En dépit de l’environnement hostile, jusqu’à 400 personnes y ont vécu. De majestueuses maisons en pierre y ont été bâties sur le modèle allemand. L’hôpital de Kolmanskop, aujourd’hui en ruine, a été le premier hôpital d’Afrique équipé d’une machine à rayon X au début du xxe siècle, essentiellement pour vérifier si les mineurs n’avaient pas avalé des diamants. Les derniers habitants sont partis dans les années 1960.

Après avoir été un site prospère d’extraction de diamants, le lieu est devenu un village fantôme, envahi par le sable du désert du Namib. L’exploitation diamantifère se poursuit cependant. Quelques mineurs y travaillent et utilisent encore certaines infrastructures comme le théâtre ou la salle de jeu.

Est-ce le passé colonial des allemands ou le temps frais et venteux ? Nous sommes assez déçus.

Nous nous rendons à Lüderitz pour déjeuner dans un restaurant, mais encore une fois ne trouvant pas d’endroit agréable pour nous attabler nous repartons. Nous nous arrêtons quelques kilomètres plus loin pour grignoter notre breakfast bag.

Nous rentrons au lodge pour nous reposer : la piscine est trop froide, alors nous partons marcher autour du Lodge pour y découvrir quelques habitués.

Lundi 6 octobre

Départ de Aus, nous prenons la piste B4 pour le Fish River canyon.

Nous passons à Naute Dam, nous y trouvons de l’eau – quelques flaques – puis une rivière que nous passons par un pont à débordement et enfin un barrage.

Cette retenue d’eau permet la culture de dattes et de vignes. Il y a même une distillerie !

Nour retrouvons ensuite une zone aride.

Nous nous posons vers midi au bord de la Gaab river à sec enjambée par un pont ferroviaire.

Nous y remarquons la tombe de 3 allemands morts pendant la déroute allemande au pied d’un acacia.

Et à quelques pas de là, nous découvrons un four à chaux.

Le four d'Okambongora a été construit en 1948. M. Baerens a expliqué son fonctionnement. On posait d'abord une couche de pierres, puis une couche de bois, puis une autre couche de pierres dans la partie supérieure du four. On allumait ensuite le four. C'est dans cette partie que la température était la plus élevée ; la chaux brûlée tombait au fond, puis on l'enlevait à la pelle après refroidissement.

Le matériau était ensuite mélangé à du sable et de l'eau sur le chantier, puis utilisé pour fabriquer du ciment ou du plâtre. À cette époque, on l'appelait (monoko).

Le ciment à base de chaux offrait une bonne protection contre les termites. Grâce à l'utilisation de ce produit en Afrique du Sud, au début du XXe siècle, vers 1908, des bâtiments de deux étages furent construits, ce qui était auparavant impossible. M. Baerens se souvient que dans les années 1950, il n'y avait qu'une seule fabrique de chaux vive concurrente, située près d'Usakos.

Nous reprenons la route vers le Canyon village, notre lodge, où nous arrivons vers 13h00.

Un cadre étrange : un désert de sable où se dressent et s’empilent des rochers arrondis.

Nous profitons de la piscine et à 16 h00, nous partons pour une sortie Sunset dans le parc national du Gondwana.

Puis le soleil tombe sur le désert.

C’est l’heure de l’apéro… le soleil se couche

Attention ! là le soleil est couché , c’est la lune que l’on voit.

Mardi 7 octobre

Lever tôt, nous partons pour le Canyon Fish River. A Hobas, l’entrée est payante en cash.

La piste caillouteuse est difficile mais permet l’accès aux différents points de vue.

Le « canyon de la Fish River » est un site naturel situé dans le sud de la Namibie. C’est le deuxième plus grand canyon au monde, creusé par la rivière Fish sur une longueur de 160 km, une largeur de 27 km et une profondeur de 550 mètres. Il est considéré comme une merveille géologique, abritant une faune et une flore intéressantes et est accessible par deux points d’entrée principaux : Hobas au nord et Ai-Ais au sud. 

Nous reprenons la piste 324 en direction Ai-Ais :

Ai-Ais est un site de sources chaudes et un parc national en Namibie, dans le sud du pays, connu pour ses sources d’eau chaude sulfureuse et sa proximité avec le Fish River Canyon. Le nom  « AÏ-AÏS ». signifie brûlant dans la langue locale le Khoisan, en référence à la chaleur de ses sources qui peuvent atteindre 65 °c

Nous rejoignons notre lodge pour un repos mérité.

Agama agama est une espèce de sauriens de la famille des Agamidae.

En Afrique de l’ouest et centrale, il est également appelé « margouillat ».

Mercredi 8 octobre

Lever avec le soleil pour un départ à 7h30 pour une longue étape vers le Kalahari.

Il nous faut arriver au Lodge avant 15 h 00 , nous avons une visite guidée avec un départ à 16H00

Un petit arrêt dans la forêt d’arbres à carquois:  » Garas Rest Camp Park » :

Les bushmen utilisaient l’écorce de ces arbres pour fabriquer des porte-flèches.

Nous faisons ensuite une pause pique-nique au bord de la piste.

En chemin vers Mariental, nous longeons le cratère de Brukkaros qui s’élève à 1603 m.

Nous quittons la route asphaltée après Mariental et retrouvons une piste de 8 kms qui conduit à travers la réserve du Kalahari vers notre lodge.

Le désert de Kalahari étend son territoire de 900 000 km2 entre le Botswana, la Namibie et l’Afrique du Sud. Encadré par les bassins des fleuves Zambèze et Orange, frôlant au sud le désert du Namib, il est lui-même au cœur du bassin du Kalahari. Celui-ci s’étale sur 2,5 millions de km2 et comprend les terres d’Angola, de Zambie, du Zimbabwe et de la République démocratique du Congo. Le désert du Kalahari est aride et semi-aride. C’est un espace de vie sauvage préservé, qui abrite un peuple aux coutumes ancestrales.

A 16h, départ pour une sortie Sunset dans la réserve: springboks, waterboks, oryx, girafes, gnous du Kalahari, renards Otocyon (grandes oreilles), rhinocéros blancs qui touchent presque notre 4X4.

Notre chauffeur guide nous offre notre dernier apéritif au coucher de soleil dans les dunes du Kalahari.

Le désert du Kalahari est trés arboré et couvert de graminées jaunes suite à une saison des pluies généreuse après 3 années de sécheresse.

Jeudi 9 octobre

C’est le jour du retour…

Nous quittons le Kalahari et ses Bushmen, et prenons la route vers Windhoek avec la B1.

A Windhoek, nous faisons un arrêt shopping au Namibian arts and crafts center .

Puis nous faisons route vers l’aéroport :

Après la restitution de notre véhicule sans problème ( tout de même 4400km parcourus), commence la phase d’attente. Petit pique nique devant un groupe de Bushmen sorti du désert en attendant notre avion qui doit décoller à 18h50 .

Vol retour sans histoire, nous arrivons à Frankfort le matin à 6h00 mais nous devons attendre nos bagages plus d’1h! Une attente tout à fait normale à Frankfort selon les habitués… Une navette nous emmène au parking Parkos où nous récupérons notre voiture.

Et voilà !

Fin de l’aventure

Eau de mirage

flock of flamingos in a desert

Eau de mirage —
un reflet fuit dans le sable,
soif sans visage.

L’image tremble,
miroitant d’illusions,
je bois le vide.

Reflet d’un mirage,
miroir noyé de lumière 
où suis‑je vraiment ?

Sous le sable lisse,
l’ombre s’abreuve d’absence,
image perdue.

Le paon et l’écran

majestic white peacock displaying feathers

GE septembre 2025

Le pinceau de l’âme

blue skies

J’ai déposé un mot
Comme un coup de pinceau.
Un parfum qui effleure
Et repart sur la pointe des heures.

Mes contradictions déboulent,
Émois légers, doutes lourds…
Une âme qui s’imagine
Quand le cœur s’illumine.

Je veux l’envol sans ailes,
La liberté peinte dans le ciel !
J’appelle la paix comme une prière,
Mais j’en oublie souvent la lumière.

Je célèbre chaque émotion vécue
Comme un trésor entrevu.
Puis, sans regret, je l’enterre
Sous une ombre salutaire.

Le silence m’habite
Comme une musique parasite :
Je voudrais parler, 
Mais c’est l’essentiel que je tais.

Parfois j’énonce en rengaine,
Mes élans, de mes peines, 
Comme pour les protéger
De la gravité qui veut les briser.

Je tisse mon errance
En fragments d’espérance.
Chaque phrase est un vase
Qui attend son bouquet avec audace.

Je suis ce souffle incertain,
Ni fort, ni étreint…
Une résistance en marche,
Un poète qui se cherche.

G.E – Août 2025

Le doute et la foi

woman in white tank top

semaine 12

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Lundi 21 juillet

Lever 22° les nuages arrivent

Nous partons de bon matin vers le phare de Egeroy.

Puis la pluie arrive, nous partons à Sogndalstrand c’est l’une des destinations touristiques les plus populaires du Rogaland. Le village possède des rues piétonnes, des petites boutiques et des galeries, et une rivière à saumons le traverse.

La pluie nous suit ou nous précède alors nous posons CW à helleren

Les maisons de Helleren à Jøssingfjord sous la pluie

Les deux maisons datent des années 1800, mais de grandes parties des bâtiments peuvent être considérablement plus anciennes. Très probablement, il y a eu des colonies sous Helleren à partir des années 1500. Dalane Folkemuseum est aujourd’hui propriétaire et gardien responsable des maisons.

Mardi 22 juillet

Lever 18°, il a plu et il pleut

Nous allons sous la pluie voir ces deux maisons vestiges des années 1800

Puis partons sur Féda par la route 44 qui traverse le Magma géopark:

Le géoparc Magma est un géoparc situé au sud-ouest de la Norvège au sein des municipalités de Bjerkreim, Eigersund, Flekkefjord, Lund et Sokndal. Il a été le second géoparc établit dans ce pays et est devenu en 2010 membre à la fois du réseau européen des géoparcs (European Geoparks Network) et du réseau global des géoparcs nationaux (Global Network of National Geoparks). Il a intégré en novembre 2015 la liste des géoparcs de l’UNESCO.

Le géoparc Magma inclut des roches très anciennes, jusqu’à 1,5 milliard d’années, ainsi que la plus importante strate intrusive et zone d’anorthosite en Europe. Cette dernière roche est plus abondante sur la lune que sur la surface de la terre.

Repas à la Norvégienne…

Mercredi 23 juillet

Lever 20° ciel bleu

Nous nous préparons pour une randonnée au dessus de Feda départ vers 9H30

La randonnée. s’appelle Orresteinen: dénivelé de 200 m

La plateforme semi-submersible Ocean GreatWhite de Noble Corporation est sur le point de rester sur le chantier naval Green Yard Feda, dans le sud de la Norvège, après avoir terminé ses opérations avec BP à l'ouest des Shetland.

Cette plateforme pour environnements difficiles, parmi les plus grandes au monde, fera l'objet de travaux de maintenance, de démobilisation et de modernisation. Hans Jørgen Fedog, PDG de Green Yard, a souligné la capacité du chantier à gérer des actifs offshore de haute spécification, citant son nouveau bureau de Stavanger comme un élément clé de la réussite du projet.

L'Ocean GreatWhite, conçu par Moss Maritime, peut forer jusqu'à 3 000 mètres de profondeur et accueillir 180 personnes.

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Au retour, nous rentrons dans la petite église.

Apres déjeuner nous parcourons à vélo les rues de Feda et nous. imprégnons de sa quiétude .

Jeudi 24 juillet

Lever 18° ciel légèrement nuageux

Eh bien voilà le ferry. qui doit nous ramener vers la maison nous attend : 1h 30 pour. rejoindre Kristiansand puis départ du ferry à 14h30, la traversée dure 3H55.

Nous posons CW au bord d’un chemin forestier pas très éloigné du débarcadère. (14 km) et passons cette. dernière soirée avec JP et Françoise qui veulent partir tôt demain matin.

Vendredi 25 juillet

Lever 18° ciel couvert sans pluie

Départ à 8h00 il nous reste 1336 Km à faire pour retrouver notre chez nous!

Nous traversons donc le Danemark dans l’axe Nord Sud, passons la frontière avec l’Allemagne et arrivons vers Hambourg et c’est là que tout se complique avec les travaux et les bouchons!

Il est 17h00 Chantal nous déniche une aire à Egestorf pour poser CW … On verra demain pour la traversée de Hanovre.

Samedi 26 juillet

Nous traversons l’Allemagne de Hambourg à Bâle : travaux , bouchons , accidents… nous fait arriver en France vers 19h30, Ouf!

Pour terminer

voici quelques photos qui n’avaient pas trouver leur place .

Histoire loufoque

Et le ciel ?


Le ciel n’est qu’un vieux pardessus
Posé sur l’épaule du monde.
Mais ce soir,
On le secoue un peu,
Et la lumière en tombera
Comme un secret.

Ce soir, le vent devient plus doux.
Il glisse au bord des toits jaloux.
L’étoile hésite, puis s’élance,
Effleurant l’ombre en transparence.

Le monde écoute, encore une fois,
Les pas du ciel qui ploie sans voix.
Les arbres lèvent leurs ramures,
Prêts à toucher la couverture.

On ne sait plus si c’est la pluie
Ou si le ciel pleure d’ennui.
Une clarté fine et discrète,
Descend des plis, douce et secrète.

Elle murmure entre deux souffles :
« Le noir du ciel parfois s’essouffle.
Quand l’ombre ouvre une déchirure,
Naît une étoile à sa mesure. »

Alors regarde, marche encore !
La nuit s’effrange aux bords de l’aurore.
Quelqu’un, là-haut, tire un revers
Et sème un feu dans l’univers.

GE juillet 2025

semaine 11

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Lundi 14 Juillet

Lever 15° il pleut ! alors on ne bouge pas!

Journée de repos

JP et Françoise nous rejoignent après avoir retrouvée la clé de leur camping-car aux objets trouvés d’Oslo : Merci les Norvégiens !

Mardi 15 juillet

Lever 16° ciel légèrement nuageux

Nous quittons Rjukan pour Dalen

Et les gorges de Raven :

La route trop étroite nous incite à laisser CW sur le bord de la route. Nous sortons donc nos vélos pour rejoindre cette gorge..

Cette spectaculaire attraction naturelle, avec une chute à pic de 350 mètres du bord de la falaise jusqu’à la rivière Tokkeåi en contre-bas ,vaut vraiment le détour! Grâce au courant d’air arrivant de plein fouet sur la falaise, on dit qu’il est possible de jeter un billet de banque du bord de la falaise et qu’il vous sera rendu grâce au vent. J’avoue que je nous n’avons pas essayé.

Nous repartons vers Glosli, une petite aire en bordure du lac Borås

Mercredi 16 juillet

Lever pluvieux 14°

Nous partons en direction du Lysebotn sous la pluie qui s’arrête en cours de route.

Après 50 km sur une route étroite et assez encombrée par les véhicules et les moutons puis la montée vers de splendides paysages et une pause sur le parking des cairns, nous trouvons une place sympa pour poser CW.

Lysebotnveien est une montée située dans la région des fjords norvégiens. avec une pente moyenne de 9.6%. Le point le plus haut se trouve à 883 mètres d’altitude.

Jeudi 17 juillet

Lever 18°, ciel très bleu

CW ne bougera pas aujourd’hui , mais nous faisons une randonnée promenade de 3 heures dans ce paysage grandiose.

Vendredi 18 juillet

Lever 20°, ciel très bleu.

C’est avec regret que nous quittons un si bel endroit

Voici la vue de notre lit, que rajouter?

Nous redescendons cette route tellement fascinante :

Une route rurale qui doit être fermée dès que la neige tombe. La route de Lysevegen en Norvège n’est peut-être pas l’une des routes les plus longues du monde, mais elle est l’une des plus fascinantes.

Situé à Ryfylke, elle est connue non seulement pour son emplacement pittoresque, mais aussi pour ses 27 virages en épingle à cheveux délicats qui emmènent les conducteurs à Lysebotn, au fond du Lysefjorden depuis 1984.

Avant la construction de la route lors de la construction de la centrale hydroélectrique de Tjodan, le seul moyen pour les habitants de Lysebotn de se rendre sur le continent était le bateau.

Aujourd’hui, c’est l’un des endroits les plus impressionnants visuellement à visiter en Norvège. Le site Visit Norway a déclaré :  » Depuis Lysebotn, la route passe d’abord par un tunnel de 1 100 mètres avant de continuer jusqu’à la montagne autour d’une série de 27 virages en épingle à cheveux. »

La raison pour laquelle la route peut être fermée après la neige est que trop de glace et de neige peuvent tomber et rendre la route impraticable. Les pneus de voiture, même ceux construits pour affronter l’hiver, ne peuvent supporter qu’une certaine quantité de neige. De plus, dans certains cas, un chasse-neige peut ne pas parvenir à éliminer la montagne de neige devant lui.

Le blog Dangerous Roads explique :  » La route est dangereuse en raison de ses 27 virages serrés en épingle à cheveux, d’une pente moyenne de 9,4 pour cent et des virages sur une route à voie unique. Les conducteurs doivent être extrêmement prudents. »

 » Certaines rampes atteignent une pente maximale de 16 %. C’est une longue route, sinueuse et étroite tout au long du chemin. Les gens doivent prendre leur temps et être extrêmement prudents sur cette route sinueuse sans fin. »

« Des virages serrés et des virages à cambrure inversée vous accueillent sur les 20 miles de cette route montagneuse, mais c’est la dernière section de la route qui mettra vraiment au défi même les conducteurs les plus expérimentés. Outre des vues époustouflantes.

La route est devenue si célèbre qu’elle figure sur plusieurs listes des meilleures routes au monde. Goodwood décrit la route comme « parmi les meilleures qui soient ».

Lysebotn – Roads by Porsche – Navigation – Route by Espen Birkeland

Nous prenons la direction de Tonstad où nous posons CW.

A peine posés, j’apprends que la pêche est libre dans le lac (Sirdalsvatnet) donc sans carte. Je fais un premier lancer et ramène au premier coup une jolie truite saumonée , 2 autres suivront mais remises à l’eau.

Après avoir lever les filets comme me l’a appris JP, Chantal nous le cuisine et nous le sert avec un délicieux risotto.

L’aprés-midi, nous faisons une petite randonnée autour de Tonstad: 5km

Le lac est entourée de centrales hydro électriques, ci joint une turbine Francis

En chemin, Chantal ne résiste pas à quelque délicieuses framboises l

Samedi 19 Juillet

Il fait beau et chaud

Nous profitons de ce bel endroit: le lac Sirdalsvatnet

Pêche et lecture …

Dimanche 20 juillet

Beau. et chaud

Aprés déjeuner, nous rejoignons JP. et Françoise au Trollpicken

Puis nous allons a Egersund se poser au bord du fjord

Semaine 10

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Lundi 7 juillet 2025

De Bergen à Norheimsund

Lever 15°, ciel couvert mais qui va s’éclaircir.

Nous prenons le métro N°1 dès 9h00 puis le funiculaire pour monter sur la colline de Floyen au dessus de Bergen.

Joli point de vue sur Bergen !

Puis, nous faisons une petite randonnée de 5 km sur la colline.

De retour à Bergen, nous déjeunons d’un fish and chips pour certains et d’un rice and seafood pour d’autres sur le marché aux poissons.

Après avoir retrouvé CW, nous galérons un max pour sortir de Bergen , la circulation et d’immenses travaux : 3 tunnels et un pont sont en construction…

Nous posons enfin CW à Norheimsund sur une aire privée,150 Nok.

Mardi 8 juillet

Lever 15,° ciel légèrement couvert puis bleu.

Nous allons à la cascade voisine de Steindalsfossen.

ll y a de nombreuses cascades en Norvège, mais celle-ci vaut la peine d’être observée : Une chute de 80m et on peut passer derrière pour un beau point de vue sur la vallée.

Puis nous allons au musée de Norheimsund, Hardanger Maritime Centre : Ce musée de restauration de bateau est particulièrement sympathique et accueillant. Nous y avons passé plus de deux heures et demi sans nous en rendre compte, de l’atelier de restauration de bateaux, à l’atelier du maréchal ferrant et de la corderie…

Après déjeuner, nous prenons la route des Voringsfossen, non sans retrouver une vieille connaissance…

En fait, Ledebil est un véhicule qui nous ouvre le chemin en cas de travaux importants (dynamitages)

Aux Voringsfossen, la rivière Bjoreio  chute sur une hauteur totale de 182 mètres[1], dont 163 mètres pour la cascade la plus grande. La rivière est régulée pour la production électrique mais le débit y est maximal en été avec 12,4 m3 s−1.

En 2020, une passerelle est installée au-dessus du sommet de la cascade. Sa conception mélange les caractéristiques d’un pont et d’un escalier, celui-ci comportant 99 marches pour une portée de 47 mètres[3].

Aprés cette petite marche , nous retrouvons enfin CW

Mercredi 9 juillet

Lever 14°, ciel bleu

Nous quittons les Voringsfossen pour on ne sait pas trop où ?

JP et Françoise s’arrêtent en cours de route dans une boutique Sami pour acheter un bois de renne , et je négocie une peau de chèvre à 20 Euros.

Puis nous nous arrêtons sur un parking à Ustaoset :

Une petite randonnée dans un superbe paysage où les maisons se dissimulent dans la nature.

Puis le repos du guerrier !

Au retour, et à notre grande surprise, un chant nous fait tourner la tête

Une Gorgebleue à miroir, cet oiseau que nous rêvons de photographier depuis des années est posée devant nous!

Chantal se saisit de l’instant pour prendre et reprendre quelques images !

Au dîner, Françoise nous sert du rømmegrøt, un porridge à la crème aigre accompagné de charcuterie : un plat très norvégien!

Jeudi 10 juillet

Lever ensoleillé, 13°

Nous quittons notre aire et nos amis qui partent visiter Oslo; nous l’avons visité il y a 3 ans et ne désirons pas y retourner.

Après Geilo, où nous reprenons de l’eau, arrêt-midi près de l’église de Uvdal et nous faisons quelques courses à l’Extra voisin.

Nous posons enfin CW au bord d’une rivière , quelques petites chutes d’eau s’ajoutent au décor..

Le diable se cache dans les détails!…

Vendredi 11 juillet

Lever 14°, ciel bleu

Nous prenons la petite route 354 sur 62 km; elle se transforme rapidement en piste et nous offre de splendides paysages.

Chantal prend en photo un renardeau qui traverse doucement devant CW.

L a montée au Gestatoppen se fait tout d’abord par une vallée verdoyante puis les choses se compliquent quand on entame la montée et les premiers lacets.

Le Gaustatoppen est le point culminant du comté de Telemark en Norvège. C’est aussi le huitième plus haut sommet du pays avec 1 883 m d’altitude.

 Ce qui est vraiment génial avec le Gaustatoppen, c’est qu’il est très accessible grâce à un petit train et au funiculaire.

La montagne renferme un secret remontant à l’époque de la Guerre froide : le Gaustabanen, un funiculaire construit dans la roche, qui vous transportera confortablement au sommet.

Le funiculaire met un petit quart d’heure pour réaliser son exploit.

Lorsque nous pénétrons dans la montagne, un courant d’air froid vous enveloppe. Dans un premier temps, un train nous conduit au point de départ du funiculaire, situé à 850 m à l’intérieur de la montagne. Puis le funiculaire gravit ensuite les 1 145 m de pente à 40° qui nous séparent de la magnifique vue sommitale.

Aprés être descendus du funiculaire, il nous reste la bagatelle de 300 marches de Sherpa à gravir pour arriver au sommet.

Puis vient le moment de la descente !!!!

2h00 pour descendre de 900m sur 5km sur des cailloux de toute taille…

Encore quelques mètres…

Conseil : dégustez une bonne portion de rømmegrøt, le « fameux » porridge à la crème aigre, à l’arrivée !

Nous retrouvons CW avec plaisir et allons le poser à Rjukan dans un coin sympa…

Pour cela, CW doit descendre les 900 mètres, avec une pente de 9° sur 10km.

Il est 19h00 et il fait 29°3

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Samedi 12 juillet

Lever 18 °, ciel bleu

Après un petit déjeuner à l’extérieur, nous allons visiter la centrale hydroélectrique de Vemork

Vemork est le nom d’une centrale électrique située près de Rjukan dans la vallée du Tinn en Norvège. Construite par Norsk Hydro, elle a officiellement été ouverte en 1911. À ce moment, elle servait de source de courant électrique pour le procédé Birkeland-Eyde, lequel permet de fixer l’azote dans le but d’en faire de l’engrais azoté. 

Plus tard, Vemork fut utilisé pour la fabrication de l’eau lourde, laquelle était un sous-produit obtenu lors de l’électrolyse de l’eau. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la centrale fut attaquée par des commandos dans le but de saboter le programme atomique allemand. 

La production d’eau lourde fut arrêtée en 1971. En 1988, le site est maintenant le Norwegian Industrial Workers Museum.

En 1940, le gouvernement français acheta le stock complet d’eau lourde de la Norvège. Les autorités allemandes avaient également offert d’acheter le stock, mais le gouvernement norvégien avait reçu des informations sur un possible usage militaire et préféra le remettre à un agent français, qui le fit parvenir en contrebande en France via l’Angleterre. Plus tard, le stock fut remis à des Britanniques. 

Lors de l’occupation de la Norvège par les forces armées allemandes, durant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs tentatives de sabotage furent commandées par le SOE britannique dans le but de freiner la progression du programme atomique allemand. Plus tard, il fut découvert que ce programme n’était pas aussi avancé que prévu.

Cinq attaques furent effectuées contre le site[1] :

  1. Le 18 octobre 1942, des commandos norvégiens du SOE effectuèrent une mission de reconnaissance (opération Grouse) ;
  2. En novembre 1942, le SOE lança l’opération Freshman. L’avion du commando s’écrasa et les survivants furent exécutés par l’armée allemande ;
  3. Le 28 février 1943, un commando norvégien détruisit le site d’électrolyse de Rjukan, provoquant la perte de 500 kg d’eau lourde (opération Gunnerside) ;
  4. Le 16 novembre 1943, l’armée américaine lança une attaque aérienne, mais n’obtint pas de résultats significatifs ;
  5. Le 20 février 1944, la résistance norvégienne parvint à couler le ferry D/F HYDRO qui emportait l’eau lourde en Allemagne.

Photos du site de production de l’eau lourde après sa destruction

En 2009, le site est un musée industriel. L’une de ses expositions présente des faits survenus pendant les missions de sabotage.

Nous posons CW au Bobilparkering au Sud de Rjukan à Skinnarbu, sur le lac Mouvant.

Ah j’oubliais…

Qui est suspendu au bout de l’élastique?

ec tse’n sap iom , siava’j dnarg siarf !

Dimanche 13 juillet

lever 15° passage nuageux

Journée repos avec un petite randonnée de 4,5 Km sur les hauteurs avec en prime 300 marches Sherpa

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Semaine 9

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Lundi 30 juin

Lever- 12° ciel pluvieux, ça devient lassant mais c’est peut être mieux que la canicule qui sévit en France.

Depuis Alesund, après les services d’usage, nous allons sur l’ile Godoya et le phare d’Alnes. Nous posons CW en face du phare.

Nous visitons une exposition de peinture dans le centre touristique au pied du phare.

avant de monter au phare.

Aprés déjeuner, le temps se calme et nous en profitons pour faire une petite randonnée : 6 km avec un dénivelé de 260 m vers Storhornet et le lac de montagne Alnesvatnet.

Nous retrouvons CW avec la pluie.

Mardi 1 juillet

Lever- très pluvieux, très venteux, -12°

Nous quittons Godoya pour rejoindre l’entreprise textile Devolt spécialisée dans les vêtements sportifs.

Devold est une marque norvégienne fondée en 1853 par Ole Andreas Devold. Il est rentré d’Allemagne avec une machine à tricoter et a commencé à vendre ses sous-vêtements en laine aux pêcheurs du coin. Entrepreneur précurseur, Devold a été l’un des premiers norvégiens à installer l’éclairage électrique dans son usine et à utiliser le téléphone. Toutes ces innovations ont fait connaître rapidement la marque et un bateau à vapeur a été mis en place pour desservir en sous-vêtements Devold toute la côte “de la frontière suédoise à la frontière russe”. L’innovation et la qualité qualifient les produits Devold. La laine mérinos utilisée est traçable jusqu’à la ferme pour 60% des produits. Le bien-être animal et également très important.

Nous y effectuons quelques achats… puis nous prenons le chemin de Geiranger.

Nichée au creux d’une des branches du Storfjord, la ville offre quelques-uns des plus beaux panoramas au monde et a ainsi été déclarée « plus belle destination » .

Troisième plus grand port de croisière norvégien, Geiranger reçoit hélas près de 160 navires durant les quatre mois de la saison touristique. Plusieurs centaines de milliers de personnes y font par ailleurs étape chaque été, faisant du tourisme de masse la principale activité de ses 250 résidents permanents.

Faute de trouver une place pour CW (camping interdit sur tous les parkings possibles), nous optons pour le camping Geirangerfjorden.

Mercredi 2 juillet

lever 12°, ciel légèrement couvert.

Objectif de la matinée : Changer de camping pour être au plus proche de l’embarcadère qui nous permettra d’effectuer une mini croisière dans le fjord du Geiranger.

C’est ainsi qu’à 11h. nous avons posé CW au bout du fjord au « Geiranger camping ».

Nous montons ensuite vers la cascade derrière le camping.

Aprés déjeuner, une visite obligatoire s’impose dans les magasins divers et peu variés qui abreuvent les touristes déversés par les énormes bateaux de croisière qui passent la journée dans le fjord.

Nous embarquons ensuite sur notre petit bateau pour admirer toutes les cascades qui se déversent dans le fjord.

La plus célèbre est « les 7 soeurs ». La cascade ne peut être observée efficacement que depuis l’eau. La meilleure option pour tous ceux qui voyagent en voiture est de réserver des billets pour les croisières,

le voile de la mariée

et le Soupirant.

Le paysageautour de ces cascades est fantastique…

Une belle journée !

Jeudi 3 juillet

Lever – 12,° ciel légèrement nuageux

Nous quittons le fjord. ses gros bateaux de croisière et l’agitation qui va avec en prenant la destination de Lom.

C’est alors la grande montée, celle qui mène au sommet du Dalsnibba, qui est à 1475 m d’altitude ! Nous sommes partis du fjord, donc du niveau de la mer, je vous le rappelle. C’est donc un très beau dénivelé, et le trajet est splendide.

Hélas, on finit au milieu des nuages et la vue est limitée. Le dernier tronçon de la route est payant (110 NOK).

On continue alors sur la route 13, mais on reste sur des plateaux vers 1000m d’altitude. Assez désertiques donc, dans cette région nordique.

Aprés avoir fait le plein de gasoil à Bismo, nous posons CW à Polfossen et admirons de splendides chutes d’eau.

C’est alors que la journée se gâte: en mettant les cales, je m’aperçois que mes pneus avant sont lisses ! Aprés plusieurs coups de téléphone , nous prenons RDV pour le lendemain à Forde.

Nous repartons ensuite sur Styrn en évitant le grand tunnel pour prendre encore la route 258 touristique, la Gamle Stryn Fjellsveg (ce qui veut dire la vieille route de montagne de Stryn , ville qui se situe plus loin au bout de la route). Ce n’est pas une route mais plutôt une piste. Mais ce n’est pas la foule, on n’y croise que quelques rares touristes, et des camping cars qui sont posés à quelques endroits. C’est un superbe paysage de montagne, avec des lacs bleus, et de grandes cascades, des montagnes enneigées.

Nous poursuivons ensuite vers le glacier de Briksdal en avalant encore quelques kilomètres avec mes pneus lisses…

Nous longeons le lac bleu d’Olden.

En arrivant, une éclaircie à l’arrivée nous incite à monter vers le glacier illuminé par le soleil de fin d’après-midi.

Le Briksdalsbreen ou glacier de Briksdal est un bras du glacier Jostedal situé dans le sud de la Norvège dans le comté de Vestland (Vestlandet). Il est inclus dans le parc national de Jostedalsbreen .

Du parking, il faut environ 2h aller-retour, pour 4,5 km de marche, poses photos comprises : il est 18h30 quand nous démarrons. Le torrent tumultueux qui descend du glacier s’élargit pour former des lacs successifs encadrés de versants montagneux en pente raide.




Nous retrouvons CW bien fatigués mais avec de splendides images plein les yeux.

Vendredi 4 juillet

Lever -12°, ciel légèrement nuageux puis très nuageux

Nous roulons vers Forde pour changer nos pneus…

Aprés déjeuner , nous prenons la route touristique 1″ sur une vingtaine de km et posons CW sur un parking sympa en retrait de la circulation au pied du Rorvikfjellet, hélas il pleut , et il pleuvra toute la nuit, et toute la matinée du lendemain et…

Samedi 5. juillet

Lever – les jours se suivent et se ressemblent 12° et de la pluie pour toute la journée.

Nous poursuivons sur la route 13 très touristique mais dans les nuages…

De Forde à Dragsvik.

Nous posons CW à Tvindefossen.

Nous posons CW au camping de Tvindefossen.

Des cascades en Norvège, ce n’est pas ce qui manque mais nous avons trouvé celle-ci très belle avec ses différents paliers et, ce qui ne gâche rien, facilement accessible. On ne peut pas la rater depuis la route E16 allant vers Voss, quelques kilomètres avant Voss.

J’ai écrit ces quelques vers  sous la forme d’un sonnet après une randonnée  vers le glacier Svartisen  situé au-dessus du cercle polaire en Norvège .

Ce glacier, le deuxième glacier de Norvège , est classé dans la catégorie des glaciers côtiers, le seul de l’Europe continentale. Hélas, Il nous a fallu encore marcher 2 km pour atteindre  enfin le front de cette langue glacière tant la fonte  s’accélère ces dernières années.

Glaciers

Témoins glacés d’antan, combien de temps encore,

À l’aurore chaude de ces fièvres records.

Titans pétrifiés qui déversez vos larmes 

En ces gaves fumants, vous déposez vos armes !

Passent les temps anciens, souvenirs ! mais qu’en faire ?

Déjà vous expirez, cela nous indiffère

Vos veines immaculées ne nous font plus rêver !

Qu’irions nous chercher après vous avoir souillés.

De vos fronts rayonnants, de vos lignes altières

Restent des eaux turquoise, et quelques grises pierres

Vos langues se meurent d’un silence pesant.

Sentinelles des cimes, gardiens de nos sommets  

Qui donc abreuvera nos troupeaux, nos vallées ? 

Alors dites-moi, où sont les neiges d’antan ?

Dimanche 6 juillet

Lever – 14° et un peu de ciel bleu !

En regardant la météo du jour et des jours suivants, nous décidons de rejoindre Bergen.

Jean Paul et Françoise nous y rejoindront.

Arrivés à Bergen sur l’aire de CC de Sletten , nous gardons une place pour J P qui arrive 2 heures plus tard.

AM, nous prenons le métro N°1, à coté de l’aire de CC pour rejoindre Bryggen en s’arrêtant à la Busstajon.

Bryggen était le quartier occupé par les Hanséates: (.association historique des villes marchandes de l’Europe du Nord autour de la mer du Nord et de la mer Baltique. Malgré les incendies liés à l’utilisation de bois, le quartier a été reconstruit avec des méthodes traditionnelles.

Aujourd’hui Bryggen est un quartier essentiellement touristique avec nombre de restaurants et de boutiques en tout genre. Le quai se nommait Tyskebryggen, le quai allemand, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Nous passons bien sûr par le Fiskmarket où nous faisons une folie en achetant 4 pattes de crabe royal que Chantal nous cuisinera ce soir!