Univers

Univers

Mes rêves éveillés se tournent vers l’univers :

De son infinie vacuité, j’en imagine la frontière.

De son espace irradié, j’appréhende le vide

Animé par un monde d’intrépides sylphides.

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Exercice difficile de mon imagination :

Du temps et de l’espace, une conception

Qui en nie les limites et la démesure.

Sous ma chevelure, mon esprit se torture…

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L’univers serait-il une âme inaccessible,

Intrication de la matière et de l’esprit

Dont l’ultime finalité résume la vie,

Exercice du principe de l’entropie ?

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Derrière ce Macrocosme, une conscience ? 

De l’absolu, la vie n’est pas que l’existence.

Toute religion ramène l’homme à son égo.

Et si Dieu existait, faudrait-il un embargo ?

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Guy E – avril 2021

forêt

Forêt 

Forêt mystérieuse, forêt magnifique,

Peuplée d’ombres farouches, de lumières douces.

Je parcours tes sentes bordées de soyeuses mousses,

De troncs tourmentés sous des voûtes mystiques.

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Mon cœur insouciant s’emballe puis s’égare

Vers ce ruisseau bordé d’iris et de genêts.

L’onde égraine ses notes en chapelet,

Murmure cristallin que mon âme accapare.

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Le sous-bois me surprend d’un lourd battement d’ailes, 

Invisible présence, témoin qui me rappelle

Les contes fantastiques de sylphes et de lutins.

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L’arbre ancré sur le sol, la tête dans l’éther,

Passeur des âmes entre le ciel et la terre : 

Est-il le lien entre les esprits et les humains.

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Guy E -avril 2021

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Entre terre et mer

Entre terre et mer

Dessous ce ciel azuré, une mer turquoise,

Des galets polis roulés par la mer d’Iroise.

Je pose mon regard sur l’horizon lointain

Mon esprit s’évade vers un monde incertain.

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L’étrave haute et fière d’une goélette

Éclabousse les flots de mille gouttelettes.

Ses haubans dorés vibrant aux souffles d’Éole, 

Elle disparait sous la mer et son étole.

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À mes pieds les vagues sans fin courent la plage

Sur cette frange de la terre, elles voyagent

Sur un rythme lancinant qui traverse les temps.

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De leur refrain chanté qui caresse la grève,

Elles appellent l’oiseau comme dans un rêve

Qui vient se poser à mes côtés en chantant.

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Guy E – avril 2021

Sur les traces de ma vie

Sur les traces de ma vie

Je marche dans les pas incertains de ma vie.

Confiant ou inconscient, je la suis avec audace.

Ils me dessinent ce chemin que j’embrasse

Sans savoir si c’est une bonne stratégie.

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Je déambule au rythme lent de son tempo

A travers le brouhaha de mes errements.

De son ample foulée, j’écoute les craquements 

Et m’efforce de ne pas en perdre l’écho.

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Je chemine aveuglement dans son sillage,  

Ses empreintes m’empêchent de tourner en rond. 

J’évite mes écueils, méprise sur mes jalons.

Espérant un mouillage, j’erre sur une plage.

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Illusion ? Cheminent côte à côte deux traces.

Ma vie n’est plus seule, qui donc est avec elle ?

Pris d’un doute, je me retourne, tu m’appelles.

Depuis combien de temps es-tu sur ma trace ? 

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Guy E – avril 2021

Les flamants roses

Les flamants roses

Sur les marais salants, ils livrent leur aubade.

S’éveillent en ’une symphonie colorée. 

Bouquet changeant sur fond de lagune dorée,

Les flamants en mousseline rose paradent.

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Étirement, ils dévoilent leur rituel :

Saluent l’aube d’une gracieuse sérénade.  

Les têtes tournent, une charmante saccade,

Une marche synchrone, rythme leur gestuel.

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Premiers sautillements, quelques essais d’envol

Dévoilent sous leurs ailes, leurs rémiges noires.

Fidèle à un signal, ils quittent leur dortoir

Dans un joli ballet, danse leur farandole.

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Un vol en escadrille au-dessus de Vaccarès  

Entre ciel et sel, un camaïeux bleu blanc rose… 

Sur les eaux du delta, avec souplesse, se pose

Puis ils plongent leur bec, écumant ses richesses..

Guy E – avril 2021

J’ai rencontré le vent

J’ai rencontré le vent

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J’ai rencontré le vent, douce et légère brise 

Frivole et volage, celle qui frisonne sur ta peau.

Ondule tes cheveux, quel joli scenario ;

Fugitive aussi versatile qu’indécise.

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J’ai rencontré le vent : impétueux aquilon

Qui porte le tonnerre et abat le chêne

Sème la crainte en tournant dans la plaine

Il porte sa colère peu importe la saison.

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J’ai rencontré le vent, bruyante tempête,

Violente, autant que funeste pour les marins.

Une trombe aveugle et sourde aux sombres desseins

Transforme les hommes d’équipage en marionnettes.

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J’ai rencontré le vent, du Sud mistral gagnant ,

Qui brise les rameaux et agite les drapeaux. 

Joue dans les manades en excitant le taureau,

Écume la mer en soulevant son sable brûlant.

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J’ai rencontré le vent, d’hiver, bise glaciale,

Qui fige la source et le chant des oiseaux.

Souffle de givre, broderie au bord du ruisseau,

Venant de l’est, elle déferle sans cérémonial.

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Guy E – avril 2021

Promenade inspirée

Promenade inspirée

Un soleil rayonnant m’appelle à l’horizon.

Mon esprit à l’affut s’éveille au diapason,

Au-dessus des pelouses fleuries et des vergers,     

A travers les sentiers bordés de bruissantes haies.

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Je promène mon regard sur cette nature 

Qui sème les mots et les vers de mon écriture.

Décor mystérieux aux couleurs enchanteresses,

Je me satisfais d’un souvenir de jeunesse.

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Un jour nouveau se lève, un carillon résonne :

Sa rengaine compose une ballade qui étonne.

Le vallon chante et ravit l’oiseau qui s’envole,

Au-dessus de la brume, peut être un rossignol ?

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Le soleil pressé allume les frondaisons, 

Rappelle mon âme égarée à la raison.

Alors, sur la page j’étale tous mes trésors : 

Il me reste ensuite à les mettre en accord.

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Guy Edus – mars 2021

Le funambule

Le funambule.

Je suis funambule, je marche sur un fil.

Pas de vertige, j’avance mot à mot.

Alors, sans jeux de mots pour me faire défaut,

De toutes mes pensées, je ne perds pas le fil.

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Je suis un équilibriste au fil de mon temps.

La plume est mon balancier, quelle fantaisie !

Sur une corde raide, je déroule ma vie,

Je me balance dans les airs au gré du vent.

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Je suis acrobate, posé sur une branche.

Tel l’oiseau, je me lance dans une voltige.

Trop de pieds, point de rime, je n’ai pas de rémiges.

Hélas, je n’ai pas d’autre carte dans ma manche..

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Je suis magicien en quête de vérités.

Avec peu de talent, je change les mots en rêves.

Illusionniste, mon cœur battant sans trêve,

De l’âme d’enfant a gardé ses qualités.

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Guy E- avril 2021

Les belles années

Les belles années

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Par cette enfance qui nous rendait immortels

Et nous projetait au-delà de nos pensées,

L’imagination traversait les années.

Que de désirs inconnus lançaient leur appel !

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Les esprits s’ouvraient comme de jeunes corolles,

Les corps n’en maîtrisaient pas tout leur devenir.

De la nature, nous devinions les plaisirs

Et le temps n’avait de valeur que le symbole.

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Promesse de ses fruits, nous apprenions Ronsard 

Qui nous laissait entrevoir la fuite du temps.

Nous partions voyager sur la carte du tendre.

Dans ses pays, il n’y avait point de hasard.

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Tels ces jeunes faons qui s’enivrent au printemps,

L’ivresse de la vie s’offrait sans retenue.

Sensualité et beauté se sont fondues

Pour respirer l’effluve de nos sentiments.

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Cet automne au verger a fait mûrir les fruits

Que le gourmand et sage chevreuil vient croquer.

Le printemps s’en est allé. À quoi bon prier ?

Il nous faut aujourd’hui jouir de l’usufruit.

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Sagesse ou déraison, il nous faut reconnaître

Des nouveaux rivages, les courants plus paisibles.

Mais tels les vers que je déclame, ils sont sensibles

A l’allégresse que j’aspire à voir renaître..

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Guy EDUS – avril 2021

Un soir dans les Vosges

Un soir dans les Vosges

Les cieux s’assombrissent à l’horizon des collines

Qui se dessinent sur la ligne bleue des Vosges.

Des sentiers serpentent vers les ravines voisines !

Les cimes des sapins coiffent leur chapeau jaune

Où s’accrochent les derniers rayons du soleil.

Un lac étale et étend son miroir vermeil,

Reflet féérique du ciel au soleil couchant.

Alors, envoûtement des elfes, le ciel s’efface.

Souffle enchanteur, la lumière vacille, lasse…

La lune se réfléchit au-dessus de l’étang ;

Enveloppée de son voile, elle passe sur le vallon.

Cette aube lunaire éveille le peuple nocturne.

Un autre ciel apparait, troué d’étoiles, infortune ?

Contrefaçon ? Des larmes brillent sur le gazon,

Perles de rosée sans couleur, les arbres pleurent.

Le lac s’endort, les nues glissent dans les profondeurs.

Guy EDUS – avril 2021

Mon amie, mon amour

Mon amie, mon amour

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Mon amie, mon amour, vendange le moment !

La tourterelle est là, déjà elle t’appelle.

Les oiseaux devancent tes pas à tire d’ailes.

Parcours les allées, le bonheur t’attend.

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La vigne se colore : vendange cet instant !

Chaque grappe t’appelle, il te faut la goûter.

Dépêche-toi m’amie, il n’est plus temps de rêver.

Les passereaux te parlent, ton cœur est éclatant.

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Le soleil sucre le grain : vendange tes années !

Tu en as le temps. Tu peux les attraper,

Vis en chaque journée, cueilles-en chaque grain.

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Le raisin a muri : vendange ton bonheur !

Ton millésime est certes, une douce liqueur,

Dont nous devons nous enivrer chaque matin.

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Guy EDUS – mars 2021

Mon vaccin

Mon vaccin

Un nouveau printemps est là, le virus demeure.

Sur la terre, sans vergogne, il dissipe la peur 

Et active sournoisement la défiance.

Aucun dialogue ne supprime la méfiance.

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Notre belle France, patrie de Pasteur, enrage.

Existe-t-il un vaccin contre les commérages ?

Sur les petites ondes et les grands écrans,

Tout à chacun se prend pour un démiurge

Dont le génie exprimé par les dramaturges, 

Contredit de nos concitoyens le bon sens, 

Trop souvent occulté par la méconnaissance.

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Puissance de la science, un vaccin en est l’essence :

Inconscience de certains ou antithèse de l’excellence ?

Mettant en avant un manque de certitude, 

Ces vaccins décriés, génèrent l’ingratitude,

La source de nos maux et de notre discorde.

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Principe de précaution, point de miséricorde.

Disproportion du doute, la faute à nos dirigeants !

Cette résistance est pour le moins affligeante.

C’est ainsi que pour retrouver ma liberté,

C’est décidé, je me fais vacciner.

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Guy EDUS – mars 2021

Le Martin pêcheur

Martin pêcheur

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En eau vive, qui est ce pêcheur du matin,

Chasseur affuté, fervent de menu fretin ?

Fugace flèche brillante au bord du bassin,

De cette eau pure en serait-il le riverain ?

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D’un trait irisé, il traverse roseaux et joncs.

Nul besoin de filet pour pêcher le goujon.

Martin pêcheur, il n’est pas un marin pêcheur.

Aux aguets, corail et saphir sont ses couleurs.

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Triomphe de patience, un poisson frétillant-

Aucun besoin d’appâts- s’égare innocemment :

Sur un coup d’aile, il plonge, étincelle bleutée,

Puis émerge des flots, le bec récompensé.

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L’alevin malchanceux vainement se débat. 

La partie ne donne pas lieu à un ébat.

Notre vif compère change déjà de branche,

Prêt à refaire une victime sans revanche. 

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Guy Edus – Mars 2021

Une abeille ne fait pas le printemps

Une abeille ne fait pas le printemps

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Une abeille qui bourdonne ne fait pas le printemps.                 

Mais que penser alors de ce nuage ardent

Qui sort de la ruche et s’envole dans les airs,

À la recherche d’un calice à peine ouvert ?

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Une jolie primevère attend toute embaumée,

Confiante et féconde qu’une abeille charmée

Vienne goûter, toute émue, à ses tendres délices.

Point de doute, la saison est venue sans malice.

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L’abeille, bousculée par un désir pressant,

S’enivre de nectar puis s’envole en peinant.

Alourdie et enrichie de cette poudre d’or, 

De fleur en fleur, rose après rose, elle vole encore.

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L’orage gronde, elle doit sauver son butin :

Tandis que le zéphyr la pousse sur d’autres chemins,

À tire d’ailes, saine et sauve, elle regagne la ruche,

Déposant fièrement son trésor sans embûche.

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Jour après jour, la ruche besogneuse s’alourdit.

Fruit de ce dur labeur, le couvain s’enrichit.

Les alvéoles se remplissent de ce miel ambré

Que nous pourrons à la cuillère déguster.

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Guy EDUS – mars 2021

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Occitanie

Occitanie

Par-delà les marais, au-dessus des étangs,

Quelques reliefs rebondis, dominent le midi.

Des Alpilles au Ventoux, le soleil irradie

De ces rayons ardents le paysage occitan.

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Accompagnant le Rhône, un vent fourbe

S’engouffre sans retenue entre ses flancs.

Entre les ceps, il s’oublie sur chaque versant,

Fouet qui tourmente les cyprès qui se courbent. 

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Il fond sur la Camargue, balaie les manades.

Oliviers et amandiers colorent les coteaux

Tandis que la lavande embaume le plateau.

Au pays de Van Gogh, les tournesols paradent. 

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Arles la romaine a repeint sa maison en jaune ;

Au temps où elle fut Résidence impériale,

Rome y a laissé son art, ses arènes, sa gloire.

Ambition des césars, elle en est l’icône.

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Aigues-Mortes, sa voisine, ville de Saint-Louis,

À l’ombre de Constance rêve son passé Glorieux.

Cernée de roselières, les chevaliers vertueux

Ont fui les remparts, vestiges d’un passé enfoui.

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Senteurs de thym et de romarin, les marchés

Embaument les cœurs, sur le rythme de Bécaud.

Faut-il que l’Est perde le Nord pour que des oiseaux

Apprécient d’aller vers le sud se dérouter ?…

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Guy E – mars 2021