Road-Trip en Norvège semaine 12

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Lundi 18 juillet lever avec 17° temps mitigé

Nous quittons la Norvège un peu le coeur gros , CW a parcouru 11890 km et a consommé 9,5l/100, nous avons payé le litre de diesel entre 23 et 27 kr soit entre 2,3 et 2,7 €. c’est de loin notre principal, poste de dépense.

Il nous reste 45 km à parcourir pour rejoindre l’embarcadère de Langesund.

De la Norvège au Danemark 160 km

Nous y arrivons vers 10h00. le temps de vérifier l’enregistrement( ouf! on est au bon endroit, à la bonne heure, le bon jour…) Venant de nous, tout est possible!

En attendant 12h00 , recommandation de l’office de booking, nous allons faire une petite marche autour de 2 étangs hélas à sec. De retour à l’embarcadère nous sympathisons avec 2 motards de Savoie et de Nimes à qui nous offrons un bon café expresso.

Le ferry arrive à 13h00 et met 40 minutes à décharger ses camions, camping -cars, bus, véhicules de toutes sortes.

Enfin vient notre tour … Nous laissons CW avec Gaby en bas avant de monter sur le pont 7 , il y en a encore 3 au dessus de nous.

Nous devons arriver à Hirtshals à 19h30.

20h00, nous sommes au Danemark dans une forêt de pins.

Lundi 19 juillet 3 autres camping-cars nous ont rejoint. lever 16°

110 km de la forêt de Tversted à la même forêt de Tversted

Après un petit déjeuner bucolique, nous partons sur Skagen à la pointe nord du Danemark.

Le Port de Skagen est situé à Skagen dans le Nord du Danemark. Il contient un port industriel qui accueille l’industrie de pêche de la région ainsi qu’un port de plaisance. Il dispose également d’un chantier naval et d’installations de transformation du poisson. Skagen est la ville la plus au nord du Jutland, au Danemark. Elle a été rendue célèbre par la vivacité de l’École picturale à laquelle ce petit village de pêcheurs du XIXᵉ siècle a donné son nom.

Nous flânons sur le port et dans les rues piétonnes bordées de maisons jaunes, visitons un artisan souffleur de verre, une galerie d’art, un confiseur…

Je ne sais plus où j’ai garé ma voiture!

L’église nous invite à la visiter.

Puis les bonnes odeurs des restaurants le long du port nous ouvrent l’appétit : nous allons enfin faire un repas correct après 2 mois et demi de Norvège, cela nous manque terriblement .

Les norvégiens ne mangent à midi que des pâtisseries , sandwichs et glaces et boivent de grands cafés « filtre » et beaucoup de sodas.

Nous quittons cette petite ville pour nous rendre à Grenen où la mer du Nord se heurte à la mer Baltique.

Trop de monde pour poser CW : nous passons notre chemin pour nous poser un peu plus loin à Jerup.

Une grande plage à marée basse dévoile l’instinct viking de mon épouse qui ne résiste pas à se tremper dans les eaux du Kattegat, un bras de la mer Baltique.

Je n’ai bien sûr pas voulu rester sur la plage et me suis lancé à mon tour… je ne voulais pas renier mes racines viking.

Nous sommes ressortis de l’eau avec quelques traces de méduses…

Le coin, trop animé pour espérer une nuit tranquille, nous pousse à retourner à notre bivouac d’hier soir.

Mardi 20 juillet Lever 21° après une nuit très calme et reposante.

De Skagen à Nørre Vorupør.

Nous décidons de retenter la pointe de Grenen, espérant moins de monde !

Nous parvenons en effet à nous poser et partons pour une marche d’1/2 heure le long de la plage pour atteindre la pointe extrême du Danemark.

Grenen est un endroit très particulier. On avance jusqu’à la pointe nord du Danemark avec d’un côté la mer du Nord et de l’autre la mer Baltique. Arrivé au bout, on voit les deux mers s’entrechoquer. Aujourd’hui il fait très beau, et la mer est calme, alors on n’ a pas vraiment cet effet. Mais c’est tout de même très particulier tant géographiquement que par la beauté des lieux.
On peut aussi aller du parking jusqu’à la pointe en tracteur, car c’est assez long, il faut marcher environ 1,5 km sur la plage,

Nous avons privilégié la marche!

En cheminant, nous rencontrons quelques Gravelots à collier, un phoque et plusieurs Faucons crécerelles qui font du surplace au-dessus de nous têtes.

Grenen est la pointe de l’Europe avant la froide Norvège. Une longue bande de sable qui s’étire sur plusieurs kilomètres, avant de terminer en une étroite péninsule. Les mers Baltique et du Nord s’y affrontent en de tumultueux conflits de vagues.
La sensation est vraiment étrange quand on voit la mer arriver des 2 côtés de la plage, large seulement de quelques mètres à la pointe de la péninsule.
On se sent comme au bout du monde, sur cette étroite avancée de sable, les courants changeants interdisent toute baignade.

Nous reprenons la route, décidés à traverser le Danemark d’Est en Ouest. Le Danemark est plat, d’une platitude monotone, exaspérante, pas une rivière à traverser, pas un pont, pas un lac à longer seulement un ruban rectiligne bordé de cultures céréalières, de champs de pommes de terre en fleur et cela pendant 160 km, nous n’avons pas pris l’autoroute! Au cours de cette traversée, le thermomètre ne fait que grimper pour atteindre 36° vers 15h00. Est-ce la canicule?

Enfin, nous arrivons sur l’autre côté dans le parc naturel de Thy, une autre station balnéaire nous attend avec son flot de touristes et d’estivants.

Ah! Au fait!

Le Danemark est un pays scandinave qui regroupe la péninsule de Jutland et de nombreuses îles. Il est relié à la Suède, toute proche, par le pont de l’Øresund. Copenhague, sa capitale, accueille les palais royaux et le port coloré de Nyhavn, ainsi que le parc d’attraction de Tivoli et l’emblématique statue de la Petite Sirène.

Jeudi 21 juillet – 17° au lever dans une bonne brume de mer! – 220km aujourd’hui

De Nørre Vorupør à Ribe

Nous partons vers 9h00 en traversant le parc national de Thy avec un premier arrêt au phare de Lodbjerg 

La route côtière 181 se poursuit : nous prenons un ferry de Agger à Thyboron.

Nous arrivons juste à temps , et CW avait juste une petite place pour embarquer.

La route suit ensuite une bande de terre étroite entre fjord et mer .

Nous continuons ainsi notre descente du Danemark, toujours aussi monotone: les champs de pommes de terre en fleurs, de maïs, de céréales bordent toujours la route.

Nous flânons ensuite dans les rues de cette ville de Ribe qui fut fondée vers l’an 700, ce qui en ferait la plus vieille ville du Danemark.

Sa cathédrale.

La cathédrale de Ribe est une cathédrale romane.

 Sa construction a débuté en 1150 sous l’impulsion d’Elias, évêque de la ville. En 1175, l’abside et le chœur sont achevés, suivis de la nef quelques années plus tard. Les matériaux utilisés sont du granit du Jutland et du calcaire de Rhénanie du Nord.

L’orgue a été construit par Frobenius en 1973 et agrandi en 1994. L’instrument comporte 50 jeux.

Au xvie siècle, le prédicateur luthérien Hans Tausen fut évêque de Ribe. Une statue de Hans Tausen fut érigée en 2004, en son honneur, devant la cathédrale de Ribe

Enfin nous posons CW au bord de la mer des Wadden où est en cours un reportage météo de la chaine danoise TV2 .

Vendredi 22 juillet – lever avec 14° au bord de la mer des Wadden 506 km

De Ribe à Göttingen

La mer des Wadden  est la zone côtière de la baie Allemande en mer du Nord. Délimitée par les îles de la Frise, elle s’étend sur 450 kilomètres du Helder aux Pays-Bas à Esbjerg au Danemark, en couvrant une superficie d’environ 10 000 kilomètres carrés.

Depuis le 26 juin 2009, certains sites de la mer des Wadden en Allemagne, aux Pays-Bas et au Danemark sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. De plus, la mer des Wadden est reconnue au titre de réserve de biosphère par l’UNESCO depuis 1990.

Nous programmons « domicile » sur notre GPS et constatons qu’il nous reste 1100 km à parcourir.

Nous descendons donc le Danemark puis arrivons à Hambourg : travaux, circulation intense et bouchons nous désespèrent quelque peu.

Mais hélas ce cocktail désagréable fut récurent jusqu’à Göttingen où nous avions passé notre première nuit de notre Road-Trip, il y a 12 semaines!

Et si nous repartions pour un tour? Ah non, les enfants nous attendent ! peut-être?

Samedi 23 juillet 580 km 17° au lever

De Göttingen à notre domicile 580 km

Nous partons de bon heure pour éviter la galère d’hier, mais…

Encore des autoroutes allemandes déplorables ! Les conditions de sécurité sont limites : mauvaise signalisation, revêtement chaotique, parkings et aires insuffisants ne permettant même pas les arrêts repos! Tout cela occasionne des dizaines km de bouchons, et bien sûr des accidents.

Notre pays peut donner des leçons…

De retour chez nous, la sècheresse sévit mais ne décourage pas les mauvaises herbes…

CW a parcouru 13210 km – CW a consommé 9,5l /100 , et a roulé pendant 243 heures

Nous avons parcouru 262 km à pieds

Nous avons effectué 520 km en ferry

Dimanche 24 juillet – Première nuit à la maison –

Fin de la 12ème semaine

Fin de notre road-trip en Scandinavie

Pour faire le bilan , voici un petit florilège d’adjectifs caractérisant notre road-trip

Stupefiant

Amusant

Resplendissant

Excitant

Méritant

exaspérant

exaspérant

inexistant

refroidissant

lassant

exorbitant

époustouflant

ardent

changeant

étonnant

absent

étonnant

motivant

abondant

rassurant

stupéfiant

divagant

déroutant

décoiffant

attristant

déconcertant

débordant

incohérent

glaçant

flagrant

bruyant

assourdissant

frustrant

verdoyant

amusant

inquiétant

Transparent

Interressant

imposant

les transports en Ferry

les trolls et leur culture associée

Le eaux turquoises des fjords

la beauté de la trollstingen

les norvégiens habitant des régions inhospitalières

le nombre d’allemands en Norvège

les autoroutes allemandes et leur piètre qualité

la gastronomie norvégienne

l’indifférence du norvégien

Les routes danoises

le coût de la vie en Norvège

le soleil de minuit

le soleil au dessus du cercle polaire

le temps (météo ) heure par heure

les paysages que l’on découvrira demain

une architecture en pierres

l’architecture des maison toutes à ossature bois

densité faunistique et floristique

Ponts et tunnels

la sécurité et le respect d’autrui

Les dénivelés vertigineux

Les animaux en liberté sur les routes: rennes vaches et moutons

l’absence de vente de poisons dans les ports

Le vent et ses sautes d’humeur

Le recul des glaciers

l’impossibilité de visiter un élevage de saumons

Fleuves, torrents et cascades

organisation des rayons en supermarché

le grondement des éboulis

Le nombre de voitures électriques

les colonies de mouettes tridactyles

Le grondement des rapides

la réglementation de vente d’alcool

les vallées

Les convois suivez « ledébil »

la monstruosité des rayons confiseries des susuperettes

les cours d’eau et les fjords

les églises en bois debout

les massifs montagneux qui bordent les fjords

L’autre e(s)t moi

L’autre e(s)t moi

Je suis cet étranger, celui que je regarde,

Celui que je découvre comme par mégarde.

.

Quand je le rencontre, point de reconnaissance,

Je tourne la tête sans autre complaisance.

.

Je suis un inconnu que dans la vie je croise ;

Et aussi celui que, peu à peu, j’apprivoise.

.

Dans le temps et l’espace, parfois je m’appelle, 

Aussi je me recherche et même m’interpelle.

.

Une voix résonne en moi, alors je sursaute :

Qui est-il ? Est-ce lui ? Est-ce moi ? Est-ce un autre ?

.

Enfin, me découvre. Est-ce la force d’écrire ?

Alors, Je rencontre l’Autre, et l’Autre c’est Moi.

.

Guy E-septembre 2021

Prisonnier du temps.

Prisonnier du temps.

.

De passage en ce monde, 

Mon esprit vagabonde.

Je suis un rebelle !

.

Le temps est ma prison

Qui n’admet aucune trahison.

Je suis un rebelle !

.

Vigile de mon existence,

Il est le gardien de mon essence.

Je suis un rebelle !

Jamais le temps ne passe.

Je m’échappe avec audace.

Je suis un rebelle !

.

Il me rattrape et me replace,

M’enferme dans sa carapace.

Je suis un rebelle!

.

Alors, je m’échoue sur une plage 

Pour regarder l’ombre des nuages .

J’étais un rebelle!

.

Et me dis alors : la vie est belle !

A quoi bon être rebelle ! 

.

Guy E- août 2021

Inspiration

Inspiration

Quand du simple et pesant silence 

Qui n’autorise plus l’espérance, 

Les mots se vaporisent.

Ce vide me terrorise.

Plus la raison s’arrange, 

Plus la mémoire se dérange,

Qui se brouille et s’assèche.

En vain, la muse prêche,

La plume devient lourde.

Calliope devient sourde.

Alors les mots se cachent,

De mon expression point de panache.

Mon regard divague, l’esprit se perd.

Devant la page, je tempère.

Je tente etrecherche la rime,

Mais là encore, rien ne s’exprime.

Je suis à la recherche d’un sens

Et n’en trouve aucune réjouissance. 

Je n’ai donc point de souffrance, 

Point d’amertume, que des absences.

Guy E – juillet 2021

Croches et pointes

Croches et pointes.

Quand cette frêle silhouette élastique

Rythme, en sauts de chat et jetées fantastiques,

Les accords d’une gracieuse symphonie

D’un corps juvénile qui danse en harmonie.

.

Quand d’un violon qui pleure entre deux silences,

Une complainte qui résonne avec cadence,

Les notes s’envolent dans le puits de mon âme,

Et dansent un instant au timbre de ses gammes.

.

Sur scène, où la lumière illumine son cœur, 

Je vois fuser les mélopées du bonheur

D’une danseuse, prête à prendre son essor.

.

De l’âme de l’alto à celle du cygne,

Il lui suffisait de tracer la droite ligne.

Deux chaussons de satin ont été son ressort.

.

Guy E – mai 2021

Entre terre et mer

Entre terre et mer

Dessous ce ciel azuré, une mer turquoise,

Des galets polis roulés par la mer d’Iroise.

Je pose mon regard sur l’horizon lointain

Mon esprit s’évade vers un monde incertain.

.

L’étrave haute et fière d’une goélette

Éclabousse les flots de mille gouttelettes.

Ses haubans dorés vibrant aux souffles d’Éole, 

Elle disparait sous la mer et son étole.

.

À mes pieds les vagues sans fin courent la plage

Sur cette frange de la terre, elles voyagent

Sur un rythme lancinant qui traverse les temps.

.

De leur refrain chanté qui caresse la grève,

Elles appellent l’oiseau comme dans un rêve

Qui vient se poser à mes côtés en chantant.

.

Guy E – avril 2021

Mon vaccin

Mon vaccin

Un nouveau printemps est là, le virus demeure.

Sur la terre, sans vergogne, il dissipe la peur 

Et active sournoisement la défiance.

Aucun dialogue ne supprime la méfiance.

.

Notre belle France, patrie de Pasteur, enrage.

Existe-t-il un vaccin contre les commérages ?

Sur les petites ondes et les grands écrans,

Tout à chacun se prend pour un démiurge

Dont le génie exprimé par les dramaturges, 

Contredit de nos concitoyens le bon sens, 

Trop souvent occulté par la méconnaissance.

.

Puissance de la science, un vaccin en est l’essence :

Inconscience de certains ou antithèse de l’excellence ?

Mettant en avant un manque de certitude, 

Ces vaccins décriés, génèrent l’ingratitude,

La source de nos maux et de notre discorde.

.

Principe de précaution, point de miséricorde.

Disproportion du doute, la faute à nos dirigeants !

Cette résistance est pour le moins affligeante.

C’est ainsi que pour retrouver ma liberté,

C’est décidé, je me fais vacciner.

.

Guy EDUS – mars 2021

Océan

Océan

De mes mains, j’ai puisé l’eau de ton rivage :

Liquide insaisissable, ce n’était qu’un mirage. 

Elle s’est échappée, sans arme ni vacarme ;

Je n’en ai retenu difficilement qu’une larme.

.

J’ai ramassé ton sable blanc sur ce rivage, 

D’entre mes doigts, il a glissé sur la plage.

Chacun de ses grains s’est répandu sur la jetée.

Je n’ai su garder que ce petit gravier.

.

J’ai saisi une feuille tombée de ce chêne.

Elle a été emportée par le vent sans peine,

S’est envolée, perdue dans cette charmille.

Je n’ai pu rattraper que cette brindille.  

.

Aucun filet n’a jamais retenu l’eau ni le sable,

Il en est de même pour les secondes, point de fable.

Chacune d’entre elles, quand survient son tour, enlève

Une goutte de l’océan, un grain de cette grève.

.

Et la feuille, disiez-vous qui virevolte dans le vent,

Insaisissable, ne serait-ce pas assurément 

Celle que les hommes nomment communément 

Le souffle, la conscience, l’âme tout simplement.

Guy E -février 2021

Infini

Infini

Infini le désert qui s’enfuit à l’horizon,

Poussé par ce vent, véritable poison

Transportant l’espoir d’un peuple nomade.

.

Infinie cette banquise, désert glacé

Qui glisse vers un océan agité,

Dernier refuge d’un monde sauvage.

.

Infini l’océan qui s’écoule vers le lointain,

Emmenant avec lui la vie de ce marin.

.

Infini le chagrin de l’épouse qui chaque matin

Espère en son sein le retour de son marin.

.

Infinis son ennui et sa solitude intense

Quand elle mesure le vide de son absence.

.

Infini ce temps, enfermé dans ce sablier

Qui lentement égrène les secondes sans l’oublier.

.

Infinie cette profonde nuit étoilée

Comptant plus d’astres qu’elle ne peut imaginer.

.

Infini le calice de cette fleur qui contient

Tous ces grains, espoir d’une vie sans fin.

.

Infinis ses pensées et ses rêves

Qui transcendent chacune de ses aspirations.

.

Infini son amour perdu qui à chaque respiration

Surpasse sa vaine passion.

.

Infinie sa joie au retour de son bien aimé.

Guy E – janvier 2021

Les cinq sens

Les cinq sens

Ce matin,

J’ai vu la lumière se refléter dans tes yeux

Et l’aurore enflammer les cieux.

Eos, baignant de ses larmes, rosée du matin

Annoncer l’astre du jour promesse du quotidien

Et l’espoir qui a suivi.

.

Ce matin,

J’ai écouté le chant du temps qui passe,

le rire de l’enfant, ponctué de sanglots,

l’adagio de ta voix, qui m’a  transporté;

j’ai entendu ton appel

Et l’espoir qui a suivi.

.

Ce matin,

J’ai senti le souffle glacé de l’hiver,

Le vide qui suit le néant,

Le rien avant le tien,

Puis ta main prenant la mienne

Et l’espoir qui a suivi.

.

Ce matin,

J’ai respiré ton doux parfum,

Effluve cosmétique ou fragrance enivrante,

Raffinement des sens,

Et l’espoir qui a suivi.

.

Ce matin,

J’ai goûté le bonheur,

Piment de la vie.

Tu étais là,

Et l’espoir qui a suivi.

Guy E – janvier 2021