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J’ai déposé un mot
Comme un coup de pinceau.
Un parfum qui effleure
Et repart sur la pointe des heures.
Mes contradictions déboulent,
Émois légers, doutes lourds…
Une âme qui s’imagine
Quand le cœur s’illumine.
Je veux l’envol sans ailes,
La liberté peinte dans le ciel !
J’appelle la paix comme une prière,
Mais j’en oublie souvent la lumière.
Je célèbre chaque émotion vécue
Comme un trésor entrevu.
Puis, sans regret, je l’enterre
Sous une ombre salutaire.
Le silence m’habite
Comme une musique parasite :
Je voudrais parler,
Mais c’est l’essentiel que je tais.
Parfois j’énonce en rengaine,
Mes élans, de mes peines,
Comme pour les protéger
De la gravité qui veut les briser.
Je tisse mon errance
En fragments d’espérance.
Chaque phrase est un vase
Qui attend son bouquet avec audace.
Je suis ce souffle incertain,
Ni fort, ni étreint…
Une résistance en marche,
Un poète qui se cherche.
G.E – Août 2025
J

Rappelle toi.
Rappelle-toi le vent d’été
Quand la mer gardait nos secrets !
L’onde claire dansait, légère,
Sous de vastes cieux de lumière.
Rappelle-toi ces jours d’azur,
Où ton rire était l’aventure
Et chaque pas, comme un miroir,
Reflétait l’éclair de l’espoir.
Rappelle-toi ces feuilles d’or
Qui tombaient comme des trésors !
Là, sous l’arbre, un cœur grandissait,
Mon amour, un feu qui brûlait.
Rappelle-toi la lune blanche,
Portant nos rêves sur la branche,
Quand le silence d’un regard,
Me lisait l’âme, plein d’égards.
Rappelle-toi, ces instants fous,
Où le monde semblait si doux !
Dans le vent, tu étais l’étreinte,
Que nous découvrions sans crainte.
Rappelle-toi la nuit, la brume,
Quand la lune était une plume !
Elle écrivait notre avenir,
Sur les feuillets de notre livre.
Rappelle-toi cela encore,
Car le temps toujours s’évapore
Et dans le sable de l’oubli,
Les souvenirs chassent l’ennui.
Derrière l’horizon, où le soleil s’endort,
Se cache l’avenir, un rêve sans décor.
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Derrière cette ligne, où le jour se retire,
Se cache un mystère, un monde qui soupire.
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Derrière la terre, au-delà des frontières,
S’étend un univers, un océan de mystères.
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Derrière l’univers, où les étoiles dansent,
Se trouve une lueur, l’étincelle de la vie.
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Derrière la vie, où naît la conscience,
Il y a l’espérance d’un bonheur insouciant.
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Derrière l’espérance, là où le doute s’efface,
Il y a l’homme et ses multiples volte-face.
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Derrière l’homme, et son cœur si changeant,
Il y a l’enfant, innocent et si charmant.
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Cet enfant qui sourit, qui croit en l’avenir,
Qui voit la beauté, là où est son désir.
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Il porte en son âme, une lumière pure,
Un éclat de vie, une douce aventure.
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Derrière chaque voile, chaque ombre, chaque vent,
Il y a cet enfant, éternel et constant.
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Retenons en nos cœurs ce trésor précieux,
Derrière l’homme, c’est l’enfant qui se fait Dieu.
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Cet enfant qui rit, qui voit au-delà de l’invisible,
Qui trouve de la magie dans l’imperceptible.
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Il porte en lui notre espoir, une douce lumière,
Un éclat de bonheur, une force singulière.
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Il nous faut en nos âmes, garder ce trésor caché,
Car derrière l’homme, c’est l’enfant qui fait rêver.
GE – juin 2024

Les notes du silence
Dans l’obscurité du silence, les notes s’entremêlent,
Comme des ombres dansantes au clair de lune.
Les mots s’évanouissent dans l’écho du néant,
Et la mélodie du mystère résonne en mon âme.
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Dans la profondeur du temps, les notes s’élèvent en douceur,
Comme des murmures célestes dans l’air immobile.
Elles dansent et tournoient, emportant les pensées
Vers des contrées lointaines, où le temps se fige.
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Le soupir devient musique, et chaque note résonne
Comme un écho de l’âme, un frisson dans l’espace.
Puis les mots se taisent, laissant place à l’indicible,
Dans une symphonie du silence, où tout devient poésie.
GE – janvier – 2024

Invitation au voyage… Cap au Nord !
Te souviens-tu déjà de ce futur voyage ?
Nous nous dépasserons au-delà de notre âge
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Vers les confins du jour où la nuit disparait.
Périple singulier décrit dans tes carnets :
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Simple navigation, parcours de l’esprit
Qui décrit les versants de ce monde infini.
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Une marche de l’âme, pour une fantaisie,
Nous nous égarerons lors de nos flâneries.
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Nous prendrons ce chemin, poussés par l’espérance,
Que nous emprunterons avec grande assurance.
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A deux, pour écumer l’ennui du temps qui passe,
Nous garderons ce vif défi plein d’audace.
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En s’écoutant vivre sous le regard des cieux,
Je saisirai ta main pour apaiser les dieux.
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Guy E – avril 2022

w
En musique
Solfège de ce temps qui égrène ses notes,
Une rengaine pour un refrain qui dénote.
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En mesure, mon cœur arpège son accord.
Alors, en mon âme, je pose mon décor.
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Entre ces silences, quel est donc ce soupire
Qui sonne à contre temps : comme un vieux souvenir ?
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Une fugue en cadence m’entraine sans merci,
Une valse enivrante vers une prophétie.
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Les blanches et noires accrochent mes serments,
Arabesque sonore, effaçant mes tourments.
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Je suis chorégraphe d’une partition,
Une onde, un frisson où surfe mon émotion.
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La musique résonne en moi sans démesure.
Mélodie et symphonie, cet hymne rassure.
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Guy E – mars 2022

Immortalité
Nos jours raccourcissent, blanchissent à l’aurore :
Triste annonce des ans que les heures dévorent.
Sans plainte ni soupir, partir sans un regret,
Pour un ultime départ vers ce grand secret.
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L’ombre étend ses ailes comme un oiseau perfide,
Suspendu au-dessus du berceau de la vie.
Une fin de l’espoir dans un monde de foi,
La chair fatiguée s’accroche encore sans joie.
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Le corps chéri défie l’abandon de son âme
Comme la fière armée défend son oriflamme.
Liens sacrés dénoués par une main profane,
Déjà ils se rompent, ne sont que filigrane…
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La destinée de l’homme n’est pas dans son temps –
Point ce puissant cours d’eau ne meurt dans l’océan.
Fondue dans la marée mais vive dans sa course,
L’onde coule sans fin depuis sa prime source.
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Guy E – février 2021
L’amour et la vie
Votre vie si courte, vos serments si faciles !
Écoutez-vous vos cœurs qui battent, si fragiles,
Pour croire sans vous perdre à l’amour éternel ?
Éclair d’illusion, un espoir sentinelle.
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L’aube sépare les cœurs quand la nuit s’échappe :
Que reste-t-il alors des rêves qui nous drapent
Dans cet espoir confus d’un bonheur immortel,
Une autre lumière prolongeant cet appel.
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Éblouis par la flamme qui brule votre esprit,
Vous semblez ignorer des années, le mépris
Qui efface la vie que l’amour ne retient.
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Le souffle de l’infini n’est alors qu’un abîme
Dans lequel on se jette, en un espoir sublime,
Au nom de cet amour que plus rien ne retient.
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Guy E – octobre 2021

Dérive
Regarde l’horizon, rêve d’éternité,
Sous un ciel azuré pas assez éclairé !
Guidé par l’espérance et ses contre-courants,
J’ai jeté une ancre dans l’océan du temps.
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Entre ciel et terre, l’étrange escroquerie !
Déjà les vents malins s’essoufflent sur ma vie,
En rythment jours et nuits chacun des battements,
Érodent sans cesse les rives du présent.
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Point de port ni de quai pour enfin accoster.
Sans jetée, point de havre pour se reposer.
J’affale les voiles de mon frêle radeau.
Espoir d’une pause. Quel étrange credo !
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Illusion du pouvoir, j’évite un naufrage
En reprenant un cap. Emporté par la vague,
Je fixe la ligne relative du temps.
L’océan de mes jours n’est donc pas assez grand.
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Guy E – octobre 2021

Remonter le fleuve de la vie
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Quel que soit le ciel – temps, force et gravité-
Nous cheminons… contraints, sans espoir de retour,
Vers ce grand estuaire, sans fuite ni détour
Où des eaux empressées et souvent agitées
Se fondent, diluées dans l’océan infini,
En brouillant nos âmes et dispersant nos vies.
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De ce très long fleuve, guidé par son rivage
Oh ! comme je voudrais en remonter le cours !
Sous ces ponts de pierre me glisser sans esquive,
Traverser les remous où l’onde se fait vive.
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Faire fi des digues, courir ses vertes rives.
Essoufflé mais joyeux, aller à contre-courant !
Maintes fois hésiter, puis choisir l’affluent
Qui en rejoint le ruisseau et sa source vive :
De son eau virginale, m’abreuver à l’ivresse,
Le temps de renaître en ressentant sa caresse.
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Guy E – Septembre 2021

C’était avant…
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Je ne me souviens plus ni où, quand, ni comment.
C’était ce matin, c’était hier, c’était avant…
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Le monde s’éveillait, à l’aube, rêveries…
Une genèse, un souffle respire, irradie.
.vie
Une page s’ouvrait, une infinie nature.
Déjà un mystère : plus bas, une signature ;
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Le futur s’embrasait, écrire le présent
Et franchir sans crainte cet espace et le temps !
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Suivre le chemin vers ses terres inconnues.
Voler du temps au temps enfin sans retenue.
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Alors l’esprit s’ouvre…l’âme nouvelle enfante…
La conscience apparait, les lendemains chantent !
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Ce matin, j’ai rencontré ma vie !

In Memoriam
Le soleil s’efface, l’ombre se cache pour pleurer.
Les cieux tournent la page, décrivant la destinée.
Les bruits de la vie s’effacent, nos pas hésitent,
Les mots d’espoir se cherchent, le temps nous évite.
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Encore une fois, le sablier se renverse,
Ébranlant nos vies, en dissipant la détresse.
Le vide apparait, ne laissant rien qu’une trace,
Peut-être un espoir qu’il n’y ait pas de disgrâce.
/
Toujours, la terre se fait sourde aux cris des hommes,
Dont les funestes deuils éclairent les ténèbres,
Dans une démarche autant vide que funèbre.
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La vie et la mort se livrent un duel, en somme.
D’un dernier regard en direction de la vie,
Vers un autre futur, le présent nous convie.
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Guy E – 4 août 2021

L’éternité est bien trop longue !
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J’aimerais tant briser le miroir de l’éternité :
Celui qui renvoie l’image de ma pensée,
Avant de s’égarer dans le labyrinthe
Des vaines espérances et de quelques craintes.
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Mensonge de la vie, illusion contrainte,
Que l’Éternel pardonne ce manque d’étreinte.
Sans trouble, je m’écrie contre ces cieux ingrats
Qui défient cette vie, en ouvrant grand leurs bras.
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Sentinelle de l’esprit, mon âme s’indigne,
Envisageant l’ennui de ce temps rectiligne.
Faut-il faire semblant et rêver à demain,
En se quittant pour ce voyage sans témoin ?
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Un jour, je partirai où le corps ne peut aller.
J’irai à ma rencontre sous un ciel voilé.
Et tout s’effacera dans un suprême oubli,
Pour une éternité d’une vie aboutie.
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Guy E – juillet 2021

Les dés de la vie
Je ne suis que le fruit singulier du hasard
Qu’un courant d’air joueur, farceur et sans égard
A décroché de l’arbre ce matin d’été,
En lui insufflant cette étrange vitalité.
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A l’aube de mes jours, j’ai habité un corps.
Comment l’ai-je trouvé ? Je l’avoue, je l’ignore.
La loterie du jour ou un lancer de dés ?
En ce vaste monde, aurais-je été demandé ?
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Étrange métamorphose, jour après jour
J’apprends la vie : celle que l’on pense pour toujours ;
Une réelle histoire, dans un décor qui s’enfuit.
Il n’y a pas de lendemain sans espoir fortuit.
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L’aube ne vient pas deux fois, il faut s’en souvenir..
Pourtant, chaque année voit les coteaux refleurir,
Chaque saison connait ses joies et ses tristesses.
Mais il n’y a qu’Amour que la brise caresse.
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Guy E – juillet 2021