Quand le futur…

À la Une

Si j’écris…

Si j’écris c’est pour m’évader,

Dans un monde de liberté,

Où les mots dansent et riment,

Comme une douce mélodie intime.

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Si j’écris c’est pour que s’expriment,

Les émotions qui m’animent,

Les joies, les peines, les souvenirs,

Que mon cœur ne peut contenir.

Si j’écris c’est pour partager,

Avec ceux qui veulent m’écouter,

Des histoires, des rêves, des pensées,

Pour enfin me sentir exister.

Si j’écris c’est pour me retrouver,

Au fil de ces  lignes tracées,

Dans l’encre noire de mes tourments,

Ou à la lumière de mes sentiments.

Si j’écris c’est pour me comprendre,

Et peut-être vous surprendre,

Dans notre monde où tout s’efface,

Les mots restent, comme une trace.

GE – mai 2024

Espérance

Espérance

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Malgré les larmes, les peines et les doutes,

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Dans les rues sombres des villes en détresse,

L’espèrance discrète se faufile et les caresse.

Elle chante sa complainte douce et fidèle.

Dans les cœurs meurtris, elle allume une étincelle.

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Malgré les larmes, les peines et les doutes,

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Elle est la voix, ardente, empreinte de vérité,

Qui résonne dans l’âme prête à résister.

Elle est l’ultime espoir, le cri de révolte,

Contre l’obscurité, elle affiche sa parole.

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Malgré les larmes, les peines et les doutes,

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Elle danse sur les cendres, éclatante de vie,

Portant en elle la force, une envie d’infini.

J’ai vu sa flamme qui brûle, inextinguible,

Face à l’adversité, elle reste irrésistible.

Malgré les larmes, les peines et les doutes,

L’espérance dans l’ombre, c’est la poésie rebelle

Qui refuse la fatalité et qui défie le ciel.

Elle est la lumière dans la nuit la plus noire,

Qui guide leurs pas et leur redonne espoir.

Malgré les larmes, les peines et les doutes,

Un battement qui vibre, dans leur cœur en peine,

Qui les portera loin des funestes chaînes !

Car tant qu’elle brillera flamboyante et fière,

L’espérance sera leur force, leur lumière.

Malgré les larmes, les peines et les doutes,

GE -Mai 2024

Dans la Mancha

Inspiré par notre récent passage sur les traces de Don Quichotte dans la Mancha.

Le rayon des ombres

Jeu de mots

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Une bouteille à la mer

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Une bouteille à la mer

À travers les océans, bravant les tempêtes,

Guidée par le destin, elle poursuit sa quête.

Elle emporte des mots, des rêves, des prières,

Pour toucher un cœur, apaiser une misère.

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Dans son ventre de verre, elle cache un message,

Des mots empreints de foi, de chaleur, de courage…

Qui chantent sa mélodie d’espoir et de vie,

Éclairant le chemin de celui qui s’en saisit.

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Que celui qui la trouve entende sa supplique !

Qu’il ouvre le parchemin, qu’il lise et s’explique :

Dans cette bouteille, plus que de simples mots,

L’espoir d’un lien, d’un échange, d’un écho.

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Que celui qui la découvre entrouvre son cœur –

Que la magie de l’espoir s’opère en douceur.

La bouteille à la mer, témoin de l’humanité,

Porte la promesse d’un lendemain enchanté.

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Ainsi va le flacon -messager inconnu-

Sous un ciel azur, un avenir suspendu…

Au gré des courants, elle poursuit son voyage,

En attendant qu’enfin, s’effacent les orages.

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GE – janvier 2024

Les notes du silence

dramatic starry sky over trees peaks at night

Les notes du silence

Dans l’obscurité du silence, les notes s’entremêlent,

Comme des ombres dansantes au clair de lune.

Les mots s’évanouissent dans l’écho du néant,

Et la mélodie du mystère résonne en mon âme.

Dans la profondeur du temps, les notes s’élèvent en douceur,

Comme des murmures célestes dans l’air immobile.

Elles dansent et tournoient, emportant les pensées

Vers des contrées lointaines, où le temps se fige.

Le soupir devient musique, et chaque note résonne

Comme un écho de l’âme, un frisson dans l’espace.

Puis les mots se taisent, laissant place à l’indicible,

Dans une symphonie du silence, où tout devient poésie.

GE – janvier – 2024

Qui suis-je

Qui suis je?

Qui suis-je, me demandes-tu avec désarroi,

Un mystère à dévoiler, une âme en émoi.

Je suis le reflet de tes pensées profondes,

Un être en quête de sens, qui vagabonde. 

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Je suis le murmure du vent dans les arbres,

Ce souffle invisible, qui caresse ta peau de marbre.

Le rire cristallin d’un enfant qui s’émerveille,

La lueur d’espoir qui brille dans tes yeux qui veillent. 

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Je suis l’ombre qui te suit, fidèle compagne,

Le silence qui t’entoure lorsque tu te déranges.

Je suis le miroir qui renvoie ton image,

Le reflet de ton être, sans détour ni mirage. 

Je suis l’amour qui t’enlace, doux et sincère,

La passion qui enflamme ton cœur solitaire.

Je suis la force qui t’anime, lorsque tout semble perdu,

La voix intérieure qui guide, ta recherche de l’absolu. 

Qui suis-je, te demandes-tu encore une fois,

Je suis simplement toi, dans ce monde sans foi.

Un être unique, avec ses doutes et ses certitudes,

Un être qui évolue, en quête de plénitude.

Guy – juillet 2023

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Je suis l’amour qui t’enlace, doux et sincère,

La passion qui enflamme ton cœur solitaire.

Je suis la force qui t’anime, lorsque tout semble perdu,

La voix intérieure qui guide, ta recherche de l’absolu. 

Qui suis-je, te demandes-tu encore une fois,

Je suis simplement toi, dans ce monde sans foi.

Un être unique, avec ses doutes et ses certitudes,

Un être qui évolue, en quête de plénitude.

Le cours du temps

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Le cours du temps

Le temps, flux incessant qui s’enroule et s’écoule,

Toujours en mouvement, sans jamais une pause, 

Puis nous laisse parfois sans un bruit dans sa prose,

Nous prend dans sa vague, nous traîne, dans sa houle.

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Le temps, c’est notre vie qui s’en va et s’égrène, 

Des joies et des peines qui souvent s’entremêlent,

Des rires et des larmes s’en vont pêle-mêle.

Tous ces souvenirs nous hantent et nous imprègnent.

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Le temps, c’est aussi la beauté qui s’épanouit :

Les arbres grandissent, le printemps est en fleur,

Les saisons se suivent, fantaisie de couleurs.

La nature féconde est notre paradis.

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Le temps, c’est cet amour qui parfois nous convie,

Qui nous arrête, nous séduit pour un instant : 

Celui de partager sans en perdre un moment,

Créer des liens qui se tissent, pour la vie.

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Le temps, hélas, c’est aussi la fin qui s’approche :

Le souffle se fait court – il est comme l’oracle

De la mort qui guette sans remords, impitoyable,

Mais qui rappelle que la vie n’est qu’une époque.

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Le temps, c’est notre présent qui sans fin échoit,

Un mélange de bonheur parfois de tristesse,

Un fragile équilibre, une alchimie complexe,

Qui fait avancer, dans les épreuves et les choix.

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Alors, ne comptons pas le temps, chérissons-le !

Il est notre ami, notre plus belle richesse.

Il est dans nos rêves, nos espoirs, nos promesses.

Il écrit notre histoire, il reste notre force.

GE – mai 2023

L’écume du temps

seashore with sea waves during daytime

L’écume du temps

Détournant mon regard des cieux envahissants,

Mes yeux se perdent dans le vide de l’océan.

De ce trait horizon, je vois la fin d’un monde,

Reflet de mon âme qui s’abime dans l’onde.

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Alors les vagues, dans un ultime reflet,

Déferlent sans orgueil en vastes chapelets.

D’une crête scintillante, sans combat ni trêve,

Ultime battement qui échoue sur la grève.

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 Un funeste rituel égrainant la jeunesse,

 Mélodie de la vie qui berce sans ivresse.

 Un ciel radieux cingle les flots avec passion…

Je m’abandonne alors à cette incantation.

Paillettes dorées qui dansent sans lendemain;

Tout mon être retient l’espoir, vital instinct,

Qu’entre vague et écume, mon corps encore résiste 

A la marée du temps, à son flux fantaisiste.

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Guy E – octobre 2022

Road trip en Norvège semaine 6

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Lundi 6 juin – 122 km de Güllesfjord à Kabelvåg – 8°C

Ce matin, nous entamons notre 6ème semaine de nomadisme… Un record!

De Güllesfjord à Kabelvåg.

Aprés 6800 km, nous sommes restés 2 jours au camping de Güllesfjord, le temps que le la météo s’améliore : 2 jours de pluie assez intense et de vent tout aussi intense avec le froid en prime 6°C mais ressenti 0° -depuis le Cap Nord on en avait perdu l’habitude.

CW est toujours à 9,3 l/100 km.

Le temps reste très incertain mais nous abordons les mythiques Lofoten après 8 tunnels dont un sous le fjord,

Les îles Lofoten s’étendent entre le 67e et le 68e parallèle nord, sur 200 km à partir des îles Vesterålen. Elles sont séparées du continent, au sud-est, par le Vestfjord. L’archipel a une superficie totale de 1 227 km2.

Les îles principales s’étendent sur environ 150 km, l’une à la suite de l’autre. Reliées par la route, il faut parcourir 168 km pour aller de Fiskebøl au nord à Å au sud.

Nous posons CW à Laukvik pour la pause déjeuner.

Le ciel assez dégagé nous incite à sortir, mais ce n’est pas sans compter:

– le Husky de la voisine qui voyant Gaby, se précipite, tire puis casse sa laisse et bouscule notre pauvre Gaby qui ne faisait vraiment pas le poids et repart clopin-clopant sur 3 pattes au camping-car. La voisine norvégienne navrée nous fait quelques excuses en anglais mais le mal est fait.

-Le vent: Nous tentons alors une autre sortie , mais vite découragés par un vent terrible, nous abandonnons et repartons en direction de la E10 espérant trouver un bivouac plus accueillant .

La circulation est assez dense , mais en grande partie due aux camping-cars qui sont en très grand nombre : environ 1 véhicule sur 3 est un camping-car ou un van.

Un pont, un fjord m’invitent à poser CW pout taquiner le goujon… enfin pêcher la morue?

Puis nous continuons sur la E10 toujours en quête d’un bivouac que nous trouvons enfin à Kabelvåg.

Et c’est à la porte de CW que nous trouvons un sentier de promenade dans une tourbière : fantastique, jusqu’au lac Prestvatnet !

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Au cours de cette marche , nous tombons sur cette oeuvre d’art improbable: sûrement une farce des trolls!

Chacun y verra ce qu’il veut!

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Ces paysages extrèmes à l’éternel instant

Nous livrant sans retour leur rivages étincelants.

Mardi 7 mai 5km de Kabelvåg à Svolvær et de Svolvær à Kabelvåg.

Lever avec 6°C, bien décidés à faire la randonnée du Djevelporten : la porte du diable pour ceux qui ne lisent pas le Norvégien…

Aprés avoir chercher le départ et rencontré une quatrième fois les Belges du Cap Nord, nous posons CW sur le parking payant : 45kr pour une heure que nous validons trop vite sur l’automate… comment rajouter 3 heures? j’interpèle une employée venue débusquer les mauvais payeurs.

La demoiselle pleine de bonne volonté s’essaie sur l’automate puis abandonner en nous disant que comme c’est elle qui contrôle, elle validera notre paiement pour la durée de la randonnée et nous précise qu’il faut faire attention aux rochers devenus glissants avec la pluie.

5km500 pour un dénivelé de 500 m. C’est parti ! sans Gaby convalescent de sa mésaventure de la veille.

Une première partie composée de 850 marches très hautes de roches plates empilées puis une seconde partie très abrupte voire verticale.. Une demoiselle qui est sur le retour sans être montée nous décourage, nous faisons demi-tour puis nous ravisons, boostés par un canadien photographe plein d’énergie.

Averses et grêle ne nous dissuadent plus et enfin nous arrivons à la porte du diable qui lui n’était pas au rendez vous sauf peut-être sous la forme de vent et pluie.

Le retour très périlleux du fait que les rochers et la terre sont maintenant détrempés nous permet de contempler la vue sur Solvær et le fjord. Malgré un malaise d’hypoglycémie, nous poursuivons la descente sans d’autres problèmes grâce à quelques caramels!

Retour à CW où nous déjeunons du cabillaud pêché la veille puis promenade dans la ville.

Nous visitons ensuite, à Kabelvåg, la cathédrale des Lofoten construite en bois .

Notre bivouac de la veille étant occupé par un van, nous posons CW à l’embarcadère des ferrys

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Plonger dans l’océan  sous un ciel enflammé

Les côtes déchiquetées de ces îlots glacés.

Mercredi 8 juin 71 km de Svolvær à Eggum en passant par Henningsvær.

De Svolvær à Eggum en passant par Henningsvær

Aprés une nuit très agitée:

0h00 un ferry accoste, et ce fut le balai de véhicules de toutes sortes : camping-car, camion bus, VL…

-1h00 du matin ,un hélicoptère de sauvetage après un survol de prés de notre CW qui a failli s’envoler, se pose à 50 m devant pour déposer une ou deux personnes ? qui ont été prises en charge par des véhicules de secours. L’hélico redécolle vers 2h00.

Et c’est sans compter sur notre voisin à cours de batterie obligé de mettre son moteur en route à tout moment pour générer quelques ampères…

Au matin, ayant en vue une randonnée , nous commençons par faire quelques courses et faire le plein de GPL.

Nous posons CW sur le parking de départ de la randonnée et c’est parti pour 2h30 d’escalade de rochers…nous n’irons pas jusqu’en haut… pluie et fatigue de la veille nous incitent à renoncer. Mais nous déjeunerons au bord d’un étang dans les hauteurs.

De retour au parking, nous partons pour Honningsvær: la petite Venise des Lofoten, en fait un petit village de pêcheurs tourné vers le tourisme.

Départ ensuite pour Eggum, une pointe des Lofotens : un spot pour le soleil de minuit mais le soleil se cache… à suivre!

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Calme et captive la mer de toute part glacée  

Livrer sans une plainte le silence des marées.

Jeudi 9 juin 36km de Eggum à Stamsund, 8° au lever, nuageux.

De Eggum à Stamsund

Une randonnée le long de la mer nous tend les bras, elle sera plus facile que les 2 dernières :

De retour après près de 4h de marche et environ 11km déjeuner de nos ribs au miel achetés la veille.

Puis départ pour Stamsund

En chemin nous visitons un musée viking, à la recherche de mes ancêtres: je rappelle aux lecteurs que le premier duc de Normandie Rollon est un Chef Viking qui a toute sa place dans mon arbre généalogique.

En chemin, nous faisons la rencontre de ces deux élans!

Nous allons ensuite sur un park4night à Stamsund.

faceless couple running on sandy beach

Voir et

Marquer le sable blanc de l’empreinte de ses pieds 

Puis à la vague suivante, la voir s’effacer à jamais.

Vendredi 10 juin 35km de Stamsund à Napp – 7° au lever-ensoleillé

le nom de Lofoten vient de , « lynx » et de fótr, « pied », la forme de l’île aurait été semblable au pied d’un lynx. Il y a environ 25 000 habitants dans les Îles Lofoten.

Au lever, nous observons deux loutres devant CW

Après quelques courses au REMA de Leknes, nous prenons la direction de Napp où Chantal nous à planifié une petite rando : la quatrième en 4 jours consécutifs!

Une randonnée de 3 km autant pour le retour, qui offre des vues spectaculaires depuis le Offresøykammen, un petit sommet au-dessus de Nappstraumen, à l’ouest de Vestvågøya. Une première section assez raide, puis la pente diminue progressivement à mesure que l’on s’approche du sommet et la dernière partie est beaucoup plus raide et caillouteuse.

Après une descente plus rapide que la montée, nous sommes de retour à CW 4heures après , nous allons au bord de la plage repérée depuis le haut du sommet. Le propriétaire du terrain nous accueille en annonçant le tarif : 20€, le site plutôt attractif les vaut bien.

À peine posés , il faut faire les lessives et trouver un moyen de faire sécher le linge. et se reposer…!

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Des lacs de glace,  reflet d’une lumière cristalline 

dans un empire glacial que le ciel illumine.

Samedi 11 juin 83km entre Offersoy et Reine

de Offersoy à Reine

Nous quittons Offersoy sous un ciel nuageux et 11°, sans oublier auparavant de souhaiter son anniversaire à notre fille Aurélie: Joyeux anniversaire notre Puce!

Direction Mortsund pour visiter le Seafood Center; hélas! aujourd’hui c’est samedi et bien sûr nous trouvons porte close. Nous reprenons donc la E10 en direction du bout des îles Lofoten .

Nous nous arrêtons sur une aire privée à 60€ la nuit! Le propriétaire arrivant sur les lieux modère le prix en disant que hors saison, ce n’est que 15 €. Nous passons tout de même notre chemin.

En arrivant à Moskenes , nous nous inquiétons du ferry pour rejoindre le continent, bien nous en prend! Les premières places disponibles ne sont que lundi à 14h45. Nous réservons sur Torghatten-Nord. 232€ et 3h45 de traversée, mais cela nous évite pas mal de km et au prix du diesel, c’est peut être mieux sans compter le gain de temps!

Enfin nous posons CW sur le grand parking de Reine.

Reine est le point de départ de la célèbre Reinebringen : une randonnée de 1,5km et 1600 marches en pierre !  Oserons – nous ? la nuit porte conseil…

Et pour finir la journée, rien de mieux qu’une partie de pêche dans le fjord!

Dimanche 12 juin ,20 km de Reine à Å et de Å à Reine.

Lever 6h00 pour réserver sa place sur le parking de la rando. On se recouche en attendant que le brouillard se lève et que les sommets se dégagent. Vain espoir…!

10h00, il pleut, nous traversons donc les 2 tunnels qui nous séparent de la commune de Moskenes et son village de Å sur l’île du même nom, à proximité de l’extrémité méridionale de cette île et de l’archipel des Lofoten. Å fut un important port de pêche spécialisé dans le poisson séché : jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, ses séchoirs traitaient plus de 700 000 morues par saison ; son économie s’est depuis lors tournée vers le tourisme.Le bâti comprend trois groupes principaux : les maisons de l’intérieur et celles du bord de mer forment ensemble le noyau du village de pêcheurs traditionnel, qu’entourent les habitations plus récentes. Les bâtiments anciens préservés — fermes, entrepôts, cabanes de pêcheurs (rorbuer), hangars à bateaux, séchoirs à morue, forges, boutiques, sans oublier sa célèbre boulangerie où l’on trouve du pain cuit à l’ancienne et des viennoiseries. Tout cela donne à la localité de Å des allures de « musée vivant ».

Midi, un petit resto nous fait envie: le serveur, Christophe étudiant de Paimpol, en est à son 2ème jour et nous le sentons encore un peu maladroit. Il nous dira plus tard de le suivre en janvier sur TF1, il participe à la télé réalité Ninja Warrior.

Langues de morue, Fish and chips , Brownies, pour 2 : 90 Euros !

Il est temps de retourner à Reine, le temps s’est amélioré et il nous faut éliminer les calories absorbées. Alors avec quelques hésitations de la part de Chantal, nous nous mettons en route pour la célèbre randonnée du Reinebringen. 7,6 km aller-retour depuis CW

Reinebringen n’est pas vraiment une randonnée comme on en rencontre habituellement. En effet, sur 1,5 km nous montons environ 500 mètres de dénivelé à l’aide de 1800 marches en pierre !  
Ces marches ont été construites en 2019 par des Sherpa Népalais qui n’en sont pas à leur coup d’essais car on retrouve plusieurs randonnées similaires dans le pays, la plus longue en compte 3000 et se trouve a Øyfjellet.


Ces marches on été numérotées toutes les 100 marches, sans doute par des marcheurs car cela semble avoir été fait au marqueur et certains numéros sont bien effacés.

Nous étions là haut!

Retour à CW , nous n’avons pas même pu boire une bière, il est interdit de vendre de l’alcool le dimanche en Norvège, il faut donc se contenter de l’eau du torrent .

Au delà du cercle polaire

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Des pics rocailleux aux cimes enneigées

Se mirer fièrement dans les eaux azurées.

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Des falaises sombres d’un autre Finistère

Sombrer et se perdre à jamais dans la mer

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Glissant sur l’horizon l’astre éblouissant

Pour une aurore dorée un coucher flamboyant

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Le vif torrent sauter les roches sans détour

Pour dire à toute vie, du printemps son retour

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Ses eaux cristallines dans un dernier élan

S’iriser aux reflets d’un soleil éclatant

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Voir l’onde turquoise d’un lagon arctique

Rivaliser avec une plage des tropiques 

Voir

Torrents, fleuves et rivières immobiles et figées

Livrer à la débâcle leur épaisse gangue glacée 

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Ces paysages extrèmes à l’éternel instant

Nous livrant sans retour leur rivages étincelants

Voir 

Plonger dans l’océan  sous un ciel enflammé

Les côtes déchiquetées de ces ilots glacés.

Voir

Calme et captive la mer de toute part glacée  

Livrer sans une plainte le silence des marées.

Voir et

Marquer le sable blanc de l’empreinte de ses pieds 

Puis à la vague suivante, la voir s’effacer à jamais.

Voir 

Des lacs de glace  reflet d’une lumière cristalline 

dans un empire glacial que le ciel illumine

G E – mai 2022

Lien vers la 7ème semaine: Cliquez ICI

Invitation au voyage… Cap au Nord !

Invitation au voyage… Cap au Nord !

Te souviens-tu déjà de ce futur voyage ?

Nous nous dépasserons au-delà de notre âge

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Vers les confins du jour où la nuit disparait.

Périple singulier décrit dans tes carnets :

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Simple navigation, parcours de l’esprit

Qui décrit les versants de ce monde infini.

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Une marche de l’âme, pour une fantaisie,

Nous nous égarerons lors de nos flâneries.

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Nous prendrons ce chemin, poussés par l’espérance,

Que nous emprunterons avec grande assurance.

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A deux, pour écumer l’ennui du temps qui passe,

Nous garderons ce vif défi plein d’audace.

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En s’écoutant vivre sous le regard des cieux,

Je saisirai ta main pour apaiser les dieux.

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Guy E – avril 2022

Le vent de la jeunesse

Le vent de la jeunesse

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Le vent de la jeunesse en attise les braises.

Soufflant sur les berceaux, il chante sa genèse.

Il s’emballe, virevolte, court et s’empresse

Pour caresser de la vie toutes ses richesses.

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Le vent de la jeunesse m’a fait tourner la tête.

Il glisse sur le temps pour faire sa conquête,

Il court sur les plaines pour fleurir les prairies. 

Le cœur ardent, se rit de ses intempéries.

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Le vent de la jeunesse fuit sans prévenir,

Fait ressurgir le temps à travers le désir :

Les souvenirs d’une jeunesse dépassée.

Au-delà des années, un écran de fumée.

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Ici encore, ce vent porte cette image :

Oui ! Je reconnais en ce fabuleux voyage,

Celui que j’ai suivi à travers ses promesses ;

Il passe sur ma vie, pareil à la jeunesse.

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Guy E – avril 2022