Les grands lacs italiens et les îles Borromées

Un circuit de 1957 km

Jeudi 20 octobre

Nous avons rendez vous à Toulon avec Florian notre fils et sa famille pour passer une semaine en Italie et ses grands lacs.

Départ vers 10h30 pour une première étape prévue à Louhans-Châteaurenaud en Saône et Loire où nous arrivons à 13h45.

Nous posons CW sur l’aire en bordure de la Seille.

Nous partons ensuite visiter la ville aux 147 colonnes et en particulier son Hôtel-Dieu.

L’Hôtel-Dieu de Louhans est un établissement hospitalier construit entre 1682 et 1686 

Jusqu’à sa fermeture en 1977, les religieuses de l’ordre de Sainte-Marthe ont assuré les soins des malades.

  • Deux salles de malades à lits clos, l’une pour les hommes (à lits de bois) et l’autre pour les femmes (à lits de fer ou de fonte permettant d’éviter les punaises), séparées par une grille de fer forgé.
  • d’une chapelle destinée aux soeurs.
  • d’une apothicairerie comptant une riche collection de vases de faïence hispano-mauresques des xve et xvie siècles, unique en Europe.
  • L’hôtel-dieu dispose de salles « annexes » : réfectoire des sœurs, cuisine, lingerie, chambres des sœurs..

Vendredi 21 octobre

Aprés une nuit perturbée par l’orage et la pluie nous prenons l’autoroute sous une pluie diluvienne (épisode cévenole annoncé)

Nous nous arrêtons au Camping car park d’Aramon: la barrière en panne et la proximité de la route nous incite à passer notre chemin; nous allons alors à l’abbaye Saint-Michel de Frigolet, entre Avignon et Tarascon. Nous posons CW dans un vaste parking dans une pinède.

L’abbaye Saint-Michel de Frigolet est une abbaye de chanoines prémontrés, à l’intérieur de la Montagnette. Isolée dans un vallon sauvage au milieu des pins, des oliviers et des cyprès, elle tire son nom de ferigoulo, le thym en langue provençale. L’abbaye accueille une communauté de Prémontrés .

Le jeudi 14 juillet 2022 au soir, un incendie dans le massif forestier de la Montagnette est déclenché par le passage d’un train, très probablement responsable de trois départs de feu. L’abbaye, au coeur de massif, a pu être sauvée des flammes par le courage des pompiers sur place et par d’incessants largages d’eau.

Nous avons encore le temps de visiter ce site apaisant et surtout la Basilique de l’Immaculée Conception qui est vraiment remarquable!

Samedi 22 octobre

Nous partons assez tôt pour arriver A Toulon vers10 h00 mais l’autoroute fermée à partir de La Ciottat nous fait passer dans l’arrière pays où nous rencontrons bouchons sur bouchons. Nous retrouvons enfin nos enfants à 12H15 après 5h00 pour 176 km.

Aprés le déjeuner et la fin des préparatifs , nous partons pour le lac de Saint Cassien et nous arrêtons sur l’aire de Montauroux.

Aprés une promenade vers le lac qui manque cruellement d’eau, nous dînons tous ensemble entre les deux camping-cars : c’est une jolie tablée!

Dimanche 23 octobre

Cw n’est plus seul , nous suivons le camping car de notre fils en direction de Milan : 365 km.

Nous arrivons à Milan vers 16h00 au bord du canal 178 Alzaia Naviglio Grande.

Une aire sans intérêt esthétique mais surveillée jour et nuit! ce qui rassure beaucoup!

Nous nous installons, assaillis par les moustiques, puis nous allons marcher le long du canal jusqu’au bout dans le quartier des restaurants où nous passerons la soirée.

Lundi 24 octobre

Nous prenons le tram N°2 en face de l’aire de CC pour visiter le centre ville historique de Milan.

Nous avons pris nos billets, 2€par personne, dans un bar juste à côté du départ et rejoindre la place du Duomo qui est le terminus.

Nous découvrons la cathédrale.

Avec ses 135 flèches et ses 3 400 statues, le Duomo est le symbole de Milan. Au coucher du soleil, sa façade devient rosée…12 000 m² de surface, 108,5 m de hauteur et 3 400 statues, le Duomo de Milan figure parmi les plus grandes églises d’Europe, juste après la basilique Saint-Pierre à Rome et la cathédrale de Séville en Espagne. Montagne de marbre ornée de centaines de statues, le Duomo est la véritable icône de Milan.

Nous poursuivons dans la galerie Vittorio Emmanuel II .

Nous marchons ensuite jusqu’au chateau des Sforza :

Le château des Sforza, situé dans le centre-ville de Milan en Italie, est une forteresse construite au XVᵉ siècle par Francesco Sforza, duc de Milan, sur les ruines d’une citadelle édifiée au même endroit par Galéas II Visconti. Il est aujourd’hui transformé en musée.

Nous rejoignons l’aire vers 16h00 pour repartir vers Côme où nous arrivons vers 18h00.

L’aire déjà entièrement pleine, nous nous posons en face espérant que des emplacements se libèrent le lendemain matin.

GPS :
N 45°50’6.18” E 9°3’38.4624” 
45.835050, 9.060684 

Mardi 25 octobre Lac de Côme

Après une nuit orageuse le jour dégage le ciel et nous promet une belle journée.

Dés 9h00, plusieurs places se libèrent et ainsi nos 2 CC se rangent côte à côte sur l’aire officielle.

Nous descendons alors jusqu’au bord du lac pour prendre un bateau qui nous emmène dans la ville de Côme : petite ville pleine de charme où nous déambulons dans ses rues piétonnes et visitons la cathédrale gothique Santa Maria Assunta.

La cathédrale Santa Maria Assunta est le siège de l’évêché de la ville de Côme en Lombardie. Située près du lac, elle est l’un des monuments les plus remarquables de la région.

Côme est également réputé pour la soie, pas donnée, mais j’en connais une qui a cédé devant un carré … Nous avons également succombé à l’odeur de la truffe… Noël n’est pas loin!

Aprés le déjeuner (pâtes italiennes et risotto milanais), nous prenons le funiculaire avec beaucoup d’attente

Nous nous promenons dans le village de Brunate avec ses jolies demeures accrochées au dessus du lac.

Le lac de Côme est un lac glaciaire du nord de l’Italie, dans la région de la Lombardie et la plus importante localité riveraine est Côme

Le lac a la forme d’un «Y» inversé, avec deux branches partant de Côme au sud-ouest et de Lecco au sud-est, qui se rejoignent à mi-hauteur, et le lac continue jusqu’à Colico au nord. Les premiers kilomètres des parties aux extrémités sud du lac sont relativement plats, mais le lac de Côme devient plus montagneux vers le nord dans les Alpes. Certains des sommets voisins vont légèrement au-dessus de la limite de la végétation, avec des vues vraiment impressionnante. Avec une profondeur maximale de 418 m, un pourtour de 170 km et une superficie de 145 km2, c’est l’un des plus importants lacs italiens.

Mercredi 26 octobre

Nous circulons sur des routes très étroites et tortueuses le long du lac de Côme vers Lenno-Trémezzo et posons CW et son copain sur un parking proche de la villa Carlotta. parking dans un carrefour avec un portail étroit N9 6°58’55 » E 9°13’18 » .

Nous passons la matinée dans la villa Carlotta et son magnifique parc.

La villa Carlotta est une villa néoclassique italienne située sur les rives du Lac de Côme. Elle abrite une riche collection d’art et est célèbre pour son vaste jardin botanique, qui fait partie des grands jardins italiens

Après un déjeuner rapide , nous prenons une navette pour traverser le lac vers Bellagio -une courte traversée pour 17€ nous permet de visiter ce village paisible et typique avec ses boutiques de luxe, puis nous flânons dans le parc de la maison Melzi.

La Villa Melzi est un palais de style néo-classique du xixe siècle de Bellagio au bord du lac de Côme entouré d’un parc de type jardin anglais 

Apres une glace italienne, nous rejoignons CW su l’autre rive alors que le soleil couchant illumine les sommets.

Jeudi 27 octobre Lac Majeur

Une petite promenade au bord du lac avant de rejoindre Stresa par une route toujours aussi difficile que la veille.

Nous avons prévu de nous poser sur l’aire N 48° 53’17.15″ E 8°31’33.38″. Nous partons alors dans la vieille ville de Stresa en longeant l’avenue des grands hôtels.

Le lac Majeur est un lac préalpin italo-suisse de 212 km² et 65 km de longueur, à environ 50 km au nord-ouest de Milan, à cheval sur le Piémont, la Lombardie et le canton du Tessin. Haut lieu touristique suisse-italien, il est baptisé Majeur car il est un des lacs les plus importants de la région.

Sa superficie est de 212 km2, sur la frontière entre l’Italie et la Suisse (environ 80 % en Italie et 20 % en Suisse). Il est alimenté par plusieurs rivières dont le Toce et le Tessin qui sont les principales.

Moins encaissé et plus lumineux que le lac de Côme, il s’étire sur 65 km de long, entre le canton du Tessin et la province de Lombardie. Sa plus grande largeur est de 5 km, pour une profondeur maximale de 372 m (contre 418 m pour le lac de Côme)

Déjeuner au bord du lac puis nous prenons la navette pour Isola Bella ( tarif négocié à 70€ pour les 3 îles pour les 7 – enfants gratuits)

Retour à 17h30 toujours au soleil couchant

Vendredi 28 octobre

Nous prenons le bateau à 10h00 pour l’île aux pécheurs : artisanat, restos, souvenirs et petite église

Nous attendons l’heure du déjeuner et profitons ainsi de la terrasse ensoleillé du restaurant Embarcadero, au bord du lac : bon accueil et bonne cuisine

Il est alors temps de changer d’île et de rejoindre isola Madre: un superbe parc arboré au sein duquel se cache une villa un peu austère – peintures, tableaux et décorations sombres sauf le grand salon qui lui est lumineux.

Retour vers 17h00 à CW aire :25€ la nuit sans électricité!

Samedi 29 Octobre Lac d’Orta

Le lac d’Orta est parallèle au lac Majeur, dont il est séparé par le mont Mottarone (1 489 m), et se situe sur la route de Domodossola à Novare. C’est le plus occidental des lacs alpins créés par le glacier du Simplon. Long de 13,4 km sur 2,5 km de large, le lac a un périmètre de 33,5 km, une superficie de 18,15 km2 et une profondeur maximale de 143 m.

Départ pour San Guilio, au bord du lac d’Orta à 25 km.

Nous nous posons avec bien du mal au camping, nous avons eu besoin d’un tracteur pour libérer CW dont l’arrière était suspendu (terrain très en pente).

Après déjeuner, nous marchons jusqu’au village de Orta-San Giulio et sa grande place à arcades où nous attendons la navette qui nous emmène sur l’île de San Giulio (5€ l’aller retour) : île du silence et de la méditation, église et petite promenade dans ses rues paisibles.

De retour de l’île, nous profitons des ruelles du village, de ses petites boutiques et des glaces italiennes !

Dimanche 30 octobre

Après le changement d’heure, nous partons à 8 h00 pour un retour à la maison en remontant toute la Suisse jusqu’à Bâle,

475 km en passant par Lugano et le tunnel du Saint Gottard (17km) ; nous arrivons à 16 h00.

L’écume du temps

seashore with sea waves during daytime

L’écume du temps

Détournant mon regard des cieux envahissants,

Mes yeux se perdent dans le vide de l’océan.

De ce trait horizon, je vois la fin d’un monde,

Reflet de mon âme qui s’abime dans l’onde.

.

Alors les vagues, dans un ultime reflet,

Déferlent sans orgueil en vastes chapelets.

D’une crête scintillante, sans combat ni trêve,

Ultime battement qui échoue sur la grève.

.

 Un funeste rituel égrainant la jeunesse,

 Mélodie de la vie qui berce sans ivresse.

 Un ciel radieux cingle les flots avec passion…

Je m’abandonne alors à cette incantation.

Paillettes dorées qui dansent sans lendemain;

Tout mon être retient l’espoir, vital instinct,

Qu’entre vague et écume, mon corps encore résiste 

A la marée du temps, à son flux fantaisiste.

.

Guy E – octobre 2022

En allant en Vendée

cela fait 2 mois que Canariwolf CW, notre camping car, piaffe dans notre cour !

Il est temps de hisser les voiles : cap à l’ouest..

La carte de notre trajet

Jeudi 22 septembre 280 km

Départ à 9h30 en direction du Morvan et nous nous posons à Saint Brisson, au bord du lac du Taureau – petite promenade devant la Maison du Parc, propriété de 40 hectares, un cadre naturel, harmonieux et préservé, avec des étangs, des petits plans d’eau, des arbres centenaires, une bibliothèque, un jardin botanique, un arboretum, un verger conservatoire, un sentier de découverte de l’étang Taureau. la Maison du Parc abrite aussi le centre de l’écomusée du Morvan, le musée de la Résistance, une exposition d’artisans-producteurs.

Nous repartons ensuite vers le lac des Settons : un lac sans eau ! la restauration du barrage du lac des Settons avec en point d’orgue la vidange complète du lac a commencé le 19 août . Les travaux devraient prendre fin au printemps pour la saison touristique 2023.

Nous faisons notre premier bivouac sur un parking en retrait devant ce lac à sec.

Vendredi 23 septembre 176 km

Départ à l’heure habituelle pour Mehun sur Yèvre , jolie petite ville médiévale qui fut la Capitale royale sous Charles VII .

Nous partons nous y promener en passant par les jardins du duc de Berry, parcourus par les méandres de la rivière, pour grimper ensuite vers la collégiale Notre Dame de style roman qui séparait la ville haute où se dressait le château de la ville basse.

Jeanne d’Arc arrive à Mehun-sur-Yèvre vers la fin d’octobre 1429. Elle venait de faire couronner le roi Charles VII à Reims.

À Mehun, Jeanne d’Arc logeait dans l’une des maisons de Renault Thierry, alors chirurgien du roi. La tradition orale fait de l’actuel hôtel Charles VII, nommé dans des textes anciens l’hôtel pucelle, la maison où elle logeait.

Dans la chapelle du château, le roi Charles VII remit à Jeanne d’Arc, le 29 décembre 1429, ses lettres d’anoblissement. Cette charte anoblissait Jeanne et toute sa famille.

Nous posons CW au bord d’un petit canal sur une aire gratuite .

Samedi 24 septembre

Nous partons vers 9h00 pour Loches.

Loches est une commune française située dans le département de l’Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Dès notre arrivée, nous arpentons les jolies ruelles de Loches jusqu’à nous retrouver face à l’impressionnante Cité Royale...

Pour pénétrer dans la cité, on passe sous l’imposante Porte Royale.

On plonge alors dans l’Histoire en découvrant le Logis Royal qui domine la ville . Ce palais était prisé des femmes de pouvoir, Agnès Sorel et Anne de Bretagne qui y ont résidé. On apprend aussi que c’est ici que Jeanne d’Arc a rencontré Charles VII pour le convaincre d’aller se faire sacrer à Reims!

Nous entrons dans la collégiale Saint Ours où se trouve le gisant d’albâtre d’Agnès Sorel posé sur son tombeau où repose bien son corps alors que son coeur se trouve dans l’Abbaye de Jumièges où elle mourut .

De retour à CW, nous déjeunons avant de repartir sans Gaby pour visiter le Donjon et le Logis royal, interdits aux chiens – après 2 heures de visite, nous rentrons sous la pluie et les grondements de l’orage.

Dimanche 25 septembre

Nous nous réveillons après une nuit très calme sur l’aire CC de Loches puis prenons la direction de Montrésor

50 km au Sud-est de Tours, Montrésor s’est posé sur les bords de l’Indrois où se reflètent les vestiges de la double enceinte de cette ancienne forteresse et son château Renaissance. Dans le village, les maisons aux murs de tuffeau blanc ou à colombages côtoient des habitations semi-troglodytiques.

L’arrivée des réfugiés polonais en Indre-et-Loire s’inscrit à partir de 1832, au lendemain de l’insurrection manquée de 1830 et de sa répression par l’armée russe. Les réfugiés opposants au régime tsariste appartiennent pour l’essentiel à la noblesse et à la bourgeoisie intellectuelle. En 1849, Xavier BRANICKI, fils d’une illustre famille polonaise, acquiert le château de Montrésor. 

Nous allons donc visiter ce château qui est resté figé depuis le décès de son dernier propriétaire le comte Xavier Branicki en 1879

Aucune autre modification que celles imposées par des réparations ou des améliorations du confort dans les parties habitées n’a été entreprise par ses descendants (familles Branicki, puis Rey)

Apres le déjeuner sur l’aire de CC de Montrésor, nous partons à vélo sur les rives de l’Indrois et ses balcons.

Le château de Montrésor, édifié sur un éperon rocheux, au flanc du coteau qui domine un méandre de l’Indrois, sur sa rive droite.

Après les services d’usage , nous allons poser CW au zoo de Beauval à Saint-Aignan.

Lundi 26 septembre

10 ° au lever, nous sommes prêts à 9h00 pour l’ouverture du zoo.

Que dire, sinon un magnifique zoo où nous pouvons voir dans des milieux bien adaptés, des animaux de toutes espèces et de tous continents sans compter le grand dôme tropical : un biotope extraordinaire.

Une télé-cabine permet de survoler le parc et ainsi de voir nombre d’animaux depuis les airs.

Evidemment, l’attraction phare est la maison des pandas ! mais nous avons été impressionnés par d’autres animaux comme les gorilles , les lamantins , les hippopotames ainsi que par tous les innombrables oiseaux …

34 euros l’entrée par personne , ça le vaut bien!

Mardi 27 septembre

Journée de transition avec un temps maussade. Finalement nous posons CW à Valanjou : aire de camping car gratuite avec vidange eau et électricité gratuite.

Mercredi 28 septembre

Nous rejoignons l’île de Noirmoutier vers midi et nous posons sur la première aire: l’aire de Barbâtre gratuite pour cause de borne de paiement hors service.

Après déjeuner,retardés par une averse, nous partons à vélo vers le passage du Gois où nous arrivons alors que la marée montante a déjà commencé sa progression . Nous ne ferons pas la traversée complète par prudence et nous attendrons l’arrivée de la mer sur la digue.

Nous poursuivons avec la visite du polder de Sebastopol qui est une réserve ornithologique remarquable. Une petite sortie de 20 km qui aura agréablement occupé notre après-midi.

Jeudi 29 septembre

Nous quittons notre aire de Barbâtre pour nous rejoindre le centre de l’île et poser CW à La Gardinière.

Après la pluie du matin, nous partons au petit marché local de La Guérinière .

De retour sur l’aire pour déjeuner, nous repartons ensuite sur les pistes cyclables qui longent la mer en direction du Gois mais surtout de la réserve de Sébastopol, mais le temps menaçant nous incite à rentrer tout juste arrivés près du passage du Gois. La pluie nous rattrape mais ne nous emêpche pas de faire une halte au port du Bonhomme.

Vendredi 30 septembre

Nous continuons notre exploration de l’île en allant à la ville de Noirmoutier-en-l’île et son marché du vendredi en cette saison : beaucoup de produits locaux surtout au marché couvert.

Nous partons ensuite à vélo à la pointe de l’île: pointe de l’Herbaudière et retour par Le Vieil.

Samedi 1er octobre

Après une nuit de tempête, le ciel se calme vers 9h00 et le soleil se montre, nous allons donc musarder dans les rues et ruelles de Noirmoutier en l’île.

Nous entrons dans l’hôtel Jacobsen pour une visite interessante en parcourant 10 salles :

– la carte animée de la formation de l’île
– les écrans d’interviews sur les polders, le passage du Gois, la défense contre la mer
– la salle des arts décoratifs (meubles de port, porcelaines de Chine…)
– la navigation et les échanges
– le phénomène balnéaire…

sont présentés dans cet hôtel particulier d’armateur de 1761, agrandi vers 1802 et inscrit Monument Historique pour ses décors néo-classiques, ses boiseries, ses chambres ornées de papiers-peints du XVIIIe siècle, restaurées et remeublées.

Il nous faut ensuite attendre la fin d’un mariage pour visiter l’église Saint Philbert et sa crypte :

Construite sur les fondations de l’ancienne abbatiale bénédictine, fondée vers 674 par le moine Saint-Philbert. La crypte, classée Monument Historique, est le seul vestige de l’abbatiale. Elle conserve le tombeau vide, construit après que le corps de Saint-Philbert ait été transporté à Tournus, lors des invasions normandes du IXe siècle.
Construite à la fin du XIe siècle, l’église est dotée d’un choeur de style roman et d’une nef de style gothique. Elle est située face à l’ancienne entrée du château, aujourd’hui murée.

Il est alors Midi et le restaurant Le Castel nous ouvre ses portes: très bon accueil avec une très bonne cuisine

Dimanche 2 octobre

La pluie et le vent ont repris vers 4h00 du matin mais le ciel s’apaise vers 8h00 ce qui me permet d’aller à la boulangerie locale pour acheter quelques viennoiseries et patisseries.

Après les vidanges et remplissage d’usage, nous quittons Noirmoutier pour Saint Jean de Monts où nous arrivons pour la manifestation hippique CAVAL’OCÉANE.

Une promenade sur la plage et une Galette Normande nous permet de patienter jusqu’à 14h00 pour le concours hippique.

Nous allons en milieu d’après-midi midi poser CW à Sallertaine, charmant petit village d’artisans.

aire de cc de Sallertaine

Petite sortie en vélo pour repérer les lieux et ainsi préparer notre sortie de demain.

Lundi 3 octobre

Nous partons pour un circuit de 20km à vélo à travers le marais vendéen en passant par le moulin de Rairé puis par la Bourrine à Rosalie.

La bourrine est une habitation traditionnelle du Marais Breton Vendéen.

La bourrine à Rosalie est nichée dans un lieu calme et verdoyant, entouré de canaux et de peupliers. Elle porte le nom de la dernière habitante qui y a vécu jusqu’en 1971.

Le moulin de Rairé

Construit en 1555, cet édifice seigneurial est le seul moulin à vent de France à avoir toujours tourné sans interruption.
La famille BURGAUD-BILLET, descendante d’une longue lignée de fariniers, persiste à faire travailler cette machine fascinante dans le respect des techniques d’autrefois.

La pluie, un crachin bien pénétrant, nous rattrape et nous retrouvons CW pour nous sécher.

L’après-midi, nous posons CW à Saint-Hilaire-de-Riez sur un parking CC en bordure de mer :

une promenade à pieds le long de la plage jusqu’aux Cinq Pineaux

Les Cinq Pineaux sont observables dans la mer de Sion-sur-l’Océan. Ces cinq bouts de roche, qui formaient auparavant un cap, on subit un phénomène d’érosion leur donnant leur forme actuelle. Comme sortis de nulle part, deux légendes racontent comment les cinq pineaux ont atterri dans l’océan.

Mardi 4 octobre

Le soleil est revenu , nous partons donc à Saint Gilles Croix de Vie à vélo par le bord de mer , la Corniche vendéenne et le trou du diable.

Après quelques achats au Comptoir de la mer, une visite de l’église Saint Gilles et une promenade dans la rue piétonne, nous rentrons vers CW.

Après le déjeuner nous allons à Apremont pour visiter le château, hélas celui-ci est fermé ainsi que son parc; nous repartons donc vers les Sables d’Olonne et posons CW à jard sur mer , sur l’aire de camping car Park, proche de la plage.

Mercredi 5 octobre

Nuageux mais doux

Nous visitons la maison de Clémenceau sa dernière demeure qui est restée figée dans son état depuis le décès du Tigre..

Nous déjeunons sur l’aire avant de partir pour le départ de la randonnée de la pointe du Praye jusquà la plage de la Mine face à la plage du Veillon.

Après s’être fourvoyés aux Sables d’Olonne, nous repartons à l’aire cc de Jars sur Mer.

Jeudi 6 Octobre

Nuit fraiche 9 °

Nous partons pour la Faute sur Mer et posons CW sur l’aire camping car park « Les Amourettes » après avoir fait quelques courses.

aprés le déjeuner , nous visitons le marais de la pointe D’Arçay ou nous observons quelques limicoles

Vendredi 7 octobre

Nous quittons l’aire camping car park « Les Amourettes » pour la pointe de l’Aiguillon à marée basse.

Puis nous prenons la direction Maillezais et de son abbaye

La cathédrale Saint-Pierre de Maillezais est une ancienne église abbatiale, convertie en 1317 en cathédrale.

Apres le repas sur place nous partons à Echiré et son château Coudray Salbart:

Bâti dans la 1ère moitié du XIIIè s., le château-fort de Coudray-Salbart est une forteresse militaire remarquable. 14 salles dans un état exceptionnel de conservation dont 12 salles voûtées de styles architecturaux variés.
Un système de défense comportant une gaine périphérique (couloir à l’intérieur des courtines) unique en Europe.
Une histoire mystérieuse : Le premier document décrivant cet édifice date de 1460, alors que le début de la construction remonterait à 1202/1204.

Nous posons alors CW au bord de la Sèvre Niortaise

Samedi 8 Octobre

Départ pour le village médiéval de Chauvigny . Repas sur l’aire du village avant d’arpenter les ruelles du village Donjon de Goujon, collégiale Saint Pierre et Château d’Harcourt .

Après avoir refait le plein de gasoil et de Gpl à la station des monts de Guéret( les entrepôts d’essence sont bloqués par les grévistes), Nous posons enfin CW prés de Montluçon à Néris les Bains sur l’aire camping car Park.

191 kms pour se rendre de Chauvigny à Néris-les-Bains

Dimanche 9 octobre

Beau temps 9°C à 9h. 

Nous partons pour Cluny à 190 km de là.

Arrivés à midi, petit déjeuner avant de partir visiter la cité et l’abbaye de Cluny. Les vestiges de l’abbaye se réduisent à 8% de ce que fut la plus grande église chrétienne avant la construction de la cathédrale Saint Pierre de Rome ; elle a en effet été démantelée après la révolution, étant devenue carrière de pierres : encore un gros gâchis !

L’abbaye de Cluny est une abbaye bénédictine située dans le département français de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Fondée le 11 septembre 910 (ou 909) par le duc d’Aquitaine et comte d’AuvergneGuillaume Ier, devenue le symbole du renouveau monastique en Occident, Cluny fut un foyer de réforme de la règle bénédictine et un centre intellectuel de premier plan au Moyen Âge classique.

Il ne subsiste aujourd’hui qu’une partie des bâtiments, faisant l’objet de protections au titre des Monuments historiques.

L’ancienne abbaye dispose du Label du patrimoine européen. Les bâtiments de l’abbaye abritent depuis le début du  xxe siècle l’un des huit centres de l’école des Arts et Métiers, grande école d’ingénieurs française.

Road-Trip en Norvège semaine 12

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Lundi 18 juillet lever avec 17° temps mitigé

Nous quittons la Norvège un peu le coeur gros , CW a parcouru 11890 km et a consommé 9,5l/100, nous avons payé le litre de diesel entre 23 et 27 kr soit entre 2,3 et 2,7 €. c’est de loin notre principal, poste de dépense.

Il nous reste 45 km à parcourir pour rejoindre l’embarcadère de Langesund.

De la Norvège au Danemark 160 km

Nous y arrivons vers 10h00. le temps de vérifier l’enregistrement( ouf! on est au bon endroit, à la bonne heure, le bon jour…) Venant de nous, tout est possible!

En attendant 12h00 , recommandation de l’office de booking, nous allons faire une petite marche autour de 2 étangs hélas à sec. De retour à l’embarcadère nous sympathisons avec 2 motards de Savoie et de Nimes à qui nous offrons un bon café expresso.

Le ferry arrive à 13h00 et met 40 minutes à décharger ses camions, camping -cars, bus, véhicules de toutes sortes.

Enfin vient notre tour … Nous laissons CW avec Gaby en bas avant de monter sur le pont 7 , il y en a encore 3 au dessus de nous.

Nous devons arriver à Hirtshals à 19h30.

20h00, nous sommes au Danemark dans une forêt de pins.

Lundi 19 juillet 3 autres camping-cars nous ont rejoint. lever 16°

110 km de la forêt de Tversted à la même forêt de Tversted

Après un petit déjeuner bucolique, nous partons sur Skagen à la pointe nord du Danemark.

Le Port de Skagen est situé à Skagen dans le Nord du Danemark. Il contient un port industriel qui accueille l’industrie de pêche de la région ainsi qu’un port de plaisance. Il dispose également d’un chantier naval et d’installations de transformation du poisson. Skagen est la ville la plus au nord du Jutland, au Danemark. Elle a été rendue célèbre par la vivacité de l’École picturale à laquelle ce petit village de pêcheurs du XIXᵉ siècle a donné son nom.

Nous flânons sur le port et dans les rues piétonnes bordées de maisons jaunes, visitons un artisan souffleur de verre, une galerie d’art, un confiseur…

Je ne sais plus où j’ai garé ma voiture!

L’église nous invite à la visiter.

Puis les bonnes odeurs des restaurants le long du port nous ouvrent l’appétit : nous allons enfin faire un repas correct après 2 mois et demi de Norvège, cela nous manque terriblement .

Les norvégiens ne mangent à midi que des pâtisseries , sandwichs et glaces et boivent de grands cafés « filtre » et beaucoup de sodas.

Nous quittons cette petite ville pour nous rendre à Grenen où la mer du Nord se heurte à la mer Baltique.

Trop de monde pour poser CW : nous passons notre chemin pour nous poser un peu plus loin à Jerup.

Une grande plage à marée basse dévoile l’instinct viking de mon épouse qui ne résiste pas à se tremper dans les eaux du Kattegat, un bras de la mer Baltique.

Je n’ai bien sûr pas voulu rester sur la plage et me suis lancé à mon tour… je ne voulais pas renier mes racines viking.

Nous sommes ressortis de l’eau avec quelques traces de méduses…

Le coin, trop animé pour espérer une nuit tranquille, nous pousse à retourner à notre bivouac d’hier soir.

Mardi 20 juillet Lever 21° après une nuit très calme et reposante.

De Skagen à Nørre Vorupør.

Nous décidons de retenter la pointe de Grenen, espérant moins de monde !

Nous parvenons en effet à nous poser et partons pour une marche d’1/2 heure le long de la plage pour atteindre la pointe extrême du Danemark.

Grenen est un endroit très particulier. On avance jusqu’à la pointe nord du Danemark avec d’un côté la mer du Nord et de l’autre la mer Baltique. Arrivé au bout, on voit les deux mers s’entrechoquer. Aujourd’hui il fait très beau, et la mer est calme, alors on n’ a pas vraiment cet effet. Mais c’est tout de même très particulier tant géographiquement que par la beauté des lieux.
On peut aussi aller du parking jusqu’à la pointe en tracteur, car c’est assez long, il faut marcher environ 1,5 km sur la plage,

Nous avons privilégié la marche!

En cheminant, nous rencontrons quelques Gravelots à collier, un phoque et plusieurs Faucons crécerelles qui font du surplace au-dessus de nous têtes.

Grenen est la pointe de l’Europe avant la froide Norvège. Une longue bande de sable qui s’étire sur plusieurs kilomètres, avant de terminer en une étroite péninsule. Les mers Baltique et du Nord s’y affrontent en de tumultueux conflits de vagues.
La sensation est vraiment étrange quand on voit la mer arriver des 2 côtés de la plage, large seulement de quelques mètres à la pointe de la péninsule.
On se sent comme au bout du monde, sur cette étroite avancée de sable, les courants changeants interdisent toute baignade.

Nous reprenons la route, décidés à traverser le Danemark d’Est en Ouest. Le Danemark est plat, d’une platitude monotone, exaspérante, pas une rivière à traverser, pas un pont, pas un lac à longer seulement un ruban rectiligne bordé de cultures céréalières, de champs de pommes de terre en fleur et cela pendant 160 km, nous n’avons pas pris l’autoroute! Au cours de cette traversée, le thermomètre ne fait que grimper pour atteindre 36° vers 15h00. Est-ce la canicule?

Enfin, nous arrivons sur l’autre côté dans le parc naturel de Thy, une autre station balnéaire nous attend avec son flot de touristes et d’estivants.

Ah! Au fait!

Le Danemark est un pays scandinave qui regroupe la péninsule de Jutland et de nombreuses îles. Il est relié à la Suède, toute proche, par le pont de l’Øresund. Copenhague, sa capitale, accueille les palais royaux et le port coloré de Nyhavn, ainsi que le parc d’attraction de Tivoli et l’emblématique statue de la Petite Sirène.

Jeudi 21 juillet – 17° au lever dans une bonne brume de mer! – 220km aujourd’hui

De Nørre Vorupør à Ribe

Nous partons vers 9h00 en traversant le parc national de Thy avec un premier arrêt au phare de Lodbjerg 

La route côtière 181 se poursuit : nous prenons un ferry de Agger à Thyboron.

Nous arrivons juste à temps , et CW avait juste une petite place pour embarquer.

La route suit ensuite une bande de terre étroite entre fjord et mer .

Nous continuons ainsi notre descente du Danemark, toujours aussi monotone: les champs de pommes de terre en fleurs, de maïs, de céréales bordent toujours la route.

Nous flânons ensuite dans les rues de cette ville de Ribe qui fut fondée vers l’an 700, ce qui en ferait la plus vieille ville du Danemark.

Sa cathédrale.

La cathédrale de Ribe est une cathédrale romane.

 Sa construction a débuté en 1150 sous l’impulsion d’Elias, évêque de la ville. En 1175, l’abside et le chœur sont achevés, suivis de la nef quelques années plus tard. Les matériaux utilisés sont du granit du Jutland et du calcaire de Rhénanie du Nord.

L’orgue a été construit par Frobenius en 1973 et agrandi en 1994. L’instrument comporte 50 jeux.

Au xvie siècle, le prédicateur luthérien Hans Tausen fut évêque de Ribe. Une statue de Hans Tausen fut érigée en 2004, en son honneur, devant la cathédrale de Ribe

Enfin nous posons CW au bord de la mer des Wadden où est en cours un reportage météo de la chaine danoise TV2 .

Vendredi 22 juillet – lever avec 14° au bord de la mer des Wadden 506 km

De Ribe à Göttingen

La mer des Wadden  est la zone côtière de la baie Allemande en mer du Nord. Délimitée par les îles de la Frise, elle s’étend sur 450 kilomètres du Helder aux Pays-Bas à Esbjerg au Danemark, en couvrant une superficie d’environ 10 000 kilomètres carrés.

Depuis le 26 juin 2009, certains sites de la mer des Wadden en Allemagne, aux Pays-Bas et au Danemark sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. De plus, la mer des Wadden est reconnue au titre de réserve de biosphère par l’UNESCO depuis 1990.

Nous programmons « domicile » sur notre GPS et constatons qu’il nous reste 1100 km à parcourir.

Nous descendons donc le Danemark puis arrivons à Hambourg : travaux, circulation intense et bouchons nous désespèrent quelque peu.

Mais hélas ce cocktail désagréable fut récurent jusqu’à Göttingen où nous avions passé notre première nuit de notre Road-Trip, il y a 12 semaines!

Et si nous repartions pour un tour? Ah non, les enfants nous attendent ! peut-être?

Samedi 23 juillet 580 km 17° au lever

De Göttingen à notre domicile 580 km

Nous partons de bon heure pour éviter la galère d’hier, mais…

Encore des autoroutes allemandes déplorables ! Les conditions de sécurité sont limites : mauvaise signalisation, revêtement chaotique, parkings et aires insuffisants ne permettant même pas les arrêts repos! Tout cela occasionne des dizaines km de bouchons, et bien sûr des accidents.

Notre pays peut donner des leçons…

De retour chez nous, la sècheresse sévit mais ne décourage pas les mauvaises herbes…

CW a parcouru 13210 km – CW a consommé 9,5l /100 , et a roulé pendant 243 heures

Nous avons parcouru 262 km à pieds

Nous avons effectué 520 km en ferry

Dimanche 24 juillet – Première nuit à la maison –

Fin de la 12ème semaine

Fin de notre road-trip en Scandinavie

Pour faire le bilan , voici un petit florilège d’adjectifs caractérisant notre road-trip

Stupefiant

Amusant

Resplendissant

Excitant

Méritant

exaspérant

exaspérant

inexistant

refroidissant

lassant

exorbitant

époustouflant

ardent

changeant

étonnant

absent

étonnant

motivant

abondant

rassurant

stupéfiant

divagant

déroutant

décoiffant

attristant

déconcertant

débordant

incohérent

glaçant

flagrant

bruyant

assourdissant

frustrant

verdoyant

amusant

inquiétant

Transparent

Interressant

imposant

les transports en Ferry

les trolls et leur culture associée

Le eaux turquoises des fjords

la beauté de la trollstingen

les norvégiens habitant des régions inhospitalières

le nombre d’allemands en Norvège

les autoroutes allemandes et leur piètre qualité

la gastronomie norvégienne

l’indifférence du norvégien

Les routes danoises

le coût de la vie en Norvège

le soleil de minuit

le soleil au dessus du cercle polaire

le temps (météo ) heure par heure

les paysages que l’on découvrira demain

une architecture en pierres

l’architecture des maison toutes à ossature bois

densité faunistique et floristique

Ponts et tunnels

la sécurité et le respect d’autrui

Les dénivelés vertigineux

Les animaux en liberté sur les routes: rennes vaches et moutons

l’absence de vente de poisons dans les ports

Le vent et ses sautes d’humeur

Le recul des glaciers

l’impossibilité de visiter un élevage de saumons

Fleuves, torrents et cascades

organisation des rayons en supermarché

le grondement des éboulis

Le nombre de voitures électriques

les colonies de mouettes tridactyles

Le grondement des rapides

la réglementation de vente d’alcool

les vallées

Les convois suivez « ledébil »

la monstruosité des rayons confiseries des susuperettes

les cours d’eau et les fjords

les églises en bois debout

les massifs montagneux qui bordent les fjords

Road trip en Norvège semaine 11

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Itinéraire complet de notre Road-trip en Scandinavie. (en construction) ICI

Nous commençons ce jour notre 11ème semaine avec 10815 km au compteur et toujours 9,5l/100

Nous voyons hélas le retour se profiler: bonne ou mauvaise chose… pour repartir, il faut bien revenir!

Ce matin nous avons rencontré un jeune couple qui partait pour un an faire le tour de l’Europe, ça nous tente bien!

Un petit retour en arrière pour raconter la fin de soirée du dimanche 10

Dimanche 10 juillet 18h30

En effet nous étions partis pour prendre le ferry à Lysebotn ; mais après l’avoir attendu 2h30 dans la file, nous voyons arriver un tout petit ferry qui ne peut charger qu’une dizaine de véhicules, nous n’avions évidemment pas réservé, après vérification, le prochain disponible est pour mercredi! et CW est un peu trop grand…

La seule alternative est de remonter notre jolie route à 10% et ses jolis lacets. CW piaffe , moi aussi.

Fatigués , nous trouvons un bivouac dans la montagne seuls au monde!

De Lysbotn à Preikestolen 123km

Lundi matin 11 juillet Nous avons donc passé la nuit en bivouac à 1000 m d’altitude dans un cadre magnifique, réveillé le matin par le carillon des moutons venus paitre et se gratter contre CW.

Repartis sur notre jolie route 450, nous faisons une pause pour admirer tout les cairns le long de la route; les mares sont pleines de tétards.

Nous passons par Sinnes pour rejoindre Lauvvik.

Nous rejoignons donc le Lysefjorden par l’autre extrémité à Lauvvik

La route a été construite comme route de travaux lors de la construction de la centrale hydroélectrique de Tjodan et a été officiellement inaugurée en 1984. Avant cela, les bateaux étaient le seul moyen de communication régulier avec le monde extérieur pour les habitants de Lysebotn. 

De Lysebotn, la route traverse d’abord un tunnel de 1 100 mètres avant de continuer jusqu’à la montagne autour d’une série de 27 virages en épingle à cheveux. Au sommet de l’ascension (640 mètres) se trouve le restaurant panoramique Øygardstøl et le parking pour la montée vers Kjerag. 

Arrivés à Lauvvik , nous prenons le ferry qui nous fait traverser le Lysefjorden puis nous montons la route qui nous emmène vers la mythique randonnée du Preikestolen.

Preikestolen est une imposante falaise de Norvège qui culmine à 604 mètres au-dessus des eaux du Lysefjord. Attirés par le point de vue offert au bord du vide, les milliers de randonneurs qui se rendent sur le site chaque année en font un des plus importants sites touristiques du pays.

La randonnée du Preikestolen mène jusqu’à Pulpit Rock, incroyable falaise suspendue à 600 mètres au dessus du magnifique Lysefjord. Du haut de ce promontoire naturel, la vue sur le fjord est spectaculaire. La randonnée du Preikestolen demande quelques efforts, vite récompensés par l’incroyable panorama que nous découvrons au sommet.

La distance à parcourir  n’est donc pas très élevée, mais la nature du terrain complique parfois un peu les choses. La randonnée se fait en effet quasiment uniquement sur un terrain rocheux, à passer de caillou en caillou, ce qui se révèle parfois un peu acrobatique. 

La montée peut être un peu physique, mais  le plus difficile est la descente : les genoux et les chevilles souffrent pour amortir la descente des hautes marches formées par les rochers. 

Il est impératif d’avoir de bonnes chaussures de marche

Partis à 14h00, nous retrouvons CW à 18h00 après 10km de marche et 600m de dénivelé.

Nous reprenons enfin la route pour nous arrêter au premier camping , le Preikestolencamping : une quinzaine de camping-car italiens (est-ce les mêmes qu’aux Lofoten?) occupent et bouchonnent l’entrée. Nous le saurons plus tard, il y a avait des navettes possibles à partir du camping pour la randonnée du Preikestolen.

Enfin installés, Chantal se met à faire une petite lessive.

Puis nous galérons mais réussissons à prendre notre billet de ferry pour retrouver le Danemark dans un premier temps…

traversée Kristiansand -Hirtshalsle 18 juillet à 14h30

Mardi 12 juillet aujourd’hui CW reste à quai , il est sûrement un peu fatigué et nous oblige à prendre un peu de repos .

Lever avec 17° – Nous décidons de nous accorder une journée totale de repos, une fois n’est pas coutume.

Une petite marche dans l’après-midi nous permet de nous dégourdir les jambes.

Mercredi 13 juillet – réveil en fanfare ; un gros orage résonne dans la montagne avant de se déverser sur nous , CW en ressort tout blanc! il fait 13°

Camping du Preikestolen à Sandnes – 63 km

Nous prenons la direction de Stavanger empruntant 2 tunnels sous la mer, le premier de 14,3km et le second de 6,3 km.

Nous tournons un peu dans la ville avant de trouver un parking pour CW proche du centre et des quais où 3 bateaux de croisière déversent leur flot de touristes qui abreuvent les commerces de souvenirs , magasins de luxe, bars et resto .

Pour faire une mini croisière de 2h30, sur le Lysefjorden, nous choisissons un bateau de la compagnie Nordled qui nous emmène voir les très beaux paysages le long du fjord. L’aller se fait hélas sous la pluie, nous aurons du ciel bleu et du soleil pour le retour.

A peine débarqués, nous nous joignons aux touristes et par mimétisme, faisons quelques emplettes pour avoir chaud cet hiver : peau de renne et plaid en laine de mouton norvégien plus chaude que la laine de mouton français!

Satisfaits de nos achats, nous cherchons puis rentrons au musée du pétrole : intéressant, mais nous n’avons pas tout compris.

Enfin une balade dans le centre ville aux maisons en bois colorées termine la journée, nous retrouvons CW puis nous dépêchons de sortir de cette zone très urbanisée.

Stavanger est une ville du sud-ouest de la Norvège.. Le musée norvégien du Pétrole présente l’industrie pétrolière avec des plates-formes submersibles, un grand outil de forage et une rampe d’évacuation. La rue commerçante Øvre Holmegate est célèbre pour ses maisons colorées.

Nous roulons une vingtaine de km et dénichons un bivouac prés d’un arboretum : zone tranquille et reposante.

Jeudi 14 juillet 53km – averses de pluie – 16°

De Sandnes (Sud de Stavanger) à Egersund

Ce matin, nous restons tranquilles pour suivre le défilé du 14 juillet .

Depuis notre arrivée en Suède, nous ne pouvions plus regarder la télé, étant trop haut en latitude. Maintenant que nous sommes au Sud de la Norvège, ce matin sur le parking du REMA supérette locale, nous avons récupéré le satellite et ainsi pu suivre le défilé au complet sans griller le peu de « Data » qu’il nous reste.

Miracle, la télé réapparaît le 14 juillet!

Nous attendions bien sûr le passage des hélicos, trop rapide, trop court, heureusement toutes les vidéos envoyées par Florian ne nous ont pas laissés sur notre faim.

Encore merci Florian pour cette belle journée que tu nous as fait vivre.

Nous écoutons ensuite l’interview de notre Président.

Il est 15h00 : il fait beau mais la météo qui se dégrade sérieusement demain nous incite à modifier notre programme et effectuer la randonnée du Trollpikken cet après-midi -environ 5km.

Le Trollpikken se trouve dans le Magma Géopark . Il y a 1 500 millions d’années, la région avait un paysage de magma incandescent et de hautes montagnes. Pendant des millions d’années, les glaciers ont contribué à former le paysage que nous voyons dans la région aujourd’hui. Le principal type de roche est l’anorthosite, qui est plus commune sur la Lune qu’à la surface de la Terre.

Le Trollpikken (« pénis du troll » en français), est une formation rocheuse de forme phallique située sur une falaise non loin de la commune d’Eigersund, au sud-ouest de la Norvège.

Le rocher, sortant d’une falaise à une hauteur de près de 12 mètres, ressemble à un pénis en érection. Curiosité locale, cette roche de 10 tonnes concourt au tourisme dans la région, un parking ayant été aménagé pour l’admirer.

La reconstruction du « Trollpikken » :

Le 24 juin 2017, le rocher est vandalisé et découvert en contrebas de son emplacement habituel. Une collecte de fonds sur un site de financement participatif permet de récolter quelques 227 000 couronnes (près de 24 000 euros) pour recoller les morceaux. Fixée de nouveau à la paroi rocheuse avec des fixations métalliques complétées par de la colle et du ciment, l’évènement a valu une soudaine notoriété à la formation géologique dans le pays.

Nous bivouaquons sur le parking du Trollpikken.

Vendredi 15 juillet 16° au lever après une nuit très calme, la météo assez instable alterne entre soleil et grain. 70km entre Trollpikken et Helleren

De Trollpicken à Helleren

Nous restons dans le Magma Géopark :

Le Magma Geopark est une zone de géologie magmatique unique. L’histoire a commencé il y a 1,5 milliard d’années, lorsque du magma incandescent et des montagnes vertigineuses caractérisaient la région. Pendant des millions d’années, les glaciers ont contribué à former le paysage caractéristique que nous voyons aujourd’hui. Bien que le magma se soit refroidi et solidifié et que les montagnes aient été usées, la région offre un aperçu des racines d’une ancienne chaîne de montagnes. Voici un type de roche appelé anorthosite qui est plus commun sur la Lune que sur Terre. L’une des immenses chambres magmatiques anciennes témoigne d’une évolution magmatique continue de l’anorthosite, roche magmatique la plus simple, à l’une des roches magmatiques les plus évoluées Quartz-Charnockite.

Une route très étroite , puis encore plus étroite nous conduit au parking du phare : Eigerøy Fyr.

De là, une randonnée de 5km nous offre un paysage inhabituel mais bien agréable.

Le phare d’Eigerøy est un phare côtier situé dans la commune de Eigersund, dans le Comté de Rogaland. Il est géré par l’administration côtière norvégienne. Le phare est classé patrimoine culturel par le Riksantikvaren depuis 1998.

Nous retrouvons CW, une pause déjeuner sur ce même parking.

Nous poursuivons jusqu’au site de Rossland :

« Le Rossland et Dieu « 
La tête en pierre du dieu Rossland aurait été trouvée dans l’éboulis, sous l’autel de pierre au 18ème siècle. La tête mesure 61 cm de haut et est grossièrement taillée dans de la laboradorite locale. L’un des récipients en pierre a été retrouvé au même endroit. Les deux récipients ont des dépressions en forme de bassin qui indiquent une utilisation cultuelle.

Rossland – Centre pour un culte de la fertilité ?
Il est difficile de dire avec certitude si l’autel de pierre de Rossland était lié à un culte de fertilité, mais la tête et les vases en sont de solides indices. Si les vases sont préhistoriques, il est naturel de les interpréter comme des vases sacrificiels. Le sacrifice de cheval faisait partie du culte de Frey. Selon l’historien islandais Snorre Sturlason, le sang des chevaux était recueilli dans des bassins de sang sacrificiels et utilisé pour tacher l’autel. Une libation était alors bue à Froy pour une bonne récolte et la paix. D’autres reliques et noms de lieux témoignent qu’il y avait un centre pour un culte de la fertilité à Rossland au début de l’âge du fer. Le nom Rossland peut dériver du vieux mot norvégien pour cheval : hross.
En Norvège, toutes les reliques culturelles datant d’avant la Réforme (c’est-à-dire avant 1537) sont protégées par la loi.

La route 44 nous emmène naturellement vers Sogndalsstrand :

Sogndalstrand est un village portuaire de la municipalité de Sokndal dans le comté de Rogaland. Le village est situé à l’embouchure de la rivière Sokno où nous pouvons voir beaucoup de saumons remonter le cours d’eau. Chantal passera beaucoup de temps à essayer d’en capturer un lors de leur saut acrobatique… dommage que l’appareil photo soit équipé d’un grand angle !

Sogndalstrand est l'une des destinations touristiques les plus populaires du Rogaland et le seul village de Norvège où les bâtiments en bois des années 1700 et 1800 subsistent encore.

La route 44 nous conduit alors vers le Jossingsfjord.

Une plaque évoque la mort de 2 aviateurs néo-zélandais en 1945.

En suivant la route 44, assez étroite par endroits, nous descendons vers Helleren. C’est un endroit unique avec deux maisons sous un surplomb de montagne. Helleren est une ancienne colonie qui remonte à l’âge de pierre, mais les maisons qui se visitent sont du XVIII ème siècle. Il n’a pas été possible d’entrer dans la maison rouge

CW est posé et nous commençons à ressentir un peu de fatigue, le parking nous semble être un bon bivouac

Samedi 16 juillet – encore une nuit bien calme lever avec 11°, nous sommes loin de la canicule.

62 km entre Helleren et Feda

De Helleren à Feda

Nous poursuivons cette magnifique route dans le « Magma GéoPark » : c’est en effet une géologie très particulière.

Notre destination est Flekkefjord , mais avant nous avons encore une randonnée en vue celle du Brujfell, environ 6km.

Le début est classé Bleu( facile)

Puis cela se complique, classé rouge (difficile)

Et enfin, dernière partie classé noire (très difficile)

Et tout ça pour voir cela!

Maintenant, il faut rentrer!

Il est 14h00 et une petite faim – au menu saumon norvégien et riz!

Nous roulons encore quelques kilomètres , pour enfin nous poser au bord du Fedafjorden pour un repos bien mérité!

Dimanche 17 juillet – Dernière journée en Norvège Lever avec 14°

Nous partons pour flâner dans le petit village de Feda.

Puis nous programmons CW pour le phare de Lindenes. La route qui traverse encore le Magma Géopark est toujours aussi jolie.

Bâti en 1916, le phare de Lindesnes est le phare le plus ancien du pays et est situé sur la pointe la plus au sud de Norvège, la péninsule de Neset. Du haut de ce phare , nous avons une vue sur la côte déchiquetée – nous pourrions nous croire en Bretagne.

Toujours en activité, ce phare abrite également un musée que nous visitons.

Nous partons ensuite à Kristiansand pour se rapprocher de l’embarcadère du ferry avant de réaliser que notre ferry part demain non pas de Kristiansand mais de Langesund distant d’à peine 163km…une bagatelle !

Donc, nous voila repartis pour nous rapprocher de notre lieu d’embarquement.

Nous posons CW à 20h00 à Kragero, à 45 km de Langesund

Pour suivre la semaine 12 cliquez ICI

Road trip en Norvège semaine 10

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Lundi 4 juillet – lever pluvieux 12°

Nous commençons donc notre 10 ème semaine de nomadisme , CW a parcouru 9782 km et a consommé 9,5 l/ 100km

Aujourd’hui CW reste à quai, et nous prenons le bus puis le tramway pour visiter la 2ème ville de Norvège, mais surtout la ville la plus arrosée d’Europe: cette réputation n’est pas démentie.

Toutefois Bergen nous apparait comme une ville moderne, tout en couleur.

Nous visitons le Bryggen

Derrière ces façades, nous découvrons des commerces divers et de l’artisanat .

Puis nous prenons le funiculaire pour nous rendre au mont Fløyen (320 m d’altitude; cela prend une dizaine de minutes. De là haut, nous avons une vue extraordinaire sur Bergen.

Malgré la pluie battante, nous effectuons une petite marche jusqu’au lac de cette colline.

Il est déjà 13h00 et le marché au poisson nous attend à la descente du funiculaire : il est temps de se laisser tenter par une soupe de poissons et une assiette de fruits de mer!

Ah! au fait la bière est l’eau sont au même prix et pourtant avec ce qu’il tombe à Bergen!

Enfin la pluie se calme et nous flânons dans les rues jusqu’à l’église Saint Jean.

Eglise Saint Jean

Retour à CW vers 18h00

Mardi 5 juillet – Lever pluvieux mais nous commençons à en prendre l’habitude, il parait que c’est la normalité dans la région . 172 km entre Bergen et Vøringsfossen

De Bergen à Vøringsfossen

Nous quittons Bergen en nous dirigeant vers Oslo qui est encore à 480 km.Nous empruntons donc la route touristique 7 qui nous fait passer par 51 tunnels : les Norvégiens sont les champions en génie civil en matière de ponts et tunnels…

Nous effectuons un premier arrêt pour admirer une cascade derrière laquelle nous pouvons passer, c’est magique! C’est la Steinsdalsfossen.

Steinsdalsfossen.jpg
Steinsdalsfossen

Depuis le parking, le chemin longe la cascade, monte une colline et derrière celle-ci où il est possible de marcher à sec « dans » l’eau grondante. Steinsdalsfossen mesure 46 mètres de haut, avec une chute principale de 20 mètres , et a le plus grand volume lorsque la neige fond en mai et juin. 

Nouvel arrêt pour la pause déjeuner au bord du Indre Samlafjorden. J’en profite pour mettre ma ligne à l’eau sans grand résultat : On ne gagne pas à tous les coups.

Nouveau départ sur cette petite route où il n’est pas toujours facile de se croiser.

Apres ces tunnels en colimaçon comprenant des carrefours en ronds-points, nous devons attendre 30 minutes que la route en travaux soit réouverte.

Enfin, nous posons CW avec un léger rayon de soleil à Vøringfossen qui est la rencontre de 2 énormes cascades dans une même rivière: c’est majestueux!

Pour changer, il se remet à pleuvoir. Nous allons donc bivouaquer sur le parking de ces chutes d’eau!

Mercredi 6 juillet – 248 km de Voringsfossen à Okksund

De Vøringsfossen à Okksund

Après une nuit très fraîche sur le parking de Voringsfossen 7°au lever, nous continuons sur la route 7 en direction de Oslo. Sur cette route nous traversons le massif du Hardanger  connu pour ses paysages spectaculaires avec des montagnes, des glaciers, des cascades et des fjords : le thermomètre affiche 4° à 1200 m. 

Nous retrouvons les rochers, les cailloux , la toundra ! sans les rennes! sur un fond de montagnes enneigées.


C’est aussi une région qui offre de très bonnes conditions pour les activités de loisirs telles que le ski, le snowboard toute l’année et le parapente. Hardanger est également connu pour la culture fruitière. À Hardanger, on cultive des pommes, des poires, des prunes et des cerises. 40 % des fruits norvégiens proviennent encore de cette région.

Nous arrivons à Geilo: en passant, l’oeil avisé de Chantal repère l’enseigne Vinmonopolet.

Pour comprendre, Il faut savoir que les vins et tout alcool supérieur à 4° ne sont disponibles exclusivement à l’achat que dans des magasins particuliers qui possèdent ce monopole.

Donc nous posons CW pour satisfaire notre manque ! le complexe commercial est un vrai labyrinthe et nous cherchons le Vinmonopolet pour enfin finir par le dénicher entre la pharmacie et le magasin de soin et beauté, est-ce un signe?

Eglise de Gello et son toit végétalité

Gello est aussi une importante station de skis

Nous obliquons ensuite sur la route 40, qui après bien de fortes montées et autant de descentes périlleuses où les freins de CW sont encore mis à l’épreuve , nous permet d’arriver pour la pause midi sur le parking de l’église de Uvdal.

Nous allons ensuite sur la colline pour visiter l’écomusée et son village reconstitué autour de la véritable église en bois debout cette fois :

Grenier (Stabburs) datant du moyen-âge

Le stabbur est un grenier en bois reposant sur des piliers en pierres.

Toujours fermé par une bonne serrure, que gardait sur elle la maîtresse de la ferme, on y stockait des malles de vêtements et objets de valeur, des graines, de la farine, du sel pour les salaisons, de la viande fumée et salée pendait au plafond. Si le stabbur avait deux niveaux, le niveau supérieur contenait les graines et farines, le niveau inférieur les autres vivres

Voici l’église en bois debout de Uvdal :

La stavkirke d’Uvdal est une église érigée après 1168. Des fouilles effectuées en 1978 ont montré que l’église avait été érigée sur les ruines d’une autre église. L’église a ensuite été agrandie au fil des siècles.

L’ėcomusée d’Uvdal expose des bâtiments de ferme anciens du Numedal autour de l’église de bois debout d’Uvdal. La décoration de l’église est remarquable. Nous visitons également Les stabburs et autres maisons anciennes.

Nous poursuivons notre chemin vers Oslo , l’urbanisation se densifie progressivement. Nous posons enfin CW au camping de Hokksund. Nous sommes à 80km d’Oslo.

Aconit napellus qui pousse dans les bas côtés des routes

Ah! au fait! CW a passé ce jour les 10000 km depuis le 2 mai date du départ.

Jeudi 7 juillet – 14° au lever le soleil est revenu!

De Hokksund à Oslo (Sognsvann)

9h00 -Nous partons vers Oslo – 65 km jusqu’à notre parking bivouac au nord de Oslo à Sognsvann.

Nous partons aussitôt visiter Oslo.

Alors que l’on commence à attendre le métro à la station toute proche , un jeune préposé aux espaces verts nous aborde pour nous dire que le métro est en maintenance et remplacé par le bus 5B …

Nous descendons à Majorstuen et visitons le très joli parc de sculptures de Vigeland ( grand sculpteur et artiste norvégien).

L’installation de Vigeland, à l’origine appelée l’installation de Tørtberg, est située dans le centre du Frognerparken, à Oslo. Il s’agit d’un arrangement de 212 sculptures construites par Gustav Vigeland, à proximité du musée consacré à ce dernier.

Nous allons ensuite vers le Palais Royal :

Le Palais Royal à Oslo, construit dans la première moitié du XIXᵉ siècle pour le roi de Suède et de Norvège Charles III Jean, est la résidence officielle du monarque norvégien. Il est situé dans le centre d’Oslo, sur la colline de Bellevue, au bout de l’avenue Karl Johans, et est entouré par le parc du Palais.

Nous poursuivons notre visite de Oslo en nous dirigeant vers le théâtre royal par l’avenue Karl Johans où nous faisons notre pause déjeuner.

Nous descendons l’avenue jusqu’au’à la Domkirke : cathédrale d’Oslo

La cathédrale d’Oslo est l’église principale et le siège du diocèse luthérien d’Oslo de l’Église de Norvège, ainsi que l’église paroissiale du centre-ville de la capitale. L’édifice actuel date de la fin du XVIIᵉ siècle. Inaugurée en 1697

`

Un peu plus loin, l’architecture de l’opéra s’offre à notre vue.

Le nouvel opéra construit sur la péninsule de Bjørvika a été inauguré en 2008. Il est immédiatement devenu un monument clé d’Oslo et une attraction touristique majeure. Dessiné par le bureau d’architectes norvégien Snøhetta, c’est le premier opéra au monde à permettre aux visiteurs de marcher sur son toit.

Situé dans le port d’Oslo, l’édifice se veut trait d’union, réel et symbolique, réalisé sous la forme d’un grand mur au point de rencontre entre la terre et l’eau, la Norvège et le monde, l’art et la vie réelle.

Visite du musée expressionniste Munch qui se trouve derrière l’opéra : ce batiment comporte 12 étages

Il nous faut maintenant retourner vers le parking du Sognsvann où nous attendent CW et Gaby que l’on a laissé ce matin .

Ce grand parking est au bord d’un grand lac , lieu de promenade et de baignade des habitants de Oslo

Vendredi 8 juillet – lever avec 15° ensoleillé – CW reste à quai!

Nous avons eu une nuit paisible au bord de ce lac

  • 9h30, nous partons pour notre 2ème jour à Oslo: au programme l’ile de Bigdoy et ses musées.

L’aventure commence avec les transports en commun: bus , métro , tram, bateau….

Il faut les mettre dans l’ordre, au bon endroit, et dans le bon sens , en plus de savoir lire le norvégien entre autre… difficile!

Enfin avec l’expérience acquise hier, et un bon plan , nous arrivons au premier musée.

Le musée FRAM qui est un musée relatant les expéditions norvégiennes d’explorations polaires. Le Fram a été utilisé lors des trois grandes expéditions polaires de Fridtjof Nansen en 1893-1896, Otto Sverdrup en 1898-1902 et Roald Amundsen en 1910-1912. Il a été construit en 1892, et est exposé avec des aménagements intérieurs et des objets d’origine et intacts.

Puis nous passons au musée voisin : Kon tiki

Thor Heyerdahl était l’un des plus célèbres aventuriers et pionniers de l’environnement. Le musée du Kon-Tiki contient les embarcations et les objets originaux de ses expéditions: l’authentique radeau Kon-Tiki

Le Kon-Tiki est un radeau construit par l’anthropologue norvégien Thor Heyerdahl pour réaliser une traversée de l’océan Pacifique. En dérivant et avec l’aide d’une voile rudimentaire, l’embarcation et son équipage partent du Pérou et parviennent à rejoindre l’archipel des Tuamotu après cent un jours et huit mille kilomètres de navigation du 28 avril au 7 août 1947. L’expédition veut ainsi confirmer l’hypothèse de l’exploration inca de l’océan Pacifique jusqu’aux îles polynésiennes

l’exposition sur le Tigris et l’exposition sur l’île de Pâques,

Nous y voyons également: le bateau en papyrus Ra –

Heyerdahl, voulait prouver une théorie selon laquelle «les civilisations de deux côtés de l’Atlantique auraient pu avoir un contact, il fait donc construire devant la pyramide de Khéops en Égypte un bateau de papyrus qu’il baptisera Ra, en allusion au dieu solaire égyptien. En 1969 puis en 1970, l’explorateur norvégien Thor Heyerdahl choisit Safi et le Maroc comme point de départ de l’expédition pour regagner la Barbade à bord d’un navire en papyrus. Une double mission anthropologique et environnementale.

Heyerdahl et un équipage international ont embarqué sur l’Expédition Tigris , un voyage de quatre mois et de 6 400 km dans une embarcation faite de roseaux. L’expédition a commencé sur le Tigre en Irak, a voyagé dans le golfe Persique et à travers la mer d’Oman jusqu’au Pakistan, et s’est terminée dans la mer Rouge . Le but de l’ expédition du Tigre était d’établir la possibilité que les anciens Sumériens aient pu utiliser des moyens similaires pour diffuser leur culture à travers l’ Asie du sud-ouest et la péninsule arabique . Le voyage a été enregistré dans le livre de Heyerdahl The Tigris Expedition (1979).  Il a ensuite mené des expéditions de recherche aux îles Maldives , sur l’île de Pâques et sur un site archéologique au Pérou.

Artefacts de l’ile de Pâques

Enfin nous traversons la petite ile pour rejoindre le Folk muséum. un écomusée à la norvégienne!

C’est un musée en plein air qui montre l’histoire et la culture de la Norvège à travers de plus 150 maisons anciennes où sont exposés des objets traditionnels.

Ayant traversé la Norvège du Nord au Sud, les constructions présentées nous sont assez familières.

Nous admirons l’église en bois debout, une de plus, pour laquelle il nous a fallu monter un peu, mais cela valait la peine, elle est remarquable! En fait c’est l’église de Gol démontée puis remontée à cet endroit en 1826, alors que dans le village se trouve une reconstitution.

Samedi 9 juillet 16° ensoleillé 166 km

Nous quittons notre lac de Sognsvann où nous avons encore passé une nuit paisible.

De Sognsvann (Oslo) à Flatdal

9h30 : Direction Kongsberg où nous souhaitons visiter l’église.

Un norvégien nous donne le Modus-Operandi pour payer notre stationnement, et…

Hélas, ce samedi l’église est fermée cause Festival de Jazz ce week-end !

donc nous nous rabattons sur la rivière , ses chutes d’eau , et ses vendeurs de fromages italiens, espagnols, hollandais et français installés sur le pont.

Après avoir payé , nous repartons vers CW avant d’être rattrapé par le vendeur, le paiement n’a pas été validé, donc on remet cela avant de retrouver CW .

Nous reprenons la route pour une pause déjeuner sur le bord d’une petite rivière. puis nous nous dirigeons vers l’église de Heddal. Oui! encore une mais celle-ci est la plus grande, la plus haute , la plus complexe, la plus belle de toutes. on la surnomme la cathédrale.

En vérité, il faut reconnaitre que l’architecture extérieure mérite bien tous ces superlatifs.

La stavkirke de Heddal, près de la ville de Notodden dans la région du Telemark, est la plus grande église en bois debout de Norvège. Elle fut édifiée au XIIIᵉ siècle, vers 1250.

Les charpentiers héritiers des Vikings ont construit au 11e et 12e siècles près de 1000 églises en bois debout. Au fil des siècles elles ont été détruites par le feu, abandonnées pour des églises en pierre ou oubliées après les grandes pestes qui ont emporté près de la moitié de la population. Il n’en reste que 29.
L’église de Heddal a été modifiée à de nombreuses reprises. La dernière restauration en 1950 lui a redonné son état orignal.
Elle est superbe à l’extérieur et très belle à l’intérieur.

Après cette visite nous repartons pour enfin poser CW à Flatdal sur la route qui aujourd’hui est délestée par un tunnel de 9 km.

Dimanche 10 juillet – lever frais 10°

De Flatdal à Lysbotn 210 km

Le petit cours d’eau en plus de ses truites, nous dévoile une loutre (de rivière) qui vient d’attraper un oiseau : splendide!.

Nous partons en direction de Dalen en suivant la route 45 trés sympathique avec une petite église en bois debout à Eidsborg .

Pause déjeuner, puis nous prenons la petite route dite provinciale qui inquiète tant Chantal ! Aprés l’avoir parcourue, c’était justifié mais tellement beau !

Pour ceux qui connaissent la route du Fayé, imaginez celle -ci sur 78km , rajoutez d’innombrables montées et bien sûr descentes entre 10 et 12%: Pauvres freins! rajouter plusieurs doses de lacets , une circulation assez intense et quelques précipices ! pour terminer par la descente sur le Lysefjorden avec 27 lacets sur 9 km, bien sûr cela se termine comme de bien entendu par un tunnel qui s’ouvre sur Lysbotn et un ferry qui vient nous chercher à la pointe de ce fjord très étroit pour nous emmener à Forsand, 40km plus loin. Nous en avons plein les yeux!

Il est 15h35 : le ferry est parti à 15h30, il nous faut donc attendre le suivant de 18h15.

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Road trip en Norvège semaine 9

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Lundi 27 juin – 213 km -De Eidsvåg à Andalsnes en passant par Kristiansund et la route 64 – Lever 16° La nuit a été chaude et on ne peut guère aérer car il fait encore jour toute la nuit et nous devons fermer les rideaux!

Ainsi commence notre 9ème semaine de nomadisme : les semaines passent hélas de plus en plus vite! Oserons-nous nous resédentariser un jour.

Notre fils nous a demandé: « quand prenez vous le chemin de retour? »

Ma réponse fut : « Quand nous avons quitté le Cap Nord ,nous avons pris le chemin de retour. »

A ce jour CW a parcouru 9106 km et a consommé 9,4l/100

De Eidsvåg à Andalsnes en passant par Kristiansund et la route 64

Bref, nous prenons la direction de Kristiansund puis suivons la fameuse route 64, dite route de l’Atlantique.

Route de l’Atlantique
Autres nomsAtlanterhavsveien (nom norvégien)
Historique
Ouverture7 juillet 1989
Caractéristiques
Longueur8,3 km
DeEide
VersAverøy
RéseauRoute nationale 64
Territoires traversés
RégionMøre og Romsdal

La route de l’Atlantique  est en fait une section de la route nationale 64  située dans la partie nord de la zone côtière de Hustadvika, en Norvège. La route relie les communes de Eide et Averøy. La longueur totale de la section est de 8 274 mètres.

Les travaux de construction ont débuté en 1983. L’inauguration a eu lieu le 7 juillet 1989. La route est construite sur plusieurs petites îles et récifs et emprunte, reliés par huit ponts, plusieurs chaussées et viaducs. Cette route a une vue sur la mer ouverte, ce qui est rare sur les routes du long de la côte norvégienne. On peut voir les fjords et les montagnes à proximité de la route. Elle est actuellement en Norvège la deuxième route la plus visitée après celle de Trollstigen que nous emprunterons demain.

Nous posons CW sur cette route pour la pause déjeuner avant de repartir pour un autre pont qui me permettra de tremper ma ligne entre fjord et mer. Le ciel est très nuageux avec quelques gouttes.

Très vite, je prends ma première mouette, c’était inespéré… mais comme ses petits l’attendaient , nous l’avons remise à l’air! En vérité, en se posant sur l’eau elle s’est emmêlée les ailes dans ma ligne. A deux nous l’avons démêlée, ainsi, elle s’en est sortie sans trop de dégâts aux plumes!

De crainte de réitérer, je traverse le pont pour pêcher dans le fjord. 2 lancers suffiront à attraper 2 maquereaux, le troisième fut fatal à mon leurre!

La route de l’Atlantique, en fait, nous a obligé à faire une boucle, ainsi nous avons dû emprunter une dizaine de tunnels sous la montagne, 3 tunnels sous la mer, une dizaine de ponts, et un ferry pour revenir au Trollveggen (quitté hier midi). Nous y aurons ce soir notre premier bivouac de la semaine !

Pour se donner une échelle , la Tour Eiffel (300m) est dessinée en bas à gauche.

Ah au fait !

Le Troll est une créature difforme et malveillante de la mythologie scandinave, mi-humaine, mi-animale, habitant les montagnes ou les forêts, incarnant les forces naturelles ou la magie. Il se caractérise principalement par son opposition aux hommes et aux dieux

Mardi I 28 juin 73km de Trolleveggen à Eidsdalvatnet – 13° au lever

Mais il a plu énormément toute la nuit et la matinée. vers 6h00 du matin, nous avons été réveillés par un énorme bruit d’éboulement dans les environs… les falaises autour de nous sont constellées de cascades. Impressionnant!

De Trolleveggen à Eidsdalvatnet

Alors, que faire sous la pluie sinon attendre… donc nous attendons , lisons, pianotons etc…A midi le bar resto du centre touristique nous tend les bras.

La pluie cesse enfin et nous donne envie de redémarrer CW pour poursuivre notre périple vers cette fameuse route des trolls, réouverte depuis peu.. En la parcourant , nous comprenons pourquoi !

La Trollstigen (littéralement « échelle du Troll » en norvégien) est une route de montagne à Rauma, dans le comté de Møre og Romsdal en Norvège. Elle relie Åndalsnes, de la municipalité de Rauma, et Valldal, de la municipalité de Norddal.]

La route est entourée de plusieurs montagnes de plus de 1 000 m. Entre autres, Stigbotnhornet et Bispen, ainsi que Dronningen et le King au nord. Un peu plus au nord-est, les plus connus sont Trolltindan, Trollklørn et Trollveggen.

La route présente un fort dénivelé, soit 9 %, et onze virages en épingle à cheveux sur un versant très raide de montagne. La route est étroite avec beaucoup de courbes serrées et bien qu’elle ait été élargie ces dernières années, à cause de sa forte affluence touristique, les véhicules de plus de 12,4 mètres de long y sont interdits à la circulation.

Trollstigen est fermée pendant l’automne et les mois d’hiver. Elle rouvre au printemps, après son déneigement.

la route a été fermée peu de temps en juin en raison de chutes de neige, avec 30 centimètres de neige fraîche.

Après cette montée fantastique, nous continuons sur le plateau enneigé; la température est descendue à 7° et les lacs sont encore gelés.

Un peu plus loin, nous passons par le Gudbrandsjuvet et ses gorges .

Enfin, après avoir pris un ferry, nous posons CW au bord d’un lac avant le Geiranger.

Ah! au fait! Un nouveau panneau de signalisation est apparu sur la route : les Trolls ne nous ont pas quittés!

Attention Trolls

Mercredi 29 juin 54km entre Eidsdalvatnet et Grotti

Lever avec 8° mais grand ciel bleu.

De Eidsdalvatnet à Grotti

Très vite l’air se réchauffe et nous incite à faire la petite randonnée proposée sur le panneau.

Seul problème, nous n’avons pas trouvé le balisage bleu et nous suivons donc le balisage rouge qui nous emmène vers les sommets enneigés mais nous ne savons pas lesquels? Gaby traîne, quelques moutons nous montrent le chemin et lui redonnent un peu d’élan . Que la montagne est belle!

Heureusement, la descente est plus rapide! 1h00 pour retrouver CW. De retour de cette rando, nous mettons le cap sur le Geiranger en traversant un plateau d’altitude puis des lacets pour redescendre au niveau du fameux Geirangerfjord : la descente est très longue et très raide. Malgré mes précautions et le frein moteur les freins de CW souffrent!

Nous posons CW au bord du fjord pour la pause déjeuner!

Nous posons ensuite CW dans le village de Geiranger: Un énorme paquebot de croisière MSC occupe une bonne partie du fjord et a déjà déversé ses quelques milliers de touristes dans les rues bordées de magasins de souvenirs plusieurs dizaines de cars complètent le tableau, l’air devient irrespirable, nous nous enfuyons…

Geiranger est une petite ville touristique norvégienne située dans la région de Sunnmøre et la municipalité de Stranda. Nichée au creux d’une des branches du Storfjord, elle offre quelques-uns des plus beaux panoramas au monde et a ainsi été déclarée « plus belle destination » en Norvège par le guide Lonely Planet.

Troisième plus grand port de croisière norvégien, il reçoit près de 160 navires durant les quatre mois de la saison touristique. Plusieurs centaines de milliers de personnes y font par ailleurs étape chaque été, faisant du tourisme la principale activité de ses 250 résidents permanents.

La ville compte cinq hôtels et plus de dix campings. Le plus grand hôtel est l’Union Hotel qui est également le plus grand hôtel de l’ouest de la Norvège.

Depuis 2005, le fjord de Geiranger fait partie des sites classé par l’UNESCO

Nous connaissons alors une très longue montée de 14 km pour arriver à 1200m d’altitude (nous partons de 0) .

Arrivés en haut , nous sommes sur un plateau encore très enneigé et nous retrouvons des lacs gelés.

Il est 16h00 et il fait 20°, nous trouvons un bivouac à la pointe d’un lac, le Breiddalsvatnet, près de Grotli , ( pas gelé celui là) pour poser CW.

Un conte de fée au pays des Trolls

Il était une fois un fjord étroit aux eaux bleu-turquoise ceinturé de hautes et majestueuses montagnes, elles-mêmes hérissées de pics enneigés. De ces pics s’écoulaient de beaux et impétueux torrents qui retombaient en cascades, avant de traverser des paysages verdoyants…

Lorsque la journée s’apaise et que la lumiére décline, arrêtez-vous quelques instants sur ses rives et vous verrez peut-être ces petits êtres maléfiques danser la sarabande en maudissant les hommes et leurs pratiques .

Jeudi 30 juin – 150 km entre Grotli à Lom en passant par Videseter – lever avec 16°,; nous verrons 27° dans la journée

De Grotli à Lom en passant par Videseter.

Depuis notre bivouac, nous prenons une piste sans trop savoir où elle nous conduit. Deux camping-caristes nous rassurent, précisant qu’elle vaut la peine , bien qu’étroite par endroit.

En fait, cette piste nous mène dans les hauteurs, environ 1200 m au dessus du fjord

Nous arrivons bientôt à une station de skis, rendez vous des Norvégiens du secteur.

Nous redescendons ensuite par une longue série de virages en épingle en suivant torrents, cascades rivières et lacs .

Après 3 tunnels d’environ 5km chacun, nous rejoignons la route empruntée la veille. La boucle étant bouclée, nous descendons ver Lom en longeant la rivière Otta.

Nous prenons notre pause déjeuner au bord d’une de ces cascades.

Nous arrivons enfin à Lom où nous visitons cette fameuse église en bois debout!

Sur 500 à 600 églises en bois debout qui existaient en Norvège, il n’en reste aujourd’hui que 28. 

Comme toutes les églises en bois debout (stavkirker : stav = pilier vertical ; kirker = église) apparues à la fin de l’ère viking, sa structure s’appuie sur des poteaux en pin norvégien tous coiffés de têtes d’êtres terrifiants inspirés des légendes des Vikings et évoquant les proues de leurs navires.

La stavkyrkje de Lom  a été construite au XIIe siècle et a été rénovée plusieurs fois. De style normand, cet admirable édifice a été édifié en 1170 sur une légère hauteur au bord de l’eau, au cœur de Lom. C’est l’une des plus belles églises en bois debout du pays. Agrandie en 1634, l’église doit son actuel plan en croix à l’ajout de deux nefs en 1663.

Il est maintenant temps de nous poser : Aujourd’hui pas de bivouac mais un joli camping au bord de la rivière que nous suivons depuis midi.

Ah au fait, la piste n’était pas large, je ne m’en étais pas rendu compte.

Dis t’as pas l’impression de gêner!

Vendredi 1 juillet 190 Km de Lom à Gaupne 16° au lever avec un ciel cloudy euh! pardon nuageux!

Aujourd’hui Aubrée à 12 ans – Bon anniversaire Aubrée!

De Lom à Gaupne avec une montée vers le glacier Jostedal

Aprés une nuit sur le camping de Lom sur les rives de la rivière Otta, nous prenons la route 55 en direction de Gaupne.

Trés vite, nous tombons sur cette curieuse colonne en pleine nature au bout d’une allée de tétras!

La colonne représente des éléments centraux de l’histoire norvégienne. Le sommet est couronné par le roi Harald Harfagre, symbole même de la transition d’un pays divisé à une nation unifiée.

La colonne a une histoire longue et particulière. Elle était destinée à devenir le nouveau monument national de la Norvège, avec une place d’honneur devant le parlement national à Oslo. Le sculpteur Wilhelm Rasmussen remporte la commande du gouvernement norvégien en 1926, en concurrence entre autres avec Gustav Vigeland.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, la colonne n’était pas achevée. Son installation a été annulée étant donné que le sculpteur avait exprimé sa sympathie pour les forces d’occupation allemandes. Il ne serait pas possible d’ériger un monument national créé par un homme qui a purgé une peine de prison pour trahison.

Dans les années 1980, le propriétaire de l’hôtel Elveseter, Amund Elveseter, a découvert des éléments de la colonne dans un hangar de stockage à Skoyen à Oslo. En tant que collectionneur d’art, et également membre de la résistance norvégienne pendant la guerre, il a estimé que la colonne méritait un meilleur sort.

Il prit les choses en main, organisa la restauration et la finalisation de la colonne, et la fit élever à Elveseter en 1992. Depuis, elle est devenue une attraction touristique populaire.

Nous continuons sur cette route 55 qui nous fait traverser le Sognefjellet.

La route 55 est une route touristique nationale qui s’étend entre Lom et Gaupne et passe par le plus haut col de montagne d’Europe du Nord.

Sognefjellet est une zone montagneuse et un col de montagne qui relie Lustrafjorden et sa vallée environnante à la vallée d’Ottadalen dans la région de Jotunheimen, la route nous fait grimper à 1434m.

Après la montée, il faut descendre et avec un taux moyen de 10% pendant près de 30 minutes, les freins de CW sont à nouveau mis à contribution, le frein moteur ronfle en 2ème avec 4000 à 4500 tours/minute et les disques chauffent.

Enfin nous retrouvons le niveau de la mer au bord du Lustrafjord où nous laissons CW se reposer pendant que nous nous restaurons. C’est la pause déjeuner.

Aprés Gaupne, nous prenons la route 604 qui doit nous emmener sur le front d’une langue du glacier Jostedalsbreen.

Au bout de cette route , une autre route payante 80 Kr nous conduit au bord du lac puis nous prenons un petit bateau : 60 kr par personne Il est 15h00.

Le glacier Jostedal a une superficie totale de 487 kilomètres carrés (188 milles carrés). Le point culminant est Høgste Breakulen à 1 957 mètres au-dessus du niveau moyen de la mer . Les branches du glacier descendent dans les vallées. La partie la plus épaisse du glacier mesure 600 mètres. Jostedalsbreen a une longueur d’un peu plus de 60 kilomètres et fait partie du parc national de Jostedalsbreen de 1 310 kilomètres carrés.

Le glacier est entretenu par les fortes chutes de neige dans la région, et non par les températures froides. Cela signifie que le glacier a des taux de fonte élevés. Le Jostedalsbreen compte environ 50 bras glaciaires.

En 2012, le bras glaciaire Briksdalsbreen a perdu 50 mètres de glace en quelques mois. Des mesures plus récentes montrent maintenant que Briksdalsbreen a reculé de 146 mètres en 2006 et pourrait être en danger de se détacher du champ de glace supérieur. L’escalade sur glace a maintenant été interrompue à cause de cet événement.

Nous ne pouvons hélas que mesurer la fonte de cette langue qui arrivait il y a quelques années jusqu’au lac, aujourd’hui il nous faut environ 1h de marche pour arriver devant le front. La température est alors de 20°. On voit alors le glacier fondre!

Le glacier transpire à grosses gouttes

Nous avons 2h pour faire l’aller retour, le dernier bateau étant à 17h00. sur le retour la pluie nous surprend sans vêtement de pluie.

Pour terminer la journée, un petit bouquet d’orchidées et d’aconit (casque de Jupiter)l avant de poser CW sur le parking d’une station de skis, cette fois sans neige mais avec une connexion WIFI qui va nous permettre d’économiser des données mobiles. Nous sommes à Hafslo.

Samedi 2 juillet 157 km de Hafslo à Voos

16° au départ et 17° à l’arrivée en passant par 11°

de Hafslo à Voos

Nous démarrons CW à 9h30 pour nous rendre à Slovorn où nous laissons CW et Gaby. De là nous prenons un bac qui nous fait traverser le fjord pour débarquer à Urnes: 9Kr par personne pour l’aller retour.

Nous faisons alors une grimpette d’une demie-heure pour visiter la plus vieille église en Bois debout de Norvège.

C’est dans le cadre naturel du Sognefjord que s’élève un chef-d’œuvre de l’architecture de bois des pays scandinaves : l’église à piliers de bois (ou « stavkirke ») d’Urnes, construite aux XIIe et XIIIe siècles. On peut y distinguer à la fois des réminiscences de l’art celtique, des traditions vikings et des structures spatiales romanes.

Des échantillons de bois prélevés à la base de l’édifice indiquent que les arbres utilisés ont été abattus entre 1129 et 1131. Mais on sait que deux autres stavkirker avaient été bâties au même endroit auparavant, et que certains de leurs éléments ont été intégrés à l’édifice actuel, comme le portail, quelques planches extérieures et de très belles gravures décoratives.

Nous reprenons le bac à 11h3O puis continuons à parcourir le Sognefjord, par la route 55 puis la 5.

Nous devons prendre un ferry pour continuer notre trajet.

Nous bifurquons sur la E16 La route européenne 16 passe par Glasgow, Édimbourg, rejoint Bergen par ferry, Voss, traverse le tunnel de Lærdal (plus long tunnel routier du monde) et finit, avant 2010, à Sandvika, dans la banlieue d’Oslo. La route a ensuite été prolongée au cours de l’année 2010 vers l’est de la région d’Oslo à Kongsvinger, Torsby, Malung, Borlänge à Gävle en Suède.

Sur la portion empruntée , nous passerons par 51km de tunnel dont le plus long tunnel du monde Lærdal

Le tunnel commence juste à l’est d’Aurlandsvangen à Aurland, traverse une chaîne de montagnes et se termine à 5,5 kilomètres au sud de Lærdalsøyri à Lærdal. La conception du tunnel tient compte de la fatigue des conducteurs, de sorte que le tunnel est divisé en quatre sections, séparées par trois grandes grottes de montagne à intervalles de six kilomètres. Alors que le tunnel principal est éclairé en blanc, les grottes sont éclairées en bleu avec des lumières jaunes à la périphérie pour donner l’impression d’un lever de soleil. Les grottes ont pour but de rompre la routine, en offrant une vue rafraîchissante et en permettant aux conducteurs de prendre un court repos. Les grottes sont également utilisées comme points permettant de faire demi-tour, comme zones de repos et pour aider à limiter la claustrophobie pendant le trajet qui prend environ vingt minutes .

Nous arrivons ensuite à Voos où nous trouvons une station GPL et un REMA pour effectuer quelques courses avant le weekend.

Nous montons ensuite au dessus de la ville pour poser CW sur le parking d’une station de skis où a lieu une compétition de descente de VTT.

Glaciers
 
Témoins glacés d’antan, combien de temps encore,
À l’aurore chaude de ces fièvres record.
Titans pétrifiés qui déversez vos larmes 
En ces gaves, fumant, vous déposez vos armes !
 
Passent les temps anciens, souvenirs ! mais qu’en faire ?
Déjà vous expirez, cela nous indiffère,
Vos veines immaculées ne nous font plus rêver !
Qu’irions nous chercher après vous avoir souillés?
 
De vos fronts rayonnants, de vos lignes altières,
Restent des eaux turquoise et quelques grises pierres.
Vos langues se meurent d’un silence pesant.
 
Sentinelles des cimes, gardiens de nos sommets,  
Qui donc abreuvera nos troupeaux, nos vallées ? 
Alors dites-moi, où sont les neiges d’antan ?
 
G E – juillet 2022

Dimanche 3 juillet 110 km de Voos à Bergen 11° au lever et il a plu toute la nuit!

De Voss à Bergen

Nous partons de Voos à 9h30 sous une pluie battante qui ne nous quitte pas jusqu’à Bergen – 11h30 enfin la pluie se calme!

Apres avoir traversé 38 tunnels, nous nous arrêtons à midi pour visiter la maison de Edward Grieg à troldhaugen et assister à un concert donné par le pianiste Stefan Ibsen Zlatanos

Edvard Grieg, né le 15 juin 1843 à Bergen et mort le 4 septembre 1907 dans la même ville, est un compositeur et pianiste norvégien de la période romantique. Sa découverte en 1863 du folklore norvégien et de ses danses paysannes en fera toute sa vie un militant inépuisable d’un art musical national. Grand harmoniste (auquel ne seront pas indifférents Claude Debussy, Maurice Ravel et Olivier Messiaen), maître de la petite forme (pièces pour piano), il composa ses œuvres les plus célèbres dans le domaine orchestral comme le Concerto pour piano en la mineur.

Concert avec Stefan Ibsen Zlatanos, qui est le pianiste de la semaine à Troldhaugen

du 28 au 3 juillet. 

En tant que soliste, Zlatanos a joué avec l’Orchestre symphonique de Trondheim et l’Orchestre de chambre Follo.

Si vous voulez écouter Grieg : Peer Gynt suite n°2, Chanson de Solveig (Orchestre philharmonique de Radio France) cliquez ICI

En partant nous allons jusqu’au caveau de Grieg

Nous quittons Troldhaugen (la colline aux trolls) vers 14h30 pour nous poser sur le Bratland camping à la périphérie de Bergen que nous visiterons demain.

Bergen est la deuxième ville du pays avec 278 121 habitants. C’est également une ville portuaire, une ville universitaire et un évêché.

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Road trip en Norvège semaine 8

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Lundi 20 juin

De Véga à Mosheim – 25 km + 50 minutes de Ferry

Lever 8h30 10° ciel couvert

L’archipel de Vega est un petit archipel situé au large de la côte Atlantique de la Norvège. Il compte environ 6 500 îles, îlots et récifs et est occupé depuis environ 1 500 ans, mais certaines traces de présence humaine remontent à l’âge de la pierre

Nous partons bien décidés à monter les 1462 marches de la Végatrappa :

400m de chemin vers les escaliers et 450m d’escaliers construits en bois et en pierre jusqu’au sommet de Ravnfloget.

  • -400 mètres de chemin nouveau et amélioré vers les escaliers.
  • -450 mètres d’escaliers et 1450 marches jusqu’au sommet de Ravnfloget.
  • -Plus aires de repos.
  • -Plus sculptures en cours de route.

Le coût total du projet est de 3,4 millions environ 2 millions de dons de banques, fonds et fondations ont été collectés, et des plaques nominatives numérotées pour 1,5 million de NOK 

Retour à CW pour le repas de midi, puis promenade sur le sentier du littoral où nous ne voyons hélas pas de loutre ni d’Eider!

Nous y rencontrons nos deux petites normandes, quelques orchidées et Droséras.

Nous essayons ensuite de trouver le musée de l’Eider annoncé sur le guide du Routard, en vain!!

Désappointés, nous faisons prendre la direction de l’embarcadère à CW. Pendant le chemin nous observons quelques Courlis

En attendant le ferry, je fais un premier lancé dans la mer et ramène aussitôt un cabillaud sous l’oeil médusé d’un français du 29 qui s’essayait au même sport sans résultat!

Dés mon départ, il prend ma place espérant le même coup de maître!

Sortis du ferry, nous posons CW quelques km après au camping de Mosheim à Brønnøysund.

Ce camping est un camping musée.

Mardi 21 juin

177 km de Brønnøysund à Overhalla

De Brønnøysund à Overhalla

Nous avons entamé notre huitième semaine de nomadisme: le temps s’écoule différemment!

CW a parcouru 8100 km et consommé 9,5 litres au 100km. Les petits parcours d’île en île ont fait monter la consommation: les reliefs accidentés et les ferries (attentes et démarrages multiples ) en sont principalement la cause.

Aujourd’hui, jour de solstice: il a plu des cordes toute la nuit et presque toute la journée, donc nous ne verrons pas le soleil, la température oscille autour de 10°… Rvières, torrents et cascades coulent à flots; les terrains sont détrempés. Je pense que les mots « sècheresse et canicule » ne se traduisent pas en norvégien.

Heureusement, ce jour est une journée de transition, notre prochain objectif est Trondheim que nous espérons atteindre demain soir. De ce fait, après un ferry de Vennesund à Holm, nous avalons des kilomètres sous la pluie. Dommage, les paysages traversés sont toujours aussi beaux.

Nous avons eu la chance d’observer quelques élans et chevreuils qui cohabitent sur le même territoire.

Nous posons CW à Overhalla sur les rives de la rivière Bjøra, une rivière à saumons très fréquentée par les pêcheurs. Le permis de pêche coûte la bagatelle de 400 Nok soit environ 40 € : un peu cher pour pêcher une soirée.

Ah! Au fait 19h30 le soleil revient!

Mercredi 22 juin 225 km de Overhalla à Trondheim

De Overhalla à Trondheim

Quelques photos avant de partir

Le soleil est revenu après une nuit fraiche 7° , nous prenons la route 17 jusqu’à Steinkjer où nous reprenons du GPL puis la E6 .

La E6 est vraiment sans intérêt avec pas mal de circulation.

Nous posons CW au camping de Sortland, idéal parait-il pour visiter Trondheim : nous prendrons donc le bus demain .

Jeudi 30 juin lever avec 13° nuageux, mais il a plu toute la nuit. 18 km par le bus

De Sorland à Trondheim

Nous prenons le bus 70 devant le camping , mais il a fallu changer à Stridheim. Là, tout s’est compliqué, nous avons pris le bus 25 ( le bon numéro) mais dans le sens inverse. Heureusement on s’en est rendu compte assez tôt .

Trondheim autrefois Nidaros (Nidrosie en français), est une ville et une commune norvégienne située dans le comté de Trøndelag, dont elle constitue le centre administratif. Elle comptait 198 219 habitants au 1er octobre 2019 pour une superficie de 342 km2.

Trondheim, géographiquement située au milieu du pays, est la troisième ville de Norvège après Oslo et Bergen. Elle accueille une importante université, l’université norvégienne de sciences et de technologie.

Mais nous y sommes venus en particulier pour visiter sa cathédrale :

La cathédrale de Nidaros est la cathédrale de la ville de Trondheim en Norvège.

Construite à l’emplacement de la tombe du roi de Norvège, Saint Olaf, tué à la bataille de Stiklestad le 29 juillet 1030, elle est située au bord de la rivière Nidelva et regorge sur sa façade de sculptures gothiques, principalement érigées lors de la reconstruction de la cathédrale au xixe siècle.

Siège d’un diocèse catholique, puis de l’archidiocèse de Nidaros, de 1030 jusqu’en 1537, il s’agit aujourd’hui de la cathédrale médiévale la plus septentrionale, ainsi que la seconde plus importante, en taille, de Scandinavie. Aux côtés de la cathédrale, on trouve le palais de l’archevêque.

Elle est aujourd’hui de nouveau le siège d’un diocèse de l’Église de Norvège qui est de confession luthérienne.

Puis visite du musée et des joyaux de la couronne

Nous allons ensuite sur le pont Gamle Bybro

Le Gamle Bybro (Vieux Pont de la Ville en norvégien) est un pont de la ville de Trondheim, franchissant la Nidelva et joignant le centre-ville au quartier de Bakklandet.

Le pont a été construit en 1681-1685 par Johan Caspar von Cicignon, chargé par le roi Christian V de Danemark de reconstruire la ville ravagée par un incendie en 1681. À l’origine, le Gamle Bybro était en bois et supporté par trois piliers de pierres. Une porte de fer était érigée en son milieu et le pont était gardé à ses deux extrémités jusqu’en 1816.

Reconstruit en 1861 par Carl Adolf Dahl, il mesure 82 m de longueur. Il est piétonnisé pendant l’été.

Un petit restaurant avant de se perdre dans les rues commerçantes de Trondheim.

Pour rentrer, nous ne nous sommes pas perdus; le bus 70 nous a directement ramené à CW sur le camping de Sortland à Malvick.

Ah ! au fait

La Norvège est une monarchie constitutionnelle à tendance parlementaire.

Le roi Harald V de Norvège

La famille royale, originaire du Schleswig-Holstein, descend de la famille princière de Glücksbourg. Le roi ne joue pour l’essentiel qu’un rôle honorifique, mais il constitue un symbole fort d’unité nationale et reste tout de même à la tête de l’Église de Norvège. Bien que la constitution de 1814 lui accorde d’importantes prérogatives dans le domaine de l’exécutif, ces dernières sont presque toujours exercées en son nom par le gouvernement.

Le gouvernement est composé du premier ministre et de l’équipe ministérielle, tous nommés par le roi. Mais depuis 1884, l’évolution parlementaire du régime fait que le gouvernement doit obtenir un vote de confiance du Parlement : la désignation du gouvernement par le roi n’est donc qu’une formalité, et le véritable choix appartient aux partis politiques représentés au Storting.

Vendredi 24 juin 18° au lever nous atteindrons 27 ° dans la journée la canicule norvégienne!

180km de Trondheim à Hjerkinn

De Trondheim à Hjerkinn

Nous quittons le camping de Sortland à 9h30, direction le sud.

La route E6 est beaucoup plus agréable à parcourir que vers Trondheim, seul inconvénient, beaucoup de tronçons sont à péage , une caméra prend notre plaque en photo et on est débité quelques semaines aprés…

Aprés un arrêt technique au REMA de Oppdal pour quelques courses, nous déjeunons au bord d’une rivière avec une jolie vue sur les montagnes encore enneigées.

Nous repartons pour le Dovrefjelt

le Dovrefjell est un massif montagneux situé au centre de la Norvège. Il forme une barrière naturelle entre les régions du Trøndelag, de l’Østlandet et du Vestlandet.

Deux parcs nationaux se trouvent dans ce massif : le parc national de Dovrefjell-Sunndalsfjella et le parc national de Dovre.

Nous posons CW près du point de vue Snøhetta et partons en randonnée avec l’espoir de voir des Boeufs musqués.

Après une montée de 1,5km vers le sommet, nous apercevons en effet quelques boeufs en contre-bas mais assez loin, nous avons alors la bonne idée de descendre dans la vallée: hormis le fait de moins les voir, nous traversons quelques marigots et autres zones très humides ce qui nous conduit à largement contribuer au nourrissage des moustiques locaux qui n’attendaient que nous … Nous nous enfuyons mais c’est déjà largement trop tard, nous jambes s’en souviendront!

Nous ferons peut être mieux demain!

Le Parc National de Dovrefjell-Sunndalsfjella couvre une superficie de 1693km². Le parc est surtout réputé pour la présence unique en Europe continentale de boeufs musqués, des mamifères reliques des temps préhistoriques. Le parc s’articule autour du Snøhetta, une belle montagne haute de 2286m.

Avec un poids pouvant atteindre 300kg, les boeufs musqués sont de gros mammifères de la famille des chèvres contrairement à ce que leur nom indique. Relique de l’age glaciaire, on les trouve aujourd’hui au Canada, au Groenland, un petit peu en Sibérie et pour quelques dizaines de têtes dans le parc du Dovrefjell.

Le parc est principalement constitué de toundra : des herbes rases, de la mousse et du lichen. Les arbres disparaissent très vite avec l’altitude.

Avant de retrouver CW , deux norvégiens nous donnent un bois de renne sauvage ramassé sur leur chemin et une poignée de fourrure de boeuf musqué. Cette même fourrure qui sert à la fabrication des combinaisons spatiales du fait de sa haute capacité d’isolation.

Ils ignorent à quel point ils nous comblent! Ils sont tombés sur les bons candidats…

Nous finissons la soirée avec notre dernière bouteille de champagne et les crêpes au miel et fruits rouges qui constituent notre diner plaisir dans cette contrée.

Samedi 25 juin – 16° au lever avec un peu de vent – 52 km de Hjerkinn à Dombas

De Hjerkinn à proximité de Dombas puis retour vers Kongsvoll et enfin nous repartons vers Dombas

Lever de bonne heure pour partir vers 9h00 et ainsi retrouver nos boeufs musqués laissés la veille, mais cette fois, équipé de ma lunette Swarovski et de son adaptateur smartphone.

Arrivés au refuge de Snøhetta par le même chemin que la veille, Chantal fait cavalier seul pour se rapprocher un max .

Quant à moi, je plante ma longue vue au milieu du marigot , mon jean , sweat à manches et lotion anti-moustiques tiennent à l’écart à peu près les « vampires piqueurs ».Je parviens alors à prendre quelques belles images.

Nous finissons par nous retrouver un peu fatigués mais contents de ce que nous avons obtenu chacun de notre côté avec des moyens différents. Chantal s’étant donné un peu plus de peine que moi!

CW parcourt ensuite quelques km pour déjeuner au calme et sans poussière, puis reprenons la route pour le jardin botanique alpin Kongsvoll Fjellhage et les gorges de Mågålaupet.

En fait, nous voilà repartis pour une rando de 6km avec un bon dénivelé , quelques plaques de neige et une petite averse pour nous rafraichir.

Seulement le petit parcours du haut!

Nous finissons par franchir la rivière Driva et ses gorges!

Nous partons ensuite pour le Dombas, non, pas celui de l’Ukraine! et nous posons CW pour un repos bien mérité!

Ah au fait ce soir il pleut , mais c’est de l’orage!

Dimanche 17 juin – 193 km – Lever 16° mais nous avons eu jusqu’à 29° dans la journée.

De Dombas à Eidsvåg

Nous quittons le parc national de Dovrefjell-Sunndalsfjella et ses moustiques pour nous diriger vers Kristiansund en passant par Andalsnes.

Pour cela nous suivons une route fantastique: la E 136 qui longe la rivière Rauma où les cascades, chutes et torrents qui s’y jettent sont tous plus beaux, plus hauts et impressionnants les uns que les autres .

Nous nous arrêtons pour la pause déjeuner sur le site de Trollveggen

Trollveggen est une partie du massif montagneux du Trolltinden dans les Alpes de Romsdal, près d’Åndalsnes et de Molde, sur la côte ouest de la Norvège. C’est la plus haute paroi rocheuse verticale en Europe allant jusqu’à 1 100 mètres de sa base au sommet.

Quelques échoppes sur la route nous attirent, mais les articles proposés sont assez pauvres en diversité…: L’artisanat SAMI et les Trolls made in China : il n’y a presque que cela!

Nous posons enfin CW pour un bivouac à Nesset Prestegard au dessus du Langfjorden.

Ah au fait , le 26 juin les lilas sont fleuris en Norvège!

Cliquez ICI ou sur la photo du lilas.

Pour suivre notre 9ème semaine cliquez ICI

Road trip en Norvège semaine 7

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Lundi 13 juin – Encore une semaine de passée, nous avons parcouru 7285 km et CW a consommé 9,4l/100 km

De Moskenes à Bodø

Ce matin lever très pluvieux et très couvert , nous sommes dans la brume et n’avons aucune vue sur les sommets environnants. Mais pour nous c’est une journée de transition , nous avons en effet réservé le ferry pour Bodø – départ 14h45. Ainsi nous quittons les Lofoten.

Nous arrivons à l’embarcadère à 11h00 après les services d’usage et déjeunons de mes prises halieutiques de l’avant veille.

La traversée par Ferry nous évite 453 km et 2 jours d’une route que nous avons déjà parcourue.

-Un petit mot sur les rorbuer :

En norvégien, ror signifie « rame » ou « ramer », et bu, « petite maison ».

Le pluriel norvégien de rorbu est rorbuer.

Un rorbu est une cabane construite en bois, bâtie sur la côte norvégienne sur pilotis, directement sur les rochers. Généralement, un rorbu est peint de couleur rouge, avec des liserés blancs sur les côtés et autour des portes et fenêtres. On les trouve principalement dans le nord du pays, tout particulièrement dans les îles Lofoten.

Les rorbu ont été construits dans des régions de Norvège où la pêche (principalement la pêche à la morue) était une activité importante mais saisonnière, ayant lieu pendant les mois d’hiver . Ces cabanes permettaient un accès direct à la mer et un déchargement aisé des poissons. Souvent, plusieurs pêcheurs se partageaient le bâtiment. Dans certaines régions, les rorbuer appartenaient à des hommes d’affaires aisés qui les louaient aux pêcheurs. Actuellement, les rorbuer sont principalement loués aux touristes. Traditionnellement spartiates, ces cabanes ont été restaurées et leur intérieur modernisé.

Le camping choisi pour poser Cw est fermé! donc nous nous posons devant à côté de la rivière

Mardi 14 juin – 101 km de Bodø à Saltstraumen en passant par Fauske

De Bodø à Saltstraumen en passant par Fauske

Lever encore très pluvieux , il a plu toute la nuit..

Nous sommes à côté de l’aéroport de Bodø et le premier avion a décollé à 7h15.

Nous allons à 1 km de là, visiter le Norsk Luftfarstmuseum.

 Il s’agit du musée national de l’aviation et donc le plus grand de Norvège. équivalent du Bourget pour nous Français. Installé à l’endroit même de l’ancien aéroport et de sa tour de contrôle qui est visitable, il offre une reconstitution historique de l’aviation aussi bien militaire que civile, le bâtiment lui-même a la forme d’une hélice, vu du ciel. C’est l’occasion de plonger dans l’histoire et notamment 1910, date de l’arrivée des avions et aviateurs norvégiens…Il y a deux très grandes salles : une pour l’aviation civile, l’autre pour l’aviation militaire très richement agencées, on peut y voir des mises en scène très vivantes.

Après quelques courses au KIWI local ,nous déjeunons sur le parking du musée.

Nous partons ensuite sur Fauske où se trouve une station LPG. 50 km aller et 50 km retour pour trouver du GPL. il pleut toujours et nous sommes dans la brume.

Nous allons directement à Saltstraumen

Le Saltstraumen est un détroit de Norvège situé entre les îles de Straumøya et de Knaplundsøya qui forment un rétrécissement du Saltfjord. Il est connu pour ses courants de marée parmi les plus puissants du monde et pour être le candidat à la localisation du maelstrom.

Saltstraumen signifie donc « courant de Salten ».

Une configuration fait qu’entre chaque étale de marée, de grandes masses d’eau circulent par le détroit, plus de 400 × 106 m3, créant ainsi de forts courants de marée parmi les plus puissants au monde, jusqu’à une vitesse de vingt-deux nœuds soit 40 km/h, et des tourbillons atteignant dix mètres de diamètre et cinq mètres de profondeur. Au plus fort de la marée, la différence de niveau entre les deux parties du Saltfjord peut atteindre un mètre. En revanche, à l’étale, les niveaux s’équilibrent ce qui permet le passage d’embarcations sans difficultés particulières.

Quels remous, j’en suis tout retourné!

Ah oui , au fait, il pleut toujours alors pour faire sécher le linge c’est pas simple!

Mercredi 15 juin. 171 km de Saltstraumen à Furøy sur le Holandsfjord

De Saltstraumen à Furøy sur le Holandsfjord

Une matinée encore humide mais le temps est en voie d’amélioration…nous continuons notre descente vers le Sud en traversant des paysages hélas encore trop embrumés. Partout l’eau coule en d’immenses cascades.

Après avoir vu un élan , nous déjeunons en face du grand glacier Svartisen que nous approcherons demain.

Un glacier d’envergure

De par sa superficie de 370 km², Svartisen est le deuxième glacier de Norvège après le glacier de Jostedal. Il s’étend sur les communes de Meløy, Rødøy, Beiarn et Rana, entre le Holandsfjord, le Glomfjord et le Melfjord à l’ouest, et Blakkadalen à l’est.

Bien qu’il soit le glacier le plus bas du continent européen avant la dernière période de glaciation, Svartisen abrite plusieurs montagnes de plus de 1 500 mètres d’altitude. À l’ouest, le Snøtinden culmine à 1595 mètres, tandis que les pics du Sniptinden et d’Istinden à l’est se dressent respectivement à 1586 et 1572 mètres d’altitude.

Il y a de cela des siècles, les glaciers de cette région étiraient leurs « langues » jusqu’à la côte. Engabreen, un bras du glacier de Svartisen, s’étire aujourd’hui quasiment jusqu’au Holandsfjord. Toutefois, les changements climatiques au cours du siècle dernier ont provoqué un recul des glaces de près de deux kilomètres et ce, jusqu’aux années 1960. Le glacier a ensuite commencé à s’élargir dans les eaux mais ces dernières années, le processus de fonte a repris.

Nous posons CW au camping de Furøy et la magie opère, le soleil apparait!

C’est parti pour une partie de pêche où je fais 5 prises en 20 minutes sous l’oeil médusé de quelques autochtones!

LE REPAS DE DEMAIN MIDI

Nous en profitons pour effectuer un petite marche sur la presqu’île au milieu des tourbières et des plantes carnivores.

Au fait! les chaussettes sont enfin sèches!

A l’aurore boréale , j’ai dessiné un cercle

Tracé  en bleu et blanc sur des terres aquarelles

Une ligne  inscrite  au  milieu de l’arctique

Un trait  virginal  vers le zéro magnétique.

Jeudi 17 juin 15 km de Furoy au parking du ferry de Svartisen

De Furoy au parking du ferry de Svartisen

9h30- nous quittons Furoy et arrivons sur le parking. Le ciel est légèrement nuageux .

Sur le parking ,nous faisons la connaissance d’un couple de Suisses de Genève, ainsi que celle d’un couple de français de Cannes avec qui nous passerons la journée à randonner jusqu’au glacier: 11 km aller retour.

Le ferry qui nous emmène au pied du glacier doit partir à 11h00. 210 Kr par personne soit environ 21€.

Nous traversons donc le Holandsfjord en bateau, puis après une randonnée de 5,5 km balisée en bleu, nous arrivons au pied du glacier .

Un paysage à vous couper le souffle, la nature à l’état brut ; splendide, imposante.

Malheureusement, ici aussi, la glace recule très rapidement et le glacier rétrécit.

Un aperçu de la flore locale :

Les grassettes sont des plantes carnivores faisant partie de la famille des Lentibulariacées et du genre Pinguicula qui compte environ 75 espèces de plantes herbacées carnivores.

Nous finissons la journée dans le camion de François et Chantal qui nous ont gentiment conviés à prendre l’apéro avec un verre de rosé suivi de vin de Cahors et accompagnés de quelques tranches de saucisson d’élan. Après l’effort le réconfort!

Vendredi 17 juin 120km

Départ de Furøy en continuant sur la route 17 en direction du Sud – 14° au lever.

De Furøy à l’île de Lovund

15h00 : nous en sommes à notre 3 ème ferry pour atteindre Lovund et ses macareux.

En chemin, quelques dauphins nous font une courte visite.

Lovund est une île et un village de la municipalité de Lurøy, dans le comté de Nordland, en Norvège. L’île est située à l’ouest des îles Solvær et au sud-est des îles Træna. Lovund est remarquable pour la grande colonie de reproduction de macareux située sur le versant nord rocheux de l’île.

Ah oui! au fait! Nous avons franchi le cercle polaire et retournons doucement vers des latitudes plus tempérées (enfin s’i l’on peut parler ainsi, la canicule sévit en France et nous ne sommes pas pressés de la retrouver!)

A l’aurore boréale, j’ai dessiné un cercle

Tracé en bleu et blanc sur des tons aquarelle

Une ligne inscrite au milieu de l’arctique

Un trait virginal vers le zéro magnétique

Ce ne serait qu’un cercle au pays des Samis ?

Une ligne sentinelle entre le jour et la nuit…

Un cercle de glace ou un cercle magique

Qui transmute l‘ombre en lumière : féerique !

Divine alchimie!

Samedi 18 juin 100 km de Lovund à Nesna

De Lovund à Nesna

Lever 12°, il a plu toute la nuit. Vers 6h00, le temps s’est calmé et le ciel bleu a fait son apparition .

Nous retrouvons à 9h00 les petites Normandes, Marine et Fanny, avec qui nous avons voyagé la veille et qui tenaient absolument à observer des Macareux. Marine nous a appelé hier soir vers 23h00 pour savoir si c’était possible!.

Fratercula arctica

Description de cette image, également commentée ci-après

Répartition géographique

Description de l'image Fratercula arctica distribution map.svg.

Le Macareux moine (Fratercula arctica), également dit « perroquet de mer », est une espèce d’oiseau marin pélagique nord-atlantique qui vit en haute mer, sauf lors de sa reproduction qui le contraint à rejoindre la terre ferme où il niche sur les pentes enherbées, les îles ou sur des falaises (insulaires ou continentales). 

Le nom scientifique de l’espèce, Fratercula arctica, signifie « petit frère de l’Arctique »

Après 1h00 d’observation, nous faisons une petite marche autour du site , Nous y observons quelques labbes parasites, Fous de bassins et Cormorans huppés.

13h40 -Nous embarquons sur le ferry qui doit nous ramener sur le continent.

Après 2h de traversée, nous débarquons Stokkvågen puis reprenons la route 17 en direction de Nesna.

Quelques courses et nous nous posons en bivouac pour la nuit au-dessus de Nesna.

Dimanche 19 juin – fêtes des pères!

De Nesna à l’île de Véga

Lever 11° C’est la journée du 2ème tour des législatives , de la fête des pères mais aussi la journée des ferries!

  • 10h35 Le premier ferry : de Nesna à Levang 20 minutes
  • Arrivés à Levang nous prenons la direction de Tjotta 71 km
  • Arrivés à Tjotta après quelques hésitations, nous changeons nos plans. Pour éviter d’attendre le ferry direct pour Véga, qui part à 18h10 le dimanche, nous passons par Forvik : 1h de traversée , plus 17 km de route pour arriver à Anndalvåg.
  • Nous prenons alors le troisième ferry de la journée pour arriver à Horn 20 minutes après.
  • 14h45 Il nous faut maintenant attendre 16h00 pour prendre le dernier ferry de la journée qui doit nous emmener sur l’île de Véga. 50 minutes de traversée.

Après avoir posé CW au bord d’un lac sur le camping de Floaveien, nous partons pour une petite marche autour de ce lac, ce qui nous permet d’observer quelques oies cendrées et leurs petits, plusieurs Chevaliers guignette, un Pygargue…

et quelques spécimens de la flore locale.

Finalement, nous nous ravisons et partons à l’autre bout de Vega (Sundsvollveien). où nous retrouvons nos petites normandes!

Ce site est le point de départ de la Végatrappa : randonnée que nous effectuerons demain…

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Road trip en Norvège semaine 6

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Lundi 6 juin – 122 km de Güllesfjord à Kabelvåg – 8°C

Ce matin, nous entamons notre 6ème semaine de nomadisme… Un record!

De Güllesfjord à Kabelvåg.

Aprés 6800 km, nous sommes restés 2 jours au camping de Güllesfjord, le temps que le la météo s’améliore : 2 jours de pluie assez intense et de vent tout aussi intense avec le froid en prime 6°C mais ressenti 0° -depuis le Cap Nord on en avait perdu l’habitude.

CW est toujours à 9,3 l/100 km.

Le temps reste très incertain mais nous abordons les mythiques Lofoten après 8 tunnels dont un sous le fjord,

Les îles Lofoten s’étendent entre le 67e et le 68e parallèle nord, sur 200 km à partir des îles Vesterålen. Elles sont séparées du continent, au sud-est, par le Vestfjord. L’archipel a une superficie totale de 1 227 km2.

Les îles principales s’étendent sur environ 150 km, l’une à la suite de l’autre. Reliées par la route, il faut parcourir 168 km pour aller de Fiskebøl au nord à Å au sud.

Nous posons CW à Laukvik pour la pause déjeuner.

Le ciel assez dégagé nous incite à sortir, mais ce n’est pas sans compter:

– le Husky de la voisine qui voyant Gaby, se précipite, tire puis casse sa laisse et bouscule notre pauvre Gaby qui ne faisait vraiment pas le poids et repart clopin-clopant sur 3 pattes au camping-car. La voisine norvégienne navrée nous fait quelques excuses en anglais mais le mal est fait.

-Le vent: Nous tentons alors une autre sortie , mais vite découragés par un vent terrible, nous abandonnons et repartons en direction de la E10 espérant trouver un bivouac plus accueillant .

La circulation est assez dense , mais en grande partie due aux camping-cars qui sont en très grand nombre : environ 1 véhicule sur 3 est un camping-car ou un van.

Un pont, un fjord m’invitent à poser CW pout taquiner le goujon… enfin pêcher la morue?

Puis nous continuons sur la E10 toujours en quête d’un bivouac que nous trouvons enfin à Kabelvåg.

Et c’est à la porte de CW que nous trouvons un sentier de promenade dans une tourbière : fantastique, jusqu’au lac Prestvatnet !

.

Au cours de cette marche , nous tombons sur cette oeuvre d’art improbable: sûrement une farce des trolls!

Chacun y verra ce qu’il veut!

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Ces paysages extrèmes à l’éternel instant

Nous livrant sans retour leur rivages étincelants.

Mardi 7 mai 5km de Kabelvåg à Svolvær et de Svolvær à Kabelvåg.

Lever avec 6°C, bien décidés à faire la randonnée du Djevelporten : la porte du diable pour ceux qui ne lisent pas le Norvégien…

Aprés avoir chercher le départ et rencontré une quatrième fois les Belges du Cap Nord, nous posons CW sur le parking payant : 45kr pour une heure que nous validons trop vite sur l’automate… comment rajouter 3 heures? j’interpèle une employée venue débusquer les mauvais payeurs.

La demoiselle pleine de bonne volonté s’essaie sur l’automate puis abandonner en nous disant que comme c’est elle qui contrôle, elle validera notre paiement pour la durée de la randonnée et nous précise qu’il faut faire attention aux rochers devenus glissants avec la pluie.

5km500 pour un dénivelé de 500 m. C’est parti ! sans Gaby convalescent de sa mésaventure de la veille.

Une première partie composée de 850 marches très hautes de roches plates empilées puis une seconde partie très abrupte voire verticale.. Une demoiselle qui est sur le retour sans être montée nous décourage, nous faisons demi-tour puis nous ravisons, boostés par un canadien photographe plein d’énergie.

Averses et grêle ne nous dissuadent plus et enfin nous arrivons à la porte du diable qui lui n’était pas au rendez vous sauf peut-être sous la forme de vent et pluie.

Le retour très périlleux du fait que les rochers et la terre sont maintenant détrempés nous permet de contempler la vue sur Solvær et le fjord. Malgré un malaise d’hypoglycémie, nous poursuivons la descente sans d’autres problèmes grâce à quelques caramels!

Retour à CW où nous déjeunons du cabillaud pêché la veille puis promenade dans la ville.

Nous visitons ensuite, à Kabelvåg, la cathédrale des Lofoten construite en bois .

Notre bivouac de la veille étant occupé par un van, nous posons CW à l’embarcadère des ferrys

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Plonger dans l’océan  sous un ciel enflammé

Les côtes déchiquetées de ces îlots glacés.

Mercredi 8 juin 71 km de Svolvær à Eggum en passant par Henningsvær.

De Svolvær à Eggum en passant par Henningsvær

Aprés une nuit très agitée:

0h00 un ferry accoste, et ce fut le balai de véhicules de toutes sortes : camping-car, camion bus, VL…

-1h00 du matin ,un hélicoptère de sauvetage après un survol de prés de notre CW qui a failli s’envoler, se pose à 50 m devant pour déposer une ou deux personnes ? qui ont été prises en charge par des véhicules de secours. L’hélico redécolle vers 2h00.

Et c’est sans compter sur notre voisin à cours de batterie obligé de mettre son moteur en route à tout moment pour générer quelques ampères…

Au matin, ayant en vue une randonnée , nous commençons par faire quelques courses et faire le plein de GPL.

Nous posons CW sur le parking de départ de la randonnée et c’est parti pour 2h30 d’escalade de rochers…nous n’irons pas jusqu’en haut… pluie et fatigue de la veille nous incitent à renoncer. Mais nous déjeunerons au bord d’un étang dans les hauteurs.

De retour au parking, nous partons pour Honningsvær: la petite Venise des Lofoten, en fait un petit village de pêcheurs tourné vers le tourisme.

Départ ensuite pour Eggum, une pointe des Lofotens : un spot pour le soleil de minuit mais le soleil se cache… à suivre!

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Calme et captive la mer de toute part glacée  

Livrer sans une plainte le silence des marées.

Jeudi 9 juin 36km de Eggum à Stamsund, 8° au lever, nuageux.

De Eggum à Stamsund

Une randonnée le long de la mer nous tend les bras, elle sera plus facile que les 2 dernières :

De retour après près de 4h de marche et environ 11km déjeuner de nos ribs au miel achetés la veille.

Puis départ pour Stamsund

En chemin nous visitons un musée viking, à la recherche de mes ancêtres: je rappelle aux lecteurs que le premier duc de Normandie Rollon est un Chef Viking qui a toute sa place dans mon arbre généalogique.

En chemin, nous faisons la rencontre de ces deux élans!

Nous allons ensuite sur un park4night à Stamsund.

faceless couple running on sandy beach

Voir et

Marquer le sable blanc de l’empreinte de ses pieds 

Puis à la vague suivante, la voir s’effacer à jamais.

Vendredi 10 juin 35km de Stamsund à Napp – 7° au lever-ensoleillé

le nom de Lofoten vient de , « lynx » et de fótr, « pied », la forme de l’île aurait été semblable au pied d’un lynx. Il y a environ 25 000 habitants dans les Îles Lofoten.

Au lever, nous observons deux loutres devant CW

Après quelques courses au REMA de Leknes, nous prenons la direction de Napp où Chantal nous à planifié une petite rando : la quatrième en 4 jours consécutifs!

Une randonnée de 3 km autant pour le retour, qui offre des vues spectaculaires depuis le Offresøykammen, un petit sommet au-dessus de Nappstraumen, à l’ouest de Vestvågøya. Une première section assez raide, puis la pente diminue progressivement à mesure que l’on s’approche du sommet et la dernière partie est beaucoup plus raide et caillouteuse.

Après une descente plus rapide que la montée, nous sommes de retour à CW 4heures après , nous allons au bord de la plage repérée depuis le haut du sommet. Le propriétaire du terrain nous accueille en annonçant le tarif : 20€, le site plutôt attractif les vaut bien.

À peine posés , il faut faire les lessives et trouver un moyen de faire sécher le linge. et se reposer…!

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Des lacs de glace,  reflet d’une lumière cristalline 

dans un empire glacial que le ciel illumine.

Samedi 11 juin 83km entre Offersoy et Reine

de Offersoy à Reine

Nous quittons Offersoy sous un ciel nuageux et 11°, sans oublier auparavant de souhaiter son anniversaire à notre fille Aurélie: Joyeux anniversaire notre Puce!

Direction Mortsund pour visiter le Seafood Center; hélas! aujourd’hui c’est samedi et bien sûr nous trouvons porte close. Nous reprenons donc la E10 en direction du bout des îles Lofoten .

Nous nous arrêtons sur une aire privée à 60€ la nuit! Le propriétaire arrivant sur les lieux modère le prix en disant que hors saison, ce n’est que 15 €. Nous passons tout de même notre chemin.

En arrivant à Moskenes , nous nous inquiétons du ferry pour rejoindre le continent, bien nous en prend! Les premières places disponibles ne sont que lundi à 14h45. Nous réservons sur Torghatten-Nord. 232€ et 3h45 de traversée, mais cela nous évite pas mal de km et au prix du diesel, c’est peut être mieux sans compter le gain de temps!

Enfin nous posons CW sur le grand parking de Reine.

Reine est le point de départ de la célèbre Reinebringen : une randonnée de 1,5km et 1600 marches en pierre !  Oserons – nous ? la nuit porte conseil…

Et pour finir la journée, rien de mieux qu’une partie de pêche dans le fjord!

Dimanche 12 juin ,20 km de Reine à Å et de Å à Reine.

Lever 6h00 pour réserver sa place sur le parking de la rando. On se recouche en attendant que le brouillard se lève et que les sommets se dégagent. Vain espoir…!

10h00, il pleut, nous traversons donc les 2 tunnels qui nous séparent de la commune de Moskenes et son village de Å sur l’île du même nom, à proximité de l’extrémité méridionale de cette île et de l’archipel des Lofoten. Å fut un important port de pêche spécialisé dans le poisson séché : jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, ses séchoirs traitaient plus de 700 000 morues par saison ; son économie s’est depuis lors tournée vers le tourisme.Le bâti comprend trois groupes principaux : les maisons de l’intérieur et celles du bord de mer forment ensemble le noyau du village de pêcheurs traditionnel, qu’entourent les habitations plus récentes. Les bâtiments anciens préservés — fermes, entrepôts, cabanes de pêcheurs (rorbuer), hangars à bateaux, séchoirs à morue, forges, boutiques, sans oublier sa célèbre boulangerie où l’on trouve du pain cuit à l’ancienne et des viennoiseries. Tout cela donne à la localité de Å des allures de « musée vivant ».

Midi, un petit resto nous fait envie: le serveur, Christophe étudiant de Paimpol, en est à son 2ème jour et nous le sentons encore un peu maladroit. Il nous dira plus tard de le suivre en janvier sur TF1, il participe à la télé réalité Ninja Warrior.

Langues de morue, Fish and chips , Brownies, pour 2 : 90 Euros !

Il est temps de retourner à Reine, le temps s’est amélioré et il nous faut éliminer les calories absorbées. Alors avec quelques hésitations de la part de Chantal, nous nous mettons en route pour la célèbre randonnée du Reinebringen. 7,6 km aller-retour depuis CW

Reinebringen n’est pas vraiment une randonnée comme on en rencontre habituellement. En effet, sur 1,5 km nous montons environ 500 mètres de dénivelé à l’aide de 1800 marches en pierre !  
Ces marches ont été construites en 2019 par des Sherpa Népalais qui n’en sont pas à leur coup d’essais car on retrouve plusieurs randonnées similaires dans le pays, la plus longue en compte 3000 et se trouve a Øyfjellet.


Ces marches on été numérotées toutes les 100 marches, sans doute par des marcheurs car cela semble avoir été fait au marqueur et certains numéros sont bien effacés.

Nous étions là haut!

Retour à CW , nous n’avons pas même pu boire une bière, il est interdit de vendre de l’alcool le dimanche en Norvège, il faut donc se contenter de l’eau du torrent .

Au delà du cercle polaire

Voir 

Des pics rocailleux aux cimes enneigées

Se mirer fièrement dans les eaux azurées.

Voir 

Des falaises sombres d’un autre Finistère

Sombrer et se perdre à jamais dans la mer

Voir

Glissant sur l’horizon l’astre éblouissant

Pour une aurore dorée un coucher flamboyant

Voir

Le vif torrent sauter les roches sans détour

Pour dire à toute vie, du printemps son retour

Voir 

Ses eaux cristallines dans un dernier élan

S’iriser aux reflets d’un soleil éclatant

Voir

Voir l’onde turquoise d’un lagon arctique

Rivaliser avec une plage des tropiques 

Voir

Torrents, fleuves et rivières immobiles et figées

Livrer à la débâcle leur épaisse gangue glacée 

Voir

Ces paysages extrèmes à l’éternel instant

Nous livrant sans retour leur rivages étincelants

Voir 

Plonger dans l’océan  sous un ciel enflammé

Les côtes déchiquetées de ces ilots glacés.

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Calme et captive la mer de toute part glacée  

Livrer sans une plainte le silence des marées.

Voir et

Marquer le sable blanc de l’empreinte de ses pieds 

Puis à la vague suivante, la voir s’effacer à jamais.

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Des lacs de glace  reflet d’une lumière cristalline 

dans un empire glacial que le ciel illumine

G E – mai 2022

Lien vers la 7ème semaine: Cliquez ICI

Moi, si… écrit par Aubrée 11 ans

Ecrit par Aubrée 11 ans , construit sur le modèle du poème « Moi, si… » de Daniel Picouly

musical notes on white paper

Moi, si…

Moi, si je pouvais redessiner le monde,
Je le ferais chanter mélodies et harmonies.
Je composerais des notes bien accordées,
Ensemble cela ferait une symphonie,
Dont les accords résonneraient dans l’univers.
Ce serait comme une chanson douce,
Qui rendrait la chaleur à l’hiver.

Bien sûr, on me chuchotera
Que c’est une cacophonie,
Que tout y est désordonné,
Que les instruments sont désaccordés,
Et que les bémols ne veulent plus danser.
Mais moi, je ne croirai jamais en ces bêtises,
Les autres peut-être mais…

Pas moi.

Moi, si je pouvais redessiner le monde,
Vous devriez tous le chanter
Aussi bien que vous le pourrez !

Chantez !

Road trip en Norvège semaine 5

Notre road trip en Scandinavie Semaine 1 Cliquez ICI

Notre road trip en Scandinavie Semaine 2 Cliquez ICI

Notre road trip en Scandinavie Semaine 3 Cliquez ICI

Notre road trip en Scandinavie Semaine 4 Cliquez ICI

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Notre road trip en Scandinavie Semaine 7 cliquez ICI

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Lien vers la onzième semaine cliquez ICI

Lien vers douzième semaine cliquez ICI

Pour l’itinéraire complet, cliquez ICI

Lundi 30 mai de Husoyà à Ballesvika, près de Grylleford (embarcadère du Ferry).

De Husoyà à Ballesvika, près de Grylleford

4 semaines de passées, nous ne les voyons pas passer, les kilomètres s’additionnent .

Nous avons entamé notre 5ème semaine et parcouru 6410 km. CW a consommé 9,3l /100 km.

Nous quittons Husoy à 10h00 après les services d’usage , longeons des fjords aux eaux turquoises et sur les hauteurs quelques lacs encore gelés. Le relief de l’île de Senja est très accidenté : des pics, des cols et des descentes vertigineuses( entre 9 et 11%), les tunnels et les ponts se succèdent.

Nous nous posons au bord d’un fjord pour déjeuner. 22°

Puis repartons en direction de Gryllefjord où nous embarquerons demain pour Andenes , île Andoya.

15h00 nous posons CW à l’extrémité du fjord du même nom sur la route désaffectée suite à la construction du pont qui maintenant enjambe le pont à la sortie du tunnel

Séance repos, lecture, lessive, pêche. et bronzette à une température avoisinant les 23°.

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Des pics rocailleux aux cimes enneigées

Se mirer fièrement dans les eaux azurées.

Mardi 31 mai – 1h40 de ferry de Grylleford à l’île d’Andoya puis 40 km jusqu’à Buksnesfjord – 16° au lever

Nous arrivons aujourd’hui dans les Vesteralen.

De Gryllefjord à l’île d’Andoya, à Buksnesfjord.

Nous quittons dès 8h30 notre petit coin paradisiaque de la veille,

pour nous rendre à l’embarcadère : craignant une queue importante et l’éventualité de ne pas pouvoir embarquer dans le ferry de 11h00 (le suivant étant à 19h00), nous étions sur place à 9h00.

Après le passage sur le ferry sans encombre puis la traversée, nous débarquons sur l’île d’Andøya, la première île des Vesteralen.

De Andenes à Bleik, nous trouvons la route coupée .Première halte pour déjeuner sur un super spot en attendant que la route rouvre à 14h00.

Nous parcourons alors la route touristique qui longe la rive Ouest de l’île et qui nous livre de nombreuses images fantastiques dignes des tropiques : nous avons le sable blanc, la mer bleue turquoise, le thermomètre indique 24°, il ne manque que les palmiers. Je rappelle que nous sommes bien au dessus du cercle polaire…

Je trouve que ce rocher ressemble au Rocher du Diamant de la Martinique , plage de sable blanc et mer turquoise en prime…

Nous rencontrons un couple de retraités français bien sympas de La Rochelle qui eux voyagent surtout à vélo… mais une fois n’est pas coutume , il font la Norvège en camping car.

Observation de quelques oiseaux et de la flore locale :

Nous posons ensuite CW sur un camping à Buksnesfjord au bord du fjord. Nous y retrouvons la famille suisse qui voyage en Van rencontrée à Ruseness.

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Des falaises sombres d’un autre Finistère

Sombrer et se perdre à jamais dans la mer.

Mercredi 1 juin, 18° au lever 98 km de Buksnesfjord à Niksund.

De Buksnesfjord à Niksund

Les îles Vesterålen sont un archipel norvégien dans le comté de Nordland, au nord des îles Lofoten. 

Elles comprennent les municipalités d’Andøy, Bø, Hadsel, Sortland et Øksnes. L’archipel est composé de plusieurs grandes îles : Langøya, Andøya, Hadseløya et la partie orientale de Hinnøya. Il y a de nombreuses plus petites îles, comme Litløya.

La population des îles Vesterålen se monte au 1er janvier 2004 à 30 648 personnes . La ville la plus importante est Sortland, 

Nous partons donc en direction de Sortland où nous savons qu’une LPG Station est en service!

Puis nous poursuivons la route jusqu’à Niksund

La route de Niksund se transforme en piste à 10 km de l’arrivée, CW souffre! Nous voyons enfin un énorme séchoir à poissons plein de poissons : impressionnant mais pas appétissant!

Le stockfisch désigne des filets de poisson séchés à l’air libre.

Il peut s’agir de cabillaud (Gadus morhua), d’églefin (Melanogrammus aeglefinus), de lingue (Molva molva), de lieu jaune (Pollachius pollachius), de lieu noir (Pollachius virens), et de brosme (Brosme brosme).

Le terme stockfish est l’orthographe en anglais, tandis que l’orthographe correcte est Stockfisch, en allemand, et stokvis, en néerlandais. Le terme originel allemand Stockfisch est construit à partir des mots Stock, « bâton », et Fisch, « poisson », car ce dernier est souvent suspendu sur des treillages en bois.

Nyksund est une localité du comté de Nordland, en Norvège. Nyksund est un ancien village de pêcheurs, qui a été réhabilité en 2000 afin de relancer le tourisme et l’attractivité des îles Vesterålen. Un sentier de randonnée appelé « Dronningruta » (La route des Reines) relie Nyksund au village de Stø, situé de l’autre côté de la baie mais seulement accessible en traversant la montagne qui les sépare.

Nous voilà donc partis pour randonner sur la route des Reines: Une première montée à pic puis une deuxième montée presque verticale, ensuite une grande descente jusqu’à la plage de Stø…

Finalement nous faisons demi-tour: il est 16h00 et cela fait 1h30 que l’on marche. Donc retour en faisant un crochet par le village.

Il est 19h00 repos bien mérité.

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Glissant sur l’horizon, l’astre éblouissant.

Pour une aurore dorée, un coucher flamboyant.

Jeudi 2 juin – 1h14, – Nous attendons le soleil de minuit dans et autour de CW.

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De Nyksund à Stø par la route ou par la côte (en rando)

Soleil de minuit à 1h14. Nous allons dormir avec le soleil en face du lit…

Réveil très ensoleillé ! Nous petit-déjeunons , puis nous roulons jusqu’à Stø, environ 41 km par la route et 8 km le long de la plage en passant par la montagne, c’est ce que nous avions tenté hier.

Nous retrouvons la piste pleine de trous .

nous posons CW sur le parking d’un camping puis partons randonner le long de la mer environ 3H30,

8 km.

Un peu de flore locale

Aprés déjeuner , je m’en vais taquiner la rascasse !

Remis à l’eau aussitot, nous ne les mangerons pas ! En fait, je ne connais pas le nom de ce poisson.

Mais il est temps de s’offrir une séance photos vers l’ile aux sternes ,à proximité de CW.

Sterne Pierregarin, Goéland cendré, Huitrier Pie.

En soirée, nous avons eu la visite d’un hélicoptère de la sécurité civile, venu déposer une randonneuse boitillant à sa voiture.

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Le vif torrent sauter les roches sans détour

Pour dire à toute vie, du printemps son retour.

Vendredi 3 juin 60 km entre Stø et Hovden

De Stø à Hovden

Pas de connexion à Hovden pour mettre le site à jour.

Nous quittons Stø sans trop savoir que faire !

1ere possibilité : attendre lundi pour faire le safari baleine

2ème possibilité : prendre la direction des Lofoten

Sachant que les prévisions pour les 2 jours suivants ne sont pas optimistes!

Donc nous partons sur Hovden pour nous donner le temps de réfléchir .

Le ciel pour l’instant est nuageux avec de beaux intermèdes de ciel bleu.

Quelques photos du bord de mer après, nous posons CW sur un Park4night en surplomb d’une jolie plage au sable blanc.

Nous faisons ensuite la rencontre avec des français du 06 qui font le trajet en sens inverse du nôtre : moment d’échange autour d’un petit chocolat chaud…

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Le vif torrent sauter les roches sans détour

Pour dire à toute vie, du printemps son retour

Voir 

Ses eaux cristallines dans un dernier élan

S’iriser aux reflets d’un soleil éclatant

Samedi 4 juin. 9° au lever puis 7° à 11h00 Bof! Ah oui ! en plus il pleut et il vente!….

Nous essayons tout d’abord de récupérer du réseau internet pour suivre la météo et trouver une occupation pour une journée pluvieuse ainsi qu’un bivouac pour ce soir; il nous fait également nous acquitter des différentes vidanges et peut être faire une lessive!

Toujours le même tunnel où il nous faut attendre ledebil …

-12h30 – Déjeuner en face du pont de Sortland, aprés avoir fait quelques courses : saumon, crêpes, cidre, crème fraiche…

En nous informant sur le site du Safari baleines, nous constatons que toutes les sorties sont annulées jusqu’à mercredi.

-13h30 – nous prenons du gasoil à la station ESSO de Sortland pour 1306,29 Kr, quelques temps aprés, nous nous apercevons que nous avons été prélevé de 3000 Kr. Après avoir appelé la station, leur réponse est que c’est normal , et que l’on devrait être remboursé de la banque dans quelques semaines … A suivre.

-14h30 – Nous posons CW sous une pluie battante au camping de Gullesfjord – 300 Kr services et machine à laver compris .

Il pleut , que dire de plus!

Dimanche 5 juin. 7° au lever puis 6° à 11h00, il pleut toujours mais il vente un peu moins!….

Nous restons dans CW avec quelques sorties très mouillées pour terminer les lessives, histoire de partir aux îles Lofoten sans problème quand la météo sera favorable.

Ces quelques escapades à l’extérieur nous permettent de débusquer un Lagopède des saules , un Courlis cendré , un Chevalier gambette et un Gravelot à collier.

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Au delà du cercle polaire

Des pics rocailleux aux cimes enneigées

Se mirer fièrement dans les eaux azurées.

Des falaises sombres d’un autre Finistère

Sombrer et se perdre à jamais dans la mer.

Glissant sur l’horizon l’astre éblouissant,

Pour une aurore dorée, un coucher flamboyant.

Le vif torrent sauter les roches sans détour

Pour dire à toute vie, du printemps son retour.

Ses eaux cristallines dans un dernier élan

S’iriser aux reflets d’un soleil éclatant.

L’onde turquoise d’un lagon arctique

Rivaliser avec une plage des tropiques.

Torrents, fleuves et rivières immobiles et figés

Livrer à la débâcle leur épaisse gangue glacée.

Guy -E

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Road trip en Scandinavie – semaine 4

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Déjà la 4 ème semaine, nous avons parcouru à ce jour 5611 km et CW a consommé 9,2litres /100 km.

Ce matin nous avons en vain tenté de trouver une cafetière, la nôtre m’ayant explosé dans la main hier matin.

Pour cela , nous sommes rentrés dans le AMFY : Grand centre commercial avec de nombreuses enseignes sur 2 étages.

Alta est la première ville après le Cap Nord composée de l’ancienne Alta et de Alta City : ville moderne avec une avenue principale qui part du AMFY et s’aligne sur la Cathédrale des aurores boréales – je lui trouve un petit air de La Chapelle de Ronchamp de Le Corbusier.

La cathédrale des aurores boréales – église d’Alta ( norvégien : Nordlyskatedralen – Alta Kirke ) est une église paroissiale de l’ Église de Norvège dans la municipalité d’Alta, dans le comté de Troms og Finnmark.  Elle est située dans la partie centrale de la ville d’ Alta . 

L’église moderne a été construite dans un style circulaire en 2013. L’église peut accueillir environ 350 personnes. .

Déjeuner au bord du fjord puis nous allons à Alta Museum pour un parcours de 6 km sur chemins et passerelles à travers les gravures rupestres de Hjemmeluft inscrites au patrimoine mondiale de l’UNESCO, en raison de sa grande valeur archéologique. Il s’agit du seul site préhistorique retenu par l’UNESCO en Norvège.

Nous retournons ensuite bivouaquer au même endroit que la veille en bordure de la rivière ALTA, et nous y retrouvons nos oiseaux rares de la veille: Combattants variés en pleine action et un petit groupe de Garrots à oeil d’or.

Ah! au fait, lorsque nous sommes partis le 2 mai, le printemps était bien installé et doucement à chaque étape , nous avons remonté le temps pour nous retrouver en plein hiver au Cap Nord. Alors que nous commençons à descendre vers le Sud , nous retrouvons quelques bourgeons, signe que le printemps n’est plus loin.

Mardi 24 mai – 150 km de Alta à Sopnes sur le Langfjord. 16° au départ et nous avons vu 17° peu après. Quel changement!

De ALTA à SOPNES sur le Langfjord en passant par Oksfjord tout au Nord.

Départ 9h50 après avoir fait tous les pleins : Gasoil et GPL sur les 2 bouteilles, en effet en Norvège, on ne rechigne pas à remplir la bouteille de propane, elle est pesée avant, puis pesée pendant le remplissage sur une bascule à poids pour déterminer la quantité de gaz , quand les poids basculent, elle est pleine.

Nous poursuivons ensuite en faisant le tour du Langfjord,

Pause déjeuner au bord du fjord à côté d’une petite église fermée comme toutes les autres en compagnie d’une quinzaine de rennes.

Surprise, les oeufs achetés la veille sont blancs comme neige !

Nous traversons ensuite une barre montagneuse très enneigée mais avec une route bien dégagée.

Nous redescendons sur un fjord plus étroit que nous suivons jusqu’à ce village de pêcheurs à l’extrème pointe : Oksfjord. Quelques achats au Coop local pour remplacer le matériel de pêche laissé dans le premier fjord …sûrement un trop gros poisson, peut-être même un énorme saumon…

Un petit mot sur la poussière omniprésente, sur les routes,sur l’herbe, sur les habits… il s’agit sans doute de la poussière des roches soumises à une forte érosion .

Après cette excursion à l’extrémité du Fjord , nous revenons sur nos pas pour poser CW pour un nouveau bivouac sauvage là où nous avons fait la pause déjeuner. Il fait toujours 15°.

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Mercredi 25 mai – 180 km entre Sopnes et Nordnes- 13° au lever

Destination Sørkjosen, petit port de pêcheurs – nous passons un col enneigé à 400 m d’altitude au dessus du fjord avec une température de 13°; les sommets environnants sont à environ 700 m . Nous subissons un grand vent de 75 km/h ( indiqué sur un écran ), CW bouge dans tous les sens.

Peu après, nous doublons ce même cycliste avec 2 chariottes que nous avions croisé dans l’ascension du Cap Nord, quel mérite! Il nous dit parcourir entre 75 km et 100 km par jour. Peut-être le reverrons nous ces prochains jours, nous avons le même parcours. Nous sommes le lièvre et lui la tortue!

Pause déjeuner à Sørkjosen, au bord du fjord fouetté par le vent : nous abritons CW derrière un atelier.

Aprés quelques essais de pêche infructueux, nous repartons et à la sortie du premier tunnel , surprise: un policier en travers de la route nous intime l’ordre de nous garer sur le parking en face – je n’en mène pas large … contrôle du permis de conduire, de la carte grise , d’où venez vous? où allez vous? enfin il sort un éthylomètre. Ouf! grand soulagement, il ya bien longtemps que nous avons épuisé les quelques bouteilles de vin emmenés depuis la France…

Nous reprenons notre route et approchons les Alpes de LYNGEN avec 21° et un ciel bleu azur. Les qualificatifs manquent pour décrire le décor. A vous d’admirer!

Nous traversons une partie de ces reliefs par un tunnel de 6km récemment percé .

Il est temps de poser CW au bord du fjord sur l’ancienne route aujourd’hui inutilisée. En face, les Alpes de Lyngen!

Nous sortons les chaises pour nous poser au soleil .

puis nous effectuons une marche de 5 km sur cette route désaffectée, l’eau ruisselle de partout en cascades.

Je remets la ligne à l’eau pour un autre essai toujours aussi infructueux, nous mangerons les pâtes sans accompagnement!

Ah oui , au fait , nous rattrapons le printemps!

Jeudi 26 mai – 90 km de Nordnes à Balsfjord, ciel légèrement nuageux 15° au lever.

Cette nuit, je me suis levé vers minuit 30 pour assister à ce soleil de minuit. Toujours aussi magique!

8h30, pas de vent aujourd’hui : je mets ma ligne à l’eau, quand au premier lancer, j’entends un souffle devant moi – 2 marsouins nagent paisiblement à quelques mètres! Le temps de remonter avertir Chantal , ils étaient partis un peu plus loin , mais ils étaient maintenant 5 à nager dans le fjord bleu où se mirent les sommets enneigés… Grandiose!

Peu après, nous quittons cet endroit idyllique pour avancer vers Tromsø. Nous nous arrêtons quelques kms plus loin pour les services d’usage puis roulons jusque vers midi et posons CW au bord du Balsfjorden, prés de l’église de Balsfjord.

Déjeuner au bord du fjord puis partie de pêche fructueuse. Quelque beaux cabillauds (Cod, morue) mordent à l’hameçon. 2 lituaniens très sympas, pêcheurs également, me donnent une leçon pour nettoyer les poissons.

Depuis notre bivouac, un chemin nous guide vers d’autres peintures rupestres à travers la taïga encore très humide de Tennes.

Gaby en profite pour lever un lièvre arctique, nous le rappelons mais rien n’y fait , l’occasion est trop belle. Il nous revient quelques minutes plus tard crotté jusqu’au dessus des oreilles mais heureux.

Au fait, le printemps n’est plus loin!

Vendredi 27 mai – 97 km entre Balsfjord et Tromsø

Nous quittons un peu à regret le bivouac tranquille au bord du Balsfjorden, mais il nous faut avancer d’autant plus que nous sommes inquiets pour poser CW à Tromsø, en effet il n’y a qu’un seul camping et en Norvège comme en France, il est de coutume de faire le pont entre le jeudi de l’ascension et le weekend.

Le Norvégien est très porté sur le camping-car et la caravane dans une moindre mesure. Depuis hier, nous voyons pleins de bivouacs sauvages sur les rives des fjords. et les campings nous paraissent plutôt très occupés.

La route nous fait passer d’un fjord à l’autre, pour finalement rejoindre le même que celui que nous avons quitté. Il faut préciser qu’un fjord est tentaculaire avec des bras qui occupent ainsi plusieurs vallées.

Enfin nous arrivons à Tromsø , la première et la plus grande ville du Nord de la Norvège. Située dans le comté de Troms, au Nord du cercle polaire arctique, elle a une superficie de 2 558 km2 et comptait 76 734 habitants au 1er janvier 2019, ce qui en fait la huitième ville du pays. Elle est surnommée « le Paris du Nord » et est la ville de plus de 50 000 habitants la plus septentrionale du monde.

Dés notre arrivée dans la ville , nous recherchons la grande zone commerciale Elkjøp Tromsø puis la porte K1 pour rentrer dans un grand magasin (type Boulanger) : nous y trouvons et achetons une machine express Dolce Gusto. Le café du matin et du midi nous manquait tant… depuis l’explosion de notre machine à piston.

Ensuite direction camping Lodge-Arthur, nous roulons alors dans un tunnel qui passe sous la colline sur laquelle s’est construite la ville – surprise! : 3 ronds-points dans ce long tunnel pour nous diriger vers l’une où l’autre extrémité de l’île.

Rond- point dans le tunnel

En arrivant, plus de place avec électricité, pas de problème notre batterie lithium nous permet largement de nous en passer, d’autant plus que les places sans électricité se trouvent très à l’écart, à côté de la rivière et non pas sur la place centrale qui ressemble à un grand parking.

Pause déjeuner qui nous permet d’apprécier le cabillaud péché la veille et bien cuisiné par Chantal!

Nous apprécions alors notre premier café Dolce Gusto!

Comment ça marche?

Nous allons ensuite à Tromsø en prenant le bus n°24 – 6 € par personne billet valable 1h30 , beaucoup de grandes enseignes, de restaurants , d’hôtels et de magasins de souvenirs – Trolls-sucreries et glaces sont très présents.

Et des 3 cathédrales, dont la plus célèbre : la cathédrale arctique.

Nous rentrons vers CW alors qu’un petit crachin nous surprend après le beau temps de ces jours derniers, mais cela ne dure pas et le bleu revient.

Ah! au fait le printemps s’installe en ville et nous avons même entendu le coucou !

Samedi 28 mai – 60 km entre Tromsø et l’île de Sommaroy -7°au lever, il pleut!

De Tromsø à l’île de Sommaroy

Le temps de petit déjeuner, le temps s’éclaircit et le soleil se montre! vidange et remplissage avant d’aller sur le parking payant de Polaria : nous sommes très déçus par les aquariums et le bassin des 3 phoques qui tournent en rond et font pitié. C’est juste une sortie dominicale avec les enfants… et encore…

Le film panoramique sur le Svalbard est intéressant : Belles images , beaux paysages arctiques.

Les Norvégiens aiment beaucoup les bonbons et autre sucreries – dans chaque magasin visité, une console entière leur est attribuée.

Pour ne pas rester sur notre faim, nous allons faire quelques courses au supermarché EUROSPAR puis déjeunons sur le parking qui ,lui, est gratuit!! puis nous cherchons à poser CW prés de MAGIC ICE ne sachant pas du tout à quoi nous en tenir.

Il s’agit en fait d’un bar de glace, tables et bancs en glace avec sculptures et cocktails servis dans une coupe faite de glace. à l’intérieur la température est maintenue à -5°, aussi nous prête-t-on un poncho fourré que l’on supporte bien; le cocktail se déguste dans un jeu de lumières magiques…

Nous avions prévu de faire le plein de GPL à Tromsø, hélas en arrivant à la LPG station, une affiche nous annonce que la cuve est vide et qu’il nous faut attendre la prochaine livraison… Le ravitaillement en gaz est réellement un problème en Norvège…les points de ravitaillement sont très distants et pas toujours approvisionnés.

Nous quittons donc Tromsø aprés avoir pu enfin rentrer dans la cathédrale protestante, mais la pianiste nous a recommandé de ne pas approcher de son piano! nous étions sans doute porteur de mauvaises ondes.

Le Norvégien dans son véhicule suit scrupuleusement les règles mais n’a aucune tolérance encore moins d’indulgence pour le pauvre touriste qui hésite et est parfois un peu perdu!

Direction l’île voisine de Sommaroy,

Quelques tunnels et ponts après, nous posons CW au bord de la mer devant un archipel d’une beauté à couper le souffle .

Il est 19h30 . Il est l’heure de l’apéro…

Ah! au fait, le printemps nous attend!

Dimanche 29 mai 10 km puis 45 minutes de ferry puis 14 km jusqu’à Husoy sur l’ile de Senja –

De l’île de Sommaroy à l’île de Senja

10° au lever puis 20° à 16h00.

Petit déjeuner, avec une vue magnifique puis nous partons pour une randonnée de 3h00 qui consiste à monter au plus haut sommet de l’île 213 m, mais nous partons de 0 ! quelques passages difficiles où une corde tendue est nécessaire. Mais arrivés en haut quel spectacle !

Retour vers 13 h00 après avoir eu nos enfants et petits enfants en WhatsApp – c’est la fête des mamans!

Un autochtone fait monter 2 moutons dan sa barque pour les lâcher sur une ile proche pendant 2 mois.

déjeuner : Au menu saumon norvégien et risotto.

Lessive et repos jusqu’à 16h00. Il est temps d’aller au port prendre le ferry : en arrivant 18 véhicules attendent déjà – nous avons peur d’être obligés d’attendre le suivant qui part à 20h45.

Notre plaque est prise en photo et la somme sera débitée sur notre compte. Nous avions pris soin de nous enregistrer sur le site  » E pass 24″

Enfin nous montons CW dans les derniers et derrière nous certains restent en rade.

Après une traversée de 45 minutes nous débarquons sur l’île, passons un premier col sur une route très déformée , en travaux ou en piste… nous posons CW au port de Husoy .

Le village de 0,11 kilomètre carré a une population (2017) de 285, ce qui donne au village une densité de population de 2591 habitants par kilomètre carré. Jusqu’à ces derniers temps, l’île n’était accessible que par bateau ; cependant, il est maintenant relié à l’île de Senja par une chaussée de 300 mètres de long (980 pieds) . L’île possède une épicerie, une école primaire et secondaire, une garderie, un restaurant et la chapelle Husøy .

Ah! au fait le printemps nous a attendu, le golf stream y est pour quelque chose!

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Nous entamons donc notre 3ème semaine aprés avoir parcouru 3525 km

Lundi 16 mai – 107 km entre Vadsö et Hamningberg . Hamningberg étant l’extrémité du Varanger, le terminus de la route , le bout du monde …

Nous sommes donc en Norvège depuis 2 jours . Après avoir commencé la nuit bien secoués par les bourrasques, le matin est plus calme – quelques Eider de Steller attendent d’être pris en photos.

Nous complétons notre plein de carburant et d’eau potable et partons pour l’île de Vardö en passant par un tunnel sous la mer.

Le tunnel de Vardø est un tunnel routier sous -marin situé dans la municipalité de Vardø, dans le comté de Troms og Finnmark , en Norvège . Le tunnel à deux voies de 2 890 mètres de long sous le détroit de Bussesundet relie l’île de Vardøya au village de Svartnes sur la péninsule de Varanger sur le continent. Le tunnel fait partie de l’ autoroute européenne E75 et atteint une profondeur de 88 mètres sous le niveau de la mer. Le tunnel a ouvert en 1982 et a été le premier tunnel sous-marin en Norvège. Roi Olav a officiellement ouvert le tunnel le 16 août 1983.

Petit tour de « l’ile ville » et nous déjeunons sur le port entouré de Mouettes tridactyles.

GLOBUS est un système radar à Vardø , sur l’île de Vårberget en Norvège. Il est exploité par le service de renseignement norvégien (NIS) et ses utilisations officielles sont principalement l’observation de l’espace et la surveillance de l’espace aérien arctique pour l’intérêt national de la Norvège, bien que la proximité du site avec des bases navales russes connues ainsi que l’implication des États-Unis dans la construction et le financement aient alimenté les soupçons. il pourrait faire également partie d’un système américain de défense antimissile.

Départ ensuite pour le bout du monde : Hamningberg situé à l’extrémité Est de la Norvège, au bout de la péninsule de Varanger, au bord de la mer de Barents..

Observation ornithologique en compagnie de Philippe Jacques Dubois : ornithologue, écologue, et écrivain naturaliste français,

Nous observons alors quelques oiseaux mais difficiles à prendre en photo:

L’Héralde boréale – Le rare plongeon à bec blanc – Le Pluvier doré.

Le Pygargue à queue blanche – L’Eider à duvet – L’Eider de Steller – Quelques Guillemots de Troll – des Phoques gris.

Un troupeau de rennes dans la neige…

Aprés cette route fantastique où seuls les cailloux poussent, nous retournons à Vardö pour essayer de trouver un endroit ou s’abriter du vent. nous recroisons alors le couple de français rencontré la veille : ils voyagent dans une cellule comme celle de notre fils Antoine, mais sans chauffage. ils étaient très content de venir boire un chocolat chaud dans CW.

mardi 17 mai, 141 km de Vardö à Tana Bru

Île de Vardø

Aprés une nuit froide, nous nous préparons pour une visite ornitho de l’ile d’Hornoya. Mais nous sommes alors déçus : c’est le jour de la fête nationale et il n’y pas de navette pour l’île. L’après midi chacun(voitures, camions, hommes, femmes et enfants) arbore fièrement son drapeau. Nous en France on brûle les voitures… Défilés d’enfants, fanfares, costumes traditionnels et crèmes glacées – beaucoup de crèmes glacées.

Le rouge, le blanc et le bleu furent choisis pour représenter la démocratie, étant donné que ces couleurs sont reprises dans les drapeaux d’autres nations libres (États-Unis, France, Royaume-Uni, Pays-Bas…).

La Constitution de la Norvège a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée d’Eidsvoll le 16 mai 1814 et signée le lendemain.

Nous prenons la direction Ouest en remontant le fjord du Varanger, cette même route empruntée 2 jours plus tôt.

Nous constatons qu’en montant vers le Nord, il y a de moins en moins de routes et souvent nous sommes obligés de faire l’aller et le retour sur la même route.

C’est sur cette route (à Nesseby) que nous avons observés nos premiers séchoirs à poissons, dans de nombreux villages de pêcheurs où chaque maison a une couleur différente. La route est parsemée de maisons rouges bordées de blanc.

Nous posons donc CW à Tanabru (Pont de la Tana) : le soleil s’est montré mais le vent froid de l’Arctique souffle – toujours 4°.

C’est aussi dans cette rivière que je pêche mon premier saumon !

Pensant être alimenté par la prise extérieure de l’aire, nous avons mis en route notre petit chauffage électrique, mais le disjoncteur d’alimentation avait sauté , c’est ainsi que les 210 A de lithium ont fondu. donc moteur mis en marche et disjoncteur relevé, je recharge doucement ma batterie.

mercredi 18 mai Beaucoup trop de kms entre Tanabru et Russenes – 2° au lever.

Parti de bonne heure, nous avions 278 km à parcourir, la route de mauvaise qualité se muant en piste , les conditions météo se dégradant jusqu’à la neige et -1°, nous constatons alors que la route est fermée .

Interrogeant des norvégiens dans un véhicule, ceux-ci me disent qu’elle est fermée pour cause de neige et ne savent pas quand elle rouvrira … Nous rebroussons chemin 50 km aller, 50 km retour pour rien avec toujours la même route dégradée, nous obligeant alors à faire un grand détour de 336 km pour rejoindre Russenes où nous attend un camping sympathique au bout d’un fjord, mais toujours 2°. En fin de compte nous avons fait 436 km.

Nous apprenons que le Cap Nord est fermé aujourd’hui pour les véhicules sans équipements (pneus cloutés). La bonne nouvelle c’est que les conditions s’améliorent à partir de demain . Donc à suivre…

Pause déjeuner au bord du fleuve Tana, nous y dégustons le saumon pêché la veille!

Le fleuve Tana forme sur une grande partie de son cours la frontière entre la Norvège et de la Finlande.

Débâcle du fleuve TANA

Devant le pare brise, nous observons 2 Plongeons arctiques, quelques grèbes huppés, 1 barge rousse et 2 Courlis corlieu, 2 Chevaliers gambette

Dernière nouvelle: la route du Cap Nord est fermée pour cause de chute de neige.!

Mercredi 19 mai

En haut c’est le Cap Nord :

Quelques photos avant le départ

C’est le grand jour – un des objectifs de notre road trip, celui qu’on s’était fixé depuis plusieurs mois: atteindre le Cap-Nord avec CW.

Aprés avoir tergiversé, discuté avec d’autres français, nous nous sommes décidés; en effet une météo trop capricieuse contrariait notre visite à ce mythique Cap Nord, hier la route a été fermée et les visiteurs ont du attendre le chasse-neige pour partir en convoi.

Ce matin, le temps a l’air apaisé mais le thermomètre reste coincé entre 2 et 3 °, mais c’est aujourd’hui !!

Avant le départ une petite lessive, puis plein de gasoil, on est jamais trop prudent… la route jusqu’à Honnigsvag se déroule sans problème : que de sublimes paysages et quelques rennes! nous passons le tunnel sous la mer long de 7 km, toujours impressionnant – une pente descendante forte pendant 3km un plat de 1km et une forte montée pendant 3km.


Le tunnel du Cap-Nord est un tunnel routier sous-marin norvégien situé sous Magerøysundet et reliant au continent l’île de Magerøya. Le tunnel construit entre 1993 et 1999, mesure 6 875 mètres de long et atteint une profondeur de 212 mètres au-dessous du niveau de la mer.

Aprés Honningsväg, la température chute à 0° puis la couche de neige sur les bord de la route s’épaissit largement , puis déborde sur la route , le passage devient un peu scabreux par endroit mais ça passe et nous arrivons au Cap Nord avec quelques flocons. Dommage c’est trés nuageux.

il est 14 h00, une petite faim nous pousse à l’intérieur du centre touristique: un sandwich , 1 strawberry cake chacun puis visite du musée, de La Chapelle Saint Jean …. achat de quelques cartes postales.

Nous décidons de ne pas attendre que la température baisse encore plus, et quittons le Cap sans voir le soleil. Nous croisons 2 motards très inquiets : L’un tombe quelques mètres plus loin en passant sur une congère. Cw reste en rade dans une montée: marche arrière pour se relancer en patinant , ouf ça passe!

Nous posons alors CW à Skarsväg où une arche creusée par la mer nous offre un spectacle fantastique: Kirkeporten, la porte de l’église est une formation rocheuse puissante qui ressemble à une porte. De là, nous avons une vue fantastique sur le Cap Nord et le plateau du Cap Nord. Le sentier commence dans le village de pêcheurs le plus septentrional du monde.

De retour à CW posé sur les rives d’un lac gelé.. , ouf! quelle journée!,

Nous savourons alors cette bouteille de champagne Lanson offerte par Lise et Antoine pendant les fêtes de Noël et conservée précieusement pour CE jour, dans les frimas du Nordkapp.

Vendredi 20 mai – 30 km entre Skarsvåg et le Cap Nord. aller-retour.

Au lever, un grand ciel bleu nous incite à remonter au Cap Nord pour voir ce site sous un autre ciel.

Petit-déjeuner au bord d’un lac glacé.

Puis nous repartons pour la falaise du Cap Nord avec un autre paysage que la veille!

Le cap Nord est situé sur Magerøya, île norvégienne du comté de Troms og Finnmark, et fait partie de la commune de Nordkapp. Il s’agit d’une falaise de 307 mètres de haut, dominant les océans Atlantique et Arctique ; il marque la limite entre la mer de Norvège, à l’ouest, et la mer de Barents, à l’est. Comme le reste de l’île, le paysage est composé de toundra Le cap est situé par 71° 10′ de latitude nord. Bien qu’il ne soit pas le point le plus septentrional d’Europe, il l’est souvent considéré à titre symbolique du fait du caractère majestueux de son environnement. Sur Magerøya, le point le plus septentrional est Knivskjellodden, un cap situé à l’ouest du cap Nord et 1 611 mètres plus au nord. Il est cependant d’une altitude moins élevée et ne présente pas un caractère aussi majestueux. Le point le plus septentrional non insulaire du continent européen est le cap Nordkinn(Kinnarodden), 67 km plus à l’est et 6 km plus au sud. Différents archipels (Nouvelle-Zemble, François-Joseph, Svalbard) sont également situés plus au nord, mais ils ne sont pas toujours considérés comme européens et sont nettement plus éloignés du continent. À cette latitude, le jour polaire dure deux mois et demi chaque été. Au cap nord, le soleil de minuit est visible du 13 mai au 29 juillet. Du 18 novembre au 23 janvier, le soleil ne se lève pas, c’est la nuit polaire. Le jour se limite à quelques heures d’une lueur blafarde.

Nous rentrons déjeuner à Skarsvåg puis effectuons une nouvelle randonnée dans la montagne.

Chantal s’est trouvé un nouveau copain!

Nous retrouvons le Hurtigruten dans le port de Skarsvåg.

Il est maintenant 20h00 et nous attendons minuit, nous avons pris rendez-vous avec le soleil, sera t-il à l’heure?

Samedi 21 mai

Minuit et 1 min Kirkeporten randonnée Bornesfjellet

Le soleil n’est pas encore là, mais une lumière intense annonce son arrivée en éclairant la falaise du Cap Nord

Pour nous faire patienter, un couple de rennes vient poser au centre de l’arche de Kirkeporten.

Minuit et 25 minutes : L’astre solaire apparait derrière la falaise du Cap Nord.

Aucun mot pour décrire, il faut regarder et s’émerveiller!

Magique!

1h 30 Il nous faut maintenant rentrer à CW puis essayer de dormir alors qu’il fait grand soleil, pas facile!

Réveil à 8h00 le soleil est toujours là. Petit déjeuner et nous partons à Gjesvær.

L’archipel de Gjesværstappan est un lieu de nidification pour de nombreuses espèces d’oiseaux de mer. À ce titre, il est protégé en tant que réserve naturelle.

Nous nous offrons alors pour notre « non-anniversaire » un « BIRD-SAFARI » un peu cher mais tant-pis!

Nous nous retrouvons sur le même bateau qu’une expédition du Hürtigruten qui a fait escale à Hönningsväg. Ouf! le groupe n’est pas trop important.

Les falaises des îles de l’archipel nous offrent un autre spectacle fantastique : des centaines de milliers de Macareux moine, Guillemots à miroir, Pingouins Torda, Guillemots de Troïl, Aigles royaux, Fous de Bassan, Phoques gris, Grands Cormorans et Cormoran huppés…

Déjeuner devant le port de « Bird Safari » avec une température de 12°: ça, nous ne l’avions pas vu depuis la Finlande.

Nous repartons vers 15h00 . Sur la route , il faut être vigilant , nous ne sommes jamais à l’abri de rencontrer un troupeau de rennes, et bien sûr le renne est prioritaire. Toujours ces magnifiques paysages que nous avions vu il y a deux jours sous un ciel nuageux : la mer alors grise et devenue bleue et turquoise, quel changement!

Attention rennes!

Retour à Russeness pour admirer d’autres oiseaux dont la Barge rousse, le Chevalier gambette, quelques Sternes arctiques et un couple de Goélands marins très amoureux.

Dimanche 22 mai – 200 km de Russenes à Alta en passant par Trollholmsund

Départ comme d’habitude à 9h30 aprés les services d’usage.

35 km, ,puis une petite route cabossée pour rejoindre le parking de Trollholmsund , suivi d’une marche de 2km pour arriver sur la plage aux Trolls parsemées de coussins de Silène acaule.

Autour de cette géologie surprenante, quelques dauphins, un phoque et des Guillemots à miroir et autres Tadornes de Belon viennent nous rendre visite.

Déjeuner sur place par 12°C , il y a longtemps que l’on avait pas eu une température à 2 chiffres!

Nous reprenons la route pour Alta et traversons une grande plaine blanche de 40 km avec encore beaucoup de neige.

Cela me fait penser à ce poème de Maupassant

La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d’un bois.

Plus de chansons dans l’air, sous nos pieds plus de chaumes.
L’hiver s’est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l’horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

Nous arrivons finalement à Alta et posons CW au bord de la rivière ALTA, site que nous avons préféré au petit port qui nous paraissait bien industriel!

Peu après nous avons la surprise de voir sur l’autre rive des Chevaliers combattants, quelques Grèbes huppés et une loutre ( pas prise en photo).

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